On ne m'arrête plus. Et vu que mes futurs employeurs ne daignent pas me répondre, c'est vous qui en profitez ^^
Donc, chapitre 4 de Walk With me! De l'avancée dans un peu tous les domaines et la suite de la journée un peu chaotique de Chloé. Mais toujours avec humour :) Merci à Zazeal et excellente lecture à tous! A dans une semaine!
Le chat et la souris
Alors là, je crois que je viens de vivre la journée la plus étrange de toute ma vie !
Alors que je courrais pour rentrer au bureau, je m'étais souvenue de ces fameuses instructions. Vous savez, les horribles hiéroglyphes pattes de mouche illisibles. Je passais donc en vitesse déposer les courses à son appartement, même si c'était initialement à 17h que tout devait être là. Je ne tenais pas à me trimballer avec trois tonnes de sacs en tout genre. Encore moins avec de la glace en fait. Et puis, les produits frais, c'est meilleur quand ça reste au frais. Comme leur nom l'indique en fait.
J'arrivais donc à proximité de son appartement lorsque je m'étais rendu compte que je n'avais pas les clés ! Merci chance légendaire des Sullivan de me soutenir en ce beau jour ! Bon certes, je n'étais pas supposée les avoir. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il soit de coutume d'avoir les clés de l'appartement de son patron mais c'est un manque cruel !
Ni une ni deux, je sortis mon téléphone. Je tiens par la même occasion à remercier l'inventeur de cette chose. C'est extrêmement pratique. Surtout quand on téléphone avec des sacs plein les mains… D'une facilité !
Et à peine ridicule quand vous lâchez tout à cause d'une crampe… Enfin soit ! Revenons à nos moutons !
« Lex répond! Dépêche-toi !» Merci la chance, je tombai sur sa messagerie ! Zut de zut ! Je me retenais de justesse d'hurler en envoyant balader tous ces sacs. Qui était déjà à terre.
- Lex, je fais comment pour rentrer chez toi ?
Bippppppp. Pourquoi je commence toujours avant ce satané bip ! D'une main, je ramasse les sacs.
- Oh non ! Saleté ! Lex, comment puis-je rentrer chez toi ? Je traverse les murs ? Je hurle « Sésame ouvre toi » ? C'est ça ? Lex ! Je ne vais quand même pas tenter de défoncer cette por…
Je lâchai tout une nouvelle fois.
Là devant moi, de l'autre coté de la rue, je voyais Clark et Lois. Lois et Clark. Clark et Lois, très proches, trop proches. Il la regardait d'un air… intéressé. Voir même amoureux… Par tous les expresso de la terre ! Ils se tenaient la main ? Vraiment ? C'était quoi ça ? Une amourette affichée en plein public ?
Une petite vieille vint me demander si j'allais bien. Après que je lui ais répondu par l'affirmative, elle me donna un violent coup de canne.
- Non mais ça ne va pas la tête ? » Je m'offusquais.
Elle se retourna et me jeta un regard noir. Gloups. Elle me faisait penser à une Sullivan en manque sévère de caféine. Elle se pencha pour ramasser quelque chose à terre… Un minuscule petit chien. Et pendant qu'elle commençait à le rassurer par des ridicules « Ne t'inquiète pas ma Fifille, la vilaine dame est une folle. », moi j'étais mortifiée. De l'autre coté de la rue, ma cousine et Clark Kent ! Ensemble ! Main dans la main ! Non mais vous vous rendez bien compte ?
Le monde tournait à l'envers.
C'était impossible autrement !
Je reçus encore un coup de canne.
- Vous avez bientôt fini oui ? Non mais ! Espèce de… harpie !
J'avoue, ce n'était probablement la chose la plus intelligente à faire.
- Oh ! Vous avez failli tuer ma fifille !
Décidément, elle me faisait penser définitivement à une Sullivan ! Pour tenter de la calmer, je tentais donc une vieille technique utilisée par les tribus Sullivan lors de grands conflits avec les camps adverses.
Tribus Sullivan. A cette pensée, me yeux s'emplirent de larmes. Papa adorait cette phrase. Il adorait me faire rire. Et aujourd'hui, il n'était plus là. Et Lois sortait main dans la main avec Clark… et…
- Je m'excuse.
Mes yeux larmoyants donnèrent assez d'effets à mes excuses. La petite vieille en était complètement retournée. On aurait dit qu'elle venait de recevoir un coup violent sur la tête.
- Oh, mais… Non c'est moi qui ai mal réagi. Je n'aurais pas dû vous taper.
- Je peux vous inviter à boire un café ? » Les Sullivan résolvaient tout avec le café. Les conflits et les peines de cœur.
- Non, j'amène ma fifille chez le vétérinaire mais merci.
Je la saluais une dernière fois et je me retournais pour voir si Lois était encore dans les parages. Bien sur, elle avait disparu. Qu'importe, tôt ou tard j'allais découvrir ce qui se tramait entre ces deux là…
Et puis, il eut cette musique. Entêtante.
Oh non ! Mon portable ! Je fouillais à quatre pattes entre les sachets éparpillés à terre. Le constat était heureux car rien n'était cassé et mon portable était sous une pile de chocolats.
- Chloé Sullivan.
- Le code d'entrée c'est 753495.
Pardon ?
- Quoi ?
- Pour entrer dans mon appartement, le code c'est 753495.
- Ah d'accord.
- Je mange dans 1h, Chloé.
Que voulait-il que je réponde à ça ?
- Tant mieux pour toi.
- Tu es censée m'apporter mon diner…
Ah oui… il avait raison. Satanée mémoire. Satanée liste.
- Je sais.
Enfin, maintenant, je le sais. C'était un mensonge mais juste par omission ! J'avais juste oublié !
- A tout à l'heure alors.
- Oui oui !
Je ramassais tous les sacs. Alors, à quel étage pouvait-il bien loger ? Le dernier comme par hasard !
Heureusement qu'il y avait un ascenseur ! Enfin, j'entrais avec la délicatesse innée d'un éléphant dans le fameux appartement…
Je tiens à préciser que cet appartement est immense, décoré du strict nécessaire, et … totalement impersonnel. Pas une seule photo. Pas de désordre. Rien. Pas même un grain de poussière.
Alors que je pénétrais dans ce lieu, un frisson me parcouru. Il n'y avait pas de vie dans cet appartement. J'imaginais assez bien les soirées que Lex devait passer ici. Solitaire et angoissante. Enfin pour moi, ce serait angoissant. En comparaison, mon appartement était une merveille d'originalité, de couleurs et de vie.
Alors que je rangeais les provisions dans la cuisine, je n'avais pas pu m'empêcher d'aller jeter un coup d'œil dans sa chambre. La vue était sublime. Une grande baie vitrée illuminée par le soleil, des draps de satin grenat qui étaient la seule touche de couleurs de la pièce d'un blanc immaculé. C'était impossible de croire que quelqu'un pouvait vivre ici. Tout était si… Parfait et impersonnel. Un vrai appartement que l'on pouvait voir des les revues de décoration.
Tandis que je caressais du bout des doigts ce drap qui, soit dit en passant était d'une douceur inouïe, un cadre vint attirer mon attention. C'était une photo que nous avions prise au Talon lors de notre dernière joute verbale à Smallville. Juste avant l'accident qui avait coûté la vie à mon père. Clark voulait photographier Lana sous toutes les coutures et avait visé si bien que l'on ne voyait que moi et Lex nous défiant du regard le sourire aux lèvres. La carrière de photographe de Clark s'était définitivement arrêtée quand il avait vu cela. Fort heureusement d'ailleurs.
Cette photo, pourquoi Lex l'avait-il gardée ? Elle avait été placée dans un cadre en bois simple, à peine travaillé. Ce n'était pas du style de son appartement.
Alors que cette question me trottait dans la tête, j'aperçus une sublime horloge en bois. Une merveille d'antiquité qui contrastait étonnement avec le style épuré du lieu. Elle indiquait 11h 45 de ses belles aiguilles fines et travaillées.
- 11h 45 ! Oh mais ce n'est pas vrai ? Non non non non non !
Je pris mon sac, et partis en courant. Pourquoi fallait-il toujours que je sois en retard ? Etait-ce encore un coup de la chance légendaire des Sullivan ? Il fallait que j'en parle en plus vite avec Lois, cela ne pouvait pas durer plus longtemps !
Quelques minutes plus tard, après quelques hurlement pour faire comprendre à un chinois que je voulais deux poulets ananas et non du porc, après avoir bousculé une dizaine de personnes dans l'ascenseur, j'arrivais devant la mine hilare de mon milliardaire de patron.
- Retire-moi ce sourire Lex.
- J'adore te voir courir pour moi…
Comment pouvait-il draguer une fille comme moi ? Vraiment, je me rendais compte que je ne comprendrais jamais rien à la psychologie masculine… J'étais là, en nage, rouge comme un coquelicot, essoufflée et décoiffée, et lui, il me faisait du gringue.
Mais la psychologie féminine étant elle-aussi, totalement incompréhensible, dans un élan de folie pure, je m'approchais de Lex. Langoureusement, un sourire mutin se dessinait sur mes lèvres. J'avais perdu l'esprit.
- Mais j'adore courir pour toi.
Le tout ponctué par un regard peu équivoque. Je ne sais toujours pas pourquoi j'avais eu le culot de lui dire ça. Mais le fait était là. Je l'avais fait ! Alors que je me félicitais intérieurement de ma répartie, je ne le vis pas s'approcher de moi. Mais il se rappela à mon souvenir en me déposant un baiser dans le cou. Mon être tout entier fut parcouru d'un frisson exquis. Je sentais des petits papillons dans mon ventre. Une vague de pur bonheur. Une merveille.
- Continue autant que tu veux, Chloé. Tu veux rester pour le diner avec moi ?
Oui, oui, oui !
- Je ne sais pas trop si ça serait raisonnable.
Comprenez-moi, on mange ce soir ensemble alors autant le faire mariner ! Non ?
Je vis une lueur éclairer ses yeux. Il me désirait. Il n'y avait aucun doute. Et je ne pouvais pas m'empêcher de rougir.
- Tans pis alors. J'attendrai ce soir avec impatience.
Tandis qu'il s'éloignait, mon cœur recommençait à battre à un rythme normal. Ce type me faisait un de ces effets ! Je me remis au travail, un peu dans la lune mais concentrée sur ce que je faisais. Le minimum syndical en somme. Quelques clients téléphonèrent mais le plus drôle restait à venir.
- Chloé !
Quoi encore ? Je relevais la tête d'un document Excel qui me prenait la tête et découvrit...
- Danny ? Mais…
'Qu'est ce que tu fabriques là ?' j'avais envie de lui demander mais je m'abstins. Oui vous ne rêvez pas. Daniel. Danny. Dan Au passage, super sexy avec ses cheveux ébouriffés. Entre lui et Lex, j'étais servie. Mais là n'est pas ma première préoccupation! Mais que faisait-il ici ?
- Je t'invite ! » S'exclama-t-il tout sourire.
- M'inviter ? A quoi ?
- A déjeuner voyons ! « Affirma-t-il comme si c'était une évidence.
- En quel honneur ?
Oui je faisais mon embêtante à le harceler mais comprenez moi… Je venais de me faire draguer par mon adorable patron. J'étais sur un petit nuage et là, un autre type super mignon débarquait et voulait m'emmener. Bon c'était Danny et donc plus un papa poule qu'un potentiel petit ami Mais en tant que célibataire chronique, deux hommes qui me voulaient avec eux sur la même semaine était inattendu et surtout… très flatteur ! Donc, il me fallait comprendre pourquoi pendant toutes ces années, la gente masculine m'ignorait superbement et semblait tout à coup hypnotisée par mon charme. Et je devais aussi me rappeler de ne surtout pas en parler à Lois.
- Que tu aimes ma cuisine, que je suis un ami, que j'aime ta compagnie, que tu viens de m'obtenir un contrat avec Luthor… je continue ?
Même si j'avais quelques inquiétudes, mon égo, lui, en était tout émoustillé. Je ne pouvais pas refuser !
- D'accord !
Et voilà, c'était fait. Je venais d'accepter d'être draguée, enfin, disons être invitée, par deux hommes. Ma situation était… très inconfortable.
Certes, j'adorais Danny mais je ne l'avais jamais imaginé autrement qu'en tant qu'un confident ou un bon copain. Rien de plus ! A part ce matin où j'avais vraiment cru qu'il allait me sauter dessus. Sinon rien de rien.
Alors que je le suivais – oubliant le poulet ananas que je m'étais pris une heure auparavant dans mon sac, je me surpris à le reluquer un peu plus que de raison, et madame la chance étant avec moi, il se retourna exactement à ce moment là… Merveilleuse journée !
- Tu veux que je te fasse un strip-tease ?
- Quoi ?
Non mais j'avais mal entendu ou il venait de me proposer de se déshabiller là ici tout de suite ?
- Je te demandais si…
Je fermai les yeux comme pour me protéger de tout ce qu'il pourrait dire.
- Tu voulais que je fasse un mini défilé pour que tu puisses mieux me voir.
Merci mon dieu ! Mon imagination avait encore fait des siennes ! Comment mes pensées pouvaient-elles devenir si perverses ?
Comme je préfère vous cacher ce qu'il s'est passé ensuite dans les détails, disons juste que j'ai réussi à m'étaler de tout mon long dans le restaurant et que j'ai été priée de sortir du dit restaurant car j'avais complètement oublié que je me déplaçais avec un poulet ananas dans mon sac et qu'il semblerait que ça ne se fait pas d'apporter son dîner dans un trois étoiles. Je ne vous préciserai pas non plus que Danny mort de rire à essayé de m'embrasser et que, par mégarde, j'ai eu le malheur de le laisser faire.
Oui, je sais. C'est incompréhensible !
Moi même j'ignore ce qu'il m'a pris !
Je crois que ça faisait tellement longtemps que je rêvais qu'on m'embrasse de la sorte.
Il m'a enlacée et là… et bien voilà quoi. Ses lèvres et les miennes se sont croisées et…
Voilà. Je l'ai abandonné là.
Oui vous avez bien lu, je suis partie en courant.
Je ne sais plus du tout quoi penser.
Mais je cogiterai plus tard. Avec ma Lois de préférence. Avec un énorme pot de glace aussi. Noisette pour être sûre que j'ai bien toute son attention.
Lois… Je ne me souviens plus de ce qu'elle…
Mon dieu ! J'avais complètement oublié ce détail ! Lois et Clark !
Le monde tourne à l'envers ! Je vous le dis !
Lois et Clark, Danny qui m'embrasse et Lex et moi qui jouons au chat et à la souris…
L'apocalypse est proche !
Après avoir déposé mes affaires chez moi, et m'être préparée. Très jolie sexy et adorable de préférence, je suis juste devant l'appartement de Lex. Bien que je connaisse le code, je préfère attendre qu'il vienne m'ouvrir.
La porte s'ouvre sur un Lex resplendissant. Sublime. Merveilleux. Apollon réincarné.
Lorsqu'il m'aperçoit, un sourire quelque peu carnassier se dessine sur ses lèvres. Le chat a retrouvé sa proie.
Il s'approche. Pas un mot, juste un regard qui me fait frémir. Il me tire lentement dans le hall d'entrée, ferme la porte et recommence à me regarder.
Je crois que la souris va se laisser croquer sans trop de résistance…
Et alors que ma dernière pensée se tourne vers le fait que ce sera le deuxième que j'embrasse aujourd'hui, il se penche lentement vers moi et capture mes lèvres.
