Comme toujours, je ne vous remercierai jamais assez pour vos reviews/favs/follows, vous déchirez grave :D Comme je vais avoir un week-end très (trop? haha) chargé, je préfère poster dès aujourd'hui. On découvre de nouveaux personnages dans ce chapitre (de nouvelles "relations" en tous cas hihi) et autant vous dire...que ça ne s'arrêtera pas là (courage les CSers, respirez un grand coup, ça finira bien par passer haha). Je vous laisse donc avec le chapitre 4 et...faites en bon usage ^^
Chapitre 4 : Bisou magique ?
- Oh joie, marmonna Killian en rendant la prothèse à la petite blonde qui lui faisait face.
- Mr Jones, c'est dans votre intérêt. Et puis de toute façon moi je suis juste passée pour me présenter, renchérit-elle en fourrant la main et les documents qu'elle avait amené au fond de son sac.
- Et bin voilà, c'est fait ! Enchanté et au revoir ! grogna-t-il en tournant la tête, bien décidé à mettre fin à cette entrevue ridicule.
- Mr Jones…Killian, commença la spécialiste en touchant doucement son bras. Il vous reste encore quelques jours d'hospitalisation…Le seul conseil que je peux vous donner c'est d'entrer en centre de rééducation tout de suite après.
- Mais vous voulez rééduquer quoi ? J'ai plus de main, bordel ! clama le brun en remuant son bandage sous les yeux de la jeune femme.
- J'ai lu dans votre dossier que vous étiez dans la musique…Peut-être que cela vous permettra de retrouver un usage partiel de votre main et…
- Je suis droitier, mademoiselle Tinker. Je fais donc mes accords de la main gauche. Je doute que votre connerie de prothèse puisse remplacer quoique ce soit.
Chloé Tinker leva les yeux au ciel. Ce Jones était l'un des patients les plus bornés qu'elle ait pu rencontrer dans sa carrière. La rééducation était un passage nécessaire après une amputation, prothèse ou pas. La jeune femme était kinésithérapeute dans l'un des centres les plus réputés de la région. Et bien évidemment, en tant que nouvelle arrivée dans ce milieu là, c'était elle qui se chargeait de présenter l'établissement aux futurs pensionnaires. Elle ne put s'empêcher de fixer un peu plus longtemps que nécessaire l'homme qui lui faisait face. Là où tout autre aurait détourné le regard, les yeux bleus océan de Killian restèrent fermement accrochés aux siens. Sans même comprendre pourquoi, elle sentit ses joues rougir quand ce dernier se passa rapidement la langue sur les lèvres.
- Vous êtes tenace, Chloé, finit par admettre Killian dans un sourire alors que la petite blonde n'avait pas bougé d'un iota.
- Oh, appelez moi Tink, enfin comme vous voudrez mais…c'est ce que tout le monde fait, babilla la jeune femme, avant de se frapper le front du plat de la main.
Killian resta sans voix un instant. Cette fille était vraiment étrange. Chloé se mordit la langue pour ne pas s'insulter elle-même. Elle venait vraiment de parler à ce type comme une adolescente en chaleur. Et en plus, elle s'était tapé le front comme une idiote en se rendant compte de la stupidité de ses propos. Tout ça devant lui, championne ! La jeune femme tourna les talons pour échapper au plus vite à cette situation gênante quand le timbre grave du brun se fit entendre dans son dos.
- Tink…j'vais te les signer tes papiers. Mais à une seule condition…, minauda Killian dans un sourire.
- Oui ?
- Que tu me laisses ton numéro de téléphone, par exemple ? demanda le beau brun en haussant un sourcil suggestif.
- Connard ! grogna la petite blonde en se tournant de nouveau vers la porte, bien décidée à quitter cette chambre au plus vite.
- Pour te rendre les documents, quand ce sera prêt, ajouta Killian en tentant de dissimuler sa satisfaction. Il n'y a même pas de coordonnées sur ton foutu dossier !
Le beau brun jubilait. Cette Tink s'était fait avoir comme une débutante. Elle avait l'air adorable en plus et réellement inquiète pour lui. Et c'était bien là tout le problème pour Killian. Il fallait toujours qu'il se protège de ceux qui ne lui voulaient que du bien.
- Ah je…euh…oui, bafouilla la jeune femme en fouillant dans son sac à la recherche d'une carte de visite.
Elle se maudit intérieurement d'être aussi peu ordonnée. Elle avait l'impression que le temps passait au ralenti et qu'elle rougissait à vue d'œil sous le regard amusé du beau brun.
- Je…euh...voilà, lâcha-telle en tendant le petit bout de carton à Killian.
Celui-ci attrapa la carte en laissant traîner ses doigts un peu trop longtemps sur la main de la jeune femme.
Sans un regard, Tink fit volte face et atteint enfin la poignée, signant sa délivrance. Alors qu'elle franchissait la porte, elle ne put s'empêcher de jeter un dernier regard en arrière.
- A bientôt, love, lui murmura Killian dans un clin d'œil alors que la petite blonde quittait la chambre d'hôpital en levant les yeux au ciel.
…
Neverland : le drame aux portes de la gloire
La semaine dernière, nous apprenions le terrible accident de Killian Jones, guitariste et fondateur du groupe Neverland. La formation toulousaine venait de remporter la dernière édition de l'Emergenza et s'apprêtait à entamer une tournée européenne des plus prometteuses. Selon nos dernières informations…
- Miss Swan, vous pensez peut-être que je vais réaliser moi-même les centres de tables ? marmonna une voix à quelques centimètres de la jolie blonde.
- J'arrive tout de suite Madame Mills, veuillez m'excuser, je…
Emma n'eut pas le temps de finir sa phrase que Regina Mills était déjà retournée dans le magasin, laissant la jeune femme de nouveau seule dans l'arrière boutique. Emma ne pouvait détacher ses yeux de la photo qui accompagnait l'article de « La Dépêche du midi », le journal local. Killian Jones, le fameux Killian Jones. Celui là même qu'elle avait rencontré quelques jours plus tôt à l'hôpital. La blonde n'eut pas le temps de continuer sa lecture que la tête de sa patronne réapparaissait à l'embrasure de la porte.
- Et je vous ai dit mille fois de m'appeler Regina ! lâcha la brune en tentant un sourire forcé.
- Bien, Mad…Regina, répondit Emma en se précipitant à sa suite, ne manquant pas de ranger rapidement la feuille du journal dans son sac à main.
Alors qu'elle arrangeait soigneusement les dernières fleurs des compositions, Emma ne cessait de penser au brun. Elle avait à peine échangé quelques mots avec lui lors de leur rencontre. Enfin c'était surtout lui qui avait parlé, en précisant qu'il était loin d'être impuissant. Le tout devant son père et son fils. Quel idiot fini ! Un vantard, tout au plus. Elle n'avait pourtant pas manqué de remarquer son accent. Un sublime accent. Anglais, ou Irlandais certainement. La jeune femme avait l'oreille entraînée à la langue de Shakespeare après les années qu'elle avait passé en Angleterre puis aux Etats Unis.
- On rêve au prince charmant, Miss Swan ? susurra Regina en se rapprochant d'Emma.
- Quoi ? Absolument pas ! répondit rapidement la blonde.
Un peu trop vite apparemment car Regina ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.
- Je vous comprends, ce n'est jamais simple, commença la brune plantureuse. Vous voyez, j'ai moi-même…
- Je vais être en retard à l'hôpital. Mon fils, Henry, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, je dois aller le chercher et…
- Rencontré quelqu'un, continuait Regina comme si elle n'avait rien entendu. Malheureusement, nous n'avons pas grand-chose à nous dire mais au lit, mon dieu je n'ai jamais…
Emma venait de se précipiter vers l'arrière boutique pour récupérer ses affaires et courrait déjà vers la porte de sortie pour échapper aux confidences de sa patronne.
- A demain, Madame Mills, 18h, sans faute ! cria-t-elle à la brune en claquant le battant en verre derrière elle.
…
« Salut Em'. On se voit ce soir ? »
« Pas dispo »
« Ok. Deux jours qu'on t'a pas vu à la fac, je m'inquiétais »
« Tu ne devrais pas »
« Bien…Je suppose que je vais devoir me trouver une autre occupation pour ce soir »
« Oui, tu manques à ta main »
« Em' ? »
« Mmmmh ? »
« Tu me le dirai s'il y avait quelque chose ? Ou…quelqu'un ? »
Emma fixait désespérément l'écran de son téléphone mobile. Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu répondre à ça ? Comment expliquer à Graham que depuis plusieurs jours, elle n'avait juste plus envie de le voir ? Elle avait décidé que leur petite aventure devait prendre fin. Ce jeu avait assez duré. Elle le savait depuis bien plus longtemps à vrai dire, dès la première fois qu'ils avaient couché ensemble. Après tout, elle ne l'aimait pas. Pas comme ça.
- Mmmmh, je vois qu'on ne peut déjà plus se passer de moi, Swan, lâcha quelqu'un au dessus d'elle.
Absorbée par ses réflexions à propos de Graham, Emma sursauta et son téléphone lui tomba des mains. Elle aurait reconnu cette voix entre mille. Killian Jones. La jeune blonde leva les yeux et eu tout le loisir d'étudier le beau brun de la tête aux pieds. Il était debout mais semblait faire bonne figure pour ne pas grimacer. Le jogging élimé avait été remplacé par un jean et un T-shirt vert à l'inscription qui la fit sourire « Everyone loves an Irish boy ». Bingo, elle avait vu juste ! Il portait son bras en écharpe et lui tendit immédiatement la main droite pour la saluer quand il vit qu'elle avait posé les yeux sur son bandage.
- Je viens simplement chercher mon fils, cracha la blonde en ignorant la main tendue et en plongeant un regard noir dans l'océan qui lui faisait face. Rappelez-moi votre nom, déjà ? ajouta-t-elle d'un air hautain.
Evidemment qu'elle n'avait pas oublié son nom. Il tournait dans sa tête depuis plusieurs jours déjà. Et son visage. Et ses yeux. Et voilà que maintenant elle découvrait la haute stature et la carrure parfaite de l'OVNI Irlandais. « Putain il aurait pas pu rester dans son fauteuil ? Connard, tentation des dieux, cause du réchauffement climatique… » s'énerva intérieurement la blonde.
- Killian, Killian Jones, indiqua le brun en s'asseyant sur le banc libre à côté d'Emma.
Tout proche, bien trop proche. La blonde pouvait sentir sa cuisse contre la sienne. Quand il étira le bras pour ramasser le mobile tombé à terre, elle ne put s'empêcher de le voir retenir une grimace en se tenant les côtes. Elle était tellement subjuguée par le spectacle que ce n'est que quand elle vit l'écran du téléphone s'illuminer qu'elle se souvint de la conversation encore ouverte. Emma se précipita sur la main de Killian et lui arracha l'objet.
- Oooooh doucement tigresse, je ne connais même pas encore votre prénom ! sourit-il en haussant un sourcil charmeur.
- Idiot ! grogna Emma en serrant les dents.
- Enchanté, Idiot Swan, rit Killian en s'adossant au mur. Et pour info, je ne fouille pas dans les téléphones des dames, love, ajouta-t-il.
Emma leva les yeux au ciel. Ce type était un crétin. Et après tout, comment pouvait-il savoir qu'elle ne voulait pas qu'il tombe sur l'écran de son téléphone ? C'est sûrement parce qu'il avait bel et bien vu quelque chose. « Tu deviens parano Emma, coucou la psychose ! » continua la blonde dans sa tête.
- Maman ! s'écria Henry en se précipitant dans les bras de la jeune femme.
Le petit brun fourra sa tête dans le cou de sa mère et lança un coup d'œil étonné à Killian.
- Ah bin t'es là ! Je te cherchais ! Je pouvais pas partir sans te dire au revoir ! expliqua le gamin en poussant sa mère sans ménagement pour s'installer entre elle et Killian sur le banc.
- Nope, j'suis pas là, c'est mon fantôme que tu vois et si tu continues je…, commença le beau brun avant d'être rapidement interrompu.
- J'ai trouvé ça ! lâcha Henry en tendant sa main ouverte sous les yeux de Killian.
Une bague en argent trônait dans la paume de l'enfant. La bague de Liam. Henry avait trouvé le fameux trésor. Etrangement, Killian fut plus touché par le bonheur qui se lisait dans les yeux du gamin que par le retour de ce bijou qui lui était si cher. Peut-être avait-il finit par s'attacher un peu à cet insupportable garnement ?
- Elle était dans ta table de chevet en fait, tu as du la ranger sans t'en apercevoir ou oublier, à cause de la morphine, continua Henry, fier de sa trouvaille.
- Henry, ça ne se fait pas de fouiller dans les affaires des autres! le rabroua Emma en roulant des yeux.
- Y'a pas de mal Swan, le petit voulait seulement m'aider il a du penser que…
Emma se leva brutalement et attrapa son fils par la main. Killian ne put s'empêcher de froncer les sourcils devant l'air abattu du gamin.
- Tu sais quoi Henry ? Tu peux la garder, lâcha le beau brun sous les yeux stupéfaits d'Emma.
- Vrai ? demanda le gosse, son regard retrouvant instantanément toute sa malice.
- Je…non ! s'écria Emma. Jones, vous n'avez pas à faire ça, je suppose que c'est un bijou de famille important et…
La blonde s'interrompit en voyant le sourire qui se dessinait sur le visage de Killian à l'évocation du terme « bijou de famille ». Il était surement en train de préparer une réplique bien sentie. Et ça ne manqua pas.
- Oh continuez, Swan, j'aime vous entendre parler de mes bijoux de famille, dans votre bouche, c'est un délice ! rit le brun sous l'œil intrigué d'Henry.
Le gamin ne comprenait bien évidemment pas le jeu de séduction et de confrontation qui se tissait peu à peu entre les deux adultes.
Emma leva les yeux au ciel et préféra ne pas insulter le beau brun sous les yeux de son fils. Elle baissa le regard vers Henry et s'aperçu qu'il faisait déjà rouler la bague entre ses doigts, comme si elle était à cet instant la seule chose qui comptait au monde.
- Non pour de vrai, kid, tu peux la garder, je te la prête ! recommença Killian en reprenant son sérieux. Si ta mère est d'accord, bien sûr, ajouta-t-il en se levant lui aussi du banc pour être à la hauteur d'Emma.
- Trop coooool ! s'enthousiasma Henry en entourant de ses bras la taille de Killian.
Le cœur d'Emma manqua un battement. Elle n'avait jamais vu son fils aussi démonstratif. A part avec elle ou avec ses parents, bien sûr, mais là, c'était différent. Quand Emma était partie à Boston, Henry n'avait que quelques mois et il ne s'était jamais lié d'amitié avec les autres enfants pendant les quelques années qu'ils avaient passé là bas. A quatre ans, une insuffisance rénale chronique avait été détectée chez le garçonnet. Une malformation de naissance, semblait-il. Les médecins avaient privilégié la greffe plutôt que la dialyse vu le jeune âge d'Henry. Emma n'était pas compatible. Mary Margaret non plus. Et David avait connu des blessures trop graves lors de ses états de service pour être un donneur potentiel. Après de longs mois de souffrance devant la santé de son fils qui se dégradait, la jeune femme était rentrée en France, prête à tout pour sauver la chair de sa chair. Prête à retrouver le père d'Henry, si c'était la seule chose à faire.
- Swan ?
La main de Killian posée sur son épaule ramena immédiatement la jeune femme à la réalité. Quand elle rencontra les prunelles bleues du jeune homme plantée dans les siennes, elle se sentit défaillir. Elle avait le sentiment qu'il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Et quand il hocha doucement la tête, elle comprit que ce n'était pas qu'un sentiment.
- Henry, on va y aller ? se reprit Emma en entourant son enfant d'un bras protecteur.
- Merci Killian ! babilla le gamin en glissant la bague dans sa poche. Euh…et comment je fais pour te la rendre ?
- C'est moi qui te retrouverai, lança Killian dans un clin d'œil.
Emma vit clairement le regard du beau brun se tourner vers elle. Elle ne savait pas s'il s'adressait à Henry ou à elle. Elle ne VOULAIT pas que ce soit pour elle.
- Bon et bien… à bientôt ? tenta Emma en se rapprochant de Killian et en lui écrasant le pied au passage.
Le jeune brun était en chaussettes et le talon de la blonde lui écrasa consciencieusement les orteils.
- SWAN ! Tu veux qu'on me coupe le pied aussi ?! hurla-t-il en sautillant sur place.
- Je suis désolée, vraiment désolée, je ne voulais pas…, commença la blonde en rougissant et en faisant rassoir Killian sur le banc, ne prenant même pas garde au fait que le jeune homme s'était mis à la tutoyer.
Par réflexe, elle lui retira sa chaussette pour vérifier l'état de ses orteils. Quand elle se rendit compte de ce qu'elle faisait la jeune femme leva les yeux au ciel. Foutus réflexes maternels !
- Faut un bisou magique ! s'écria Henry. Ça répare tout !
- Il n'y a rien Jones, lâcha Emma qui se redressait déjà en emmenant Henry avec elle. Donc pas de bisou magique, ajouta-t-elle en scrutant la réaction de Killian, s'attendant à une énième réplique de sa part.
Mais celui-ci se contenta d'un sourire triste en faisant un signe de la main aux Swan qui quittaient l'hôpital. Il venait de recevoir la réalité en pleine face. Prothèse ou pas, rien ne pourrait le réparer, jamais.
Et ouiiiiiiiii le premier VRAI moment CS même si j'vous l'accorde il est très...Asphodien? hahahaha. Mille fois pardon, j'espère que vous aurez aimé quand même et j'attends d'ailleurs vos commentaires avec impatience !
