Bonjour à tous, tout d'abord je vous souhaite tout mes vœux pour cette nouvelle année. Que 2017 vous apporte joie, santé et amour !

J'espère que vous avez passez un bon Noël et sur ceux j'enchaîne sur mon dernier chapitre.

Enjoy !


La famille Artwood était une puissante famille faisant partie de la haute société magique anglaise.

Son dernier et unique héritier, Goderic Artwood, prit la fuite peu après avoir obtenu ses ASPIC à la prestigieuse école de sorcellerie de Poudlard, ne supportant plus cette vie mondaine et pleine de prestige.

Il défia son entourage, et plus précisément son père, en tombant amoureux d'une jeune moldue : Hermance.

Mais avant que le chef de la famille Artwood puisse contrecarrer les intentions de son fils, il mourut de la dragoncelle.

Goderic hérita donc d'une fortune considérable et épousa Hermance. Mais à la même époque, la montée en puissance du mage noir contraria les projets des deux jeunes époux. Ils décidèrent de s'installer dans un coin éloigné d'Ecosse.

Il y a quinze ans, durant un soir d'été particulièrement chaud et étouffant, ils reçurent une visite qui bouleversa leur existence, bien paisible jusque-là.

Août 1980, Skye Island, région de Dunvegan.

Trois coups se firent entendre contre la porte d'entrée. Hermance, qui préparait le diner, se dirigea dans le vestibule et ouvrit pour faire face à un vieux sorcier.

Il était grand, une longue barbe blanche descendait jusqu'à sa taille. Il portait une robe bleu fumée. Ses lunettes en demi-lune reflétaient ses yeux bleus. Mais Hermance était trop occupée par ce que le vieux sorcier portait dans ses bras pour le détailler. C'était un bébé, enveloppé dans une couverture rouge, un lion au fil d'or brodé dessus.

- Bonjour Mrs Artwood, je me présente, Albus Dumbledore, salua le vieux sorcier.

La jeune femme leva les yeux vers l'homme et n'eut le temps de répondre car son époux, Goderic, entra en trombe dans le hall.

- Professeur Dumbledore ! s'exclama-t-il. Que faites-vous ici ?

- J'ai besoin de votre aide, implora ce dernier.

Hermance et Goderic l'invitèrent à rentrer dans le cottage, et tous pénétrèrent dans le salon pour s'y installer. Goderic proposa du Whisky Pur Feu à son invité et Hermance prit le poupon dans ses bras.

- C'est une fille, dit-elle en voyant le visage endormi du bébé.

- Qui est-ce professeur ? demanda Goderic en lui servant un verre.

Il contourna le fauteuil et se pencha par-dessus l'épaule de sa femme.

- C'est une magnifique petite fille, ajouta-t-il après un instant de contemplation admirative.

- C'est la fille des Potter.

Les deux époux relevèrent brusquement la tête, surpris.

- Comment ? fit Goderic. La fille de Lily et James ?

- Oui c'est bien elle. Lily vient d'accoucher il y a une semaine de deux jumeaux : une fille et un garçon, expliqua Dumbledore.

- Où est le garçon ? interrogea Hermance avec curiosité.

- Il est toujours avec ses parents.

Goderic et Hermance s'observèrent un instant, incrédule par ce que venait de leur apprendre Dumbledore, mais le professeur les interrompit.

- Goderic, je vous connais depuis votre plus jeune âge. Je vous ai vu grandir, défier les règles que vous imposait votre famille et par-dessus tout être loyal envers vous-même et votre entourage, exprima Dumbledore fixant Goderic sans cligner. Lily et James étaient à l'école avec vous et vous avez été un bon ami pour eux, et ils vous ont aidé, vous et Hermance, quand vous vous êtes éloigné de l'agitation qui règne en ce moment à Londres.

- On leur doit beaucoup, murmura Hermance qui contemplait à nouveau la petite fille qui dormait dans ses bras.

- Dorénavant, c'est eux qui ont besoin de votre aide.

- Que voulez-vous dire ? questionna Goderic.

- Une prophétie a été faites il y a quelque temps et cela concerne cette petite fille et son frère. Je ne vous en dirai pas plus sur son contenue mais elle a été portée à l'intention de Voldemort et ils sont maintenant tous deux en danger auprès de leurs parents.

Le directeur de Poudlard marqua une pause pour accentuer l'importance de ces mots, puis reprit d'une phrase courte mais lourde de sens.

- Le temps presse.

- Nous devons protéger cette petite fille, c'est ça ? compris Hermance.

- Oui, et la cacher aux yeux de la communauté sorcière, pour sa sécurité et celle de son frère jumeau.

- Pour combien de temps ? articula Goderic

- Aussi longtemps que cela sera possible, fit Dumbledore d'un regard insistant.

- Vous disiez tout à l'heure que le garçon était toujours avec James et Lily, mais si le temps presse …

- J'ai réussi à convaincre James et Lily de vous confier la garde de leur fille, même si cela n'a pas été facile. Mais le chagrin étant déjà là, ajouta-t-il en soupirant, j'ai beaucoup de mal à les séparer de leur fils Harry.

- Mon dieu, quelle épreuve de perdre un enfant, murmura Hermance chagrinée.

Goderic, qui regardait le nourrisson se demanda quel serait son existence sans connaitre sa famille ? Devra-t-elle rester dissimulée durant toute sa vie ? Si une prophétie a été faite, a-t-elle un rôle spécifique à jouer un jour prochain ? Il comprit vite qu'effectivement, ce bébé, si fragile et sans défense, bercé dans les bras de son épouse, avait un grand avenir devant lui. Cela ne faisait aucun doute et Albus Dumbledore faisait toujours les choses dans un intérêt bien précis.

- Que devons-nous faire professeur ?

- Eduquez là, mettez là dans une école normale et je m'occuperai de son éducation magique quand elle rentrera dans sa onzième année, dit Dumbledore.

- Pour combien de temps ?

- Jusqu'à ce qu'elle soit prête.

- Prête ? Prête à quoi ? interrogea Hermance presque paniquée

- A se battre, riposta Goderic en devinant ce que voulez dire son ancien professeur.

Dumbledore ferma les yeux, approuvant la réponse du jeune Artwood.

- Préparez là du mieux que vous pouvez Goderic, exprima le mage. Car ce qui l'attend est au-delà de tout ce que l'on peut imaginer. Cette petite est né avec des capacités hors-normes et il faudra lui apprendre à se contrôler et à contrôler ses pouvoirs.

- Comment s'appelle-t-elle ?

- Dorea, Dorea Potter.


31 juillet 1995, Londres.

Dorea sortit doucement du sommeil ce matin-là, quelque peu éblouie par la lumière du jour traversant la fenêtre de sa chambre.

La pièce était imposante. Un grand lit baldaquin trônait près de la porte d'entrée, dotait de voilages de soies blanches. La tapisserie, ressemblant au reste de la maison, verte et argenté, illuminait le bureau et la penderie d'acajou. Sur le mur d'en face était affichée une grande banderole à l'effigie de la maison Serpendard, ce qui faisait doucement rire l'adolescente.

Elle discerna des petits coups contre la lucarne et Dorea, qui se levait, alla ouvrir à son hibou qui revenait de sa chasse nocturne.

En quelques jours, elle s'était mise à son aise, à tel point qu'un désordre sans nom régnait dans la pièce.

Depuis le soir où elle était arrivée, Dorea avait du mal à ingérer toutes les informations que Sirius, Remus, ou même les Weasley lui avait apportés.

Remus était un loup-garou, ce qui expliquait quelque peu son apparence désuète. Son père et Sirius était des animagis, il y avait aussi une histoire sur Peter Petitgrew, ou Harry et une pierre philosophale en première année, ou encore une histoire de revenant durant sa deuxième année ou encore une centaine de détraqueurs en troisième année.

Elle s'était demandé comment son frère arrivait à s'en sortir dans de tels situations à chaque fois. Elle n'avait pas cru Hermione et Ron quand ils lui ont parlé de l'année dernière, quand Harry avait fait face à Voldemort. Il fallait le reconnaitre ça forçait l'admiration et Harry était à la hauteur de sa célébrité …

Mais Dorea redoutait une chose : la rencontre avec son frère. Elle ne le connaissait pas, elle ne pouvait donc pas savoir comment il allait réagir. Ron disait qu'il allait péter une durite, d'autant plus qu'il devait pour le moment rester enfermé chez son oncle et sa tante, et que Dumbledore repoussait de jours en jours son arrivé. Hermione, elle, disait qu'il mettrait du temps, mais qu'il allait accepter la nouvelle avec joie.

Bref, c'était autant le désordre dans sa chambre que dans sa tête.

Elle fit rapidement sa toilette et s'habilla d'une chemise à carreau grise, d'une salopette en jean et d'une paire de baskets, puis descendit en cuisine pour prendre son petit déjeuner.

Mais dans l'entrée, elle rencontra l'elfe de maison, Kreattur, murmurant au tableau. Elle avait découvert que ce tableau représentait la mère de Sirius, et d'ailleurs le reste de la maison lui appartenait. Il l'avait mise au profit de l'Ordre, ce qu'elle trouvait estimable de la part de Black.

L'elfe avait un long nez, la peau fripée et portait une vieille jupe jauni taché par endroit. Quelques touffes de poils grisonnant sortait de ses oreilles pointues, ce qui indiquait son âge avancé.

«Tous des traitres, disait-il et des sang de bourbes dans la maison. Que dirait ma maitresse si elle voyait cela »

La jeune fille n'y fit pas attention, elle descendit l'escalier et rentra dans l'office.

Molly était en train de cuisiner, comme à son habitude. Hermione, qui était déjà levée, mangeait des pancakes et Sirius lisait le journal les sourcils froncés.

A son entrée, tout trois levèrent la tête.

- Joyeux anniversaire ! s'exclamèrent-ils en cœur.

- Merci, répondit la jeune Potter avec un grand sourire.

- Alors qu'est-ce que ça fait d'avoir quinze ans Dorea ? demanda Sirius, posant son journal sur la table.

Les relations entre Sirius et Dorea s'étaient, en quelques jours, nettement améliorées. Ils avaient parlé et Dorea avait pris conscience, que l'homme qui se tenait en face d'elle, n'avait rien avoir avec un assassin.

Sirius prit une gorgé de son café et Dorea répondit à sa question.

- Pas grand-chose … A part que cette année ce sont les B.U.S.E.S.

- J'ai préparé tout un programme de révisions, s'exclama Hermione soudain agitée à l'évocation des examens de fin d'année.

Dorea la regarda étrangement, ce qui fit pouffer Sirius.

- Mais … l'année n'a pas commencé, objecta-t-elle.

- Tu ne connais pas encore Hermione Dorea, un conseil ne tombe pas dans son panneau, rigola Sirius avant de retourner dans sa lecture.

Hermione baissa la tête l'air penaud.

- Oui et bien, moi, intervint Molly, j'aimerai que Ronald suive un peu plus son exemple.

- Et toi Dorea, qu'as-tu appris durant toutes ces années ? demanda Hermione curieuse d'en savoir plus sur sa future camarade. Tu crois que tu auras du retard ?

- Je ne sais pas, fit la jeune Potter en haussant les épaules. C'est Dumbledore et mon père qui m'ont donné les cours jusque-là, alors je ne sais pas quel est vraiment mon niveau.

- Qu'as-tu appris exactement ?

- Et bien des choses et d'autres, souffla-t-elle agacée par toutes ces soudaines questions à son sujet. Les sortilèges élémentaires, la métamorphose, l'arithmancie et les dernières choses que j'ai apprises en Défense Contre Les Forces Du Mal ce sont l'occlumencie et le patronus.

Et le plus naturellement du monde, comme si elle avait parlait de la pluie et du beau temps, elle prit une bouché de ses pancakes que Molly venait de lui servir.

Tous la fixèrent, éberlués, et Dorea releva la tête et les observèrent les sourcils froncés.

Sirius avait la bouche entrouverte, tenant son journal à bonne hauteur, Molly était près de la gazinière, un poêle à la main, et Hermione avait les yeux grand ouvert de stupéfactions.

- Quoi ? demanda-t-elle

- Tu sais fermé ton esprit Dorea ? demanda Molly

- Oui des fois j'y arrive mais ça reste difficile.

- Tu sais que les plus grands sorcier ont beaucoup de mal à être de bons occlumens, dit Hermione d'un ton presque scandalisé.

Dorea haussa les épaules et continua à manger son petit déjeuner. Elle était mal à l'aise et se gifla mentalement d'en avoir autant dit et voulu changer de sujet. Sirius, lui, faisait mine de retourner à la lecture de la Gazette du sorcier. Mais dérangé par les révélations de la jeune fille, il posa le journal au milieu de la table et Dorea s'en empara aussitôt.

Elle l'ouvrit et tomba directement sur la page que parcourait Sirius quelques minutes avant. Elle comprit pourquoi il fronçait les sourcils. C'était au coin de la page 4 :

HARRY POTTER : PLOTTER, MENTEUR.

Elle ne voulut pas en lire plus. Elle plia le journal en le déchirant presque et le posa brutalement sur la table.

- Comment oses-t-il mettre les paroles d'Harry ou même de Dumbledore en doute ? dit-elle avec véhémence.

- Fudge veut se protéger, soupira Sirius.

- Comment ça se protéger ? Se protéger de quoi ? De son ombre ? se moqua la jeune fille

- Il pense que Dumbledore veut prendre sa place de ministre.

- C'est faux bien sûr ! fit Molly, en servant du jus d'orange à Hermione.

- Oui, mais pas aux yeux du ministère, répliqua cette dernière.

- C'est exact, approuva Black, et la rumeur sur le retour de Voldemort n'arrange rien. Il se sert de cette excuse pour retourner la communauté magique contre Dumbledore …

- Et faire passer Harry pour un menteur également, termina Dorea n'en croyant pas ses oreilles.

- Tu as tout compris ma chérie, lâcha Molly. Arthur est en disgrâce en ce moment au ministère mais il a accès à certaines informations. Le moindre geste de travers et Harry est renvoyé de Poudlard. C'est pour ça que Dumbledore veut qu'il reste chez son oncle et sa tante. Là-bas, il ne risque rien.

- Je ne suis pas d'accord, contra Sirius. Il est tout seul, et n'a aucune nouvelle de ce qu'il se passe à l'extérieur. Le connaissant il ne va pas tarder à exploser et utiliser la magie involontairement.

- On ne te demande pas ton avis Sirius, c'est comme ça, fit Molly d'un ton sans réplique. Dumbledore à raison, continua-t-elle sur sa lancée et ce n'est pas parce que tu es son parrain, que tu es le seul à t'inquiéter pour lui, s'énerva la matriarche.

- C'est pourtant l'impression que j'en ai, rétorqua le parrain d'Harry

- Moi aussi, je m'inquiète, c'est comme si c'était mon fils …

Et c'était repartit. Depuis son arrivé, Dorea voyait Molly et Sirius être continuellement en désaccord sur le moindre sujet et surtout sur celui concernant Harry.

La jeune Potter et Hermione se lancèrent un regard rempli de désespoir et quittèrent la cuisine pendant que le volume augmentait dans la pièce.

Elles remontèrent vers les chambres et rencontrèrent Ron et Ginny, qui eux, était en train de descendre.

- Si j'étais vous, j'attendrai de déjeuner, annonça Dorea.

- Ils sont encore en train de se disputer, soupira Ron, mais j'ai faim moi !

- Il faut vraiment que Dumbledore règle le problème, fit Ginny.

Tous se dirigèrent dans la chambre de Ronald. Une heure passa durant lequel un silence paisible régnait dans la pièce.

Hermione lisait un livre sur l'art de l'étude des runes, Ginny regardait Ron battre Dorea pour la deuxième fois en une heure, tandis que Coquecigrue, le hibou du jeune rouquin piaillait sans s'arrêter. Tout à coup un plop les firent tous sursauter.

C'était Fred et George qui s'amusait à transplaner dans la maison depuis le début de l'été. Ils avaient obtenu leur permis l'année dernière, ce qui d'après Dorea, leur était vite monté à la tête.

- Maman nous envois vous chercher, on doit trier les affaires du salon, dit George

- Encore, protesta Ron. Mais on l'a déjà fait hier.

- Explique ça à maman, dit Fred en désignant la porte de son pouce.

- Non ça va …, marmonna le roux dans sa barbe inexistante.

Depuis le début de l'été, les Weasley, Hermione et Sirius mettait tout en œuvre pour que le manoir Black soit accueillant. Dorea appréciait tout autant être occupée, cela l'empêchait de penser et de ruminer dans son coin quant à sa prochaine rencontre avec Harry.

Ils se dirigèrent donc tous ensemble vers le salon en question et commencèrent à déménager les meubles et les bibelots de toutes sortes.

Fred et George qui avaient désormais le droit d'utiliser la magie en dehors de Poudlard s'amusait à faire léviter les buffets ce qui rendait folle Mrs Weasley. Etant déjà de mauvaise humeur de par son altercation avec Sirius le matin même, elle était d'une impulsivité sans précédent. Dorea, donc, vers midi, préféra monter le déjeuner à Sirius, qui avait choisi de s'enfermer dans sa chambre.

Elle toqua à la porte et Sirius ouvrit prestement, mais fut surpris de voir Dorea au pas de sa porte.

- Je t'amène le déjeuner, Molly a fait des sandwich, annonça-t-elle en montrant un plateau qu'elle tenait de ses deux mains.

- Il y à manger pour un régiment, rigola-t-il en la laissant entrer.

La chambre de Sirius était similaire à la sienne, sauf que le rouge et or prédominait, tout comme les couleurs de Gryffondors.

Ils s'installèrent tout deux sur le lit et commencèrent à manger en silence. Sirius observait Dorea depuis un bon moment quand il décida de prendre la parole.

- Je te remercie de me laisser une chance, dit-il de but en blanc.

Dorea, soufflé par la remarque du parrain d'Harry, se tourna vers lui et lui sourit.

- Tu n'as pas à me remercier, c'est normal, je te fais confiance, dit-elle. Et puis, toute cette histoire avec Peter Petitgrew à jouait en ta faveur, ajouta la jeune fille ironiquement en avalant une seconde bouché de son sandwich.

- Tu es dotée d'une grande bonté Dorea, comme ta mère, Lily.

A cette remarque, la jeune fille eut la faim coupé. Le souvenir d'une femme qu'elle n'avait jamais connu mais que tout le monde se plaisait à lui dire qu'elle lui ressemblais plus qu'elle ne le croyait, la chagrinait. Elle aurait tant voulu connaitre sa mère, son père et grandir avec son frère. Elle n'a pas eu une enfance malheureuse, au contraire même, mais c'était toujours douloureux de savoir que ses parents l'ont abandonnée.

L'adolescente posa son pain sur le plateau et baissa la tête. Sirius remarqua son trouble et comprit qu'il avait parlé sans réfléchir.

- Je suis désolé. Je sais que tu n'aimes pas parlé d'eux, fit-il en finissant son repas.

- C'est pas que je n'aime pas, chuchota Dorea, mais tu comprends, ils m'ont abandonnée, fit-elle en relevant la tête pour regarder le parrain d'Harry. On m'a toujours dit que c'était pour ma sécurité et la leur mais je n'ai jamais compris pourquoi moi, et non …

- Harry, termina Sirius.

- Oui, dit-elle en soupirant. Je sais c'est égoïste de penser comme ça mais …

- Tu as raison, coupa Black. Mais je peux t'assurer, que je connaissais James et Lily par cœur et, ils devaient t'aimer plus que tout. Ça devait être un déchirement pour eux de se séparer de toi et je pense que c'est pour ça qu'ils ont tardé à faire la même chose pour Harry.

- Je sais, c'est ce que m'a expliquer Dumbledore, mais il y a autre chose. Je le sens. Je ne sais pas ce que c'est, mais je pense qu'il y a une autre raison à cela.

Black fronça les sourcils et observa la jeune fille qui soutint son regard. Il reprit la parole quelque peu hésitant et décontenancé par la dernière déclaration de la jeune fille.

- Je sais que je n'ai pas été très présent pour Harry comme parrain et je ne connaissais même pas ton existence jusqu'à il y a deux semaines, mais j'aimerai que tu me considère en tant que tel. Comme … parrain, précise-t-il. Après tout, James était comme un frère pour moi, et je serais très heureux de pouvoir former une famille avec Harry et toi quand tout ceci sera finit.

Depuis l'arrivée de la jeune Potter, Sirius y avait pensé longuement, il était le parrain d'Harry pourquoi ne pas en faire autant avec Dorea. Et puis il éprouvait une grande affection pour elle. Elle était douce, gentille, et vive. Elle lui rappelait par ses côtés enflammés James, et par son côté chaleureux Lily.

- C'est gentil Sirius, merci beaucoup.

- Un muffin, dit-il, en lui tendant un gros gâteau au chocolat.

- Dorea l'accepta avec plaisir et passa des heures durant à parler avec Sirius. Le soir arrivant à grand pas, Dorea retourna dans sa chambre mais rencontra Fred et George en chemin.

- Eh bien, où était tu passé ? Maman nous a dit que tu étais avec Sirius, c'est vrai ? demanda George piqué par la curiosité.

- Oui, c'est bien ça, dit-elle en se dirigeant vers sa chambre suivi par les deux jumeaux.

- « Chambre de Regulus Acturus Black, interdit d'entrée » , lut Fred sur la plaque accrochée à la porte. Et ben dis-donc, il était à peine arrogant celui-là.

- C'était le frère de Sirius, expliqua le jeune fille en ouvrant la porte.

Ils entrèrent dans la chambre et Dorea ouvrit la cage de son hibou et sa fenêtre pour que celui-ci puisse s'y faufiler quand il rentrerait de sa chasse.

- Alors prête pour ce soir ? demanda Fred en examinant le balai de course de Dorea.

- Prête à quoi ? questionna l'adolescente en rangeant un peu sa chambre.

- Et bien tu sais, ton anniversaire ! s'exclama le roux.

- Il y aura une fête pour mon anniversaire ! dit Dorea prise de court par la nouvelle.

- Maman à tout organisé, ça se tiendra après la réunion, expliqua George assis sur le lit.

- Et d'ailleurs en parlant de réunion, ajouta Fred, on venait te chercher pour écouter ce qu'il s'y passe.

- On n'a pas le droit d'y participer.

- Peut-être, chère Potter, mais tu ne connais pas Fred et George Weasley et leur inventions

Piqué par la curiosité elle les suivit dans le couloir, descendirent deux étages où ils retrouvèrent Hermione, Ginny et Ron.

George sortit de sa poche six longues paires de ficelles où pendait une oreille de part et d'autre.

- Dorea, je te présente les oreilles à rallonge de chez Farces pour Sorrciers Facétieux.

La jeune Potter en pris une paire et imita George et Fred en jetant l'autre bout par-dessus la rambarde. Elle colla l'oreille contre la sienne et tenta de percevoir des bribes de conversations. Dorea reconnut la voix de Sirius

- Professeur Dumbledore, je vous le répète, c'est une mauvaise idée de laisser Harry chez son oncle et sa tante.

- Et je vous le répète Sirius, c'est le seul endroit où il est en sécurité, répondit Dumbledore d'un ton sans réplique.

- Sans compter que personne n'ira le chercher chez les moldus, dit une voix sévère.

- Dorea put lire sur les lèvres d'Hermione qui lui signifiait que c'était le professeur McGonagall.

- Qu'est-ce qui le certifie Minerva ? demanda une autre voix plus calme et cadencé.

- Arabella Figg veille sur lui Remus, et pour le moment il n'y a aucun danger, fit le professeur Dumbledore. Bien terminons sur les tours de rondes, ajouta-t-il.

- Je veux bien prêter ma cape d'invisibilité, fit une voix rauque et brusque.

- C'est très gentil Alastor, nous en aurons besoin au département des mystères.

Dorea fronça les sourcils à l'évocation d'un des départements du ministère de la magie puis décolla son oreilles, imitée par ses camarades et se tourna vers les autres.

- Le département des mystères ? Fit elle curieuse.

- C'est au ministère de la magie, expliqua Ron.

- Je sais, mon père m'en a déjà parlé. Ce sont les langues de plombs qui y travaillent mais pourquoi ils doivent faire des tours de gardes ?

- Parce qu'apparemment, il y aurait une arme cachée, fit Hermione.

- Ils remontèrent tous dans la chambre d'Hermione et Ginny qui était la plus proche, avant de se faire surprendre par Molly ou même un autre membre de l'Ordre.

- Une arme cachée ? Mais à quoi servirait-elle ? Et pour qui ? dit Dorea en fermant la porte derrière elle.

- Tu-sais-qui chercherait à obtenir cette arme, qu'il n'avait pas avant, pour s'en servir et détruire ses ennemis, dit Hermione . C'est pour cela que l'Ordre garde cette arme pour qu'il ne s'en empare pas.

- Et quelle est cette arme ?

- On ne sait pas, ils ne l'ont jamais évoquée plus précisément.

Dorea s'assit sur le lit de Ginny à ses côtés et soupira. Elle réfléchissait. Une arme qui pourrait tous les détruire … Voldemort ne l'avait pas autrefois. Alors ? Qu'est-ce que cela pourrait être ? Elle n'en avait aucune idée, mais elle se promit d'en parler à Sirius. Il fallait qu'elle sache à quoi s'attendre.

Quelqu'un toqua à la porte et Molly apparut dans la chambre.

- Les enfants vous pouvez descendre, annonça-t-elle

Ils la suivirent dans la cuisine où un énorme brouhaha se faisait entendre. A son entrée, Dorea aperçut une grande banderole en lettre rouge et or où était indiqué « Joyeux Anniversaire Dorea », mais elle fronça les sourcils à la vue de l'inscription et de ses couleurs. Pourquoi rouge et or ? Elle avait largement lu l'Histoire de Poudlard pour savoir que c'était les couleurs de Gryffondors.

- Ça te plait, ma chérie ? Demanda Molly à ses côtés.

- Oui … répondit-elle d'un ton hésitant. Merci Molly, c'est vraiment très gentil.

- Les couleurs de Gryffondors t'iront à merveille quand tu seras à Poudlard.

- Si vous le dites …

Molly partit servir du gâteau et Sirius, qui avait suivi la discussion de loin rejoignit la jeune fille.

- J'ai dit à Molly que c'était une mauvaise idée de mettre les couleurs de Gryffondors, mais elle est persuadée que tu vas en faire partie.

- Je ne sais même pas dans quelle maison j'aimerai faire partie, répondit Dorea en haussant les épaules.

- Ah bon ? Je pensais quand même que tu aimerais être avec ton frère.

- De toute manière, que l'on soit chez les Pouffsoufle ou les Gryffondors ou même les Serpentards ça change quoi, dit Dorea en partant vers ses camarades qui étaient en train de discuter avec Nymphadora Tonks .

Sirius l'observa quelques instants et se demanda ce qu'il se passerait si Dorea allait à Serpentard ? Non c'était impossible, une Potter à Serpentard, ce serait le monde à l'envers.

Dorea était heureuse. Beaucoup de personne s'était réunie pour fêter ses quinze ans. Quasiment tout l'Ordre du Phénix était au complet, mais Dumbledore, McGonagall et Rogue manquaient à l'appel.

- J'aimerai porter un toast ! s'exclama Sirius en milieu de soirée.

Tous se tournèrent vers le sorcier et le silence se fit dans la cuisine.

- Dorea, dit-il en tendant son verre vers le jeune Potter, je suis très heureux, comme tous ici, de te connaitre enfin. A tes quinze ans, et surtout à ton bonheur et au bonheur d'une famille bientôt réunie.

- A Dorea, suivirent le reste de l'assemblé en tendant leur verre vers l'adolescente.

Ils burent tous une gorgée et Molly invita la jeune fille à ouvrir ses cadeaux qui étaient disposés au centre de la table.

Elle fut gâtée par ses nouveaux amis. Hermione, qui ne savait pas que Dorea avait déjà lu l'Histoire de Poudlard une centaine de fois lui en avait offert un exemplaire. Elle la remercia de bon cœur.

Fred et George lui offrirent des sucreries de leur propre création mais tout en les remerciant, elle se promit de les jeter le plus vite possible n'ayant pas confiance en leur fabrications burlesques.

Ron, lui offrit un livre sur le Quidditch, Ginny un bracelet en cuir qui changeait de couleur au gré de ses humeurs, et Molly, un pull tricoté, vert émeraude où était marqué en son centre un D bleu céruléen.

Elle les gratifia tous d'un grand sourire, émut par l'attention qu'on lui avait portée. La soirée se termina et quand Dorea remonta dans sa chambre elle était étourdie de joie et d'euphorie que lui avait apportée la fête.

Quand elle rentra dans la pièce, son hibou l'attendait au rebord de la fenêtre un colis accroché à sa patte.

Elle défit le colis prestement et y découvrit deux choses : une pochette en cuir et une petite clé en or.

Dorea sortir la pochette. Elle défit le nœud qui la maintenait fermée et en sortit une magnifique chaine en argent qui scintillait. Au bout, un pendentif en forme de cercle s'y balançait. Un « A » était gravé en lettre majuscule et monogrammé, où deux épées s'entrecroisées par-dessus. C'étaient les armoiries de la famille Artwood.

C'était tout bonnement splendide. Elle le mit autour de son cou et s'observa dans le miroir de sa penderie.

Elle prit ensuite la clé dans la petite boite et y lut l'inscription sur la tige : coffre 10023.

Elle retint son souffle de stupéfaction. Cette clé ouvrait un coffre à Gringotts, la banque de sorciers.

Elle fouilla plus profondément dans le colis mais n'y trouva aucune missive ni petit mot de la part de son père.

Il venait de lui céder l'héritage des Artwood.


Une review pour me dire ce que vous en avez pensé ?

A la semaine prochaine !