Hello mes p'tits chous ! Désolée pour le retard, j'ai fêté la fin de mes partiels vendredi et samedi dernier. Le dernier chapitre a semblé générer de l'enthousiasme pour cette histoire et ça fait plaisir, merci pour vos reviews et messages (et merci Katna pour avoir remarqué que le statut de la fic était "complete", je vais rectifier ca). Je vous laisse donc sans plus attendre avec la suite, bonne lecture.
Chapitre 4 – Une journée d'été
Une semaine était passée depuis l'essai de vol désastreux. Bill s'occupait beaucoup des deux plus jeunes, Charlie, les jumeaux et Laureen étaient inséparables, et Percy faisait bande à part comme d'habitude.
Charlie avait forcé Laureen à se lever tôt tous les matins, et il profitait des heures fraîches pour lui apprendre à voler. Ils y allaient tranquillement, pas-à-pas, évitant à tout prix de se précipiter. Il y avait failli avoir un accident, une fois où Charlie les avait fait monter très haut. Il avait demandé à Laureen de lâcher son balai pour écarter grand les bras. Elle l'avait d'abord regardé avec des yeux ronds comme des soucoupes, mais avait obtempéré. Elle avait enfin trouvé l'équilibre sur un balai et avait suffisamment confiance. Alors elle avait écarté grand les bras, inspirant l'air pur à pleins poumons.
Puis un oiseau était passé devant son nez. Elle avait tourné brusquement la tête, et avait perdu son équilibre. Elle avait penché à gauche et avait basculé de son balai. Elle n'avait même pas eu le temps de crier que Charlie lui avait fermement saisi le bras et l'empêchait de tomber. Il la hissa derrière lui et fila à la poursuite de son balai.
Heureusement ce ne fut qu'une grosse frayeur, et l'incident fut vite oublié. Une fois rentrés et après avoir pris une bonne douche, ils rejoignirent le reste des Weasley à table. Une fois le petit déjeuner avalé, Molly se leva.
-Alors les enfants, j'espère que vous n'avez rien de prévu aujourd'hui, lança-t-elle.
-On voulait faire une course de balais, expliqua Bill. Mais on peut toujours reporter à demain.
-Papa et moi emmenons Ginny au Chemin de Traverse pour voir le spectacle de marionnettes magiques, nous passons la journée là-bas. Bill, Charlie, vous êtes responsables des jeunes.
-D'accord maman, accepta Charlie. On peut aller à la rivière ?
-Si vous rentrez tous en un seul morceau, oui.
A ces mots tous les enfants se précipitèrent à l'étage pour mettre ce qu'il fallait dans leurs sacs. Ils se retrouvèrent dans le jardin et partirent en direction de la rivière. Bill marchait à l'avant avec Ron, suivi de Charlie et Laureen, les jumeaux sur leurs talons. Dix mètres derrière, Percy traînait des pieds en râlant qu'il ne voulait pas venir. Il avait bien dit qu'il voulait rester à la maison mais un seul regard de Charlie avait suffi à le faire lever de son siège.
Charlie dit qu'il partait devant pour planter la tente, et transplana. Laureen alla glisser quelques mots à l'oreille de Bill qui hocha la tête. Il pointa sa baguette sur les jumeaux – qui n'étaient pas franchement rassurés – et leur amie et leur jeta le sort qu'elle lui avait demandé. Aussitôt ils se sentirent tout légers.
Laureen grimpa immédiatement dans un arbre.
-Les gars, venez !
-Lau' mais qu'est-ce que tu fais ? se plaignit Fred.
-Je grimpais toujours dans l'arbre de la cour à l'orphelinat ! répondit-elle. Venez, c'est super !
George s'élança à son tour et rejoignit Laureen sur une branche.
-Fred, viens ! Allez ! l'encouragea la jeune fille.
Une fois Fred monté, ils s'élancèrent comme des écureuils entre les branches, profitant du sort de légèreté pour rebondir aisément sur les branches. Ils atteignirent rapidement la rivière et rejoignirent Charlie qui avait planté la tente. Ce dernier fut surpris de voir ses frères et Laureen tomber du ciel juste devant lui. Ces derniers étaient maintenant au sol en train de se bagarrer.
-C'est de la triche George ! Tu m'as poussée !
-N'importe quoi, c'était Fred !
-Bande de mauvais joueurs !
Charlie, exaspéré, prit ses deux frères et les jeta à l'eau avant de se tourner vers la jeune fille.
-Noooooon, je ne suis pas en maillot ! protesta-t-elle.
-Je t'épargne, pour cette fois, rit Charlie. Va te changer dans la tente, je reste dehors pour être sûr que personne ne regarde.
Elle se glissa dans la petite tente pour découvrir un intérieur immense. Elle posa son sac sur une petite table. Elle grimaça à l'idée de devoir le laisser là, mais se persuada que ça ne risquait rien. Elle enfila son maillot une pièce noir qui tranchait joliment sur sa peau pâle. Le bustier était très ajusté, laissant une grande partie de son décolleté à l'air libre, ainsi qu'un dos nu. Une attache comme celle d'un soutien-gorge maintenait le maillot en place dans le dos, et deux fines bretelles partant des côtés du bustier devaient se nouer derrière la nuque. Tout en maintenant son maillot en place d'une main, elle écarta un pan de l'entrée de la tente et demanda à Charlie de l'aider à attacher les bretelles. Elle retourna à l'intérieur chercher sa serviette, un chapeau, des lunettes de soleil et une grande chemise. Elle s'installa dehors, et s'allongea sur sa serviette au soleil.
Une lueur bleutée sur sa peau la fit sursauter. Elle vit Bill, qui arrivait enfin avec Ron, qui avait sa baguette à la main. Elle fronça les sourcils mais Bill lui sourit.
-Juste un sort de protection contre le soleil, sinon tu auras des coups de soleils sévères.
-Oh, bien vu, merci.
-Bon, maintenant que tu es en maillot de bain, je peux te jeter à l'eau ! lâcha Charlie en la soulevant comme si elle ne pesait rien.
Il la balança sur son épaule comme un vulgaire sac de patates, ignorant ses cris de protestation. Il s'avança vers la rivière, trop occupé à retenir sa proie très gigotante pour remarquer les jumeaux qui couraient dans l'eau dans sa direction en faisant des grands gestes.
-Retiens bien ta respiration ! lui cria-t-il en la lançant vers le centre du cours d'eau.
Après le cri et le vol plané de Laureen, les jumeaux commencèrent à paniquer.
-Mais tu es fou ?! hurla George à Charlie alors qu'il tentait à nouveau de courir dans l'eau en direction de son amie.
-Laureen ! criait Fred en essayant de fendre l'eau pour l'atteindre. Lau' ! Charlie tu n'es qu'un sombre crétin !
Le pauvre Charlie ne comprenait plus rien.
-Elle ne sait pas nager ! cria finalement Fred.
Bill, en bon aîné, se dévêtit instantanément d'un coup de baguette et plongea dans l'eau avant de nager énergiquement jusqu'à la jeune fille. Charlie, tout pâle face à ce qu'il venait de faire, tentait de repérer les boucles auburn à travers l'eau, en vain. Les jumeaux étaient réellement terrifiés, et plongeait frénétiquement dans l'eau dans l'espoir de l'aider. Finalement Bill réussit à la sortir de l'eau et maintint sa tête au-dessus de la surface pendant qu'elle toussait et crachait. Épaulé des jumeaux, il la ramena à la berge et la porta jusqu'à sa serviette. Fred aida son amie à enfiler la chemise et entoura ses épaules de son bras. George lui tendit une gourde de citronnade qu'elle prit avec gratitude avant d'en boire une rasade.
Charlie ne savait plus où se mettre, face aux airs gênés de Bill et Ron, et aux regards assassins de Fred et George. Il grimaça, et s'approcha prudemment de la jeune fille, bien conscients que Fred et George n'hésiteraient pas une seconde à se servir de leurs baguettes contre lui s'il faisait une autre bêtise.
-Je suis sincèrement désolé, Laureen, dit-il néanmoins, désireux de faire amende honorable.
Il fouilla dans la glacière qu'ils avaient amené et en sortit un cône de glace au chocolat, qu'il fit léviter jusqu'à elle. Un petit sourire éclaira son visage et elle saisit la glace, qu'elle mordit à pleine dents. Elle grimaça au choc thermique sur ses dents mais rapidement on entendit les ronronnements qu'elle faisait lorsqu'elle mangeait du chocolat, ce qui acheva de rassurer tout le monde. Une fois sa glace finie, elle se leva et tenant les jumeaux par la main, elle retourna prudemment dans l'eau. Fred nageait en cercle autour d'elle pendant que George essayait d'expliquer à leur amie comment faire. Après plus d'une heure d'efforts intenses, Laureen fut capable de flotter en se déplaçant avec plus ou moins de grâce. Ce n'était pas vraiment ce qu'on appellerait de la nage, mais au moins elle ne se noierait pas si jamais Charlie – ou un(e) autre – lui faisait une noyade surprise.
Bill barbotait tranquillement avec Ron et Charlie quand il sentit deux paires de bras s'enrouler autour de ses mollets. Soudain une jolie tête aux yeux verts rieurs creva la surface devant lui.
-Surprise ! cria-t-elle en se jetant sur lui, poussant ses deux mains contre les épaules du garçon.
Leur attaque surprise porta ses fruits et Bill disparut sous l'eau avant de remonter en riant, cherchant à se venger sur un de ses frères. Cela dégénéra rapidement en bataille d'eau, les jumeaux et Laureen contre les autres. Malgré l'âge et la force de Charlie et Bill, et la détermination de Ron, ils furent largement battus. Les jumeaux et Laureen savaient faire les choses ensemble comme une équipe, et c'était comme s'ils étaient télépathes.
Ron demanda ensuite s'ils pouvaient installer une corde, et Bill accepta la requête de son petit frère. En quelques instants la corde fut accrochée à une branche et bientôt, chacun son tour, ils s'élancèrent en criant au-dessus de l'eau avant de se laisser tomber dans une explosion de gouttelettes. Ron était sans conteste le champion de saut du groupe. Ils s'amusèrent encore un peu avant de revenir s'allonger sur leurs serviettes au soleil.
Les plus vieux se chargèrent de préparer le déjeuner, faisant griller des brochettes. Ils s'assirent en cercle et se répartirent les brochettes. Le silence régna quelques instants, chacun dévorant sa part tranquillement. Charlie distribua ensuite des pommes pendant que Bill rangeait le plat de brochettes. Ils veillèrent à ce que chacun finisse son fruit avant d'accepter de distribuer les glaces et quelques sucreries.
Évidemment Laureen se jeta sur tout ce qui était à base de chocolat, et sa réaction amusait toujours autant les autres, qui lui laissèrent les petits chocolats de bon cœur. Laureen s'allongea ensuite sur sa serviette, et fit une petite sieste. Ron et Charlie firent de même, Bill lisait à l'ombre d'un arbre et les jumeaux murmuraient entre eux avec des airs de conspirateurs, sûrement en train d'échafauder un de leurs plans tordus mais désopilants.
Laureen s'éveilla près de deux heures plus tard et s'étira comme un chat avant de regarder autour d'elle. Les jumeaux étaient endormis l'un sur l'autre, Charlie était en train de griffonner frénétiquement sur un parchemin, l'air très concentré. Ron ronflait comme si sa vie en dépendait, et Bill lisait toujours. Il lui sourit avant de replonger la tête dans son livre. Elle se leva et enfila sa grande chemise par-dessus son maillot de bain. Elle fit quelques pas dans l'herbe et se pencha sur l'épaule de Charlie pour voir ce qu'il faisait.
Les rapides coups de crayons donnèrent rapidement forme à une créature reptilienne. Un gros lézard ? Non, c'était bien plus gros qu'un lézard, c'était encore plus gros qu'un hippogriffe. Puis elle vit apparaître des ailes sur le dessin. Un dragon… Le dessin était tellement réaliste qu'on aurait dit qu'il allait prendre son envol d'un instant à l'autre.
-Il est magnifique, souffla-t-elle.
Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle avait parlé à haute voix. Cela sembla faire remarquer à Charlie qu'elle était là, et il lui fit signe de s'asseoir à côté de lui. Elle se laissa tomber dans l'herbe, répondant au petit sourire du garçon.
-Je suis sincèrement désolé pour tout-à-l'heure, vraiment j'ai été stupide.
-C'est bon, tout s'est bien passé finalement, on ne va pas rester fixé là-dessus tout l'été.
Charlie lui sourit à nouveau. Laureen se sentait bien avec Charlie.
Fred et George étaient ses meilleurs amis depuis près d'un an et ils étaient très liés tous les trois, elle ne s'imaginait pas son avenir sans eux en tout cas pas tant qu'ils seraient élèves à Poudlard. Elle les adorait et c'était réciproque. Ils avaient souvent entendu à Poudlard qu'il ne manquait que la flamboyante chevelure rousse si reconnaissable à Laureen pour être une Weasley. Cela la faisait rire, car d'un côté elle les considérait comme ses frères tant ils étaient proches, mais en même temps elle refusait de les assimiler à des frères. N'avoir aucune famille du sang, ça vous marque.
Ils lui avaient évidemment parlé souvent de leur famille, avec leurs nombreux frères et leur sœur. Ils refusaient un peu de l'admettre, mais leur amour pour leur famille était au-dessus de tout. Enfin, à égalité avec leur affection – purement amicale – pour Laureen. Maintenant qu'elle les connaissait tous depuis une semaine, elle les considérait presque comme sa famille. Un peu comme des cousins. Enfin, presque.
Percy était un cas à part, ils ne s'aimaient pas. Il ne voyait pas d'un bon œil sa proximité avec Fred et George, et leur tendance à faire des coups pendables ensemble. Elle ne l'aimait pas non plus, avec son trop grand respect du règlement, son snobisme et sa tendance à vouloir rabaisser les autres, surtout les plus jeunes.
Ron et Ginny étaient adorables. Ron n'avait pas passé beaucoup de temps avec elle mais il était toujours très gentil. Ginny s'était accrochée à elle comme à une grande sœur et finalement ça ne dérangeait pas du tout Laureen qui avait beaucoup d'affection pour la petite.
Bill n'était pas si proche d'elle mais jouait un peu les grands frères quand même, par habitude sans doute. Il veillait un peu sur tout le monde, incluant naturellement Laureen sous son attention.
Mais avec Charlie c'était différent. Peut-être agissait-il parfois un peu comme un grand frère, mais en même temps il avait environ six ans de plus qu'elle ! Mais si elle se sentait si bien avec lui, c'est parce qu'il la traitait comme une égale, il ne lui parlait pas comme à une enfant. Il agissait – plus ou moins, restons logiques et normaux – comme si elle avait son âge, et elle appréciait grandement ça.
-C'est un dragon n'est-ce pas ? demanda-t-elle en désignant le dessin du menton.
-Oui, un suédois à museau court, confirma Charlie.
Son air à la fois ravi et concentré lorsqu'il commença à en parler fit plaisir à Laureen, et elle l'écouta religieusement.
-… et c'est grâce à ces muscles qu'ils ont une grande puissance dans leurs ailes, ce qui leur permet des décollages fulgurants, expliquait-il en pointant différents points sur le dessin.
Elle se pencha pour voir de quelle partie de l'aile il parlait. Charlie releva finalement la tête vers elle et passa sa main dans ses cheveux.
-Excuse-moi, je t'embête avec mes explications depuis dix minutes…
-Non pas du tout, s'empressa-t-elle de démentir. Je trouve ça intéressant. Et puis tu as l'air tellement heureux quand tu en parles, ça en devient vraiment passionnant.
-Tu trouves ? demanda Charlie, un peu gêné.
Elle hocha la tête, enthousiaste.
-Fred et George m'ont expliqué que tu es parti vivre en Roumanie pour travailler dans une réserve de dragons, c'est bien ça ?
-Oui, je suis parti juste avant de finir ma dernière année de Poudlard.
-Mais ça va, loin de toute ta famille ? demanda Laureen.
-Oui, ça va en fait. C'est sûr que parfois ils me manquent, tous. Bill et Percy sont assez grands, et je crois que Fred et George le gèrent plutôt bien. Ron joue les grands évidemment, mais je sais que je manque beaucoup à Ginny.
-Tu sais, Fred et George parlent souvent de toi, et même s'ils préfèreraient aller en retenue avec Rogue plutôt que de l'avouer, je pense que tu leur manques vraiment parfois.
-Je reconnais bien là mes frères, sourit Charlie. Ils me manquent aussi, leurs farces me manquent, le sérieux de Percy, le calme de Bill, le rire de Ginny… mais je ne regrette pas d'être parti, avoir son propre espace ça fait du bien crois-moi. Avoir le calme quand tu as été habitué à la vie en famille nombreuse, avoir ses propres horaires, ne pas avoir à attendre pour la douche. J'adore mes frères et ma sœur mais j'aime vraiment vivre seul. Tu verras quand tu quitteras Poudlard.
Elle détourna le regard en se grattant l'arrière de la nuque.
-Charlie… Je vivais plus ou moins seule avant Poudlard, tu sais. J'étais dans un orphelinat moldu.
Charlie ouvrit grand les yeux en perdant son sourire. Quel imbécile ! Il fallait vraiment qu'il fasse une bourde à chaque fois.
-Je ne sais pas qui est mon père, lâcha Laureen en regardant dans le vide. Ma mère s'appelait Brianna O'Neil, peut-être que tu as entendu parler d'elle.
Charlie hocha la tête, ne souhaitant pas l'interrompre.
-Elle se battait avec les bons sorciers, du temps de Tu-sais-qui. Et un jour il y a eu un affrontement, qui a très mal tourné. Ma mère a été gravement blessée et laissée pour morte sur le sol. C'est Hagrid qui est arrivé sur les lieux, et ma mère est morte entre ses bras. Hagrid, Dumbledore et McGonagall m'ont raconté tout ça en début d'année. Je n'étais qu'un tout petit bébé quand c'est arrivé. Et près de treize ans plus tard, me voilà, jeune élève de Poudlard…
Le fils Weasley respecta un temps de silence après cette tirade. Alors elle savait tout ça… Elle ne connaissait pas toute la vérité bien sûr, et il avait juré à sa mère de ne rien dire.
-Hé, je trouve qu'ils sont bien trop paisibles… fit Laureen en désignant les jumeaux.
Le changement d'attitude surprit le garçon, mais il sourit finalement.
-C'est vrai, on devrait faire quelque chose… mais quoi ?
-Il fait très chaud, peut-être qu'un peu d'eau…
Le sourire du rouquin s'élargit encore. Ils se levèrent, et allèrent remplir deux seaux à la rivière. Puis Charlie sortit sa baguette et les fit léviter jusqu'aux jumeaux. Les seaux flottaient au-dessus des deux garçons endormis, tanguant doucement. Bill secoua la tête mais observa la scène en souriant.
Puis Charlie tourna son poignet d'un mouvement sec et l'eau froide se déversa sur les jumeaux qui se réveillèrent en hurlant, baguette à la main. Puis leurs yeux tombèrent sur Laureen qui riait en se tenant les côtes, et Charlie qui était carrément par terre, hilare. Ils se ruèrent vers eux avec l'intention de prendre une revanche, alors Laureen décampa en quatrième vitesse, se réfugiant dans un arbre avec l'agilité d'un écureuil. Charlie eu moins de chance et fut taclé sauvagement par deux rouquins hurlants. Ils roulèrent dans l'herbe pendant quelques minutes, personne ne voulant lâcher prise, avant que Charlie ne s'avoue vaincu, trop fatigué pour se battre contre les deux à la fois. Bill se chargea alors de réveiller Ron et ensemble ils firent une partie de cache-cache avant de rentrer.
Quelques semaines plus tard, pendant un de leurs entraînements de vol, Charlie annonça à Laureen qu'il repartait le lendemain. Le sourire de Laureen fondit comme neige au soleil et elle piqua immédiatement vers le sol. A peine fut-elle sur la terre ferme qu'elle monta se barricader dans sa chambre. Il la suivit et la supplia à travers la porte mais elle refusa de sortir de là pendant toute la journée, même quand les jumeaux tentèrent de lui parler. Elle descendit tout de même pour le dîner, mais pas un mot ne sortit de sa bouche tout au long du repas. A la fin du repas Charlie se leva assez brusquement et sortit dans le jardin. Elle se leva trois secondes plus tard et se dirigea à son tour vers le jardin. Elle le vit assis dans l'herbe, la tête levée vers les étoiles. Elle se dirigea à pas hésitants vers lui, et s'assit lentement à sa droite, lui laissant le temps de déguerpir ou de lui faire savoir qu'il ne voulait pas de sa présence. Mais il ne réagit même pas.
-Je suis désolée. J'ai seulement l'impression… de perdre un proche, tu vois ?
Pour toute réponse il passa un bras autour de ses épaules et la serra contre lui. Elle se laissa aller et posa sa tête sur son épaule. Il l'embrassa sur le dessus du crâne. Puis ils regardèrent les étoiles ensemble un long moment. Quand il sentit Laureen s'endormir, il la souleva délicatement et l'amena dans son lit. D'un coup de baguette il lui enleva ses chaussures et son gilet avant de la border. Il laissa une note sur la table de nuit et sortit en silence de la chambre.
Le lendemain quand Laureen se réveilla, elle trouva la note de Charlie. « N'oublie pas de guetter les hiboux ». Elle sourit.
