Nouveau chapitre. Vous allez découvrir beaucoup de choses, mais pas encore tout bien sûre ! (Il reste encore BEAUCOUP !)

Disclamer : Les personnages d'Amour sucré ne m'appartiennent pas, mais l'histoire ainsi que le personnage de Dylan si.

Comme toujours, je vous souhaite une bonne lecture.

Bon, une journée de passé. Le bilan ?

1_ Kentin s'en était pris à plus fort que lui en essayant de paraître intellectuellement supérieur : il en avait subi les frais, et avait découvert la véritable apparence de son camarade : un renard manipulateur et sans pitié, as de la psychologie spontanée. Castiel n'était pas ce qu'il prétendait, et Kentin était bien décidé à percer cette carapace.

2_ Sa meilleure amie savait qui il était : elle allait tout faire pour découvrir la vérité. Il avait réussit à lui cacher cette vérité aujourd'hui : elle allait le tanné plus tard, il n'échapperait pas à ce qui semblait devoir être une longue, très longue conversation…

3_ Lorsqu'il était retourné en cours, l'heure suivant les évènements les plus… mouvementés, il avait pu constater l'absence de son camarade aux cheveux rouges, et croiser Lysandre à la sortie. Ce dernier était venu le voir pour lui présenter des excuses au nom de Castiel « Tu sais il n'est pas comme ça pour être méchant. C'est seulement un être méfiant pas nature, il faut apprendre à le connaitre. Il faut mettre du temps pour se rapprocher de lui, et pour qu'il accorde sa confiance. C'est simplement cela, ne le prend pas personnellement. ». Mettre du temps avant de se rapprocher ? Ca le faisait bien rire. S'il y avait bien une chose dont Kentin était sûr, c'était qu'aussi proche que Lysandre l'était de Castiel, il ne le serrait surement jamais autant qu'eux l'avaient été une heure plus tôt. Lysandre ne savait rien de ce qui s'était passé, et Kentin espérait bien qu'il en reste ainsi encore longtemps.

4_ Ensuite, il ne s'était pas calmer avec Castiel, et avait continué de le cherche toute la journée. Il n'était pas idiot, et savait qu'il allait le payer cher, mais il n'allait pas arrêter maintenant quand même ! Cela commençait à peine à devenir intéressant cette histoire. Il lui faudrait tout de même faire attention à ne pas se retrouver seul avec lui. Heureusement, le seul cours où il était obligé de s'assoir à ses côtés n'était qu'une fois par semaine, et les options de chacun d'entre eux faisait que leur emploi du temps commun était assez restreint.

Tout ceci n'était pas très réjouissant, et afin de s'aérer l'esprit, Kentin décida d'aller faire un tour au parc de la ville en compagnie des jumeaux avant de rentrer. Enfin, en compagnie des deux jumeaux était une véritable généralisation, car dès qu'Armin avait aperçu Helena à l'entrée, il avait couru vers elle, et l'avait invité à prendre un thé en terrasse. Ce faisant, il laissait son frère ainsi que Kentin seuls. Ce dernier grimpa sur la branche la plus basse d'un des arbres, et s'y assis en tailleur. Alexy, lui s'était posé à la base, dos contre l'écorce, et ils avaient commencé à parler musique. Ce fut d'ailleurs au plus grand bonheur de Kentin, lorsqu'il se rendit compte que son homologue n'était pas fan de toute cette musique électro, et de ces chansons dont le caractère du texte était proprement ineffable. Ils étaient donc en train de discuter pour déterminer la supériorité des Beatles ou des Rolling Stones, lorsque la pluie se mit à tomber drument.

« Suis-moi, lui dit Alexy. Il y a une petite grotte cachée entre les bois. On peut se mettre à l'abri le temps que l'orage se calme »

Petite était encore un bien grand mot, pour ce qui était de qualifier l'espace étroit qui allait les maintenir au sec. Mais Kentin n'en fit pas cas, et s'assit au côté de son nouvel ami aux chevaux bleus. Leur conversation prenait fin petit à petit, et le silence s'installait. C'est alors que Kentin se décida à lui poser une question qui le tourmentait depuis le matin.

« Comment l'as-tu su ?

- De quoi ?

- Tu sais de quoi je parle. Ce qu'Helena ne cesse de nier, mais que tu refuses d'admettre. Sans en avoir tors d'ailleurs.

- Que tu préfère la compagnie des hommes à celle de la gente féminine ?

- Oui…

- On s'y fait à force de tomber amoureux de mecs inaccessibles. On apprend à reconnaitre ceux qui le sont. Et ! Ne sois pas comme ça ! Il n'y a pas à avoir honte.

- Je n'en ais pas honte. Simplement, c'est encore nouveau pour moi, et avec ce qu'il s'est passé récemment… »

La voix de Kentin se faisait plus basse et son regard se dirigeait vers le sol.

« Ton entourage l'a mal prit, lui demanda Alexy.

- En fait, il ne l'a pas prit du tout. Personne n'en sait rien, à part quelques amis de l'école militaire et toi. Disons que mes parents ne le prendraient pas forcément bien. Ma mère a beau être un ange, elle est quand même assez traditionnelle. Quant, à mon père, mieux vaut ne pas y penser. À ton avis, comment un militaire pure et dure, un vrai homme comme il le dit si bien, quelqu'un capable d'envoyer son fils à l'école militaire pour lui apprendre ce qu'est la vie, et comment un homme doit se comporter pour mériter ce titre, dis-moi franchement ce que tu penses qu'il ferait ?

- Il te renverrait surement de la maison, ou t'enverrait dans un de ces « camps de rééducation », comme ils les appellent…

- Exactement. Tu comprends donc ce qui me pousse à leur cacher.

- Donc ce n'est pas de ça dont tu parlais juste avant. Je me trompe ? « Ce qu'il s'est passé récemment. » Qu'est ce que tu entends par là ?

- C'est une longue histoire, et je ne sais pas si j'arriverais à t'en parler. C'est encore nouveau, et ce n'est pas une chose dont j'ai l'habitude de parler.

- Allez, tu peux me faire confiance à moi, lui dit Alexy en lui faisant un grand sourire, et lui donner un petit coup de coude dans le bas. »

Le silence régnait en maître à présent, n'étant plus dérangé que par le clapotis incessant des gouttes de pluie, qui continuaient de tomber inlassablement. Le sourire d'Alexy s'affaibli, et il commença.

« Si tu veux, je peux te raconter mon histoire avant. »

Kentin avait tourné son visage, où se lisait un air interrogateur vers lui, le voyant maintenant replié sur lui-même, tête entre les genoux.

« Tout le monde pense que je n'ai pas à me plaindre, que ma vie est parfaite, et ce n'est pas entièrement faux. J'ai un frère jumeau génial, même s'il passe son temps à jouer aux jeux vidéo, et essaye toujours d'éviter de venir faire les boutiques avec moi. J'ai les parent les plus sympa du monde : ouverts, attentionnés, aimants. Ils n'ont absolument pas sourcillé lorsque je leur ai avoué mon homosexualité, comme si c'était la chose la plus banale au monde. Je leur aurais parlé du soleil qu'il faisait dehors qu'il y aurait surement eu plus d'effet. En même temps, vu l'endroit paumé dans lequel nous vivions, un petit rayon de soleil aurait été un véritable miracle. Et puis, ils devaient s'en douter, je n'ai jamais été attiré par les femmes, et je ne l'ai pas vraiment caché…

» Mais le problème c'était justement l'endroit où je vivais. Comment veux-tu que mon orientation soit perçue dans un endroit perdu au milieu de la campagne ? Le lycée dans lequel mon frère et moi allions n'était pas mieux. Au beau milieu du centre ville de l'agglomération à laquelle nous étions rattachés. Le lycée des gosses de riches, des héritiers et des rentiers qui se croyaient mieux que tout le monde. Quand ils ont découvert mes préférences sexuelles, ils ont décidé de m'en faire baver, et de me détruire autant qu'ils le pouvaient.

» Au début, je n'y faisais pas attention, je me disais que ça allait se calmer avec le temps, j'ai même demandé à Armin de ne rein dire à nos parents, mais j'ai eu tors et les choses n'ont fait qu'empirer. Un jour, ma colère à éclater, et j'ai mis un de mes tortionnaires à terre. C'est d'ailleurs comme cela que mes parents ont pris connaissance de ce que je subissais au lycée. Et ils ont décidé de déménager. De tout recommencer à zéro. Nouvelle ville, nouveau lycée, nouvel entourage. Le pari quitte ou double de se faire accepter comme on était. Et ça a fonctionné. La seule chose que je regrette est de n'avoir rien dit plus tôt. »

Alexy avait fini. Le silence avait reprit sa place. Alexy appréhendait l'effet que ses révélations auraient sur Kentin, et ce dernier y réfléchissait. Alexy était la seule personne qu'il connaissait qui pourrait comprendre ses sentiments, alors pourquoi pas ? Il fallait qu'il en parle à quelqu'un. À quelqu'un comme lui, qui pourrait comprendre comment il se sentait.

« Dylan.

- Pardon ?

- Il s'appelait Dylan. On s'est rencontré à l'école militaire. Drôle d'endroit n'est ce pas ? C'est grâce à lui que j'ai découvert cette partie de moi.

» On était affecté au même endroit, et nous sommes rapidement devenus amis. C'était un garçon plein de bonne humeur, il respirait la joie de vivre, et la communiquait à tous son entourage. À ce moment, je n'étais pas encore le Kentin que tu connais, je restais le gamin chétif, à qui tout le monde s'en prenait. Mais c'était mal connaitre Dylan. Lorsqu'on s'en prenait à ses amis, on en payait le prix. C'est lui qui m'a défendu, et qui m'a apprit à devenir plus fort. Sans lui, je n'aurais pas résisté à la vie là-bas. Il m'a donné confiance en moi, et je me suis transformé. Je me suis couper les cheveux ne manière plus naturelle, j'ai retiré mes vieilles lunettes qui ressemblaient plus à des loupes qu'à autre chose, et les ait remplacé par des lentilles de contacte. Enfin, physiquement, j'ai pris du muscle et j'ai gagné quelques centimètres.

» Disons qu'ensuite, il a continué sa philosophie. « Tout ce qui est beau est bon et tout ce qui est bon se consomme. En amour aussi. » On s'est rapproché de plus en plus, il m'a avoué ses penchants. Pour ne rien cacher, c'est le seul moment où je l'ai vu appréhender quelque chose. Lui qui n'avait jamais peur de rien… à ce moment il ressemblait à un petit animal terrifié. Il m'a aussi confessé les sentiments qu'il éprouvait à mon égard. Et puis, les jours ont passé, et je me suis rendu compte que ses sentiments étaient réciproques. C'est à ce moment-là qu'on est sorti ensemble, et qu'on a… tu comprends ce que je veux dire. »

Kentin était devenue tout rouge, et n'avait aucune envie de croiser le regard d'Alexy.

« Tu n'as pas cessé de parler de lui au passé. Qu'est ce qui s'est passé ?

- Peu de temps après que l'on ait commencé à sortir ensemble, ceux qui s'en prenaient à moi ont appris pour nous, et un jour où j'étais seul, ils m'ont coincé dans une ruelle, et m'ont violé… Sans préparation… C'était horrible, totalement différent des moments que je passais avec Dylan. Dans ces moments, la jouissance surpassait tout le reste, et il n'y avait que nous. Mais à ce moment, il n'y avait que douleur, mes yeux voyaient rouges, et ma tête était emplit de la douleur de la déchirure au bas de mes reins. Ils m'ont laissé là, complètement vidé de mes forces, à la Mercie de tout ce qui pouvait passer. C'est Dylan qui a fini par me retrouver. Il s'est occupé de moi, et m'a une fois de plus redonner confiance en moi. Depuis l'instant où nous nous sommes rencontré, il avait toujours était là pour moi. D'abord comme ami, puis comme amant, et enfin comme vengeur…

« Il a fini pas apprendre qui m'avait infligé cela, et il a décidé de régler l'affaire. Sauf que ses adversaires étaient bien plus préparés cette fois. Il est parti le samedi, et on l'a retrouvé le lundi, dans une ruelle dans la ville avoisinante du camp. Il était mort. J'ai passé pas mal de temps au commissariat pour l'enquête, et la semaine d'après je suis revenu dans mon ancien lycée, en me disant que je devais rester l'homme qu'il m'avait appris à être. Et même si je ne pourrais jamais l'oublier, il fallait que je commence à passer à autre chose. C'est sûrement la chose la plus difficile qu'il m'est été donné de faire.

- Attends… Si je comprends bien, ça veut dire que cela s'est passé…

- Tu as bien compris, oui, la semaine dernière.