Salut tout le monde! Je viens avec plaisir vous poster le quatrième chapitre, toujours ravie que vous me suiviez =). Aujourd'hui l'auteur y associe une chanson de Coldplay dont les deux premiers couplets collent encore parfaitement avec la fic.
Dans ce chapitre, Tim est de retour, tout comme Ducky. Vous allez également avoir des nouvelles de Tony, en savoir un peu plus sur l'état de santé de Ziva. Vous allez aussi retrouver des flashbacks en fin de chapitre, qui vous paraîtront peut être un peu abstraits, mais tout s'éclaircira dans le 5e chapitre. Je vous laisse découvrir tout ça, et j'attends votre avis.
Bonne lecture et vive les reviews!
Sasha : Merci beaucoup pour ta review! Heureusement que Timmons n'existe pas, parce que je sens que sinon tu irais toi aussi lui faire la peau! Et le BAC alors? Comment ça s'est passé? Amy : C'est vrai que c'est horrible pour nous de voir Ziva s'enterrer alors qu'on sait que Tony est vivant, et qu'il ne se doute de rien... J'espère que ton petit coeur va survivre à tous les rebondissements qui l'attendent encore, car je veux pas perdre une lectrice! Chou05 : Merci beaucoup :) DiNozzoGirl : Les nouvelles de Tony arrivent! Cherisch : Merci beaucoup ;) Gwen : Mais de rien! Pour une fois que je poste dans les temps sans faillir! A toi la suite! PBG : Ravie que ça te plaise. Je suis d'accord, l'auteur décrit parfaitement la détresse de Ziva, et Timmons mérite qu'on lui fasse la peau! Contente que la traduction soit réussie =)
Scene four - Fix you (Te réparer)
When you try your best,(quand tu fais de ton mieux)
but you don't succeed (mais que tu n'y arrives pas)
When you get what you want, (quand tu obtiens ce que tu veux)
but not what you need (mais pas ce dont tu as besoin)
When you feel so tired, (quand tu te sens si fatigué)
but you can't sleep (mais que tu ne dors toujours pas)
Stuck in reverse (coincé dans ton passé)
When the tears comes (Quand les larmes ruissèlent)
stream and down your face (le long de tes joues)
When you lose something (Quand tu perds quelque chose)
you can't replace (que tu ne peux pas remplacer)
When you love someone (Quand tu aimes quelqu'un)
but it goes to waste (mais que cet amour ne mène nul part)
Could it be worse? (Est-ce que cela pourrait être pire?)
Gibbs ne fut pas surpris, même s'il aurait probablement dû l'être, quand un matin quelques jours après l'incident avec Timmons, il arriva dans l'openspace et vit Ziva assise au bureau de Tony. McGee avait été guère plus surpris quand un peu plus tôt, Ziva était arrivée et lui avait demandé en le suppliant presque de l'aider à transférer ses dossiers sur l'ordinateur de Tony. Ni l'un ni l'autre ne lui posèrent la moindre question, ni ne lui demandèrent de regagner son bureau.
Vance ne leur avait pas proposé de nouvel agent pour reprendre le poste de Tony. McGee et Ziva étaient obligés de travailler quelques heures de plus qu'habituellement pour pallier à l'absence d'un troisième agent dans l'équipe, mais aucun d'eux ne s'en plaignait. Après avoir résolu leur dernière enquête, Gibbs avait insisté pour que Ziva et McGee rentrent directement chez eux. Rentrer un peu plus tôt ne pourrait que leur faire du bien. Il était tenté de forcer Ziva à prendre quelques jours de repos, à lui donner un peu de temps pour faire le ménage dans sa tête. Mais il savait que l'obliger ainsi ne servirait à rien. Bien que la regarder se laisser aller de cette manière ne lui fasse pas plaisir.
Ziva avait emménagé dans l'appartement de Tony. Elle avait même trouvé un double des clés au fond d'un des tiroirs de la cuisine. Elle n'aurait plus à forcer la serrure chaque fois qu'elle devait passer la porte de cet appartement. Emménager chez Tony n'était pas une idée très intelligente, elle le savait. C'était même un peu insensé. Elle n'accomplirait rien en vivant ainsi dans l'appartement d'un homme mort. Ce n'était certainement pas ça qui l'aiderait à aller de l'avant. Mais les quelques moments qu'elle avait passé dans son propre appartement, pour aller chercher des vêtements, des livres, lui avaient causé plus de douleur qu'elle ne pouvait le supporter.
Chaque soir elle s'allongeait dans le lit de Tony, son odeur flottant autour d'elle. Elle veillait tard, regardant ses films préférés, ceux qu'il citait le plus souvent. Elle s'asseyait à la table de la cuisine et relisait sans cesse le post-it qu'elle avait trouvé collé sur un pack de bière dans son frigo. "Pour Ziva", y avait-il noté de son écriture brouillonne.
Elle remarquait à peine qu'elle se consumait à petit feu.
- Un sergent de la Marine est mort. Prenez vos affaires.
Ziva et McGee réagirent aussitôt. Ziva contourna doucement son nouveau bureau et prit le chemin de l'ascenseur. Gibbs la jaugea du regard, se demandant s'il avait raison de la laisser aller sur le terrain. Malheureusement elle ne lui laissait pas le choix, et il manquait déjà de main-d'œuvre.
McGee conduisit le camion jusqu'à la scène de crime en gardant un œil sur Ziva. Elle l'ignora. Tout comme les autres il avait remarqué à quel point Ziva avait changé dernièrement. Il s'inquiétait, bien sûr. Mais que pouvait-il dire? Aucun mot ne pouvait alléger la peine de Ziva.
Une fois arrivés, Ziva eut un léger vertige quand elle sauta hors du camion. Elle attrapa la porte du véhicule et s'y cramponna pour ne pas perdre pied. ça faisait une semaine qu'elle ne dormait pas plus d'une heure par nuit, presque deux semaines qu'elle n'avait pas eu une vraie nuit de sommeil.
- McGee, le périmètre. Ziva, photos et pièces à conviction.
Ziva acquiesça silencieusement, prit l'appareil photo, et entra dans la maison. Elle essayait d'ignorer le léger vertige qu'elle subissait encore. Elle travailla sans rien dire, prenant des photos et emballant les preuves.
- Je suis content de ne pas être dans le même état que ce sergent, dit Ducky avec une pointe d'humour. Il s'agenouilla et sortit la sonde qu'il ne tarderait pas à insérer dans le foie de la victime.
- Où est Palmer? Demanda Ziva.
- Il a eu une urgence médicale, ou quelque chose comme ça. Je dois dire qu'il n'a pas été très clair au téléphone.
Ducky retira la sonde du corps de la victime et regarda ce qu'elle affichait.
- Apparemment la mort de ce sergent remonte à il y a environ dix heures. Il n'a pas de marque évidente de blessure, mis à part ces hématomes un peu partout sur son cou. J'en saurai plus après l'autopsie bien entendu. Mais je suis tenté de dire que ces marques sur son cou nous révèlent la cause de son décès. On peut penser qu'il a été étranglé avec une corde, ou bien quelque chose d'autre, comme un câble.
- Quoi que ce soit, le meurtrier a dû l'emporter avec lui, parce que je n'ai encore rien trouvé dans ce genre, dit Ziva en s'agenouillant aux côtés de Ducky pour prendre en photo le cou de la victime.
- Il l'a peut être laissé dans une des pièces de la maison que je n'ai pas encore fouillé. J'irai vérifier quand j'en aurai fini par ici.
- Et Timothy est déjà occupé à baliser le périmètre et prendre les dépositions des témoins. ça fait beaucoup de travail pour deux agents, n'est-ce pas?
Ziva ouvrit la bouche mais mit quelques instants avant de parvenir à répondre à Ducky.
- Le directeur Vance aura sûrement trouvé quelqu'un pour remplacer l'Agent Timmons d'ici la fin de la semaine.
Cette idée la révulsait encore plus qu'elle n'aurait pu le dire. Mais elle avait promis de bien se comporter avec ce nouveau remplaçant.
- Bien. De toute façon, je pense qu'il ne pourra pas être pire que l'Agent Timmons ma chère.
Cet homme n'avait visiblement fait bonne impression auprès de personne.
- Mais il ne sera pas Tony, ajouta Ziva.
- Non, lui accorda Ducky d'une voix lourde. J'ai bien peur que nous ne puissions pas trouver un autre Tony. Il était unique.
Ziva émit un petit bruit puis se releva rapidement, tentant de fuir cette conversation. Elle était à peine debout qu'un nouveau vertige la prit, le noir envahissant peu à peu ses yeux. Elle tangua légèrement. Elle chercha rapidement quelque chose après quoi s'accrocher, et serra donc dans sa main l'épaule de Ducky.
Le légiste releva les yeux vers elle, surpris de sentir Ziva ainsi serrer son épaule. Sa surprise se transforma en forte inquiétude quand il vit l'état dans lequel se trouvait la jeune femme. Ses paupières étaient fermement closes, son teint pâle encore plus pâle que tout à l'heure si c'était possible. Elle respirait de façon irrégulière et Ducky pouvait sentir sa main trembler sur son épaule.
- Ziva!
Ducky se saisit de la main de Ziva et se releva. Il posa ses deux mains sur ses épaules et la guida jusque contre le mur le plus proche. Il l'y adossa soigneusement et lui ôta sa casquette quand il vit les gouttes de transpiration qui se formaient sur son front.
- Ziva ma chère, respire. ça va passer. Respire...
Au bout d'un moment Ziva cligna des yeux, sa vue s'éclaircissant doucement. Elle déglutit quelques fois et pris quelques grandes bouffées d'oxygène, puis vint poser ses yeux vitreux sur l'homme resté près d'elle.
- D... Ducky, bredouilla-t-elle finalement, avant de se frotter les yeux.
- Que t'es t'il arrivé?
Avant que Ziva ne puisse répondre, Gibbs entra dans la pièce. Il jeta un œil sur Ziva puis se dépêcha de poser la même question.
- Rien, rien, murmura vite Ziva, reprenant sa casquette des mains de Ducky. Elle la replaça sur ça tête et en profita pour dissimuler une partie de son visage derrière la visière. Ducky et Gibbs échangèrent un regard entendu avant que Ducky ne retourne examiner le corps de la victime. Gibbs s'approcha de Ziva, se tenant là où Ducky se trouvait encore la seconde précédente. Il posa à son tour une main sur l'épaule de la jeune femme pour l'empêcher de s'enfuir.
- Gibbs...
Il la fit taire d'un regard.
- Est-ce que je dois te renvoyer chez toi, David?
- Bien sûr que non, dit Ziva d'une traite, espérant avoir répondu assez fermement. Je me suis levée trop vite, le sang m'est monté à la tête, j'ai eu un léger vertige, c'est tout. Ducky a fait beaucoup d'histoires de pas grand chose.
- Vraiment?
- Oui, répondit Ziva, essayant de quitter la pièce avant que cette conversation n'aille trop loin. Elle ne savait pas si elle avait réussi, ou si Gibbs n'avait tout simplement pas envie de lui poser davantage de questions maintenant.
- Fini d'examiner les lieux. Sur le chemin du retour tu diras à McGee de s'arrêter pour que tu ailles t'acheter quelque chose à manger. Tu as déjà assez maigri comme ça.
- Bien, répondit Ziva bien qu'elle n'ait pas l'intention de passer le message à Tim. Mais bien sûr Gibbs s'en doutait.
- Alors, où veux-tu que l'on s'arrête? Demanda chaleureusement McGee alors qu'elle montait dans le camion. Un sandwich m'irait bien, mais c'est toi qui décide.
Ziva ferma les yeux et appuya sa tête contre la vitre.
- ça m'est égal, marmonna-t-elle.
Elle s'endormit avant qu'ils aient effectué la moitié du chemin en direction de la sandwicherie.
- Alex dit qu'ils sont de plus en plus nerveux. Il y a eu beaucoup de bruit autour de la mort de Dinozzo. Ils étaient déjà assez nerveux quand il ne s'agissait que de la mort d'un marin, mais maintenant qu'ils ont aussi tué un agent du NCIS et qu'un de leurs hommes est en garde à vue...
- Oui enfin le gars qu'on a arrêté ne dis pas un mot.
- ça, ils ne le savent pas.
Conrad réfléchit un moment.
- Tu veux dire qu'on devrait laisser entendre que celui qu'on a arrêté nous livre tout ce qu'on lui demande? Demanda-t-il.
- Oui.
- C'est bas et mesquin. Mais j'aime cette idée. On doit toujours rencontrer Wright ce soir?
- Oui.
- ça tombe bien. Dis lui de commencer à répandre cette rumeur, conclut Conrad.
- Bien chef, dit Cassandra Gagnon en saluant son patron, ce qui le fit soupirer.
- Hey, je peux poser une question? Demanda Tony en levant une main.
- Même si on te dit non, tu la poseras ta question. Alors vas-y.
- C'est vrai. Si votre plan ne marche pas, combien de temps encore je vais devoir prétendre que je suis mort?
- Tu as une copine en deuil qui t'attend à la maison? Demanda Cassandra en levant un sourcil. Tony se
força à afficher un visage neutre, pour que personne ne devine que ses pensées avaient immédiatement dérivé vers Ziva. Elle n'avait pas tort. Comme si Ziva, l'ex-assassin du Mossad, portait son deuil...
- Non, mais tu sais, toute cette histoire d'être mort... ça traine en longueur. Je ne peux même pas sortir m'acheter un pizza ou une bière, ni même allumer mon téléphone des fois que quelqu'un m'appelle...
- Oui, donc pour occuper le temps il vide la batterie de mon téléphone en passant la journée à jouer à ce maudit Tétris.
- Dinozzo, on sait que tu fais un gros sacrifice pour nous, dit Conrad en se levant. Et crois nous quand on te dit qu'après ça on t'en devra une. Le directeur Vance nous a laissé deux mois pour régler cette affaire. Si au terme de ces deux mois on n'a pas avancé d'un pas dans l'enquête, je devrai aller voir Gibbs et espérer qu'il ne me fasse pas la peau quand je lui avouerai que j'ai simulé la mort d'un de ses agents.
Tony soupira à la pensée de Gibbs. Il n'avait jamais cru qu'un jour le sal caractère de Gibbs lui manquerait. Tyler et Cassandra attendirent que Tony ne se dirige vers une autre pièce de leur planque avant de se retourner vers leur patron.
- Je pense qu'on aurait dû lui dire au sujet de David, dit Cassandra après un moment. Les nouvelles vont vite, surtout quand ça concerne Ziva David ayant failli abattre le remplaçant de Dinozzo. Ce n'est pas le genre de rumeur qui s'éteint d'elle-même.
Mais Conrad refusa.
- Moins Dinozzo en sait, mieux c'est pour lui. Si il apprend comment son équipe traverse tout ça, il va vouloir tout envoyer balader et aller leur dire la vérité.
- J'ai croisé David dans l'ascenseur l'autre jour. Elle a l'air d'une déterrée. Elle a visiblement beaucoup de mal à se faire à l'idée de la mort de Dinozzo.
- C'est le problème de Gibbs, pas le mien. Nous devons rester concentré sur notre mission, et ne pas nous laisser distraire. Le plus tôt nous aurons fini, le plus tôt nous pourrons renvoyer Dinozzo chez lui. Ne vous égarez pas dans d'autres problèmes.
- Bien boss.
- Tu ne peux pas te débarrasser de moi si facilement, quelque soit la situation, promit Tony en riant un peu. Ziva grimaça quand le rire de Tony se transforma en une toux rauque.
- Je suis sûre que je ne pourrais pas, marmonna Ziva en baissant sa tête, comme si ça pourrait d'une manière ou d'une autre adoucir ses dernières paroles.
Quand elle releva la tête, elle n'était plus agenouillée sur le goudron mais debout au milieu d'une pelouse. Ses mains étaient toujours rouges, recouvertes de sang. Le sang de Tony. Elle jeta un coup d'œil rapide autour d'elle. La seule chose présente à ses côtés était un trou, à environ six mètres d'elle. Elle ne sait pas ce qui la poussa à s'approcher de ce trou, et à s'arrêter tout au bord de la fosse pour regarder ce qui s'y trouvait.
Sa respiration se coupa brutalement comme si quelqu'un lui avait asséné un coup dans la poitrine.
Tout au fond du trou se trouvait un cercueil, ouvert. Et dans le cercueil... Tony.
- Allez, ne me regarde pas comme ça. Tu ne penses quand même pas que c'est ce qui va me tuer?... Tu ne peux pas te débarrasser de moi si facilement.
Ziva haleta et tomba au sol, ses jambes ne portant plus son poids. Non, non, non! Il n'était pas mort, il ne pouvait pas être mort, non!
Après une seconde d'hésitation Ziva regarda de nouveau le fond du trou. Elle fut soulagée de voir que Tony ne se trouvait plus dans le cercueil. Bien sûr qu'il n'était pas mort. Il était Tony. Il ne pouvait pas mourir. Elle se retourna dans le but de partir.
Elle s'arrêta quand elle comprit qu'elle marchait sur quelque chose. Elle recula rapidement et revint sur ses pas. Elle dirigea ses yeux vers ce qu'elle avait écrasé, pour s'excuser. Son sang se glaça quand elle aperçut le poitrine déchiquetée par le trou d'une balle.
- Tu ne peux pas te débarrasser de moi si facilement.
Deux mains se posèrent sur ses épaules et la tirèrent vers l'arrière. Elle tomba.
- Ziva!
Elle ouvrit grand les yeux, son hurlement mourant dans sa gorge. Elle se réveilla doucement. Elle enleva sa casquette et passa une main sur son visage, son front couvert de sueur. Elle prit quelques grandes inspirations, tentant de calmer son rythme cardiaque. Elle ne parvenait pas encore à regarder McGee. Elle savait qui la fixait d'un air inquiet.
- Ziva?
Elle l'ignora, ouvrit la porte du camion et en descendit. Elle priait pour ne pas craquer avant que les portes de l'ascenseur ne se soient refermées derrière elle. McGee se hâta de la rattraper pour ne pas avoir à attendre que l'ascenseur ne redescende jusqu'au garage pour pouvoir atteindre son bureau. La montée jusqu'à l'openspace se fit en silence. McGee continuait d'observer Ziva du coin de l'œil, essayant de trouver quelque chose de réconfortant à dire. Il n'excellait pas dans cette tâche.
Ziva s'arrêta à son bureau suffisamment longtemps pour y déposer sa veste et sa casquette mais ne s'attarda pas plus longtemps. Elle défit sa queue de cheval en s'en allant. Gibbs, qui était assis à son bureau, regarda McGee d'un air interrogateur.
- Il s'est passé quelque chose?
McGee soupira en posant sur son bureau le sac plastique qui contenait le sandwich de Ziva.
- Elle euh... s'est endormie sur le trajet du retour. Je pense qu'elle a fait un cauchemar, elle murmurait plein de choses étranges. Et juste au moment où j'ai garé le camion elle... elle a commencé à crier. Il recula un peu en disant ça. Jamais il n'aurait cru entendre ça, les cris apeurés de Ziva étaient la dernière chose qu'il pensait un jour entendre.
- Boss... Je ne pense vraiment pas que Ziva va bien.
- Ah oui McGee? Demanda Gibbs ironiquement. Qu'est-ce qui a bien pu vous faire penser ça?
Ziva recueillit un peu d'eau dans ses mains, puis arrosa son visage dans une vaine tentative de se donner un air un peu plus humain. ça ne servait vraiment à rien. Après un moment elle releva son visage pour regarder son reflet dans le miroir. Elle suivit le contour de ses cernes avec son doigt fin. Elle aurait aimé trouvé un moyen de les dissimuler un peu. Elle pouvait gérer les os prononcés de ses pommettes et sa peau pâle. Mes ses cernes attiraient bien trop les regards. Elle avait besoin de se remettre à dormir.
Mais ce qu'il venait d'arriver dans le camion était l'illustration parfaite de la cause de son absence de sommeil. Elle ne pouvait plus supporter tous ces cauchemars.
Ziva revint dans l'openspace et croisa Gibbs.
- Avale ce sandwich Ziva, lui ordonna-t-il en lui désignant d'un coup de tête le sac resté sur le bureau de McGee. Après tu étudieras les relevés bancaires du sergent Galvin.
- Bien, murmura Ziva en s'asseyant. Elle secoua la souris de l'ordinateur pour le rallumer. Elle réussit à passer les cinq minutes suivantes en silence, mais McGee finit par parler.
- Tu sais... si tu as envie de parler à quelqu'un, je suis là, dit-il finalement sans toutefois détacher les yeux de son écran d'ordinateur. Ziva le regarda une courte seconde avant de se concentrer de nouveau sur son travail.
- Je veux dire, je sais que tu n'es pas du genre à parler de ce que tu ressens, et je me doute bien qu'il y a des tas d'autres personnes à qui tu préfèrerais aller parler de ça avant de venir me voir, mais... Je suis là si tu as besoin Ziva. Vraiment.
Il avait l'air si mal à l'aise, mais si sincère. Ziva sourit très légèrement.
- Je sais que tu es là McGee. Merci. Mais je n'ai pas envie d'en parler.
- Je m'en doutais, soupira-t-il. Enfin... Tu sais où me trouver si tu changes d'avis. Si un jour tu en viens à perdes totalement la tête et que tu veux parler de tes sentiments... Il s'arrêta en s'apercevant de ce qu'il venait de dire. Mais, ça ne veut pas dire que je pense que tu vas perdre la tête, tu en es loin, tu vas parfaitement bien..., s'enfonça Tim.
- Personne ne va jamais parfaitement bien McGee, dit Ziva dans un rire rauque. Et certainement pas moi. Mais merci, je m'en souviendrai. On devrait se remettre au travail.
- Oui...
Le reste de la journée se passa assez tranquillement. Abby avait mis un point d'honneur à serrer Ziva dans ses bras dès que l'israélienne se tenait à moins de dix pas d'elle. Ziva n'y attachait pas grande importance, elle savait que de toute façon elle ne pourrait pas y échapper. Si ça aidait Abby à se sentir mieux... McGee réussit à entretenir une conversation de quelques minutes avec l'israélienne sans que la situation ne devienne totalement embarrassante, et Gibbs avait fini par renvoyer Ziva chez elle vers 21h ce soir là en lui interdisant de revenir travailler le lendemain avant midi, et en lui conseillant fortement de prendre une bonne nuit de sommeil.
Ziva savait qu'il ne lui restait plus qu'un seule solution si elle voulait réussir à réellement dormir.
- Depuis quand est-ce que tu prends des somnifères? Lui demanda Ari en posant la boîte de pilules sur la table de cuisine de sa sœur. Ziva écarta les médicaments de sa vue. Elle ouvrit un tiroir, jeta la boîte à l'intérieur, et referma le tiroir.
- J'ai du mal à dormir depuis quelques temps.
Ari passa son regard du tiroir à sa sœur plusieurs fois, et finit par comprendre.
- Des cauchemars.
Ce n'était pas une question. Ziva ne répondit pas.
Ari n'aurait pas aimé la voir reprendre des somnifères. Mais qu'est-ce que ça changeait? Ari était un traitre. Ziva se répéta cela en sortant une pilule et en l'avalant. Elle s'allongea et attendit que le médicament fasse effet.
- Tu prends des somnifères? Demanda Tony en faisant tourner la boîte qu'il venait de découvrir entre ses doigts. Ziva pouvait sentir à quel point cette idée lui déplaisait. Il connaissait les problèmes qu'elle avait eu dans le passé avec ces dangereuses petites pilules.
- J'avais du mal à trouver le sommeil depuis... Mon retour. Les somnifères... ça aide.
Tony lança un regard avisé à Ziva.
- Fais attention au nombre de pilules que tu avales.
Comme si cette idée ne lui était pas venue à l'esprit.
Ziva soupira en se pelotonnant dans le lit de Tony. Elle regarda la boîte de somnifère qu'elle serrait fortement dans sa main. En dehors du jour où Abby l'avait droguée après l'enterrement de Tony, elle n'avait pas pris de somnifères depuis une bonne année. Elle avait espéré ne jamais avoir à en reprendre.
Elle finit par ouvrir la boîte et en sortit un somnifère. Elle le posa sur sa langue et l'avala. Elle s'enfouit sous les couvertures et attendit que les somnifères fassent leur effet magique.
Pour les trois derniers flachbacks, chacun consiste en une époque différente distincte du présent. Je le précise, parce que quand j'ai lu la fic ça ne m'a pas paru clair... Si vous avez des questions, je suis votre disposition!
