Personnages: membres de la Génération des miracles plus Kuroko et Kagami. Mention d'Akakuro (OTP oblige) et de Murasaki/Himuro.

Notes: OS écrit dans le cadre de la 73e nuit du FoF en une heure, sur un thème donné.

Thème: Textile (même si absence de textile serait plus juste...)


Les dieux du terrain

- Kise Ryota, à partir de maintenant, tu es un homme mort.

La voix d'Akashi avait claqué, froide et sèche, résonnant durement dans le gymnase dans lequel les membres de la Génération des Miracles, plus Kagami et Kuroko, avaient été rassemblés pour un shooting photo… très spécial.

- Allons, allons, voyez le positif : on œuvre pour une bonne cause ! Mon agent m'a certifié que tous les bénéfices seraient reversés à une association caritative.

Enervé, Midorima avait remonté ses lunettes sur son nez d'un geste brusque.

- Je ne vois pas en quoi. Il y avait d'autres moyens bien moins radicaux pour lever des fonds. Des moyens qui n'auraient pas impliqués de nous voir poser nus.

Kise sentit quelques gouttes de sueur commencer à perler le long de ses tempes. Il était en très mauvaise posture, il le savait. Akashi était clairement énervé et, à voir son regard énervé, il ne manquerait pas de le lui faire payer une fois rhabillé. Et Midorima serait très certainement ravi de le donner un coup de main.

En réalité, les deux seuls qui semblaient s'amuser étaient Aomine et Kagami qui, toujours à la recherche de terrains sur lesquels s'affronter, s'étaient lancés dans le concours de « Qui avais la plus grosse ? » et s'amusaient à comparer leurs… hummm…. Bref. Ils étaient irrécupérables.

Il lui fallait donc rechercher des alliés s'il voulait survivre à cette journée.

Et il en avait justement un parfait, aisé à corrompre, sous la main.

- Rien ne nous empêche de mêler l'utile à l'agréable, reprit le blond. D'ailleurs, Murasakibara…

- Humm ?

A l'entente de son nom, le géant aux cheveux mauves leva les yeux du paquet de friandises qu'il était voracement en train d'engloutir.

- Le directeur du shooting souhaiterait prendre une photo spéciale de toi, nappé de chocolat et de crème fraiche, pour le calendrier.

Le fourbe ! manqua de pester Akashi. C'était déloyal, simple mais pourtant génial à la fois.

- Est-ce-que j'aurais le droit de manger le chocolat et la crème après ? demanda-t-il, les yeux brillant de gourmandise.

- Bien sûr, l'assura Kise !

Kise jubila intérieurement. Avec cela, c'était sûr, il l'aurait dans la poche !

Mais son ancien coéquipier parvint à le surprendre, en lui faisant une demande tout à fait… singulière, qui les pétrifia tous – même Aomine, brusquement coupé dans son « Tu vois, si on les place côte à côte, la mienne est plus… »

- Et Muro-chin aussi ?

Par…pardon ?

Kise était incapable d'articuler une seule pensée cohérente. Il préféra bien vite balayer cette image hautement perturbante d'un Himuro en train de laper du chocolat sur le torse de son coéquipier, mais si – la bougresse ! – l'image était coriace et eut du mal à s'enlever de ses rétines.

- Alors ? Il peut ? Redemanda le joueur de Yosen.

- Euh… oui….oui, bien sûr…

Pitié, enlevez-moi cette image de la tête, fut tout ce que parvenait à penser le blond.

- Dans ce cas, cela me va, Kise-chin, déclara-t-il avant de retourner à son paquet de friandise.

Le jeune parvint finalement à se ressaisir, à grand peine et ne put s'empêcher de s'exclamer :

-Vous voyez, il y a des avantages, Murasakibara l'a bien compris !

- Ca suffit, Kise, le coupa Akashi. Ce n'est pas poser le problème, c'est l'absence de textile. Alors, maintenant, tais-toi et surtout, donne-moi ce ballon !

Akashi lui arracha violement l'unique ballon de basket avec lequel ils étaient autorisés à cacher leur nudité – bien que, mais cela, ils ne le découvriraient que bien plus tard, le cadre serait réalisé de façon telle à ce qu'on ne voie rien de leurs bijoux de famille.

Le ballon n'était cependant pas pour lui. Il s'en fichait que des centaines, des milliers de filles à travers tous le Japon le voie dans le plus simple appareil. Il avait un beau corps, peut-être pas aussi musclé et viril qu'Aomine ou aussi beau que Kise, mais il savait qu'il n'avait à rougir de rien. Qu'elles le contemplent, qu'il soit l'objet de leurs fantasmes si elles le voulaient. Peu lui chaud, il ne serait jamais rien d'autre pour elles.

Mais il était hors de question qu'il en aille de même pour Kuroko.

Parce qu'accepter qu'elles voient ce qui lui appartenait de droit – même si le joueur fantôme de Seirin continuait d'affirmer qu'il n'était pas sa propriété et n'appartenait qu'à lui-même –, c'était une autre histoire…


Je suis vraiment désolée, j'ai été très en retard dans tout ce qui est réponse aux review, planning chargé pour le moment oblige (entre la fac, les cours, les stages, mes projets personnels,...). Je m'en excuse vraiment car elles m'ont fait très plaisir. A bientôt pour la suite!