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GUÉRIR ET RÉPARER
Ailsen place l'extrémité de la bande à la base de son pouce, les sourcils froncés par la douleur et la concentration. Avec maladresse, elle enroule le tissu rêche qui glisse entre ses doigts autour de son poignet enflé, remonte le long de son avant bras. Chaque nouveau tour a beau lui arracher une grimace, elle répète son geste, inlassablement, jusqu'à la fin du petit rouleau d'étoffe qu'elle a découpé dans un vieux vêtement.
Les dents serrées, elle contemple son ouvrage. Ça fera l'affaire. Pour l'instant. Une nuit de sommeil n'a rien changé, mais elle persiste à croire que ce n'est pas grave, que ça passera vite. Elle ne peut pas se permettre d'être blessée. Elle n'a pas le temps pour ça. Pas plus qu'elle n'a le temps de se préoccuper de sa condition physique. Un long soupire fatigué s'échappe de ses lèvres. Au fond, ça aurait pu être pire.
Du bout des doigts, elle caresse le côté gauche de sa joue. Et la cicatrice qui creuse un sillon blanc le long de sa pommette lui rappelle que ça a déjà été pire. Pourtant, aucune de ses anciennes blessures ne l'a jamais empêchée de travailler. Comment fera-t-elle, privée de sa main droite, si celle-ci refuse de lui obéir dans les jours qui viennent ?
La jeune femme s'efforce de chasser ses idées noires. Ce n'est pas grave. Ça passera vite. Il faut que ça passe vite. À force de se le répéter durant ces heures qu'elle a passées à se retourner entre ses draps et à fixer le plafond, à attendre que les premières lueurs de l'aube pointent par la fenêtre, elle a presque fini par s'en persuader. Ça passera vite. Juste un mauvais souvenir à ajouter à sa collection. Ça passera vite.
Son regard balaie la petite pièce aux murs de terre blanchie à la recherche du sac qui lui a valu ses ennuis de la veille. Avec un grognement, elle se lève de la paillasse qui lui sert de couchette, aménagée à même le sol, prenant soin de ne pas solliciter son poignet meurtri. Elle se traîne jusqu'à la table défoncée près de la fenêtre et se laisse tomber sur un tabouret bancal. À tâtons, sans prendre la peine de baisser la tête, elle cherche la bandoulière qu'elle finit par ramasser à ses pieds. En fouillant un instant dans la besace à la corde usée, elle en extirpe les trois sachets de nourriture qu'elle balance devant elle.
La privation, ces derniers jours, lui a fait perdre l'appétit. À quand, au juste, remonte son dernier repas ? Avec un rire amer, elle se détourne des morceaux de pate verte et gélatineuse, conservés sous vide qui la dégoûtent soudain plus qu'à l'ordinaire.
Ce qu'elle a dû faire pour les gagner, pour les garder ensuite … Les souvenirs affluent dans un désordre violent derrière ses paupières closes et réveillent la migraine que la fraicheur de la nuit était parvenue à apaiser. Combien de temps encore arrivera-t-elle à se justifier, à justifier ce que cette ville est en train de faire d'elle ?
Ces portions lui donnent envie de vomir. Elle les échangerait volontiers contre quelques heures de sommeil. De vrai sommeil.
Au fond du sac, son poing abimé se referme sur une clef à molette. La pression qu'elle exerce sur le manche métallique lui fait mal. Mais pas assez. Elle a besoin de sentir cette douleur, besoin de savoir qu'elle peut la vaincre si sa volonté est assez forte. Alors elle serre davantage. Jusqu'à ce que ses phalanges blanchissent, jusqu'à ce que ses ongles lui rentrent dans la peau.
Et ça fait mal.
Mal de se battre en permanence. Pour être respectée, pour prouver sa valeur. Pour être crainte et n'avoir rien à craindre des autres. Pour survivre, puisque ce n'est que de cela qu'il s'agit, seulement cela, que c'est la seule règle – et que jamais on ne saurait parler de loi. La seule qui compte vraiment.
Ça lui fait mal, surtout, de sentir son propre corps la trahir. Une vie entière sur cette planète lui a appris à ne compter que sur elle même, à ne se reposer sur personne d'autre. Peu importe son âge, elle en a vu assez. Elle se sent si vieille parfois.
Si elle serre les dents très fort, si elle pense à autre chose, elle sait qu'elle pourra oublier les élancements de sa blessure, qu'elle arrivera au moins à faire en sorte que personne ne la remarque. Si les apparences sont sauves, alors elle ne risque rien. Mais cette douleur là, celle qui cogne dans sa tête et hurle depuis des heures que tout est perdu, que tout est vain, elle n'arrive pas à la faire taire. Quoi qu'elle fasse, elle revient toujours. Elle l'a déjà entendue auparavant. Peut-être ne s'est-elle jamais vraiment tue en fait. Qui est-elle pour se croire invincible ?
Elle sait réparer. Pas guérir.
Ça laisse un goût amer dans sa bouche. Et le malaise qui se répand en elle la brûle comme du poison. Pour trois rations sauvées, combien en perdra-t-elle ? Peut-être qu'elle se trompait, tout ce temps, à accuser Plutt et les autres dehors. Peut-être que c'est d'elle que vient le danger, prisonnière dans ce corps de gamine frêle qui a grandi trop vite. Si c'était elle, le plus grand obstacle à toutes ces choses qu'elle voudrait faire et auxquelles elle s'interdit de rêver ?
L'angoisse qui lui tord le ventre fait vaciller son assurance. Sans ses outils, elle n'est rien. Rien non plus sans les mains qui les manipulent. Quel que soit son talent, la passion étrange qu'elle a pour toute cette ferraille à laquelle elle redonne vie importe peu si elle est incapable d'en faire la preuve.
L'outil lui échappe des mains. En heurtant le plateau de pierre, il émet une suite de cliquetis métalliques qui l'extirpent de ses pensées. Ramenée à la réalité sale de sa cabane, elle remarque un autre objet dont la surface fait ricocher les rayons chauffés à blanc du soleil. Au bout de la table, son couteau est encore rouge du sang de son agresseur. Le dégoût tord sa bouche de façon étrange, aussitôt remplacé par une satisfaction malsaine. Lui, au moins, a sûrement plus mal qu'elle. Et dans cette certitude, elle trouve la seule source de son réconfort.
Ailsen secoue la tête vivement. Voilà ce que cette planète a fait d'elle. Ses pensées réveillent en elle des instincts qui lui font peur parfois. La loi du plus fort n'a pas lieu d'être chez les gens bien, les gens civilisés. Ceux qui possèdent ces qualités qui les distinguent des animaux.
Pour la énième fois, elle s'efforce de se ressaisir, tente d'en chasser ses souvenirs tachés de sang. Il faut qu'elle s'occupe, qu'elle travaille. C'est le seul moment où elle trouve un peu de paix. Rester enfermée avec elle-même ne lui apportera rien de bon.
Elle rassemble ses affaires, jette son sac sur son épaule sans un regard pour les portions qui traînent encore sur la table. Elle mangera plus tard. Quand elle aura vraiment faim. Quand elle les méritera.
En fermant la porte derrière elle, elle sent sa poitrine se gonfler d'orgueil à l'idée que malgré ses blessures, elle refuse de baisser les bras. Et dans son élan, elle fait claquer le battant si fort qu'elle entend à peine ses démons lui susurrer qu'elle ne fait que s'enfuir.
— Ailsen ?
— J'ai presque fini.
À genoux sur le terrain sablonneux, la jeune femme ne prend pas la peine de se retourner. Dans un crépitement et une gerbe d'étincelles brûlantes, elle raccorde un dernier câble à une petite pièce métallique. Trop concentrée pour essuyer la sueur qui perle sur ses tempes, elle s'empare de l'enchevêtrement de fils noirs qu'elle vient de souder et les place à l'intérieur d'un long tuyau de fer creux, prenant soin de ne pas les tordre. À l'aide d'un fin tournevis, elle entreprend de sceller la gaine destinée à les protéger du sable. Dès la première torsion, une vague de douleur traverse son poignet, lui arrachant un brusque frisson. Elle se risque à jeter un coup d'œil anxieux au vieil homme derrière elle.
Debout, à quelques mètres pour ne pas la déranger, Chedel la couve d'un regard bienveillant. Retournant à son ouvrage, Ailsen laisse échapper un soupir silencieux de soulagement. Il semble n'avoir rien remarqué.
Prenant un peu de recul, elle inspecte le chemin de chaque branchement, tapote du bout des doigts chaque point de son rafistolage. Il lui faudrait plus de pièces, du matériel de meilleure qualité, mais ça fera l'affaire.
Une pointe de satisfaction éclaircit son regard. Elle a fait du mieux qu'elle a pu. Pour les semaines qui viennent, un ou deux mois si aucune tempête ne s'en mêle, Tish et Chedel auront de quoi s'éclairer le soir, faire chauffer leur repas. L'énergie de l'énorme soleil leur procurera amplement de quoi alimenter leur pitoyable foyer.
Dans un claquement sec, elle referme le large boîtier situé à un mètre du sol contre le flanc de la maison. Elle étire ses jambes endolories, remonte ses gants sur ses poignets et se relève, époussetant son pantalon trop large. En se retournant, elle offre un large sourire au vieil homme.
— Voilà ! s'exclame-t-elle d'un ton enjoué. Comme neuf !
Et la culpabilité de Chedel s'envole. Il n'aime pas la laisser travailler comme ça, toute seule, si longtemps et en plein soleil. Il regrette de ne pas pouvoir la payer, le fait qu'elle refuse tout témoignage de reconnaissance. Elle croit leur être redevable, mais ignore tout ce qu'ils lui doivent, sa femme et lui. Un jour, il aimerait qu'elle le sache.
Mais il ne peut as l'empêcher de travailler. Il la voit bien, cette étincelle qui grandit dans ses yeux à chaque fois qu'elle prend ses outils et construit ces choses auxquelles il ne comprend rien.
Et son sourire. Ce sourire qu'ils ont mis tant de temps à voir naître sur son visage taché d'huile et de cambouis. Aussi difficile que ce soit, il doit se résoudre à la laisser faire. Il serait bien en peine de l'en empêcher de toute façon … La laisser faire ce qu'elle aime, ce pour quoi elle est douée. La laisser se sentir utile et fière. Comme elle est belle, cette petite, quand un éclair de joie traverse son visage.
Chedel pose une main sur l'épaule de la jeune femme et la guide à l'intérieur. À son contact, elle sent aussitôt une vague de réconfort se répandre en elle. C'est dur à admettre, et elle s'est souvent reproché sont insouciance, mais elle se sent bien avec eux. Presque en sécurité.
Une douce fraicheur l'enveloppe dès qu'elle passe le seuil. Le temps que ses yeux s'habituent à l'absence des rayons cuisants du soleil, elle s'empresse de se débarrasser des foulards qui la protégeaient dehors.
— Assied-toi, s'élève une voix à l'intonation chantante dans la pièce du fond.
Un sourire au coin des lèvres, Ailsen cherche Tish du regard. Tout autour d'elle, sur des dizaines d'étagères, s'entassent des jarres, des bocaux de toutes formes et de toutes tailles, des plantes et des épices. Une odeur agréable, presque entêtante, se dégage de leur mariage hasardeux. Elle ignore ce que tous ces récipients renferment et ne connaît pas la moitié des plantes qui étirent leurs longues feuilles et leurs tiges squelettiques vers le sol. Mais cette part de mystère lui plait. Ça lui a toujours plu. Pour un peu, elle en oublierait presque le désert qui s'étend dehors mais ne semble pas avoir de prise ici.
Elle traverse la pièce lentement, laissant ses doigts courir sur les planches de bois surchargées, s'imprégnant de ces senteurs familières qui ont bercé son adolescence. Dans la minuscule cuisine, Tish l'attire contre elle et la serre doucement contre sa poitrine, ses longues tresses noires lui chatouillant les épaules. Quelque peu mal à l'aise, la jeune femme retient son souffle. Elle n'ose pas la repousser. Elle se dit qu'elle n'en a pas vraiment le droit. Et qu'un peu de tendresse ne lui fait pas de mal en fin de compte.
— Tu n'avais pas à te donner tout ce mal, la réprimande gentiment Tish en lui rendant sa liberté.
Ailsen élude sa remarque d'un geste de la main.
— Ce n'était rien du tout … Et de quoi j'aurais l'air si mes machines tombaient tout le temps en panne ?
Toutes deux échangent un sourire. Même dans la semi obscurité que leur offrent les voilages accrochés aux fenêtres, les yeux verts de Tish semblent étinceler d'une jeunesse pourtant passée, rehaussés par sa peau d'ébène. Ailsen la dépasse de quelques pouces maintenant et la différence de taille lui rappelle qu'elle n'est plus la gamine qu'ils ont vu débarquer il y a plus de dix ans, agrippée à la main de sa mère.
— Prends une chaise, insiste-t-elle. Repose-toi un peu.
— Non, je vais rentrer …
— Tu as bien une minute ? Le thé est prêt.
— Juste un thé, consent la jeune femme dans un soupire résigné.
— Ça lui fait plaisir, lui souffle Chedel en lui présentant une chaise.
Il contourne la table ronde qui trône au centre de la pièce et vient s'asseoir en face d'elle.
— Tu as l'air fatigué, remarque-t-elle. Plus que d'habitude.
Le vieil homme lève les mains et hausse les épaules, feignant l'indifférence. Elle ne l'a jamais connu jeune. Le Chedel qui l'a prise sous son aile, qui l'a presque adoptée, a toujours eu les tempes grises, le front parcouru de longues et profondes rides. Mais il a l'air plus vieux aujourd'hui, comme si quelque chose, au fond de ses yeux aux paupières lourdes, s'éteignait lentement.
Cette planète va finir par le tuer.
— Le voyage a été dur ?
Elle connaît la réponse. Elle a déjà parcouru la distance qui les sépare de Cratertown, traversé le désert. Affronté la chaleur et la soif. Mais elle veut l'entendre de sa bouche, l'entendre dire que c'est ça qui l'a épuisé. Que quelques jours de repos et de bonnes nuits de sommeil y remédieront vite. Que ça passera. Comme sa blessure à elle passera. Elle veut qu'il la rassure. Et elle garde les yeux rivés au sol pour qu'il ne puisse rien y lire. Surtout pas son appréhension. Encore moins ses peurs.
Chedel semble hésiter, chercher ses mots. Il commence une phrase qui se perd dans sa barbe, bafouille quelque chose qu'elle ne comprend pas d'un ton incertain. Avant qu'elle ait le temps d'insister, Tish les interrompt, dépose entre eux trois grandes tasses fumantes. En voyant les épaules du vieil homme se détendre insensiblement, Ailsen remarque que sa femme est arrivée à point nommé. Peut-être n'a-t-il pas envie d'en parler après tout. Lui qui aimait lui raconter ses histoires, savait les transformer en aventures, n'aspire de toute évidence plus qu'au calme et à la tranquillité de Reestkii.
Les gens changent. Et c'est dur à admettre. Les gens vieillissent.
Lorsqu'elle s'empare de la tasse devant elle, Tish remarque les gants qu'elle porte encore.
— Tu ne veux pas enlever ça ?
— Ça ne me gêne pas … essaie-t-elle d'éluder.
— Laisse donc tes pauvres mains respirer.
Ailsen lui décoche une œillade exaspérée.
— Quoi ? insiste Tish, tu as quelque chose à cacher ?
La jeune femme pousse un long soupire. Ils ont l'habitude de la voir rentrer amochée, elle sait ce qui va suivre. À quoi bon y ajouter une dispute ?
Avec des gestes lents, elle finit par obtempérer, dévoilant son bandage défait sous lequel s'étale une bosse recouverte d'ecchymoses violacées. Tish retient une exclamation.
— Et tu la laisses travailler comme ça ? s'en prend-elle à son mari.
Incrédule, Chedel lui renvoie un regard désolé et coupable.
— Il ne savait pas, intervient Ailsen.
— Montre-moi ça, ordonne-t-elle en la foudroyant du regard.
Sans attendre sa permission, elle prend avec précaution son poignet entre ses doigts. Elle retire le tissu inutile et examine la blessure avec attention, prenant soin de ne pas la blesser davantage. Crispée par l'appréhension et frustrée d'être traitée comme une enfant, la jeune femme la laisse néanmoins faire. Tish secoue la tête, darde ses yeux clairs dans les siens.
— Je ne te demande pas comment c'est arrivé ? grince-t-elle.
Ailsen serre les dents, murée dans un silence résigné. Dans un long soupire, Tish replace ses longues et minuscules tresses derrière son oreille avant de se lever.
— Ne bouge pas.
Après avoir examiné quelques instants le contenu de ses étagères, elle revient s'asseoir avec à la main un pot rempli d'une mixture orangée et un rouleau de tissu propre. Sans un mot, elle se met à masser doucement le poignet de sa protégée, y étalant une grosse noix de crème. Une forte odeur d'épices emplit la pièce et la chaleur que diffuse sa texture grasse sur la blessure rend aussitôt la douleur plus supportable. Avec une rapidité et une précision qui déconcertent Ailsen, elle recouvre les hématomes qui courent jusque sur son avant bras d'un bandage solide, retenu par une agrafe.
— Merci, fait Ailsen dans un souffle à peine audible.
— Chacun répare ce qu'il peut, réplique-t-elle, l'ébauche d'un sourire étirant le coin de ses lèvres.
Tish a toujours été douée pour apaiser les conflits, désamorcer ce genre de situations, quand la tension commence à poindre. Juste avec quelques mots murmurés doucement et son sourire. Pour cela, la jeune femme l'envie un peu. Même si ça ne suffirait jamais vraiment. Et qu'un peu de gentillesse et de bonté n'a jamais aidé personne à s'en sortir dehors.
Elle porte le thé devenu tiède à ses lèvres mais s'arrête brusquement. Quelque part, derrière les étagères, s'élève un grognement. Il y a quelqu'un là, dans le noir. Sans s'en rendre compte, elle se lève d'un bond. Le tabouret qu'elle renverse dans son élan claque sur le sol et le son mat de sa chute lui fait se demander si elle n'a pas rêvé. Un rapide coup d'œil à Tish et à Chedel, figés dans leur position, leurs regards anxieux tournés vers elle, lui prouvent qu'eux aussi l'ont entendu.
Ils ont dit qu'ils reviendraient, se rappelle-t-elle en revoyant les visages ensanglantés de ses agresseurs. Sa main frôle sa ceinture, là où devrait se trouver le couteau qu'elle a laissé chez elle.
— Qu'est-ce que c'était ? demande-t-elle d'une voix blanche.
Alors ? qu'est ce que vous pensez de tout ça ?
Ailsen, ses réactions, ce qui l'attend au prochain chapitre ? Le rythme, la longueur ... enfin tout en fait !
C'était censé être la première partie du chapitre 3, j'avais pas prévu de couper là, mais ça commençait déjà être long, du coup ... bah je décale tout d'un chapitre et c'est au prochain qu'on va commencer à parler de choses sérieuses !
Vous l'avez peut être remarqué, j'ai changé quelques détails (rien de majeur, juste des trucs que je trouve plus cohérents et plus pratiques pour la suite). Du coup, pour que tout soit bien clair :
- l'action se passe à Reestkii (et non plus à Tuanul, mais on reste sur Jakku)
- et Ailsen se sert d'un motojet pour se déplacer (et non plus d'un speeder)
Voilà ! MERCI D'ËTRE LÀ, MERCI POUR VOS AVIS !
