Bonsoir à tous, me voilà de retour pour un autre chapitre intitulé cette fois Famille nombreuse, famille heureuse ?

Je tiens a remercier Rose-Eliade pour ses commentaires et j'espère que la suite te plaira autant.

Merci également à Miss-Stark-99, ton commentaire m'a fait très plaisir, je suis heureuse que tu apprécie le caractère de Cornelia. Je dois avouée que j'ai beaucoup aimé l'imaginer. J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes espérances.

Sur ceux bonnes lectures à tous !


- Ce n'est qu'une légère foulure rien de plus. Veillez à ne pas trop vous appuyez dessus et tout ira bien. Comment vous êtes vous fait cela ?

- Je suis tombé de cheval Mestre Brenett.

- Vous êtes vous blesser ailleurs ?

- Rien qu'un bon bain chaud ne pourra soigner.

- Parfait alors. Je vous vois au repas ?

- Je pense diner dans ma chambre mais nous nous verrons demain matin.

- Bien Ma Dame.

Cette journée a été étrange, réellement étrange. C'était la première fois que je prenais réellement le temps d'observer Robb Stark. Son allure dégage une impression de puissance et de fermeté. Il est fait pour être roi et je ne doute pas qu'il fera un roi juste et bon. De plus ce serait mentir que de prétendre qu'il n'est pas séduisant. Lui et Roslin formeront un beau couple. La recherche de la future reine du Nord semble s'intensifier mais le roi est peu présent aux Jumeaux. Personne ne semble savoir où il se trouve, cela rend Roslin folle. Elle passe ses journées à airer dans le château à sa recherche et lorsqu'elle ne fait pas ça elle pleure dans les jupes de son père. Je ne suis pas retourné en forêt, le mestre m'a contraint au repos et limite mes déplacements. Sans doute une bonne chance ainsi je ne suis pas tenté de retourner en foret ou obligé d'éviter Lord Omble.

- Père que me vaut l'honneur de votre visite ?

- Le mestre m'a rapporté que tu avais conclu l'accord avec Dorne et Braavos. Il me semblait pourtant avoir été clair à ce sujet.

- Vous l'avez été en effet mais suivre votre commandement aurait-été une erreur. Les Jumeaux ont besoin de ce commerce et cela été ce qu'il fallait faire pour garder de bon rapport avec Dorne et Braavos. Ecoutez, je ne cherche pas à vous défiez, je veux juste faire ce qu'il y a de mieux pour les Jumeaux.

La sincérité pourra peut-être m'éviter un nouvel affrontement. Walder tempête un long moment et je ne l'écoute pas vraiment. Walder aime parer pour ne pas dire grand-chose alors je n'écoute pas. Pas plus qu'il ne m'écoute lorsque je lui parle.

- Fais en sorte que cette situation ne dure pas trop longtemps.

- Je ferais mon possible père.

- Bien.

- Pouvons-nous passer au sujet de votre venu.

- Lord Omble.

- Je l'ai rencontré il y a peu.

- Je veux que tu te tiennes éloignés de lui et de tous les autres. Je refuse que tu m'êtes en péril le mariage de Roslin.

Pense-t-il vraiment que je puisse être une menace pour la délicate Roslin Frey ? Je veux dire, je ne vois pas pourquoi elle devrait se sentir menacé. Le reflet que me renvoie le miroir ne peut faire concurrence à Roslin. Je suis certes loin d'être hideuse mais je ne suis pas non plus une beauté…. Walder a toujours été un homme étrange, calculateur et un peu fou à mon avis mais jamais je n'aurais cru qu'il pousserait le vise à me faire suivre. Un homme d'apparence banal que je n'aurais pas remarqué si je n'étais pas enfermé depuis des années dans une routine. Une routine où je vois les mêmes visages chaque jour, où je fais les mêmes choses tout les jours alors dès que quelque chose diffères je le remarque immédiatement. Lorsque l'on vit dans les Jumeaux ont prend vite l'habitude d'être constamment observé, d'être épié alors il faut trouver un moyen d'en faire fie. Un moyen de pouvoir se retrouver seule. La forêt est mon moyen de sortie mais je ne peux pas prendre le risque de partir en forêt. Pas si je suis suivis.

- J'ai besoin de ton aide Ryger.

- Que ce passe-t-il ?

- Père me fait suivre. J'ai besoin d'espace Ryger ou je vais devenir folle et on sait tout le deux ce qui se passera si ça arrive.

- Je m'en occupe, va prendre l'air.

- Merci Ryger.

Un baiser sur mon front et Ryger va voler dans les ailes de mon espion. Une fois en forêt je peux enfin laisser tomber le masque que je n'avais pas quitté depuis ma confrontation avec Walder. L'ambiance aux jumeaux est lourde, tout le monde se vol dans les pattes, à croire que nous ne sommes pas une famille. La fraternité chez les Frey est un conseil abstrait mais nous possédons tout de fois un certain sens de l'entraide. Où du moins en temps normal…. Qui a dit que famille nombreuse était synonyme de famille heureuse ?

- Je désespérais de vous revoir un jour.

- Perdu dans mes pensées je ne l'avais pas entendu approcher. Il semble fatigué et même si il conserve son allure royale un énorme poids semble peser de plus en plus sur ses épaules.

- Ces derniers jours ont été compliqués.

- Un autre méchant loup vous a tourmentez ?

- Volerez-vous à mon secours si c'était le cas ?

- Je ne peux laisser une charmante demoiselle dans la détresse.

- Charmante demoiselle ? Je me vois affublé de nombreux adjectif surprenant c'est dernier temps.

- Douteriez-vous de ma parole Ma Dame ?

- Il ne m'appartient pas de remettre en question la parole d'un roi.

- Et celle de l'homme ?

Je laisse la question en suspend me contentant d'un sourire et reprend ma marche en silence. Je retiens un sourire moqueur lorsqu'il se retrouve à mes côtés.

- Pensez-vous que je sois un menteur Ma Dame ?

- Pourquoi le croirais-je ?

- Vous semblez pourtant douter de ma sincérité.

- Donc vous me trouvez réellement charmante ?

- Charmante et ravissante.

- Êtes-vous toujours aussi charmeur ?

- Uniquement avec celle qui le mérite.

- Je vous trouve bien cavalier votre majesté.

- Cela me semble le seul moyen de vous convaincre.

- Me convaincre ? Bien dans ce cas vous me trouvez ravissante. Cela pourrait-être flatteur si je ne savais pas deux choses.

- Quelles choses ?

- Et bien, premièrement vous revenez de guerre et de ce fait vous n'avez vu de femme depuis longtemps. Deuxièmement les femmes que vous fréquentez depuis sont les filles Frey. La comparaison n'est pas des plus flatteuses.

- Ce n'est pas très convenable de parler ainsi.

- N'est-ce pas vous qui avez dit que je ne me soucier guère des convenances ?

Son profil est plus détendu. Il semble moins fatiguer, plus sourient et je me sens étrangement heureuse de pouvoir contribuer à ceci.

- Connaissez-vous Lady Roslin ?

- Qui ne la connait pas. Le joyau des Jumeaux. Est-ce celle qui a votre préférence ?

- Elle est très jolie mais je vous trouve bien plus ravissante.

- Là j'ai bien du mal à vous croire. Nul ici ne peut rivaliser avec la délicate beauté de Lady Frey.

- C'est justement là qu'est le problème. Délicate elle l'est beaucoup trop. J'ai toujours l'impression qu'elle se brisera au moindre coup de vent. De plus elle semble tellement…. Superficiel. Je préfère les beautés naturelles.

- Et vous jugé que je possède ce genre de beauté ?

- Oui Ma Dame.

Je détourne le regard de ses yeux bleus brillant de temps de sincérité. Comment peut-il ne serais-ce que me trouver plus attrayante que Roslin ?

- Vous semblez troubler Ma Dame.

- Je n'ai pas l'habitude de recevoir ce genre de compliment ou même n'importe quel genre de compliment d'ailleurs.

- Vraiment ?

- Mes frères le font parfois mais j'avoue douter de leur impartialité.

- N'en doutais pas.

- Vous ne laissez jamais tomber n'est-ce pas ?

- Non jamais Ma Dame.

La promenade est agréable, nous discutons de sujet léger et sans conséquence. J'apprécie je dois bien l'avouer, Vent-Gris ne se joint pas à nous. Il chasse d'après son maître.

- Je vais devoir rentrer. Mon père n'apprécie pas de me savoir hors de sa surveillance.

- Puis-je espérer vous revoir ?

- Rien ne vous en empêche.

S'il souhaite l'espérer qu'il fasse comme bon lui semble mais je ne peux lui assurer que nous nous reverrons. Mon père ne laissera pas tomber, il doit déjà être vexé de sa défaite.

- Prenez vous donc tellement plaisir à m'éconduire de la sorte ?

- Et comment son altesse voudrait-elle que je me comporte ? Souhaitez-vous que je vous fasse la révérence ? Que je réponde au moindre de vos demandes ou encore que je joue le rôle de la parfaite Dame ?

Je dois dire que sa réponse m'intéresse. Robb Stark semble tellement différent de l'image que je me faisais d'un roi ou même des hommes en général. Il s'adresse à moi comme son égal, me traite avec respect, écoute mon opinion et il me regarde d'une manière qui fait se réchauffé mon corps. Lorsqu'il me regarde ses yeux deviennent aussi clairs qu'un ciel d'été et surtout aucune tromperie, aucun mensonge, aucune colère ou méchanceté n'y est visible. Un regard honnête et juste comme on en voit rarement aux Jumeaux. Toute ma vie j'ai subi les regards suspicieux, intéressé, malhonnête et colérique de ma famille. Tous les regards des habitants des jumeaux sont obscurcis. Que ce soit par la cupidité, par la tristesse ou autre émotion. Vivre aux Jumeaux ne conduit pas à une vie heureuse en général.

- Non, je ne souhaite pas que vous vous comportiez différemment. J'aime la manière dont vous vous comportez.

- Vraiment ? Je pensais que les rois et seigneurs aimaient les femmes qui respectent les convenances.

- Ne commettez par l'erreur de vous figurer qu'il n'existe qu'un type d'homme.

- J'en prends note.

Je suis surprise de sentir ses mains se poser sur ma taille au moment de me hisser sur le dos de ma monture. Il est le portrait type du seigneur parfait. Galant, polis et possédant un sens de l'honneur.

- Puis-je vous demandez ce qui vous fais sourire ainsi Ma Dame ?

- Vous le pouvez mais je ne peux vous certifier que vous aurez une réponse.

- Je prends le risque dans ce cas. Qu'est-ce qui vous fait sourire ainsi Ma Dame ?

- Je me disais juste que vous êtes un modèle de galanterie. Sans nul doute le seigneur dont rêve toutes les Dames respectables.

- Êtes-vous une dame respectable ?

Je me contente d'un sourire puis lance mon cheval au galop. Je dois rejoindre les Jumeaux avant qu'il ne revienne, je ne voudrais pas risquais qu'il apprenne que je suis une Frey. J'aime beaucoup trop son regard sur moi pour cela, je sais que ce n'est pas une bonne chose, que c'est une chose risquait mais il y a quelque chose d'excitant dans le fait d'enfreindre les règles. Il a dit qu'il me trouvait ravissante et cela m'a fait plaisir. Je me sens comme une enfant, il y a une époque où j'espérais tant recevoir des compliments de mon père, avoir son attention mais j'ai vite compris que lorsque l'on obtenait des compliments c'est parce que l'on attendait quelque chose de vous. Mais pourtant dans les yeux du roi aucune attente, juste de la sincérité. Je ne vois pas ce qu'il trouve de ravissant lorsqu'il me regarde. Moi lorsque j'observe mon reflet dans le miroir je ne vois qu'une jeune-femme de taille moyenne avec trop de forme. Des hanches larges, un ventre pas vraiment plat, une poitrine de taille moyenne, une peau trop blanche et des mains qui ne sont pas celle d'une dame. Celle d'une dame n'aurait pas de cale sous les doigts. Mon regard se pose sur mon visage dans le miroir. Un visage rond avec des joues roses et rebondit, héritage de l'enfance qui ne semble pas vouloir disparaître, des lèvres plaines loin des lèvres fines de Roslin, un petit nez et mes yeux. Un héritage paternel. Des yeux gris d'orage. Mes cheveux par contre sont un héritage maternel, des cheveux blond clair coupés beaucoup trop court pour être bienséant. Hauteur d'épaule, plus long ils me dérangent. Non vraiment je ne vois pas ce qu'il trouve de ravissant en moi. A la limite je pourrais être qualifié de mignonne mais pas plus. Je sursaute violement lorsque la porte de ma chambre s'ouvre subitement. La confrontation avec Walder Frey semble ne pas pouvoir être remis à un autre jour….


Et voilà un autre chapitre ! J'espère que vous avez aimé, je suis d'ailleurs curieuse de savoir ce que vous avez pensé de ce nouvel échange entre Robb et Cornelia. A très bientôt pour le chapitre suivant. Oh et n'oubliez pas de laisser un petit mot.