Voici le 4e chapitre de ma fic, cette fois-ci il se déroule du coté d'Akashi.
Si vous pouvez lire ce chapitre sans que vos yeux brulent à cause du nombre incalculable de faute d'orthographe c'est grâce à aiiwa :3
N'hésitez pas à laisser des review, ça fait toujours plaisir de savoir ce que vous penser de ma fic =3
Disclamer: encore une fois ni l'univers ni les personnages ne m'appartiennent
4/ Blessures
« -Akashi-san, un certain Kuroko Tetsuya demande à vous voir. Il attend devant le portail. »
« -Tetsuya ? »
Légèrement surpris même si il n'en laissait rien voir, le rouge enfila une paire de chaussures et passa un manteau avant de sortir dans le jardin. Il arriva rapidement devant le portail de la demeure mais n'aperçut personne. Akashi fronça légèrement les sourcils et il s'apprêtait à se retourner lorsqu'il repéra une tache écarlate sur la neige. Il baissa le regard et suivant les taches rouges qui parsemaient le sol, ses yeux se posèrent sur un corps étendu par terre à moitié recouvert par la neige. Sa peau était devenu bleue à cause du froid et ce n'était pas le pauvre manteau qui la couvrait qui allait la réchauffer.
Ses yeux s'écarquillèrent en reconnaissant Kuroko et il se précipita aux cotés du fantôme. Voyant que celle-ci était inconsciente il la souleva et la ramena précipitamment à l'intérieur de sa maison. Prenant soin d'éviter les domestiques, il la porta jusque dans sa chambre et l'étendit sur son lit.
En remarquant la grimace de douleur qui tordit son visage quand il l'étendit sur le dos, il la tourna sur le côté afin d'examiner ses blessures. En voyant l'état de son dos il dut réprimer un hoquet d'horreur. C'était... il était... déchiqueté. Sa gorge se serra quand il vit les lettres gravées dessus. Ce mot rempli de haine qui la poursuivrait à jamais.
Le rouge désinfecta les blessures de Kuroko et les banda avant d'inspecter le reste de son corps.
Comment pouvait-on faire ça à son enfant ? Car Akashi se doutait que c'était son père qui lui avait fait cela.
Comme la dernière fois. Mais maintenant c'était bien pire.
C'était pendant le second trimestre de leur première année de collège, Kuroko avait intégré l'équipe principale il y a peu et Akashi était certain que le bleu avait un secret. Le plus petit se débrouillait toujours pour être déjà changé lorsque le reste de l'équipe arrivait pour l'entraînement et à la fin il se contentait d'enfiler un jogging et une veste par dessus de sa tenue de basket sans même prendre une douche. Il faisait tout pour qu'on ne voit pas ce qui se cachait sous son uniforme.
La question était : que cachait-il sous son uniforme ? Akashi n'avait pas la réponse et ça l'irritait profondément.
Au début le rouge l'avait cru pudique mais la pudeur avait certaines limites, limites qu'il dépassait.
Le capitaine avait cherché mais n'avait encore rien trouvé. Évidemment, il avait plusieurs théories mais il ne pouvait être sûr de rien.
C'était à ça qu'il pensait ce soir d'hiver lorsque qu'un domestique vînt le trouver pour lui annoncer que le sujet de ses interrogations souhaitait lui parler et l'attendait devant l'entrée.
Le rouge l'avait fait rentrer notant au passage son léger boitillement.
Il l'avait conduit dans sa chambre et alors qu'il allait lui dire de s'asseoir, les jambes du bleu avaient lâché, le faisant tomber durement sur le sol.
Aussitôt le capitaine s'était précipité à ses côtés et lui avait secoué l'épaule pour le réveiller mais il avait du se rendre à l'évidence : sa tête avait percuté violemment le sol, il n'allait pas se lever comme ça.
Le rouge l'avait donc porté jusqu'à son lit et après un instant de réflexion s'était dit que le fantôme dormirait mieux en T-shirt et en sous-vêtement qu'entièrement habillé. Il avait donc commencé par lui retirer la veste qu'il portait avant de se rendre compte que le haut que le bleu portait était humide sur le derrière.
En y regardant de plus près Akashi se rendit compte que c'était du sang qui tachait le haut du bleu.
Mais qu'est-ce qui lui était arrivé ?
Le rouge retira le T-shirt de Kuroko afin de pouvoir examiner son dos et il écarquilla les yeux en voyant l'état de celui-ci. De multiples cicatrices s'entrecroisaient, des hématomes et autres bleus le couvraient et la chair était à vif, néanmoins il ne voyait aucune plaie pouvant être à l'origine du liquide poisseux qui couvrait son haut.
Les yeux du capitaine remontèrent son dos jusqu'à son cou où il découvrit une marque rouge vif de doigts comme si on avait essayé de l'étrangler mais... c'était impossible... n'est-ce pas ?
Son regard s'attarda alors sur une goutte de sang qui glissait sur son cou, il remonta légèrement les yeux et aperçut alors sur le derrière de la tête du fantôme une ouverture sur son crâne d'où s'échappait du sang.
Prestement il saisit de quoi soigner la blessure et après l'avoir nettoyée, il la banda puis revint sur son dos où il appliqua un baume sur les hématomes du plus petit avant de l'allonger sur le dos. C'est à ce moment que Akashi comprit que le bandage qui entourait le torse du bleu n'était pas là à cause d'une quelconque plaie comme il l'avait d'abord pensé. En effet, maintenant qu'il le regardait de face il se rendait compte qu'il servait à compresser une poitrine, sans doute dans le but de la dissimuler.
Akashi venait de percer l'un des secrets de son coéquipier.
Kuroko était une fille et une fois passée la surprise de cette découverte, il se rendit que cela expliquait de nombreuses réactions de la bleue.
Pourtant la sensation de victoire qu'il aurait du ressentir pour avoir réussi à trouver la réponse à ses questions était totalement éclipsée par les nouvelles interrogations qui remplissaient son esprit.
Il hésita un instant avant de composer un numéro sur son portable.
« -Shintaro, je veux que tu sois chez moi dans une heure. Transmet le message aux autres. »
Et le rouge raccrocha sans laisser le temps au basketteur de répondre.
Et tout comme il y a quelques années Akashi saisit son portable mais cette fois il n'eut pas un seul moment d'hésitation.
« -Shintaro, viens chez moi immédiatement. C'est une urgence.
-A Kyoto ?
Demanda le vert incertain.
-Non, répondit-il au grand soulagement du tireur, dans ma demeure de Tokyo.
-Je serais là dans une vingtaine de minute. »
L'informa Midorima sans même tenté de lui soutirer des informations sur les raisons de cet appel soudain. Akashi avait dit que c'était urgent alors il n'y avait pas de temps à perdre avec des questions inutiles.
Dès qu'il eut raccroché le rouge passa un nouvel appel.
« -Ryouta, laisse tomber tout ce que tu as à faire et viens immédiatement à ma maison de Tokyo !
-Qu'est-ce qu'il y a Akashichi, tu veux me faire une déclaration ?
Demanda le blond en plaisantant.
-Ne me fais pas perdre mon temps avec de telles inepties.
Le ton sérieux du capitaine fit comprendre au mannequin que l'affaire était importante.
-Je suis plutôt loin de chez toi mais en me dépêchant je pourrai y être dans trois quarts d'heure.
Le joueur de Rakuzan allait raccrocher lorsqu'il se rendit compte que Kuroko commençait à s'agiter.
-Ryouta, fais passer le message à Daiki et à Atsushi, ça les concerne aussi. J'ai déjà prévenu Shintaro mais je ne peux pas les appeler maintenant.
-Je le ferai. »
Après la réponse de Kise, Akashi raccrocha et se rapprocha de la bleue.
Elle commençait à se tourner et se retourner dans les draps tout en poussant des petits gémissements de douleur. Le rouge réussit à la calmer un peu et se rendit compte qu'elle murmurait quelques chose.
Il réussit à en saisir quelques phrase.
« -J'ai compris oto-san. Je ne serais plus une méchante fille. S'il te plaît, fais moi sortir. Je ne voulais pas... »
En voyant le visage habituellement serein de Kuroko se tordre dans une grimace de souffrance et de tristesse mêlées, il se demanda quel genre de monstre son père pouvait être pour lui infliger un tel traitement.
Le fantôme ne leur avait jamais vraiment raconté ce qu'il lui faisait subir mais ses blessures étaient parlantes.
Et toute cette douleur pour quoi ?
Pour se décharger d'un surplus de colère sur la seule personne disponible. Sa fille.
Le jour où le capitaine avait découvert le secret de la jeune fille, il avait fait venir ses coéquipiers. Eux aussi devaient savoir.
Lorsqu'elle s'était réveillée Akashi l'avait questionnée jusqu'à obtenir des réponses. C'est ainsi qu'il avait appris comme le reste de l'équipe principale que son père la battait depuis ses 5 ans et que c'était à cause de lui qu'elle était devenue invisible. Elle ne s'était pas étendue sur le comment et n'avait même pas expliqué les raisons pour lesquelles elle s'était travestie mais les basketteurs avaient eu bien trop d'informations à digérer pour s'en inquiéter.
La question qui vint après fut évidement le pourquoi et malgré son envie apparente de ne pas répondre elle leur avait raconté.
Lorsqu'elle avait commencé à parler ses yeux s'étaient voilés de nostalgie, elle avait commencé par leur décrire les premières années de sa vie qui avaient sans doute été ses plus heureuses.
« -Mes parents ont longtemps essayé d'avoir un enfant mais pour diverses raisons, jusqu'à ce que je voie le jour, toutes leurs tentatives ont échoué. C'est pour ça qu'ils étaient aussi heureux lorsque je suis née. Mon père souhaitait un fils pour reprendre ses affaires plus tard, ma mère n'avait rien contre. D'ailleurs c'est pour ça que j'ai un nom d'homme, ils n'avaient même pas songé à ce que leurs enfant puisse être une fille avant que le médecin ne le leur annonce le jour de l'accouchement. Malgré ça mon père ne voulut pas changer mon nom. C'est ma mère qui m'a raconté ça il y a bien longtemps. Elle est morte quand j'avais cinq ans et si ma mémoire n'était pas aussi bonne je n'en aurais sans doute aucun souvenir. »
À ce moment son ton devint plus sombre.
« -C'est après ça mort qu'il... a commencé. Il s'est mis à ... me frapper. Quand j'étais petite, il aimait m'enfermer dans un placard pendant des heures après m'avoir battue. Je me suis mise a avoir peur du noir et des espaces restreints. Je lui ai dis, l'ai supplié d'arrêter. Il n'en a pris que plus de plaisir et il disait se délecter des cris que je poussais. »
Les visages des membres de la génération des miracles montraient le choc qu'ils subissaient. Savoir que le joueur fantôme avait traversé ça pendant son enfance et aujourd'hui encore, savoir toute la souffrance qu'elle avait supportée... Kise pleurait déjà à chaudes larmes.
« -Tetsuya tu n'as pas répondu. »
L'arrêta Akashi.
« -Pourquoi ? »
La bleue prit une longue inspiration avant de répondre d'une petite voix.
« -Parce que je l'ai tuée. »
Tuée ?! Mais tuée qui ? C'est d'ailleurs la question que le rouge posa après.
« -Ma mère.
-Explique-toi. »
Ordonna le capitaine.
« -C'était il y a exactement huit ans. Nous étions dans notre résidence secondaire et je jouais dehors près de la route. Il y avait de la neige, depuis la veille elle tombait sans discontinuer. Ma mère m'avait rapidement rejointe à l'extérieure, elle adorait la neige.
Mon père se contentait de nous regarder depuis la maison. J'avais commencé par faire un bonhomme de neige, puis un ange et d'autres constructions. Ma mère m'avait aidée. On s'était mises à faire une bataille de boule de neige, je courrais partout pour essayer d'éviter les projectiles qu'elle me lançait. Je ne regardais même pas où j'allais et puis j'ai vu ma mère se mettre à courir vers moi. J'ai vu son expression d'horreur et je me suis figée sur place. »
A partir de là, la jeune fille eut plus de difficultés à parler. Sa gorge semblait se serrer et les larmes bloquées aux coins de ses yeux n'attendaient qu'une faiblesse de sa part pour se mettre à couler.
« -J'ai... je me suis retournée pour voir ce que ma mère regardait. J'ai... j'ai aperçu la voiture qui me fonçait dessus et j'ai... je n'arrivais plus à bouger. J'ai fermé les yeux et au lieu du choc que j'attendais j'ai senti quelqu'un me pousser. Quand j'ai rouvert les yeux j'étais sortie de la route. J'ai cherché qui m'avait sauvé et... et je l'ai vue. Ma mère était étendue à ma place. Elle a été percutée à ma place. Elle était morte à ma place. Par ma faute. »
Comme si cette phrase était le signal attendu, les larmes commencèrent à rouler sur ses joues, pourtant elle continua à parler, à leur raconter. Sans doute pour se décharger du poids qu'était devenu ce souvenir au fil des ans.
« -J'ai... je n'arrivais plus à bouger. Je pouvais seulement la voir, l'observer étendue sur le sol, son sang commençant à teinter la neige de rouge. J'ai vaguement réalisé que le conducteur partait sans rien faire. J'ai fixé le derrière de sa voiture pendant qu'il s'enfuyait. 堺345ゆ4219 ,c'était le numéro d'immatriculation de la voiture. Chaque détail s'est gravé dans ma mémoire et parfois cette scène revient me hanter la nuit.
Et puis mon père est arrivé, il a foncé près de ma mère et a appelé une ambulance mais c'était trop tard. Elle était déjà partie.
Nous sommes rentrés à Tokyo le soir même et il a vendu la maison le jour suivant. Pendant une semaine j'ai eu l'impression de rêver ou plutôt de faire un cauchemar. Mon père était dans un état semblable et puis il s'est mis à me regarder avec haine. Je l'avais tuée. Je la lui avais arrachée. Je ne l'ai pas compris tout de suite mais mon père s'était mis me détester. C'est environ un mois plus tard qu'il a commencé. »
Elle n'ajouta rien et le silence devint pesant. Kuroko semblait plongée dans ses souvenir tandis que ses coéquipiers étaient trop secoués pour dire un mot.
Le rouge fut interrompu dans ses réflexions par des coups frappés à la porte. Sans prendre la peine d'ouvrir il demanda au domestique d'expliquer sa présence.
« -Akashi-san, l'un de vos coéquipier demande à entrer. Il s'appelle Midorima Shintaro, devons-nous le laisser venir ?
-Conduisez le dans ma chambre. »
Quelques minutes plus tard le vert arrivait.
« -J'ai fait aussi vite que j'ai pu. Qu'arrive-t-il ? »
Demanda le tireur. Pour toute réponse le rouge désigna son lit dans lequel Kuroko reposait inconsciente. Aussitôt Midorima se précipita à son chevet.
« -Que s'est-il passé ?
-Je n'en sais rien. »
Admit Akashi de mauvaise grâce.
« -Tetsuya est allée jusqu'à chez moi sachant sans doute que je restais ici le temps de la Winter Cup, mais je ne sais pas ce qui lui ait arrivé. Je suppose que c'est son père... Il faudrait que tu l'examines. »
En effet Midorima faisait partie d'une famille de médecin. Ses parents dirigeaient un hôpital et souhaitaient que leur fils leur succède, c'est pourquoi malgré le fait qu'il ne soit qu'au lycée il était très calé en médecine et il avait aidé de nombreuse fois à soigner Kuroko, celle-ci ne voulant pas voir un vrai médecine à cause des questions que celui-ci poserait.
Le vert repoussa les draps qui couvraient la bleue et aperçut immédiatement les bandages faits sur son torse. Il jeta un regard interrogatif vers le rouge.
« -Son dos est couvert de plaies faites au couteau... »
Il ne parla pas des lettres gravées dessus ni de la gravité des plaies et de leur nombre. Le vert le saurait assez tôt.
Celui-ci se rendit rapidement compte de l'état anormal de l'épaule gauche de la jeune fille et après l'avoir inspecté plus attentivement il comprit qu'elle était déboîté. Il agit vite, s'il voulait que la blessure guérisse vraiment, il ne fallait pas attendre. Le tireur saisit fermement le bras de la femme et le tira avec force vers l'avant pour que l'épaule reprenne sa place d'origine. La bleue poussa un cri mais ne se réveilla pas.
Il examina ensuite les zones a l'air libre sur son ventre et s'aperçut qu'à un endroit la peau avait pris une teinte verdâtre annonciatrice de problèmes. Il tâta ses côtes à cet endroit et en découvrit plusieurs cassés. A cette constatation il grimaça légèrement. Il ne pouvait rien faire pour ça.
Son regard remonta alors jusqu'à son crâne, il vérifia qu'il n'y avait aucune blessure grave à cette endroit et après avoir couvert de baume les bosses qu'elle avait, il s'occupa de son nez cassé.
Ceci fait ses yeux glissèrent sur ses jambes, à part de nombreux bleus et hématomes il n'y avait rien d'inquiétant.
D'après ce que lui avait dit son ancien capitaine, les plaies les plus graves devaient être celles de son dos.
Alors qu'il inspectait une dernière fois sa patiente, il faillit le manquer mais son regard fut attiré par le sang qui tachait les draps du rouge. Ces taches de sang qui étaient situées près de ses cuisses.
Prit d'un terrible doute le vert demanda à Akashi de se retourner et voyant à la mine sérieuse de l'autre que c'était important le rouge s'exécuta. Incertain, le tireur commença son observation.
Peu de temps après que Midorima ait fait part de son diagnostic au capitaine, les autres membres de la génération des miracles se mirent à arriver les uns après les autres.
Et ils se mirent à attendre le réveil de leur joueuse fantôme.
