voilà la suite elle est courte mais je posterais très vite le chapitre 5 qui est le dernier ! violà
Chapitre 4
Des heures plus tard, toujours installés à leur bureau, les agents du NCIS tentaient de comprendre le lien entre Lou Dalfino et Thomas Riglinton. Quand Tony se leva de son bureau, la télécommande de l'écran géant dans la main, Gibbs et McGee levèrent la tête vers lui.
« J'ai quelque chose, boss ! »
Jethro attrapa son énième café et s'approcha.
« Eh bien, vas-y ! »
« A peu près tous les deux mois, notre marine disparaît pour un week-end. Officiellement, il va chez ses grand-parents dans le Vermont, mais j'ai vérifié: le terrain ne lui appartient plus depuis des lustres, et bizarrement il y va toujours avec une jeep qui, d'après sa charmante voisine, est pleine à craquer… »
Gibbs but une gorgée de café avant de rétorquer :
« Pleine à craquer d'armes volées ? »
« Et nous avons un gagnant ! C'est… »
Il ne finit pas sa phrase: la main de son chef venait de s'abattre sur sa tête.
« Aieuh ! »
« McGee ! »
« Oui, patron ? »
« Où on en est du transfert de l'ordinateur d'Alessandro ? »
« Il devrait arriver dans l'après midi, monsieur ! »
« Faites presser les choses et… »
D'un même mouvement, les trois agents du NCIS tournèrent la tête vers l'ascenseur. Des cris s'échappaient de l'habitacle. Quand il s'ouvrit enfin, Dany et Kate en sortaient. Dans son cosy, Saria hurlait à pleins poumons.
« Pleurer, manger - c'est tout ce qu'elle sait faire, cette gamine ! »
Gibbs s'approcha.
« Normal, c'est un bébé. C'est comme ça qu'elle s'exprime. »
« Eh bien, je préférerais qu'elle le fasse en italien – ça, au moins, je comprends ! »
Jethro parut un instant agacé par les paroles de Dany et puis il se mit à sourire comme s'il compatissait à la douleur du jeune papa.
« Allons, venez vous asseoir. »
« Je voudrais juste que vous la calmiez comme hier…. »
Kate se frotta les tempes.
« Elle pleure depuis des heures et il a tout essayé. Faites-moi confiance, j'étais là. »
Sans même relever, Gibbs ordonna d'une voix passive mais persuasive :
« J'ai dit "assis". »
Dany s'empressa d'obéir - qui ne l'aurait pas fait ? Peu à peu, quelques têtes dépassèrent des boxes, les agents se demandant probablement ce qu'un bébé braillard faisait dans leur bureau. Jethro leur jeta un regard mauvais et ils disparurent vite à leur place.
« Prenez-la. »
« Non, mais j'ai essayé le truc d'hier, la masser sur mes genoux et tout mais… »
« J'ai dit… »
L'Italien s'exécuta sans même attendre la fin de la phrase. Il allongea Saria sur ses genoux et attendit :
« Bien. Passez votre main sur son ventre doucement tout en la berçant légèrement. »
Peu à peu, la petite fille s'apaisa, rendant son calme au bureau du NCIS. Kate soupira très fort et Tony se mit à sourire.
« Quoi ? Qu'est-ce qui se passe, Kate ? Où est ton instinct maternel ? »
« Oh, ferme-la, tu veux ? J'ai mal au crâne ! »
« En général, ça, c'est une excuse pour éviter de se retrouver dans ce genre de situation. »
La jeune femme allait répondre quand un téléphone portable se mit à sonner.
La musique ne venait pas de leurs portables. Ils cherchèrent un instant, jusqu'au moment où Gibbs attrapa le cosy de Saria. Il glissa sa main sous la housse et en sortit un mobile dernier cri. Dany secoua la tête pour signifier qu'il ne savait rien et Gibbs décrocha.
« Allô ! »
Il mit le haut parleur et posa le téléphone sur son bureau. La voix d'une femme retentit dans le combiné :
« Qui êtes-vous ? Où est Dany ? Où est ma fille ? »
« Tout va bien, madame… »
Gibbs fit signe à Dany de répondre.
« On est là ! Et elle va bien. Mais, avant de me la confier, tu aurais pu penser au fait que je ne sais pas préparer un biberon et que je ne sais pas la changer et que… »
Jethro le coupa :
« Où êtes-vous, madame Dalfino ? »
La jeune femme sembla réfléchir et puis elle murmura :
« Qui êtes-vous ? »
« Madame Dalfino, je suis Leroy Jethro Gibbs, agent du NCIS. Pouvez-vous parler en toute sécurité ? »
« C'est le patron de mon frère, Lou, dis-lui tout ! »
« Ton frère travaille pour le NCIS ? »
« Oui ! »
« Cretino ! Si tu m'avais dit ça avant... »
Gibbs secoua la tête.
« Où sont vos agresseurs ? »
« Ils sont partis pour le moment ! J'ai crocheté la serrure de la pièce où j'étais mais je ne peux rien faire avec l'autre. Il n'y a pas de fenêtre, je ne sais pas où je suis… »
Gibbs grimaça.
« Nous allons vous trouver, madame ! »
« Je vais devoir raccrocher, j'ai peur qu'ils reviennent ! Dans la carte mémoire du téléphone, il y a toutes les informations prouvant qu'un homme appelé Thomas Riglinton vole des armes américaines pour les vendre. Je leur ai dit que j'avais caché les preuves pour les éloigner de Saria. Maintenant, ils ont compris que je mentais… »
Kate et Tony échangèrent un regard qui signifiait clairement ''ce n'est pas bon pour elle''. La voix toujours aussi calme dans l'espoir de rassurer la jeune femme, Gibbs continua :
« Pouvez-vous nous donner des informations sur l'endroit où vous êtes ? »
« Je n'en sais rien. Il n'y a aucun bruit et pas de fenêtre. On a roulé plus d'une heure en voiture mais je crois qu'ils m'ont fait faire des détours pour que je ne sache pas où on est. Je les ai entendus parler, ces idiots. »
« La seconde personne est une femme ? »
« Oui… »
Il y eut du bruit et puis un cri étouffé.
« Ils sont là. Prenez soin de ma fille, je vous en prie… »
Gibbs se redressa et ordonna :
« McGee, trouvez-moi la carte mémoire de ce truc et dites à Abby de repérer le téléphone d'où elle appelait ! »
« Tout de suite, patron ! »
« DiNozzo, trouve-moi tous les lieux qui pourraient correspondre à la description de l'endroit où elle est. Kate, lance un manda d'arrêt pour Thomas Riglinton et envoie une équipe fouiller sa maison ! »
Il s'installa à son bureau et décrocha le téléphone. Dany ferma les yeux en serrant la petite fille contre lui. Il la berça doucement, tellement inquiet pour son amie. Et puis son regard se posa sur Gibbs. Si quelqu'un était en mesure de la retrouver, c'était lui… Maintenant il avait compris comment son frère avait pu tomber amoureux de lui.
Tout en berçant la petite pour qu'elle reste silencieuse, il observa les agents du NCIS travailler. Ils formaient vraiment une bonne équipe.
McGee se leva de sa chaise et se dirigea vers son patron.
« J'ai une mauvaise nouvelle, monsieur ! »
« J'écoute, McGee ! »
« Le dossier est verrouillé, il va me falloir au moins deux heures pour trouver le code ! »
« Alors au boulot ! »
Il hocha vivement la tête et disparut en direction de l'ascenseur. Tout le monde s'affairait autour de lui, cherchant à retrouver la jeune femme. Ils recoupaient les informations, échafaudaient des théories...
Une heure passa sans qu'aucun d'eux ne s'en rende compte. Et puis le téléphone sur le bureau de Kate sonna. En quelques mots, la conversation fut terminée.
« Ils n'ont rien trouvé chez Riglinton, patron ! »
Gibbs aboya :
« Qu'ils aillent chez sa copine ! »
« On n'a pas de manda pour… »
Devant le regard noir de son boss, elle obéit :
« Je les envoie là-bas. »
« Si Riglinton l'a trouvée près du téléphone, elle a peu de chances de survie, alors trouvez-la. »
Il se dirigea d'un pas vif vers l'ascenseur et Tony demanda :
« Où tu vas, boss ? »
« Allumer un feu sous les fesses de McGee. »
L'Italien s'engouffra dans l'habitacle avant que les portes se referment. Il fixa son amant en murmurant :
« On la trouvera. »
« Je sais ! »
Ils échangèrent un long regard. L'ascenseur termina sa descente et ils se séparèrent. Gibbs quitta la cabine en ordonnant :
« Au boulot ! »
« A tes ordres, patron. »
Il remonta en tentant de retenir le sourire débile qui naissait sur ses lèvres.
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Cette fois, il n'y avait pas de hurlement de chanteur fou - juste les voix de Abby et McGee se disputant :
« Mais tu n'y arriveras pas de cette façon, McGee ! »
« Non mais, tu vas me laisser faire, oui ? C'est à moi que Gibbs a demandé de… »
Gibbs se planta derrière eux.
« Hé ! »
Ils sursautèrent.
« C'est comme ça que vous comptez retrouver notre marine ? »
La laborantine tenta de se justifier :
« Gibbs, j'y suis pour rien, il ne… »
« Tu vas à ton ordinateur et tu me trouves d'où venait l'appel ! »
Abby fit la moue et obéit.
« McGee, ça vient, ces informations ? »
« Je tente de percer le code du dossier, monsieur. »
« Alors dépêchez-vous ! »
Pendant l'heure qui suivit, Gibbs fit les cent pas dans le labo en avalant café sur café. Et puis enfin McGee poussa un cri de joie :
« Ça y est, je l'ai ouvert ! »
« Qu'est-ce que ça donne ? »
« Il y a des dates, des prix, des nombres d'armes, des photos… »
« Ce n'est pas ce qui m'intéresse pour le moment, McGee. »
Il regarda de nouveau l'écran, cherchant quelque chose qui pourrait les aider. Abby s'approcha, observant à son tour les photos.
« Lou a bien dit un endroit sans fenêtre ? »
Tim hocha la tête. La jeune femme attrapa la souris et agrandit une photo. Riglinton sortait d'un bâtiment qui semblait désaffecté, mais la photo avait été prise de trop près pour pouvoir localiser l'endroit. Gibbs s'approcha et ordonna :
« Trouvez-moi cet endroit… »
« Ce ne sera pas nécessaire, patron ! »
Les trois agents se tournèrent vers la porte d'entrée. Tony venait d'entrer. D'un seul souffle, le jeune homme débita :
« Sept fois cette année, Riglinton a eu des contraventions pour stationnement gênant dans un coin de la base qui est en travaux depuis trois ans ! Il n'avait donc rien à faire là si ce n'est… »
Abby écarquilla les yeux et finit à la place de son ami :
« Si ce n'est cacher des armes qu'il venait de voler ! »
Gibbs se dirigea d'un pas vif vers la sortie.
« Elle est sur la base ! En route. »
Tony et Tim suivirent leur patron.
Il ne leur fallut pas plus de trois quarts d'heure pour arriver à l'entrepôt. Sans bruit, Gibbs et son équipe pénétrèrent dans le bâtiment…
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j'avais dit que c'était court mais la suite arrive bientôt j'espère que vous aimez toujours !
merci lune
