Merci à celui ou celle qui a laissé une review au chapitre précédent. Elle nous a fait très plaisir.
Nous avons fait quelques recherches au sujet du langage des fleurs pour avoir les véritables significations des fleurs qu'on avait choisit donc tout ce qui a été écrit est vrai ^^
Le chapitre suivant sera surement posté jeudi.
Une brise fraîche soufflait sur le parc du St Gold's Hospital, rendant plus supportable les premières journées de chaleur d'avril.
Emma était assise dans l'herbe, adossée à un chêne centenaire. L'endroit était un peu à l'écart des bâtiments, si bien qu'Emma n'était presque jamais dérangée, mais offrait une vue imprenable sur les jardins. Emma pouvait observer les résidents qui s'y promenaient sans être vue, et avait souvent aperçu Marie Margaret en compagnie de David, dans ce qui semblait être une promenade amicale dans les jardins.
Emma n'en parlait pas à Marie Margaret, attendant que celle-ci aborde le sujet, mais David ne faisait jamais partie de leurs sujets de conversations, ce qui laissait Emma penser que ces promenades signifiaient plus pour Marie Margaret que ce qu'elle laissait paraître.
À en juger par certains regards dérobés que lançait David à la brune, il n'était pas non plus insensible à son charme. Emma s'amusait à observer cette romance timide au cœur des jardins pendant ses pauses.
Ce jour là, les jardins étaient déserts, et Emma profitait de sa pause bien méritée. Elle n'avait jamais cherché la compagnie des autres, ayant eu une enfance et une adolescence solitaire. Ici, elle était constamment entourée de patients, craignant de voir surgir Regina au tournant de chaque couloir pour lui annoncer qu'elle était licenciée.
Plus agaçant encore, Belle passait ses journée à la suivre, lui proposant de déjeuner et de prendre ses pauses avec elle, et lui posant des questions de plus en plus personnelles. Emma, qui appréciait jusqu'alors la jeune femme, était déçue de son attitude. «Tu n'es pas faite pour avoir des amis » lui dit une petite voix dans sa tête, « Personne ne t'apprécie, tu as déjà eu suffisamment de preuves ».
Emma avait appris à s'endurcir dans les foyers d'accueils, et après que chaque famille, l'une après l'autre, la renvoie parce qu'ils se lassaient d'elle, ou parce qu'il arrivaient finalement à concevoir leur propre enfant. Une montagne de dossiers et de formulaire à trier attendaient encore Emma, et elle devait faire sa ronde du soir avant d'être libre.
Emma repensa à Killian Jones, l'homme du lac.
Elle ne l'avait pas revu depuis la nuit de leur rencontre, et avait fini par en conclure qu'il n'était pas à sa charge, tout comme le patient n°20. Le pénible souvenir de sa première journée, et la colère de Regina en la trouvant dans la chambre du patient était encore bien présents dans l'esprit d'Emma.
Elle se demanda pourquoi un patient dans le coma était traité dans un hôpital psychiatrique, et se promis de faire quelques recherches dans la salle des archives pour répondre à cette question.
Combien y avait-il d'autres patients dans cet hôpital dont Emma ignorait l'existence ?
Elle se demanda sur quels critères les patients lui étaient attribués. À y réfléchir, elle avait vu du personnel dans l'hôpital : des infirmières, des femmes de ménage, l'employé de la cafétéria, mais pas d'autre docteur. Qui prenait en charge le patient n°20, Killian Jones et sûrement d'autres inconnus dont Emma n'avait pas la charge ?
Elle s'était promis de ne parler de sa rencontre nocturne à personne, évitant ainsi de s'attirer des ennuis. Elle n'était d'ailleurs pas certaines que Killian Jones avait l'autorisation de se trouver là lui-même. Venait-il au lac tous les soirs ? Bien que ça la contrarie, Emma était intriguée par Killian Jones et ses mystères. L'alarme de sa montre sortit Emma de ses pensées, elle se releva d'un bon, ayant pris une décision. Elle allait devoir retourner faire un tour au lac cette nuit.
Emma et Belle étaient dans la réserve principale pour faire l'inventaire des médicaments et des autres matériels médicaux avant le dernier jour de commande. Belle observa Emma manipuler le matériel pendant quelques instants, elle vit ses doigts passer d'une boite à l'autre avec une agilité et une précision remarquable.
« Tu sais, tu pourrais voler avec ces mains. » lui lança innocemment Belle.
Emma se figea. Elle commença à paniquer intérieurement, Belle ne pouvait pas savoir pour son passé, c'était impossible. Mais ...
« Ah vraiment ? Pourquoi ça ? » répondit Emma en cachant sa panique.
« Tes doigts avaient l'air si légers, et habiles que je me suis dis que les voleurs devaient avoir les mêmes. Qu'est ce que tu en penses ? » insista Belle en regarda Emma avec des yeux pétillants comme si elle était amusé par le sujet et non totalement sérieuse.
« Je n'en sais rien. Je n'ai jamais rencontré de voleur. » dévia Emma en rigolant nerveusement. Non, vraiment elle n'avait jamais rencontré de voleurs pour la simple et bonne raison qu'elle en avait été une elle même.
Belle malgré son comportement n'avait pas cessé d'observer attentivement Emma durant leur échange pour noter toutes ses réactions et mimiques.
Le soleil était déjà couché depuis longtemps quand Emma atteint le lac cette nuit là. Elle se glissa dans le passage par lequel elle avait vu disparaître Killian Jones la dernière fois.
Il était déjà là, couché au bord de la berge, observant les étoiles. En l'entendant arriver, il s'assit et la regarda, un demi sourire sur les lèvres. « De retour ? » dit-il d'un air amusé. Il n'avait pas l'air mécontent de la voir, comme s'il l'attendait.
Emma n'avait pas réfléchit à ce qu'elle allait lui dire, et resta debout sans dire un mot, ne sachant qu faire. Killian pointa le sol à côté de lui du menton, lui proposant silencieusement de s'asseoir.
Cette nuit là, Emma était restée silencieuse plusieurs dizaines de minutes sur le tronc couché, perdue dans ses pensées. Le gros quartier de lune et son reflet dans le lac éclairaient la berge et la forêt.
« Tu veux du pain ? » Demanda Killian.
Il venait de la tutoyer. Emma réfléchit, puis haussa les épaules, s'approchant pour prendre le morceau qu'il lui tendait. « Merci » dit-elle.
« Plus à plat. » dit-il gentiment.
Le quartier de lune était minuscule cette nuit là, et il faisait sombre au bord du lac.
Emma lança la pierre, qui retomba dans un grand bruit au fond du lac. Elle soupira. « Je laisse tomber » dit-elle.
Killian haussa les épaules. Il ramassa une pierre et la lança sur le lac, l'envoyant rebondir sur l'eau. Il savait qu'elle reviendrai dans quelques minutes, décidée à réussir à nouveau.
Emma était heureuse, elle avait eu un mois calme, évitant de s'attirer des ennuis auprès de Regina. Elle avait réussit à s'intégrer facilement et à se lier d'amitié avec les patients. Elle était aussi proche de Belle, l'infirmière en chef. Elle avait été enjoué, serviable et possédait un esprit vif avec une pointe de sarcasme qui leur avait permis de supporter de longues heures passé à faire de la paperasse.
Mais elle avait aussi remarqué que Belle était d'un naturel curieux, trop au goût d'Emma qui avait du mal à supporter des intrusions dans sa vie privée sans s'énerver. Elle avait d'ailleurs essayé plusieurs fois de la décourager lors de ses interrogatoires mais sans réels résultats satisfaisants.
Emma prenait sa pause pour fuir ses classements de dossiers et les rédactions de rapports sur les patients, en se promenant dans le bâtiment des patients.
Elle passa près de la salle commune, salle où les résidents se regroupaient pour jouer au billard ou aux cartes. Certain préféraient simplement s'asseoir dans les fauteuils confortables de la pièce et discuter ou se détendre en buvant un des différents type de rafraîchissements proposés. Le large choix avait impressionné Emma la première fois qu'elle avait voulu s'acheter une bouteille d'eau.
Marie-Margaret, David et leurs amis nains étaient là et ils semblaient être dans une grande discussion. Intrigué Emma les observa et remarqua deux camps distincts.
Elle entra un peu plus dans la pièce pour les entendre, elle était curieuse sur le sujet qui avait créer un débat si animé.
Marie-Margaret, David et trois nains pensaient que les écureuils préféraient les noix aux noisettes alors que les autres nains pensaient le contraire.
Souriant à ce choix de sujet étrange, elle ne s'avança pas plus et resta là à les observer de loin.
Elle remarqua que Marie-Margaret et David étaient assis très proche l'un de l'autre et s'échangeaient des regards complices. Emma souriait, heureuse pour eux, bien que cela n'allait pas l'empêcher d'interroger son amie pour avoir plus de détails à ce sujet.
Elle décida d'avoir aussi une petite discussion amicale avec David quand elle le vit passer son bras autour de la taille de Marie-Margaret et lui donner un rapide baiser au coin des lèvres. Trop près au goût d'Emma.
Elle commença à traverser la salle pour aller les rejoindre, après tout elle était en pause, quand un cri fit se retourner tous les habitants de la pièce. « David ! Comment oses-tu me tromper ? » .
À sa source se trouvait une jeune femme blonde, elle paraissait mi-choquée, mi-outragée.
Tous se figèrent et se tournèrent vers David dans un silence total, attendant de savoir comment allait évoluer la situation. Emma aussi, sauf qu'elle savait par ses dossiers que Katheryn Midas, souffrant de troubles psychologiques certifiés, était certaine à tort d'être marié à David. Une vrai patiente. Emma se tenait prête à intervenir si la dispute devenait violente.
« Katheryn nous n'avons aucune relation. Combien de fois devrais-je me répéter pour que tu le comprennes ? » répondit David exaspéré par son attitude. Elle le suivait partout et essayait d'attirer son attention par tout les moyens possibles.
« C'est faux ! Tu m'as dit que tu m'aimais. Pourquoi mens-tu ? Est ce que c'est à cause d'elle. Cette garce ! Comment oses -tu séduire un homme marié ? » accusa Katheryn en s'avançant vers leur groupe.
Marie-Margaret avait pâlit sous les insinuations de Katheryn. La voyant s'approcher avec une allure dangereuse, elle essaya discrètement de s'éloigner de David mais il l'en empêcha en resserrant sa prise autour de la taille de la jeune femme.
« Non, ce sont des mensonges. Je ne suis pas marié ni en relation avec elle. » plaida-t-il avec un regard implorant mais c'était trop tard, Marie-Margaret avait commencé à douter. À douter de la véracité de ses sentiments, de la joie qu'il montrait quand il était avec elle, de ses gestes doux et timides qui semblaient maintenant calculés pour la séduire. « Était il ce genre d'homme ? Comptait il se servir d'elle puis la jeter comme un objet ayant perdu tout éclat et intérêt pour lui ? Avait-t-il agit de la sorte avec Katheryn ? »
« David lâche moi. » demanda-t-elle, sa voix tremblant un peu.
Il obéit et elle sortit de la pièce, son cœur était bouleversé par les sentiments de doutes et de trahison qui s'étaient frayés un chemin jusqu'à lui.
Emma observa brièvement David avant de rejoindre Marie-Margaret. Il semblait aussi bouleversé et blessé que Marie-Margaret, même un peu désespéré de la voir douter de lui aussi facilement.
« Peut être que son amour est réel, après tout... » se dit Emma avant de quitter la pièce.
Killian approchait du bâtiment, retournant dans sa chambre, lorsqu'il entendit des voix. Il se figea, glacé de peur. L'avait-on entendu ? Il chercha une raison plausible qui pourrait expliquer qu'il soit hors de sa cellule. Il n'y en avait aucune.
Les voix ne s'étaient pas arrêtées, et la conversation semblait lointaine. Priant pour ne pas avoir été vu ou entendu et toujours immobile, Killian tendit l'oreille. Un homme et une femme semblaient discuter dans les jardins, à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes. Intrigué, Killian se demanda ce qui requérait un rendez-vous en pleine nuit dans une partie presque désertée des jardins.
Il ne distinguait que quelques bribes de la conversation, mais ce qui l'entendit suffit à l'inquiéter. Il était question d'Emma, et d'informations la concernant. Une fois sûr que les deux individus eurent quitté les jardins, il rentra dans sa chambre sans un bruit, repensant à ce qu'il avait entendu.
Merci encore à tous ceux qui suivent cette fic !
