Et voici (enfin) le 4ème chapitre ! Je m'excuse pour le temps que ce dernier a mis à arriver et pour compenser, il se retrouve à être un peu plus long que les précédents.

Je ne suis pour pas part pas très convaincue du résultat, mais j'espère que vous vous le serez.

Have fun !


Chapitre 4 : La colère.

House s'appliqua à finir ce chocolat jusqu'à sa dernière miette, et une fois cette petite partie de plaisir terminée, il prit chemin vers le bureau de Wilson. La distance qui le séparait de ce dernier fut cependant assez conséquente puisqu'il eut le temps de repenser au donateur qui avait osé s'introduire dans l'espace ... privé de sa patronne. Ce genre de scène d'un pathétique déconcertant avait réellement de quoi lui donner la nausée, et comme à chaque fois que cela arriver, il ne savait pas vraiment comment réagir. Il arriva enfin à destination, oublia un instant ce fâcheux événement et ouvrit violemment la porte.

_ Wilson !

Il scruta la pièce pour finalement se rendre compte qu'il n'était pas là. Mais qu'avaient-ils tous aujourd'hui ? Entre Cuddy qui semblait être tombée encore plus bas que d'habitude et Wilson qui n'était pas où il était censé être, House ne savait plus vraiment sur qui vouloir crier.

_ Pas possible : il n'est jamais là quand il faut celui là, toujours à aller traîner où il ne faut pas !

Il cria cela assez fort pour que toutes les personnes qui se situaient aux alentours puissent en profiter. Une infirmière qui passée par là, hésita mais finit finalement par lui rétorquer.

_ Vous n'êtes pas très bien placé pour dire des choses comme celles là Dr House.

_ Je ne me rappelle pas avoir demandé une conscience qui n'a rien de mieux à faire que venir emmerder un infirme.

Il adopta un air dramatique et haussa le ton.

_ Si au moins elle pouvait être grande, mince, à forte poitrine et par dessus le marché, m'offrir des petits extras gratuits.

Il la dévisagea et la parcourra des yeux de haut en bas.

_ Pour faire plus court, ça serait tout l'inverse de vous. Je continue ou vous avez un ou deux papiers à aller trier ?

Elle le regarda bouche bée et regretta l'instant d'après de ne pas avoir su tenir sa langue. House finit par bouger et se dirigea vers les consultations. Non pas qu'il comptait faire les nombreuses heures qu'il comptait de retard; mais il avait bon espoir d'y trouver son moraliste préféré. Il essaya deux salles avant de tomber enfin sur la bonne.

Il ouvrit une nouvelle fois la porte avec grand fracas.

_ Non mais tu es sérieux ? Qu'est ce que tu fous là ? Je viens de me tuer à trainer la patte jusqu'à ton bureau, tout ça pour voir que tu n'y étais pas.

_ Disons que quand on me demande d'aller en consultations, du au fait qu'il y ai une arrivée massive de patients, je m'y rends. Heureusement que tous les médecins ne sont pas comme toi, House.

_ Arrête, je vais pleurer !

_ Oui, bien entendu. Si tu veux bien remettre ça à plus tard. Je suis légèrement occupé.

House jeta un regard de curiosité enfantine à la soit disant occupation de Wilson.

_ Ah mais vu la tête de déterré, il est surement mourant. Donc il n'a pas besoin de toi, alors que moi oui.

Le patient le regarda d'un air déconcerté.

_ Je ... euh ...

_ Ne l'écoutez pas, il a du subir une petite contrariété.

Wilson reporta son intention sur House.

_ Comme tu n'as visiblement pas l'air décidé à partir, je termine ce que je fais et je viens ensuite écouter ce que tu as à dire. Ça te va ?

_ Ouaip.

Et il claqua la porte. Wilson lâcha un soupir de soulagement et après en avoir finit avec ce patient, il ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec ... House.

_ C'est bon t'as finis ?

_ Faut vraiment que tu me dises ce qu'il se passe. Je suis vraiment pressé de savoir les raisons qui t'obligent à me poursuivre.

_ Tu sais quoi au juste à propos du dernier imbécile qui a décidé de donner quelques millions à l'hôpital ?

Son ami resta silencieux un instant.

_ Quoi ? Parle au lieu de me regarder avec ton air emplit de débilité.

_ Pas grand chose à vrai dire; je ne le connais de vue. Depuis quand tu t'intéresses à ces gens là ?

_ Depuis que l'un d'entre eux a décidé de mettre le grappin sur notre doyenne favorite.

_ Écoute, si tu as un problème avec ça, va directement en parler à la concernée.

_ Oh mon Dieu mais non, ce ne sont pas mes affaires !

_ Et depuis quand ça te dérange de te mêler des affaires des autres ?

_ Mais depuis toujours, voyons ! Dit-il en adoptant un air innocent. Non mais tu l'as vu ? Il n'y a absolument RIEN chez lui qui pourrait intéresser Cuddy, de près comme de loin. D'ailleurs de près, ça doit vraiment faire peur, parce que de loin j'étais déjà traumatisé ...

Il s'arrêta et pensa soudainement à un détail qui lui avait échappé un instant.

_ Mais dis moi : pourquoi n'as tu absolument pas réagit lorsque je t'ai dit ce qu'il se passait entre Cuddy et son nouveau cher et tendre ? Notre Jimmy national serait-il un petit cachotier ?

_ Euh ... Parce que je n'ai aucune raison de le faire, elle mène sa vie comme bon lui semble.

_ Non, non, non et non ! Ne dis pas que tu ne réagis pas, tu réagis tout le temps !

_ Tu te fais des idées House ...

_ Tu te défiles Wilson ... Hey c'est plutôt moi qui fais ça d'habitude !

_ J'ai du boulot ...

Et il s'en alla. House ne le poursuivit même pas; il allait trop vite et sa jambe ne lui aurait jamais permis de suivre le rythme, il souffrait trop aujourd'hui. Sur ce, il attrapa sa boîte de Vicodin et goba quelques cachets. Il réfléchit un instant, se dit que pour une fois il allait suivre les conseils de l'oncologue et sur ce, se dirigea vers le bureau de Cuddy. Non loin de ce denier, il eut la surprise de ne trouver personne avec sa patronne; elle était seule et en train de remplir quelques dossiers. Il entra sans frapper, se planta au milieu de la pièce et la fixa sans dire un mot.

_ Un problème House ?

_ Ouaip.

_ Vous voulez mon autorisation pour ouvrir la tête d'un patient sans réelles raisons valables ?

_ Nope.

_ Ou pour toutes autres opérations risquées ?

_ Nope.

_ Un patient que vous avez insulté veut porter plainte contre vous ?

_ Nope.

_ Je vais simplifier les choses : vous avez un problème d'ordre professionnel ?

_ Pas cette fois.

_ Dans ce cas, au revoir. J'ai du travail.

Elle se concentra de nouveau sur sa besogne, releva la tête seulement quelques minutes après et constata que House était toujours planté au même endroit.

_ Vous comptez rester là longtemps ?

_ Ça dépend. Je vous retourne la question : un problème Cuddy ?

_ Je ... Non, juste de la fatigue.

_ Vous mentez.

_ Vous m'emmerdez.

_ Jusqu'à là, je vous suis.

_ Allez en consultations.

_ Oula, par contre là nos chemins bifurquent. Autre chose pour votre bon vouloir ?

_ Oui je ...

_ Sous entendu : "Non je n'ai pas envie d'y aller, réitérer votre demande plus tard". Bon et sinon, comment se porte le dernier sauveur de votre hôpital ?

_ Vous pouvez être plus clair ? Je ne suis pas bien sure de vous suivre.

_ Vous allez le faire venir chez vous ? Non mais il faut que je sache ! Comment je fais moi sinon pour savoir si je dois ou non venir sonner chez vous à pas d'heure pour venir vous déranger ? Oh non, mes intentions ont été dévoilées, je suis fichu ...

Elle lui jeta un regard plus noir que jamais, se leva, pointa la porte du doigt et cria :

_ Je n'ai ni le temps ni la tête à jouer avec vous, alors pour une fois, écoutez moi : sortez !

Il la regarda d'un air grave et la dévisagea. Il tourna finalement les talons et passa la porte plus vite qu'il ne l'avait fait en arrivant.

Cuddy soupira, soulagée : elle allait peut-être enfin avoir la paix. Oui, enfin : depuis le début de semaine, tout allait de travers. Tout avait commencé par l'annonce du décès d'une jeune patiente, fille de l'une de ses connaissances, avec qui elle avait longuement discutée. Puis vain l'appel de sa mère, bouleversée, qui réussit avec grande peine à lui annoncer que son père était atteint d'un cancer en face terminale. Et comme si cela ne suffisait pas, il y avait cette histoire avec ce nouveau donateur. Au début, tout se passait bien; ils étaient en bons termes, et Cuddy voyait déjà se dessiner les améliorations qu'elle aurait pu apporter à son hôpital. Seulement voilà, lorsque ce dernier lui fit des avances et comprendre que si elle les refusait, il ne demanderait pas son reste, elle vit littéralement cet argent s'évaporer sous ses yeux. Et pour couronner le tout, House qui comme à son habitude, avait décidé de n'en faire qu'à sa tête.

Non vraiment, tout allait de travers. Il fallait vraiment qu'elle se change les idées, mais encore une fois, elle n'en avait même pas le temps. Elle était en colère contre elle même, s'en voulait de ne pas savoir gérer cette situation comme elle le souhaitait. Décidément; il en est de ces fois où la vie nous réserve de bien mauvaises surprises ...

La colère, cet état d'esprit qui affecte, que nous le voulions ou non, la manière par laquelle nous agissons à l'accoutumée.

TBC...


Et voici donc. J'aspire à ce que vous ne soyez pas déçus et à ce que vous n'ayez pas attendu pour rien =).

L'éternelle review pour me dire ce que vous en pensez ?

Edit 24/04/2010 : Désolée pour ma période d'inactivité, mais je n'avais plus le courage d'écrire et non, je n'ai pas du tout oublié mes fictions. Celle ci en particulier puisqu'elle n'est pas terminée. Je compte me remettre prochainement à l'écriture de la suite. Voilà voilà.