J'explique pourquoi la suite a mis tant de temps à venir:

D'abord, pendant un long moment, j'ai été assez occupée et j'avais un peu la flemme d'écrire... haeum. Ouais, et après, y'a un gros bug du site qui a fait que pendant une semaine, je n'ai rien pu poster, alors voili voilou :)

Et désolée pour l'histoire si ça va un peu vite, j'ai vraiment, vraiment la flemme de remanier mon texte --"

Serdra: Hm, quel est ce 6e sens infaillible qui te fais penser ça, très chère? Tu as bien raison, mais on verra ça un peu plus tard... Genre, dans un ou deux chapitres?

Spicy Marmelade: Oh oui, je trouve ça très mimi aussi, je ne pouvais m'empêcher d'avoir un grand sourire débile collé aux lèvres en écrivant ce passage Sans commentaires, d'accord? XD

Lilu Malfoy Potter: Hann, quelle novice de je suis, j'ai jamais compris ce que ça voulait dire OCC XD Peut-être, peut-être pas, qui sait ce qui se passe dans la caboche de Malfoy? ;)

Kameya: Rooh, que je t'adore toi! Xd Tes reviews me font vachement plaisir, et j'ai suivi ton conseil, j'ai essayé de faire un résumé à peu près potable :P Merci encore!

Dreydrey: Bah, si t'aimes bien... Je t'en prie, continue de lire:D

Dark Amy: Bah, j'en ai mis du temps pour la suite, mais j'espère qu'elle te plaira! J'avoue que j'en susi assez contente, quand même...

Ariane Malfoy-Shinigami: Désolée, j'ai continué, mais pas vite J'ai au moins continué! Lol

Lo hana ni: Ahh, ça fait plaisir dis donc ) Espérons que JK ne m'en voudra pas trop d'emprunter sa technique... Haeum

Bon, allez, il est 21h34 heure locale, disc0-cherryx se me donc au boulot :P Allez, hop!

Chapitre 4

Toc.

Toc, toc.

Toc, toc, toc.

Harry grommela, plongeant sa tête sous son oreiller. Il ne pouvait tout de même pas déjà être huit heures! Il entrouvrit un oeil vitreux et malgré l'obscurité, réussi à discerner sur son horloge, la petite aiguille arrêtée sur le trois. Rassuré, il resserra sa couette autour de lui, et...

Toc, toc.

Harry jura. « Qui a eu la merveilleuse idée de m'envoyer un hibou à cette heure-ci!» pesta le brun.

Car c'était bien un hibou grand-duc qui voletait devant sa fenêtre, l'observant de ses grands yeux dorés, tapotant de temps à autres la vitre de son bec. De mauvaise grâce, Harry se leva, se traînant tel un zombie pour ouvrir sa fenêtre. Immédiatement, le hibou s'engouffra dans l'ouverture ainsi faite, jeta un parchemin sur le lit défait et s'en alla aussi brusquement qu'il était arrivé. Harry avait à peine eu le temps d'ouvrir la fenêtre que déjà il lui fallait la refermer. Grognant, il se laissa tomber sur son lit et attrapa la lettre reposant sur la couverture. Il la décacheta prestement, se munit de sa baguette.

- Lumos, murmura-t-il, de peur de réveiller ses camarades.

La lumière révéla une écriture fine et élégante, qu'il n'arriva pas à identifier. Il dut relire la lettre plusieurs fois avant que son sens n'atteigne son cerveau embrumé par le sommeil. Il rangea le parchemin dans son tiroir et se dépêcha de retrouver ses vêtements éparpillés un peu partout.

« Rendez-vous à 3h15 près du lac. Certaines choses sont à mettre au clair.

Drago Malfoy

P.S.: Ne sois pas en retard. »

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Harry arriva devant le lac, les vêtements froissés, cheveux encore plus ébouriffés qu'à l'habitude (si cela était possible) et essoufflé d'avoir couru à travers le château, ne prenant pas toujours les chemins les plus rapides, pour pouvoir échapper à Peeves ou à Miss Teigne grâce à la carte du Maraudeur. Harry chérissait cette carte presque autant que la cape d'invisibilité que lui avait laissé son père, car c'était à présent le seul souvenir qu'il lui restait de Sirius. Une vague de tristesse l'envahit à la pensée de son parrain qu'il s'efforça de chasser; ce n'était pas le moment de paraître faible.

Il jeta quelques regardes à droite et à gauche, mais ne voyait aucune silhouette longiligne à proximité. En désespoir de cause, il s'adossa contre un chêne, resserra sa cape et son écharpe sur lui, sentant le froid le pénétrer. « S'il me fait poireauter pendant une demi-heure, je ne me retiendrais pas pour le frapper cette fois! » pensa Harry, définitivement de mauvaise humeur.

- Je vois que tu as reçu mon message.

Harry se retourna, faisant face à Drago. Sa peau pâle, presque translucide étincelait à la lumière de la lune et ses cheveux avaient presque l'air blancs, tant ils étaient clairs. Des cernes violets faisaient des valises sous ses yeux gris. Avec apitoiement, le Gryffondor pensa qu'il avait l'allure d'un cadavre.

- Tu sais, je ne suis pas un être nocturne, alors j'espère que la prochaine fois, tu me laisseras quelques heures de sommeil, rétorqua-t-il acerbe.

Drago baissa doucement la tête. Il franchit la distance qui le séparait de Harry et resta devant lui, les yeux rivés au sol et les mains dans les poches.

- A propos de ce qui s'est passé tout à l'heure...

- Je sais. Tout reste entre nous; j'oublie les évènements qui se sont produits. Tout ça ne voulait absolument rien dire. Pétage de plomb dû à la fatigue sûrement...

Malfoy eut un petit sourire, sincère cette fois, qui étonna Harry.

- Tu commences à bien me connaître Potter. Mais quand tu dis que cela reste entre nous, ce n'est vraiment rien qu'entre nous; pas même la belette et la Sang de Bourbe.

Harry se remémora le mensonge qu'il avait inventé auprès de ses amis. Il espérait ne pas croiser Hagrid avant quelques temps...

- Ne t'inquiètes pas, répondit-il. Ni Hermione, ni Ron ne sont au courant de rien. J'espère seulement que cet engagement tiendra aussi de ton côté!

Le blond éclata de rire.

- Tu crois vraiment que j'irais m'amuser à raconter aux autres Serpentards que je suis tombé dans les bras du grand Harry Potter? On va dire que cet épisode ne me met pas très en valeur!

Harry afficha un sourire, masquant son trouble par rapport à la phrase à double sens que Drago venait de prononcer. Changeant brusquement de sujet, Harry enchaîna:

- Tu sais... Si tu as besoin de quelque chose, ou que tu ne te sens pas très bien... Envois-moi un hibou. Je viendrais.

Malfoy lui adressa un regard sidéré.

- Bah, c'est ce qu'on fait entre... amis? Continua Harry.

Ce mot sonnait étrangement dans sa bouche. Pour Malfoy aussi apparemment, puisque d'étonné, son regard devint sceptique.

- On verra, lâcha finalement Drago.

Il jeta un oeil du côté du château, et Harry vit ses yeux s'attarder sur la tour. Malfoy eu soudain un petit sursaut, cligna deux, trois fois des yeux, reprenant ses esprits. Il offrit un visage quelque peu nerveux au Gryffondor, et fit:

- Et bien, je crois que tout est clair. Je te souhaite une bonne fin de nuit.

Il allait partir quand il parut se remémorer de quelque chose.

- Ah, une dernière chose, Potter...

Drago fit marche arrière et se planta devant Harry, qui avait un mauvais pressentiment.

- ...Nous ne sommes pas amis.

Harry ne vit rien venir. D'un coup, il sentit une douleur fulgurante au niveau de sa mâchoire, qui le fit reculer d'un pas. Il sentit le goût métallique du sang se répandre dans sa bouche, écoeurant. Il cracha; dans l'obscurité, il vit sa salive semblable à une grosse tâche noire dans l'herbe. Quand il releva les yeux, il vit Malfoy se frotter le poing avec satisfaction, lui adressant un grand sourire.

- Ne m'en veux pas Potter, lui dit-il. Mais tu sais, la collaboration avec l'ennemi, ça me branche pas trop...

Et sur ce, il tourna les talons. Harry resta un moment stupéfait. « Je le console au sommet de cette putain de tour, je le prends carrément dans mes bras, et la seule chose qu'il trouve à faire, c'est de me foutre un coup de poing! » s'indigna-t-il.

Et puis, il en avait assez que Malfoy le laisse toujours en plan. Cette fois, il ne le laisserait pas faire; il en avait marre de jouer les gentils petits héros qui se laissent marcher sur les pieds. Il voulut crier à Drago de l'attendre, mais un éclair de douleur traversa sa mâchoire, le laissant haletant. Tant pis, ce serait une attaque surprise.

Harry se lança à sa poursuite. Harry avait toujours été le plus rapide de sa classe en primaire et apparemment, il l'était toujours; il arriva derrière Drago, qui eût à peine le temps de se retourner avant que Harry ne le plaque au sol. Ils roulèrent dans l'herbe, se tenant par les bras. Harry fut étonné par la force de Drago; en étant si maigre, il arrivait à prendre le dessus dans leur tourneboulé. Malgré tout, le Gryffondor était plus fort et il parvint finalement à bloquer son adversaire sous lui.

- Alors, fit Harry essoufflé, c'est comme ça que tu me remercies Malfoy? Je crois qu'il n'y avait pas meilleur moyen pour me faire regretter ce qui s'est passé là-haut...

- Je te l'avais dit dans mon courrier: je tenais à remettre les choses au clair. Pourquoi Potter, tu espérais peut-être plus? Ajouta-t-il, un sourire carnassier au visage.

Harry s'empourpra, se remémorant le bien être qu'il avait éprouvé en sentant son ennemi dans ses bras. Il rétorqua la voix mal assurée:

- Ce n'est pas moi qui me suis blotti contre toi en sanglotant...

Drago resta silencieux.

- Ça te dérangerait de bouger un peu? Finit-il par lâcher. C'est pas que tu sois vraiment lourd, mais je me sens un peu compressé là...

- Si je me lève, tu t'enfuis. Et on doit parler de quelques petits choses encore.

- Alors fais vite, je ne tiens pas à ce que quelque un nous trouve dans cette position! répondit-il d'un ton acide.

Harry éclata de rire.

- Qui pourrait se promener dans le parc à trois heures du matin de toute façon? Et puis, tes problèmes valent bien la peine de rester un peu plus longtemps comme ça, non?

Harry rechignait à se l'avouer, mais cette position lui convenait parfaitement. Il passa une langue sur sa lèvre, et se rendant compte de son geste, s'essuya prestement la bouche. Il reprit:

- Demain, je vais voir Dumbledore. Enfin, aujourd'hui.

- Je te l'interdis! S'énerva Drago. Et puis, ça n'arrangerait rien, continua-t-il. Ils viendraient me chercher, de gré ou de force.

- Dumbledore est le seul sorcier que Voldemort n'ait jamais craint! Opposa Harry. Si même Voldemort a peur de lui, alors je ne vois pas comment ta mère pourrait se confronter à lui.

- Je ne veux pas que ça se sache pour l'instant. Et puis, les vacances de Noël ne sont que dans un mois... J'ai encore du temps pour essayer de m'en sortir seul.

- Mais tu n'y arriveras pas! Ils sont trop forts, tu peux me croire!

- Harry Potter qui me donne une leçon sur les Mangemorts... Merci, je crois qu'avec mon père, j'en ai un bon exemple! Rétorqua-t-il sarcastique.

Il y eut un silence. Puis:

- Alors laisse-moi t'aider.

- M'aider? Tu sais, ce n'est pas parce que tu t'appelles Harry Potter que tu peux sauver tous ceux qui t'entourent...

- Je te sauverais, au moins toi.

Prenant conscience de ce qu'il venait de dire, il se mordit la lèvre. Trop tard, Drago souriait déjà.

- Ah, oui, vraiment? Tu me sauverais, moi, ton ennemi de toujours, celui qui t'en a fait baver pendant ces cinq années, celui qui vient de te donner un coup, moi, tu me sauverais?

- Oui, souffla Harry.

Malfoy se redressa sur ses coudes, l'air soudain grave. Harry le fixait, se dissimulant au maximum derrière ses mèches de cheveux noirs qui lui tombaient sur les yeux. Il vit Malfoy prendre une grande inspiration, et lui dire:

- Rapproche-toi.

Il obéît. Harry avait dû positionner ses bras des deux côtés du torse du Serpentard, pour ne pas perdre l'équilibre. Leurs visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre, si près, que leurs nez se frôlaient presque.

- Surtout, murmura Drago, oublie ce que je vais faire.

Harry acquiesça d'un infime geste de la tête. Drago se rapprocha encore plus, et s'arrêta lorsque leurs fronts ne furent plus qu'à quelques millimètres.

- Oublie, répéta Drago.

Il posa ses lèvres contre celles de Harry, dont le coeur rata un battement. Il s'étonna de les sentir aussi douces et aussi fraîches.

- Hey, vous là-bas! Qu'est-ce que vous faites?

Ils s'éloignèrent violemment l'un de l'autre. Ils se redressèrent, et virent une silhouette trapue arriver.

- Frappe-moi! Chuchota Drago.

- Quoi?

- Frappe-moi, vite!

Ne réfléchissant pas plus que ça, Harry donna un énorme coup de poing dans le ventre de Malfoy, qui se plia en deux. Il devint très pâle, et se retourna brusquement. Harry l'entendit vomir.

- Que faites-vous dans le parc à cette heure-là, vermine?

Rusard arriva enfin devant eux, suivi de près par Miss Teigne, sa fidèle compagne. Voyant Malfoy se tenir le ventre, et le Gryffondor se frotter la mâchoire, il poussa un soupir exaspéré.

- Duel, hein? Ça mérite bien une heure de retenue... Mardi à 8h, dans mon bureau. Je sens que vous allez avoir de papiers à trier... Et maintenant, filez dans vos dortoirs! Et je ne veux voir personne aller à l'infirmerie; assumez vos actes petits morveux!


Après avoir quitté Rusard, et regagné son lit, il était déjà plus de quatre heures. Harry s'affala sur son lit et pensa qu'il serait bien dur d'oublier ce que Drago lui avait fait.