Disclaimer: J'aimerais vous avouer quelque chose... JE SUIS L'AUTEUR D'HETALIA HAHAH Oui, je parle couramment japonais. Watashi wa Shinigami desu (Merci à la fic "Far Far Away" (un chef d'oeuvre de fiction classique, vous dis-je!;D) de la section Fruits Basket, qui m'a enseignée cette phrase avec beaucoup de patience. Hem. Oui, je parle d'une fic. Et ouuui je suis trèèès fatiguée. Ja, ja.

Rating: Encore T, mais quand je vois la tâche Mismique qui m'attend (aka, le nombre de petits détails croustillants huhu -main devant la bouche- je streeeeess d'avannnce ;D)

Notes: Bonne nouvelle, je pense que je vais pouvoir uploader plus... Euh, comment dire... Régulièrement. Genre, une fois toutes les deux semaines! C'est un progrès! Je vous le promeeet! Ce qui est marrant avec cette fic, c'est que même si je sais EXA-CTE-MEN où toutes les histoires mènent, je sais pas quelle quantité de chapitre ça va prendre. 'Tain, j'suis mal barre avec mon FRUK... D: j'espère que je ne vous lasserai pas! -figure tragique- Ah, au passage, chapitre plutôt nul!

Et puisque j'aime faire ça: MERCI MERCI MERCIIIIIII MERCIIII... Oh mes petits lapins des alpes... MES PETITES CHENILLES DU LAC LEMANT (et non pas lac de Gnève) VOUS ME COMBLEZ D'UN BONHEUR SANS EGAL, VOS REVIEWS SONT AUSSI CROUSTILLANTES QUE DU CHOCOLAT DE PÂQUES OU DES CHIPS ZWEIFEL! Sérieusement, je vous mord l'épaule, je vous lis un livre, JE POSE POUR VOUS DANS UNE REVUE PORNOGRAPHIQUE, je vous case avec l'homme de vos rêves, je repeins votre chambre... Merci. Amen.

Ah, encore une fois, je me sens toute gênée en publiant ce chapitre, j'ai vraiment l'impression qu'il est terrible. Je vous laisse être les seuls juges mes petits coquelicot du printemps.


Chapitre da trois.

En voyant l'heure, Ivan décida que pour une fois, au lieu de prendre le chemin le plus rapide pour atteindre le conservatoire : « FlihendesVogel ", il allait faire un détour qui rallongerait sa route de quelques trente minutes.

La perspective pourrait paraître peu réjouissante, mais il était largement en avance, et il ne se sentait pas assez en forme pour aller faire quelques heures supplémentaires, bien que cela aurait probablement satisfait son professeur, lui donnant une raison de plus de l'apprécier.

D'habitude, il aimait bien donner un coup de main. Aider les plus jeunes, parfois s'occuper d'une classe ou même donner l'occasion à des fillettes de vivre leur premier « porté »… Mais en se levant, le matin même, il s'était senti pris de vertige et il s'était demandé avec une petite dose de panique et une très grande pointe d'exaspération, combien de temps il allait encore tenir avant que son corps ne tombe réellement en rade. Il avait l'impression d'être une voiture ou plutôt, un camion –vu sa taille-, qui n'aurait plus qu'un litre d'essence pour des milliers de kilomètres à faire. Son essence était bien entendu la nourriture dont ses camarades le privaient depuis plus d'une semaine.

Il n'avait pas même pas les moyens de s'acheter un sandwich pour le repas de midi, ce qui l'aurait fait éviter la cafétéria. Non, il devait aller là-bas et supporter les moqueries carrément injustes des autres membres de sa classe.

Son sourire habituel dû prendre une teinte un peu plus menaçante, puisque quelques personnes prirent plus ou moins la fuite et d'une manière plus ou moins discrète en le voyant s'avancer vers eux.

Ah, il trouverait bien un moyen pour faire comprendre à ces imbéciles que sa patience, bien que vaste, avait des limites.

Il tourna dans une ruelle et soupira de contentement. Le chemin était effectivement beaucoup plus long, mais la satisfaction qu'il éprouvait en flânant dans le quartier russe de Berlin valait tous les kilomètres du monde. Un violent élan de nostalgie le saisit lorsqu'il vit les devantures des magasins écrites en cyrilliques… Et s'il essayait de prêter attention aux conversations des gens qui passaient à côté de lui, il pouvait de temps en temps distinguer sa langue maternelle… Il aimait son pays avec la même réserve que l'on aime une mère abusive. La Russie l'avait profondément blessé : Il avait vu des choses et en avait faites d'autres dont un jeune homme de dix-neuf ans n'aurait même pas dû entendre parler. Mais… c'était son pays. Un pays où les gens lui ressemblaient où sa taille et sa carrure ne le faisaient pas passer pour un espèce de monstre exotique. Il savait –et voyait - parfaitement que les Allemands pouvaient être tout aussi grands que lui, mais tous les garçons de sa classe (ses « tortionnaires ») était plus petit d'une tête, au moins. Et la moitié moins large.

Enfin bon, il n'avait plus que huit mois à supporter en leur compagnie avant de pouvoir s'impliquer à cent pour cent pour son futur.

Arrivé au conservatoire, sa vision tangua alors qu'il montait la première série de marche. Il dut s'arrêter un instant, pour que les étoiles dansant devant ses yeux disparaissent. Oh, comme il allait se faire tuer.

« Et un, deux, trois et quatre »

La musique commença et il vit du coin de l'œil Natalya, sa sœur, s'élancer dans sa direction de ses pas gracieux. Il avait un très mauvais pressentiment au niveau du porté, d'autant plus maintenant qu'il avait l'impression que porter un litre de lait suffirait à le faire tomber par terre. Elle sauta, et il tenta tant bien que mal d'accompagner ses mouvements. Le bon côté des choses, c'était qu'aujourd'hui, ils se concentraient sur leurs duos, pas sur leurs prestations individuelles, qui lui auraientt demandé beaucoup trop d'énergie. Si par malheur il lui arrivait de faire un malaise, Sue Jones, son « coach », professeur de danse etc., se ferait une joie de le fusiller sur place par ses commentaires déprimants.

(Evidemment, Sue Jones remarqua à quel point son élève le plus doué avait tremblé en soulevant sa sœur, elle qui ne devait pas faire plus de 60 kg.)

« - Braginski ! » Aboya-elle à travers le studio. « A la fin de la répétition, dans mon bureau. »

Alors qu'il se changeait hâtivement dans les vestiaires, sous l'air insensiblement effrayé d'un norvégien dont la taille ne dépassait pas ses épaules, il mouilla son linge avant de le fourrer trempé dans son sac. Si elle se rendait compte du poids qu'il avait perdu en un mois, elle risquait de le renvoyer aussi sec, et c'était quelque chose de tout simplement inenvisageable.

« - Monte. » Ses cheveux blonds attachés sévèrement en une queue de cheval et l'air hautain qui l'accompagnait partout où elle mettait les pieds, Sue Jones n'attirait pas franchement la sympathie. Au moins, elle avait le don de savoir se faire respecter, y compris par des hommes deux fois plus grand qu'elle.

Avec un sourire un peu tendu, Ivan grimpa sur la balance, sans même oser regarder l'aiguille.

« - Tu te moques de moi ? » Claqua-elle d'un air agacé. « Enlève tes chaussures, et tes vêtements, tu montes là-dessus en sous-vêtement. Passe-moi ton sac. »

Il déglutit difficilement en passant son pull par-dessus sa tête. Au moins, les gens de sa classe arrivaient à leurs fins, il perdait réellement du poids. Le problème, c'est qu'à la base, il n'avait pas énormément de graisse. Sa constitution était large, ses os épais et solides, et le manteau qu'il avait toujours sur lui ne mettait pas franchement en valeur les nombreux muscles obtenus par les heures et les heures d'entraînement auquel il assistait à une fréquence presque quotidienne.

Sue écrivit le nombre sur lequel l'aiguille s'était arrêtée, avant d'aller s'asseoir à son bureau, un air extrêmement peu satisfait imprimé sur le visage.

Ivan se rhabilla maladroitement, sans vraiment oser croiser son regard. Elle détenait son passeport pour une vie libre après tout.

« - Je peux savoir comment tu as réussi à perdre dix kilogrammes en un mois, Braginski ? »

Un an auparavant, il aurait été plutôt malin de parier sur le fait qu'Ivan lui aurait raconté un mensonge. Parce qu'en Russie, il aurait été impossible qu'il admette être « le gamin dont les autres se moquent » . Enfin, de toute manière, là-bas personne n'aurait osé ne toucher ne serait-ce que le bout de l'écharpe du « fils Braginski ». Mais là, à Berlin, avec à peine les 200Euros subventionnés par l'Etat, Ivan sentit bien qu'il ne pouvait rien faire d'autre que de tout lui avouer. Y compris le fait que s'il le pouvait, il leur referait le portrait.

Il s'assit donc en face d'elle. Et essaya de lui expliquer.


C'était stupide.

Tout avait commencé par une banale soirée au restaurant. Ses parents lui avaient proposé de venir et il avait répondu qu'il allait plutôt inviter Berwald à regarder des films dans leur appartement. Et même si ses parents trouvaient leur amitié réellement bizarre, ils étaient partis sans faire d'histoire et les avait laissés seuls. Et même si le suédois était toujours aussi réservé à l'idée montrer son affection d'une manière trop ardente Puisque à son avis Tino était toujours beaucoup trop jeune, une chose en entraînant une autre, ils s'étaient retrouvés allongés sur le canapé familial dans une position plus que compromettante, essayant l'un l'autre d'attraper tout ce qui leur passait à portée de main. Le pire dans tout ça, c'était que cette « petite » séance de « pelotage »-en folie, était, à ce moment là, ce qu'ils avaient fait de plus « osés » dans leur relation. D'habitude, ils s'embrassaient rapidement, plus gênés qu'autre chose. Bien sûr, parfois, ces baisers devenaient plus embrasés, mais Tino pouvait compter ces moments là sur les doigts de sa main. Berwald, il en avait bien l'impression, le considérait toujours comme le petit garçon de dix ans à qui il devait faire office de baby-sitter.

Mais quand ses parents rentrèrent plus tôt –par hasard bien sûr-, même si Tino ne doutait pas une seconde qu'ils avaient fait exprès de revenir une heure avant dans l'espoir d'être fixés sur la relation qui liait les deux garçons- ils sautèrent évidemment aux conclusions.

Berwald + Tino (leur fils adoré et totalement innocent) + canapé + main baladeuse = Berwald salopard de pédophile abusant de leur fils depuis des milliers d'années.

Vraiment, savoir que le Suédois, qui était pourtant vraiment quelqu'un de bien – malgré sa taille et son air terriblement effrayant – était accusé de tous les maux.
Dans leur relation, Tino avait vraiment l'impression d'avoir « tout fait ». Jamais le plus âgé n'aurait osé faire le premier pas. Dans n'importe quel domaine d'ailleurs. Et c'était peut-être mieux comme ça, parce que si c'était lui qui avait essayé de l'embrasser - pour la première fois on s'entend - Tino aurait peut-être juste fait une crise cardiaque, et ce, même s'il en mourait d'envie depuis ses quinze ans.

Et voilà, depuis, il était prisonnier dans l'appartement familial. S'il avait su, il aurait proposé à Berwald d'aller plutôt voir un film sur l'ordinateur dans sa chambre. Mais vu la pièce, le Suédois aurait peut-être refusé de ne serait-ce que poser un doigt sur lui, puisqu'il semblait si préoccupé par l'idée de lui faire mal, ou peur.

Sérieux. Sur ce point là, Berwald aurait pu tout à fait bien s'entendre avec ses parents, puisqu'ils pensaient tous les trois qu'il était aussi pur et innocent qu'un agneau blanc venant à peine de respirer pour la première fois.

Il avait dix-sept ans, quand même. Tino ne prétendait absolument pas être assez mature ou même « prêt » à aller dans un club échangiste ou quelque chose du genre, mais il avait dix-sept ans et l'idée d'aller juste un peu plus loin avec son foutu petit-ami ne lui paraissait pas excessivement choquant. Un de ses meilleurs amis, en classe avec lui et d'origine norvégienne, (visiblement, rencontrer d'autres nordiques en Allemagne était un de ses passes temps favoris… …) et également attiré par les « personnes du même sexe » que lui, - ce qui cela dit les rapprochait encore plus- lui parlait souvent d'un Danois avec qui il ne faisait pas que jouer au scrabble. Si vous voyez ce que je veux dire.

Tino se releva soudainement. Pourquoi n'avait-il pas pensé tout de suite à demander conseil au Norvégien ?

Il se laissa retomber contre son matelas, se promettant d'aller lui parler à la première heure le lendemain. Niels, derrière son air d'enfant sage insensible, était beaucoup plus impulsif que lui.


Une fois par semaine environ, Ludwig restait à son bureau plus tard, histoire de vérifier que les tâches qu'il avait accomplies pendant la semaine, ils les avaient bien faites. C'était aussi l'occasion pour lui de faire un peu de ménage dans la pièce. Evidemment, il y avait des femmes de ménages qui s'occupaient de ce genre de travail. Mais il avait l'intime conviction qu'il ne pouvait pas leur faire confiance. Surtout qu'il était persuadé qu'elles ne prenaient pas la poussière dans certains endroits. Par exemple, chez lui, il pouvait passer plusieurs heures à débarrasser ses plantes vertes de la poussière qui pouvait s'être déposée sur les larges feuilles. Bien sûr, la saleté n'avait jamais vraiment le temps de se déposer dans un quelconque endroit de son appartement, mais quand même. Il n'y avait rien de plus horripilant que de la poussière.

Donc, en ce jeudi soir, à vingt et une heures, Ludwig passa un regard critique sur le sous-main de son bureau. Sa nouvelle habitude de prendre un café chaque matin n'était peut-être pas si convainquante que ça, puisque son bureau possédait quelques traces brunâtres.

Il entreprit donc de le nettoyer, tout en pensant déjà aux autres objets qui nécessiteraient un coup de chiffon. Il allait d'abord nettoyer la poignée de la porte, Dieu savait quelle immonde personne avait pu poser ses mains dessus pendant la journée… Puis son clavier d'ordinateur. Il avait lu sur Internet que c'étaient le genre d'endroits dans lesquels les parasites adoraient se réfugier. Et après…Son regard s'arrêta sur une fourre bleue. Il n'utilisait quasiment jamais de fourre bleue parce que son range-dossier était rouge. Et que mettre deux couleurs aussi vive ensemble lui semblait extrêmement extravagant.

Par conséquent, cette chose n'était pas à lui. Oh, mais il en avait vue une, de fourre bleue. Il l'avait lui-même remise au satgiaire-peu-importe-son-nom, en lui disant qu'il devait avoir effectué les pourcentages pour le lendemain à la première heure. Et l'imbécile l'avait oubliée? Alors que c'était absolument capital ?

Lui accordant le bénéfice du doute, il cessa son activité précédente, qui consistait à passer cinq fois sur chaque feuille de la plante un chiffon imbibé d'eau, et s'approcha de la table d'appoint placée dans l'un des angles de la pièce. Mais, il constata qu'il ne s'était pas trompé. Il, son cauchemar vivant depuis en tout cas un mois et demi déjà, venait de prouver –une fois de plus - qu'on ne pouvait vraiment pas lui faire confiance.

Dégoûté, il hésita un instant à prendre le dossier chez lui et de faire le travail lui-même, profitant de l'occasion pour lui passer le savon de sa vie. Mais non, « gut Recht bedarf der Hilfe », le laisser s'en tirer à si bon compte était tout à fait inacceptable et injuste pour lui. Non seulement avait-il travaillé toute la journée, mais il avait déjà fini tout ce qui était planifié pour le jour suivant. Il n'avait pas à en plus, s'occuper d'un travail qui ne le concernait pas.

Il attrapa sa veste à contrecœur, son bureau n'était pas encore dans un état satisfaisant, et ferma son bureau tout en éteignant les lumières. Il allait se débrouiller pour dénicher l'adresse de ce petit profiteur et il lui apporterait son dossier qu'il le veuille ou non.

L'automne à Berlin était plutôt clément cette année, constata-il en sortant du gigantesque immeuble abritant son bureau. D'habitude, en octobre, il ne faisait pas aussi bon, et surtout pas la nuit. Tant mieux en même temps, il n'avait jamais vraiment apprécié la neige. Il trouva sa voiture, et se mit immédiatement en route pour l'appartement de l'Italien. – ayant trouvé son adresse à la réception-

Il ne s'attendait absolument pas à atterrir dans un quartier plutôt riche. Il s'attendait plutôt à soit une ruelle mal-famée de l'ancien bloc communiste de la ville, ou à un appartement dans une banlieue sordide. Mais son GPS l'avait bel et bien amené un peu à l'écart de la ville, où les grands immeubles blancs semblaient bien entretenus, spacieux et quand même passablement luxueux.

Il repéra vite le numéro 24, et encore plus rapidement la porte qui portait le nom de « Vargas ». Il décida que l'idée de voir un drapeau Italien au milieu duquel était dessiné une assiette de spaghetti décorer la porte ne l'étonnerait pas. Aussi, il sonna, tout aussi stoïquement, prêt à lui remettre la fourre froidement, et surtout de son air le plus méprisant.

Mais de toutes les choses étranges et peu prévisibles auxquelles il avait du faire face pour trouver l'appartement de son stagiaire, celle qui supplanta toute les autres et le laissa dans un état de choc profond, fut la personne venant ouvrir la porte :
« - Hol- »

Le joyeux « bonjour » de l'Espagnol fut coupé net dans sa gorge. Quant à Ludwig, il se contenta de le regarder fixement.

Antonio Carriedo. Comment oublier celui qui avait été l'un des meilleurs amis de son frère ? Pendant toute son adolescence il l'avait vu traîner chez lui des heures et des heures. Tout comme cet idiot de français. Une part de Ludwig était intimement persuadée que si son frère était devenu… Comme il était, c'était aussi de leur faute et de leur mauvaise influence.

Mais alors s'il vivait avec Vargas, cela voulait dire que ses soupçons avaient été fondés et qu'il était vraiment l'un des leurs ? Un de ces immondes…parasites qui s'étaient détournées des lois choisies par la nature… ?

« - M. Vargas a oublié ceci sur son lieu de travail. Veuillez s'il vous plaît le lui remettre dans les plus brefs délais. Merci beaucoup. »

Il tourna les talons, laissant l'Espagnol toujours coincé dans le même état de stupéfaction. Mais il avait à peine commencé à descendre la première volée de marche de l'escalier, qu'il entendit une voix agressive résonner dans l'immeuble :

« - Ce connard a osé se montrer ici ? Putain fait chier ! j'aurais aim-… »

Suivi d'un espèce de mélange Italo-hispanique.

Trois hommes dans le même appartement. Oh, c'était certain. Jamais Ludwig ne pourrait plus considérer Vargas comme étant digne de respect. Même celui d'être humain.


Francis regardait les plans de la maison qu'il venait d'acquérir dans le bureau de celle-ci, lorsque la porte derrière lui se ferma.

Il se retourna vivement. Il était seul dans cette villa, manoir, peu importait comment on voulait appeler cette gigantesque et très vieille demeure. Beaucoup de choses restaient à faire. Mais le travail n'avait jamais fait peur au français, surtout lorsqu'il s'agissait de retaper des choses peu agréables pour en faire des chefs-d'œuvre. Même si en général il préférait lorsque cela touchait à la mode et non pas aux maisons. Mais comment aurait-il pu résister à celle-là ? Huit chambres, deux bureaux, trois salles de bain, un grand salon et deux petits. Et tout cela, pour un prix plus moins modeste ! La maison de ses rêves à – 50% !

Mais voilà. La porte d'un des deux bureaux s'était refermée, alors qu'aucune fenêtre n'était ouverte, qu'il était seul, et que le plancher était parfaitement droit.

Et une phrase de Gilbert lui revint à l'esprit : « Si peu ? Pour un prix pareil, t'es sûr qu'ils te refilent pas des fantômes avec ? Trop. Pas. Cool. »

En trente seconde, il était dans le jardin – tout aussi énorme- de sa propriété, et avait sortit son téléphone. D'une main encore tremblante de choc et d'émotion, il appela Antonio, à qui il raconta l'étrange évènement et sa certitude qu'il était dès à présent en grand danger.

« - … Vient à l'Hôpital, je connais peut-être quelqu'un qui peut t'aider ! »


Bentz lui lança un regard suspicieux, comme si Gilbert risquait à tout instant d'essayer de le déshabiller.

Décidant qu'il valait mieux pas jeter de l'huile sur le feux en lâchant un « quoi ! » Agressif, l'albinos prit le parti de continuer ce qu'il était en train de faire précédemment, c'est à dire, d'étudier le tableau d'affichage dans son ensemble. Il faisait toujours ça le lundi matin, parce qu'il pouvait toujours faire croire à ses collèges qu'il travaillait alors que ce n'était absolument pas le cas. Etudier ne veut pas dire lire. Etudier veut dire fixer la même fiche pendant plusieurs minutes consécutives en pensant à autre chose.

Travailler dans l'armée était carrément le job parfait. Il n'y avait donc pas de raison pour que l'espèce de tonneau géant plus communément appelé Bentz lui gâche son plaisir du lundi matin par des regards un peu trop appuyés.

Le fameux dîner lors duquel il avait très explicitement fait part à ses collègues de son homosexualité s'était déroulé il y avait bientôt un mois. Et à part des regards mi-intrigués, mi-dégoûtés, les conséquences n'avaient pas été trop fâcheuses. Pour l'instant.

Pour l'instant.

« - Fuchs veux te voir dans son bureau. Tout de suite. »

Gilbert soupira mais décida néanmoins d'aller voir ce que le vieux coincé lui voulait. Probablement critiquer ses méthodes ou quelque chose du genre. Ce n'était pas comme si c'était nouveau… Combien de fois avait-il entendu son supérieur lui dire d'un air agacé : « Ce n'est pas l'armée Prusse ici, pas besoin de les faire mourir à l'entraînement, ces gamins. » Mais bon, à la guerre comme à la guerre, s'il devait entraîner des soldats à être prêt pour un combat potentiel, mieux valait qu'ils le soient à 100% non ?

Bref. Il entra donc dans le bureau de son supérieur, qui lui adressa un sourire affable. Et Gilbert sut immédiatement que ce qu'il allait lui annoncer n'allait pas lui plaire. Sinon, il aurait ménagé son effet en essayant de lui faire croire qu'il allait l'engueuler.

« - Nous avons pris une décision. »

L'albinos leva un sourcil dubitatif. Plus Fuchs essayait d'éviter son regard, plus il avait l'impression qu'il allait avoir envie casser quelque chose. Et de préférence d'une manière violente.

« - Nous vous mutons. »

« - Où ? »

Ah, donc il avait eu raison de s'inquiéter. Ils avaient attendu sagement un mois, histoire que ça ne soit pas trop suspect pour le punir de sa relation avec Roderich. Ils avaient tors de s'attaquer à Gilbert Weillschmidt, la personnification de la génialité du monde. Ils allaient vraiment regretter d'avoir osé lui enlever ce qu'il avait si difficilement acquis.

« - Vous vous occuperez d'entraîner la section C32. »

« - C32 ? » S'exclama-il avec force. « La section des filles ? Vous vous moquez de moi ? »

Fuchs leva un sourcil :

« - Parce que vous faites une différence entre la section des hommes et des femmes vous ? »

Oh, la question traîtresse. Il essayait de lui faire dire qu'il voulait les hommes parce qu'il préférait ça. Il serra des poings. C'était totalement différent : Il connaissait les limites masculines puisqu'il était lui-même un être masculin. Il savait quoi leur dire pour les motiver, il savait obtenir le meilleur d'eux-mêmes, il savait comment les entraîner ! Mais des filles… ? Les seules femmes avec qui il avait eu des contacts avaient été sa mère et plus tard Elizaveta, mais c'était peut-être quelque chose à laquelle il valait mieux éviter de penser.

« - Non, absolument pas. »

Il tourna les talons et claqua la porte derrière lui. Les sales cons. Sous prétexte qu'il était homo ils se permettaient de le mettre de côté comme ça ?

Sa vie était géniale en ce moment. Absolument géniale. Entre ça et le fait qu'Antonio lui avait appris que Feliciano, le gentil et naïf et… gentil quoi ! Un type qui ne ferait jamais de mal à une mouche et qui méritait une vie tranquille et honorable devait supporter son frère, cet enfoiré qu'il n'avait pas vu depuis… Oulaaa très, très longtemps…

Rien que le fait de savoir qu'il vivait dans la même ville que son arriéré, coincé et surtout psychorigide de frère lui donnait envie de se taper la tête contre les murs.

Il se voyait bien le croiser dans un supermarché : « Oh salut Ludi, comme tu as toujours l'air d'être un espèce de zombie de la propreté ! » « Bien le bonjour ordure dégueulasse. » Rien que de penser à son frère, il pouvait imaginer quel genre de conversation ils auraient en guise de retrouvailles super réjouissant.

Vive la fraternité. Mais bon, d'après ce que l'Espagnol lui avait dit, Ludwig travaillait au centre de Berlin dans la « city » et ne vivait pas très loin non plus. Pas grand risque qu'ils se croisent donc. Et tant mieux. Mais pour l'instant, il allait devoir annoncer la nouvelle de son « transfert d'unité » à Roddy qui risquait de faire un scandale. Et il ne pouvait même pas parler de rétrogradation puisque techniquement il gardait le même poste, mais avec d'autres soldats. Ou soldates plutôt.

Vive l'égalité.


Antonio travaillait dans un hôpital psychiatrique en tant qu'Auxiliaire médical. En d'autres termes, il était infirmier et subissait plus ou moins joyeusement les conséquences que travailler dans ce genre d'institution impliquaient. Il n'était par rare qu'il rentre chez lui avec un œil au beurre noir, parce qu'on l'appelait toujours lorsqu'un patient se rebellait, à la très grande frustration de Romano qui n'avait jamais osé lui-même le frapper. (Alors que généralement ce n'était pas l'envie qui lui manquait.)

Enfin bref, il côtoyait des gens vraiment très différents. Des déprimés sympathiques avec qui il avait de bons contacts, aux déments « dangereux », le panel des gens internés dans le « Charite – Campus mitte Klinik für Psychiatrie und Psychotherapie » de Berlin était très large.

Il rentrait souvent chez lui blasé. Blasé de voir tant de souffrance, et des maladies pouvant toucher n'importe qui mais faisant des dommages absolument collatéraux pour le malade. Mais malgré cette perspective peu réjouissante, Antonio avait un patient qui le surprenait et le fascinait à chaque fois qu'il était envoyé dans sa chambre.

Arthur Kirkland.

Il n'avait absolument aucune idée de la manière dont cet anglais – il avait l'accent d'ailleurs – s'était retrouvé dans un hôpital psychiatrique en Allemagne. Mais une chose était sûre, il avait de sérieux problèmes.

D'une trentaine d'année, peut-être un peu moins, peu être un peu plus, il pouvait dire avec exactitude le temps qu'il allait faire le lendemain, tout comme il pouvait donner le nom des personnes entrées dans sa chambre alors qu'il ne s'était pas retourné pour les accueillir.

Mais il prétendait aussi voir des fées, des fantômes et tout un tas de bestioles qui n'étaient en tout cas pas censée exister.

Mais lorsque Francis l'appela pour lui faire part de son expérience paranormale, Antonio sût immédiatement que ce serait l'occasion pour lui de régler la mystérieuse énigme du patient Kirkland.

Il donna donc rendez-vous au Français qui l'accompagna jusque dans la chambre du malade qui les accueillit par un :
« Francis Bonnefoy, Antonio Carriedo, I don't have the slightest desire to speak with you today. Maintenant partez. »

L'Espagnol tira le Français hors de la pièce, qui s'insurgea immédiatement contre le manque de politesse de cet abruti de Rostbeef.

« - Mais… Maintenant que j'y pense… Comment il connaît mon prénom? »

Antonio lui adressa un sourire joyeux

« - Je t'avais dit qu'il pourrait t'aider ! »


« - Sérieusement ? »

Parler à Niels. Il avait l'impression qu'il aurait pu s'adresser à un mur parlant qu'il ressentirait la même chose. Le Norvégien ne changeait jamais, jamais, d'expression. C'était à se demander s'il éprouvait des sentiments, voir même s'il était humain.

Tino esquissa un sourire gêné. Il n'avait jamais vraiment parlé de « Berwald et lui » à son ami. Il restait plutôt évasif sur la question, n'impliquant pas de relation entre lui et le plus âgé. Et Niels, qui au moins, respectait ce genre de choses – ou alors s'en foutait totalement- ne lui avait jamais vraiment posé de question.

« - Oui, et je ne sais vraiment pas quoi faire… »

Niels haussa des épaules et déclara du même ton neutre :
« - Sèche le dernier cours de l'école et profites-en pour courir chez lui. »

Tino secoua la tête, il avait déjà pensé à cette possibilité. Malheureusement, l'idée de voir ses parents sonner chez Berwald pour lui réclamer leur fils tout en recommençant avec les menaces d'ordre juridiques…

« - Envoie-les chier une bonne fois pour toute. »

« - ça ne servirait à rien… »

Le Finlandais avait espéré que le blond trouverait une solution miracle à laquelle il n'avait pas encore pensé. Mais pour l'instant…ils tournaient un peu en rond. Plus il y réfléchissait, plus il lui paraissait évident qu'il allait devoir attendre son BAC pour réobtenir un semblant de liberté.

« - Oh. »

Vraiment, voir quelqu'un utiliser une exclamation étonnée tout en gardant un visage absolument impassible était quelque chose de franchement bizarre.

« - Je sais. »

« - Vraiment ? »

Une minuscule goutte d'espoir dans son vase de résignation. Mais lorsqu'il vit le bord des coins de la bouche de Niels se relever presque imperceptiblement, il comprit que cette fois, il avait trouvé quelque chose.

« - Le voyage de classe, dans deux semaines. Tu vas prévenir la principale que tu n'y vas pas. Et tu dis à tes parents que tu y vas. Et tu en profites pour être libre pendant une semaine. » Il lui lança un regard appuyé : « tu vois ce que je veux dire ? »

C'était risqué, et audacieux, et surtout profondément stupide, mais c'était la seule solution. Alors Tino décida de prendre son courage à deux mains et de tenter le tout pour le tout.

Il allait revoir Berwald avant d'avoir atteint un âge canonique.


« - Allo ? »

Ludwig ne recevait pas souvent des téléphones. Et s'il en recevait, c'était pour le travail. Il était donc vraiment, vraiment étonné que son fixe se mette à sonner dans son appartement, surtout à neuf heures et demie du soir.

« - Ludwig ? »

Oh, génial. Il connaissait cette voix puisqu'il avait passé quelques années de sa vivre à cohabiter avec sa « charmante » détentrice.

« - C'est moi. »

Ils ne s'étaient jamais rappelé, sauf une fois ou il avait l'effort de ré-entrer en contact avec elle pour lui signifier qu'elle avait emporté avec lui un presse papier qui lui appartenait et auquel il tenait beaucoup.

« - Comment ça va ? »

La conversation était vraiment gênée. Ils n'avaient vraiment plus rien à se dire et ils savaient tous les deux que s'ils essayaient de parler, leur conversation finirait de toute manière en conflit d'intérêt à propos des défauts de l'un et de l'autre.

« - ça va. Qu'est-ce que tu veux ? »

Il était clair qu'Anne ne l'appelait pas pour lui faire la conversation, ou ressasser de vieux souvenir. Elle voulait quelque chose.

« - je me suis remariée. »

Il décida de ne pas la féliciter, et d'attendre qu'elle poursuive. Au point où il en était de toute façon…

Elle soupira profondément et ajouta :
« - C'est au sujet de Roman. J'aimerais que tu prennes un peu plus tes responsabilités. »


REVIEWS ANONYMES TIIIIIIIME!

Piikassa: Huh uhhhhh uhuh... Merci... - regard timide- JE T'AIME EPOUSE/Z MOI ET FAIT/ES MOI VIBRER *******. (Oui, j'aimerais bien aussi me calmer, je pense que ce serait une bonne chose hihi) Bon, en tout cas j'espère que cette fic te/vous surprendras toujours, que je vous déçois pas... Ivan et Tino? ILS VONT SÜÜÜÜFFRIR. ACHACHACH! En tout cas, merci encooooore I love you so muuuuch! :D Bisous mes petites canailles!

Layla2night: Ooh mercii, sérieux, ce genre de compliment, après je sais plus où me mettre... D: Mais merci infiniment, tu te rends pas compte à quel point ça me fait plaisir :) ; Oui, oui t'inquiètes pour les couples, tout viendra petit à petit, mais ça vient! Pour le Canada x Ukraine, je pense que je vais l'inclure, pour des raisons de logique... Mais j'explique tout ça dans une note plus bas si ça t'intéresse... EN TOUT CAS, MERCIIIIII! :D

Lady-Hana: Oh crap, moi c'est toi que j'adooooore! :D (c'est pas un début foireux du tout, non mais! :D) Bref, déjà merciii mercciii d'avoir pris le temps de laisser une review. C'est vraiment génial et super altruiste de ta part. Huuu (j'avais fait une faute de frappe et j'avais écrit alTRUITE. ahahaha. hem) Hiii désolée d'avoir pris autant de temps, je promets que j'écrirai plus viiite! :D :D Encore merciii!

X3-Okashi-X3: HIIIIII OUIIIIII MERCIII Pour la reviieeeew! :D :D Tant mieux si le chapitre t'a plu, j'ai toujours un peu peur de décevoir D: Ahahah JE SAIS QU'IVAN EST PAS GROS SMEXY RUSSIAN READY TO BE YOUR HUSBAND FOR 23$ IS NOT FAT!Hahahahah hahahahahah oh mon dieu. :3 bref, j'espère que ce chapitre te plaira aussi! :D

Et bien évidemment, merci à : mimiyanina ; tenshi-no-yoru ; sladkiigreh ; emimix3 ; Irohana ; Dragonna ; Oogawa miharu ; Inurame Et Always-Happy-Ending


BLABLA: bon, je voulais juste vous dire que ce qui m'énèrve dans cette fic, c'est que quasi tous les personnages soient gays. Les fics où tous les mecs finissent ensemble ont tendance à me laisser une impression de peu crédible... Mais bon c'est Hetalia et qui irait séparer Sweden de Tino hein? Et Arthur de Francis? PFFF! Donc voila, désolée s'il y en a que ça gêne, mais je promet que certain pairing seront hétéros. Yahoo.

Ensuite, j'ai pris les prénoms des nordics que je trouve un peu partout dans le forum anglais (et français je crois) c'est à dire : Niels = Norvège ; Lars = Danmark; et SI il apparaît Einar = Islande. Voilaaa!

Et finalement... Sérieux, au début je me disais ... Yeah Un lemon par couple, mais je commence vraiment à trembler. Donc s'il VOUS PLAIT. SI VOUS ETRE CONTRE L'IDEE DE LIRE DES JEUNES (et moins jeunes huhu) HOMMES BATIFOLER, FAITES LE MOI SAVOIR PAR PITIE. Comme ça je réduirai drastiquement les effectifs... huhuhuhuhuhu (mais personne ne coupera au Sufin, et je préviendrai. Voilaaa~~~) (j' ai failli faire une"pause pub" dans le chapitre pour vous inciter à lire ce mot sur les lemons, parce que je pense qu'une fanfiction doit respecter l'avis de ses lecteurs surtout quand ça concerne ce genre de truc. En même temps ma fic est M... Donc vous devez vous douter qu'il ne s'agit pas de Chibitalia... BRRREEEF)


Il ne me reste plus qu'à vous dire merci, et merci à ceux qui prendront le temps de laisser une review. Si vous saviez dans quel état ça me met... Peut-être que vous n'en mettriez pas. HAHAH Mais si le coeur vous en dit et que vous êtes gentils - grand sourire- bon je me la ferme et je vais au pieu. MERCIIII