Auteur : Alana
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Spoilers : Même pas besoin d'avoir lu Harry Potter pour lire ça, ha si, vu qu'on parle de Dumbledore et des sorciers en général... Mais la lecture de ma fic « l'Ordre de Merlin » vous permettra de cerner un peu mieux les personnages de Yasmina Ben Nazeth et David Salomon. (Je les réutiliserai, ces deux-là…)
Disclaimer : Albus Dumbledore, Poudlard, le monde des sorciers sortent tout droit de la cervelle de J. K. Rowling et pas de la mienne, et je gagne pas ma vie avec. Par contre, Sorcier International, El Nazed le Fourbe et les autres sont à moi, même si je gagne rien avec eux non plus ! L'idée de Sorcier Internationale vient toutefois de « Courrier International, c'est un hommage à ce journal que j'aime bien. Ce faux article est aussi un clin d'œil au succès de J. K Rowling et à Iznogoud, le fameux héros de la BD du génialissime et regretté Goscinny. Le Coffripon est honteusement plagié sur le Bagage de Terry Pratchett.
Résumé général : Article littéraire de Sorcier International : Présentation d'un personnage de l'univers des sorciers…
El Nazed, fourbe mais fascinant
Par Magnus Sagace, reporter à Mage-Soir, France.
Aujourd'hui paraît le vingtième tome de la BD « El Nazed le Fourbe ». C'est l'occasion de se pencher un peu plus sur ce personnage haut en couleurs…
Si vous demandez à un sorcier du Moyen-Orient, belge, grec ou français, qui est El Nazed le Fourbe, il se mettra immanquablement à rire. Ensuite, seulement, il répondra qu'il s'agit de « ce célèbre héros de roman et de BD ».
Ce célèbre antihéros, plutôt.
Mégalomane, vivant au 16e siècle, El Nazed le Fourbe est un sorcier bien décidé à conquérir le monde par tous les moyens. Seulement voilà, il s'agit d'un sorcier un peu raté qui a du mal à contrôler ses sorts et tout ce qu'il entreprend tourne au ridicule et à la catastrophe. Chacun de ses plans méticuleux lui revient dans la figure . . .
Mais ce qu'on oublie trop souvent, c'est qu'il a bel et bien existé.
Un personnage historique méconnu
El Nazed le Fourbe apparaît dans des textes de l'époque de la Renaissance. Il est connu grâce à certains contes et aux textes d'un sorcier de la cour de Soliman le Magnifique de plus « être aussi Fourbe qu'El Nazed » était aux 16e et 17e siècles une expression des sorciers arabes utilisée pour dénigrer les ambitieux et les maladroits. On a retrouvé sa trace dans la correspondance de deux sorcières de l'époque, où était dépeinte la fameuse affaire de l'éléphant ensorcelé. Il est presque sûr aussi que sa tentative de s'associer ou de contrôler Soliman le Magnifique est véridique, ainsi que ses hilarants échecs, où le ministère de la Magie n'a même pas eut à intervenir pour protéger le dirigeant moldu.
On n'a aucun témoignage de première main sur ce personnage, mais on possède trois portraits d'époque de lui, dont un seul est ensorcelé. La tapisserie en question se trouve au Caravansérail, l'école de Magie du Maghreb. L'auteur de l'article a eut la chance exceptionnelle d'obtenir une autorisation de reportage sur le sujet (voir en fin d'article.). Petit, le nez et le menton pointus, les sourcils broussailleux et un grand sourire plutôt niais, le véritable El Nazed le Fourbe est une célébrité depuis le milieu du vingtième siècle. La meilleure trace qu'il ait laissé, c'est le Coffripon, le seul et unique objet magique doté d'intelligence, de libre arbitre et d'émotions, objet de nombreuses études (rarement terminées puisque ce coffre vivant est doté d'un caractère épouvantable). Une expérience magique complètement raté a donné naissance au Coffripon et nul n'a jamais pu la répéter.
Le créateur du personnage
C'est en 1952 que El Nazed est révélé au grand public, sous la plume du marocain Youssef Haleur (décédé en 1989), greffier du Ministère de la Justice. C'est son goût pour l'Histoire et ses talents de conteur qui l'ont poussé à publier les histoires qu'il inventait pour ses enfants. Il a fait de ce personnage une star de la littérature en le dépeignant comme un héros catastrophique. Il a également brillamment continué sa carrière d'écrivain avec ses « Contes du Renard Rouge » pour les enfants, son roman autobiographique « L'enfant des dunes » et ses guides touristiques parodiques, où l'on retrouve son style espiègle et enlevé.
L'un des facteurs du succès des romans vient sans doute des illustrations de Madame Haleur (illustratrice de toutes les œuvres de son mari, décédée en 1992), une demi-douzaine dans chaque livre. D'une part, il faut souligner l'humour et la grâce de ces illustrations, d'autre part rappeler leur caractère novateur à l'époque : en effet, il s'agissait de la période d'après-guerre où les Sortilèges d'Animation, perfectionnés au Japon (tout à fait classiques aujourd'hui), avaient débarqués en Occident, donnant aux premiers volumes d'El Nazed un caractère exceptionnel.
S'inspirant de textes historiques, Youssef Haleur a créé un bouffon dont les aventures ont fait la joie de plusieurs générations de sorciers.
Un succès phénoménal
Le premier volume, « Les exploits d'El Nazed le Fourbe », devient immédiatement un best-seller dans les pays arabes. Le deuxième, « Les mésaventures d'El Nazed le Fourbe », paru en 1955, rencontre encore plus de succès et Mr Haleur démissionne pour se consacrer à l'écriture. En 1958, le triomphe du troisième, « El Nazed le Fourbe chez le Sultan » est sans précédent et fait de son auteur un millionnaire.
Les dernier volumes, « Les tribulations d'El Nazed le Fourbe » et « Le retour d'El Nazed le Fourbe », parus respectivement en 1962 et 1970, n'ont pas démenti l'affection que les lecteurs portaient aux œuvres de Mr Haleur.
Si El Nazed devient un héros au Moyen-Orient, il conquiert bientôt le sud de l'Europe. La première traduction française, en 1955, est déplorable, sans les merveilleuses illustrations de Madame Haleur, et porte le titre de « Le lamentable Dunaze le Fourbe ». Le tir est corrigé dès que les droits sont rachetés, en 1957, par les éditions Hurluberlu avec ceux du deuxième tome, et ils deviennent aussitôt un succès dans les pays francophones. La Grèce et l'Espagne sont également deux pays où El Nazed devient vite aussi connu que les héros nationaux. Les livres plaisent à tout le monde, grands et petit, et de nos jours encore ils continuent à se vendre. L'Italie, les pays slaves et l'Afrique ne seront vraiment « contaminés » qu'avec l'adaptation BD.
Le triomphe de la BD
La fabuleuse aventure ne s'arrête pas là. En effet, il semblerait selon les dires de certains que les romans de Mr Haleur ont plus qu'inspiré un auteur moldu de bande dessinée français, Mr Goscinny, qui est très connu dans le milieu de la BD franco-belge moldue pour sa BD « Iznogoud », les mésaventures d'un vizir qui veut être calife à la place du calife, et dont la méchanceté et la malchance rappelle fortement El Nazed.
C'est sans doute cette rumeur, qui n'a jamais pu être prouvée par ailleurs, qui pousse un jeune dessinateur belge à se lancer dans l'aventure à la fin des années 70. Les négociations sont âpres, mais finalement, aidé par Regulus Mécèna, le directeur du journal français « Mage-Soir »(actuellement à la retraite), Filibert Minederien obtient les droits des romans de Mr. Haleur et la première adaptation BD des « Exploits d'El Nazed le Fourbe » paraît en langue française puis arabe en 1979.
C'est de nouveau un triomphe, et les albums sont traduits en une vingtaine de langues.
Actuellement, le vingtième tome termine le troisième livre, et le vingt-et-unième commencera à être pré publié dans « Mage-Soir » d'ici quelques mois. Mr. Minederien, dont le trait et les Sortilèges d'Animation ont acquis leur plénitude à partir du quatrième tome, est un travailleur acharné qui jure que dessiner El Nazed ne le lasse pas.
Les controverses
Il ne se gène toutefois pas pour prendre quelques libertés avec le roman, et s'il s'inspire de recherches historiques, certaines histoires, comme celle du Retourneur de Temps, celle où El Nazed rencontre son dessinateur, ou le 9e tome « El Nazed et la Lampe Magique » qui le met aux prises avec un génie particulièrement vicieux, sont entièrement issus de son imagination et certains puristes le lui reprochent.
On a aussi beaucoup parlé de l'importance que donne Mr. Minederien au serviteur moldu d'El Nazed, Bêhbeth, qui n'apparaissait que très peu dans le roman, et dont l'authenticité historique est plus que douteuse. Certains se sont plaint que Mr. Minederien en faisait une caricature qui lui permettait de dénigrer les moldus. Mais celui-ci affirme que Bêhbeth « est un personnage comique certes, mais plus par sa méconnaissance de la sorcellerie et la bêtise de son maître que par sa propre stupidité. Il ne parodie en rien les moldus. D'ailleurs, ce sont souvent les moldus qui l'emportent aux dépends d'El Nazed, comme Soliman le Magnifique et ses conseillers, le marchand de poteries dans « El Nazed en Espagne », ou la gardienne de hammam dans « El Nazed n'en fait qu'à sa tête » ce sont eux qui finissent par bénéficier des idées d'El Nazed à sa place. »
Le succès mondial
En 1987 et 1991, deux études, l'une française (1) et l'autre saoudienne (2), qui se complètent parfaitement, réhabilitent quelque peu le personnage. En effet, de patientes recherches tendraient à démontrer qu'El Nazed était plutôt un « savant fou », un doux dingue plutôt que le méchant malchanceux que l'on connaît.
Un excellent ouvrage iranien a aussi analysé le succès de ce personnage historique et littéraire en 1993. (3)
El Nazed le Fourbe est plus connu dans les pays arabes, mais il fait aussi parti du paysage littéraire des sorciers grecs, français, africains, belges et suisses. Les pays anglo-saxons, asiatiques et germains sont un peu à la traîne, mais les BD ont de plus en plus de succès.
D'ailleurs, les plus grands sorciers apprécient autant les romans que les BD.
Ainsi, Albus Dumbledore, Grand Commandeur de l'Ordre de Merlin et directeur de Poudlard, avoue qu'il « adore pouffer dans son fauteuil le soir en relisant les ouvrages de Mr. Haleur. ». La directrice de la Justice Magique française, Madame Françoise Delatoge, reconnaît volontiers acheter les BD d'El Nazed « pour mes enfants, pour moi, et aussi pour mon frère, féru de Bandes Dessinés, il exige de n'en rater aucune alors qu'il a trente-cinq ans ! » (Madame Delatoge vient d'une famille moldue). Quand à Yasmina Ben Nazeth, co-directrice de l'Institut de Jérusalem, c'est mi-figue mi-raisin qu'elle évoque les innombrables fois où les élèves ont écorché son nom pour s'en moquer. (Son mari et collègue, Mr. David Solomon, fera la même chose durant notre rapide entretien....)
Il est indéniable que ce personnage populaire continuera à faire rire des générations de sorciers, et on ne peut que conseiller la lecture de ces ouvrages.
M. S.
(1) « El Nazed le Fourbe, la transformation d'un personnage historique en figure symbolique dans les textes du 16e et 17e siècle » de Jacqueline Bienbon (académicienne), Les Editions du Crépuscule, collection Histoire de la Sorcellerie, Paris, 1987.
(2) « Les choix marginaux d'El Nazed le Fourbe face à la rigueur de la norme magique au 16e siècle », du professeur Mustafa Bisbyll, éditions Zénith, collection Essais, La Mecque, 1991.
(3) « El Nazed le Fourbe, analyse d'un succès mondial », de Marjane Alibi, éditions Zéro, 1993
Interview d'El Nazed le Fourbe, tapisserie de la Grande Galerie Nord, école du Caravansérail.
Par Magnus Sagace, reporter à Mage-Soir, France.
Journaliste : « Monsieur El Nazed, bonjour, accepterez-vous de répondre à quelques questions ? »
El Nazed (chassant les oiseaux posés sur son fauteuil et prenant un air grandiloquent) : « Ha ! Je savais qu'un jour on viendrait reconnaître mes mérites ! Je vous accorde volontiers un entretien, mon brave ! »
J : « Merci ! Vous êtes un personnage très célèbre… »EN (gonflé de fierté et parlant très fort) : « Je ne vous le fait pas dire ! Un être comme moi ne peut qu'avoir laissé sa marque dans l'Histoire du monde de la Sorcellerie ! »
J : « Pouvez-vous nous dire si ce qu'on raconte sur vous auprès de Soliman le Magnifique (puissant dirigeant moldu du 16e siècle) est exact ? »
EN : (ton supérieur, fait en sorte d'être entendu des autres tableaux et tapisseries et en particulier de danseuses des Milles et Une Nuits aux voiles froufroutants) : « J'ai en effet côtoyé ce souverain éclairé et compté parmi ses relations mes idées ont été très écoutées même s'il ignorait que j'étais un sorcier, et… »
J : « L'histoire de l'éléphant enchanté est donc vraie ? »
EN (perdant contenance et rougissant) : « Ce... Ce détail est absolument insignifiant ! Comment pouvez-vous vous focalisez sur de telles choses ! Vous vous dites journaliste ? Bravo pour l'objectivité de la presse ! Sachez Monsieur que mon œuvre en remontrerait à plus d'un dirigeant ! Je suis… »
J : « Et la fois où vous avez bu le verre que vous aviez vous-même ensorcelé pour un de vos adversaires lors d'un dîner de sorciers ? »
EN (encore plus rouge et s'énervant, tandis que des bergers et des danseuses d'autres tapisseries pouffent de rire) : « Mais qu'est-ce que c'est que cette interview ? Jamais je n'aurai été aussi stupide… »
J : « Comment avez-vous fait face à la Commission Magique qui enquêtait sur vos tentatives de manipuler les moldus de l'époque ? »
EN (très énervé et vociférant) : « Ces abrutis n'ont rien compris ! ! ! Des planqués ! ! ! J'étais un visionnaire ! ! J'étais fait pour guider le monde vers une ère nouvelle ! ! ! »
(A ce moment, des élèves du Caravansérail passent dans la galerie et s'approchent, attirés par les cris)
Elève 1 : « Tiens, Nazie fait encore des siennes ? »
Elève 2 : « Attention, à chaque nouvelle année, il essaie de persuader les nouveaux qu'il est une sorte de gourou et qu'ils doivent lui rendre un culte ! »
(Rire des élèves)
EN (haineux): « N'importe quoi ! ! ! Il ne comprennent rien à mon génie ! ! ! »J : « Vous êtes très connu grâce aux romans et aux BD qui racontent vos mésaventures… »
EN (hurlant et gesticulant à la grande joie des élèves) : « Comment osez-vous me parler en face de ces torchons, tissus de mensonges pour moldus ! ! ! ! Vous le regretterez ! ! ! Le Grand El Nazed ne se laisse pas insulter, espèce de journaliste de bas étage ! ! »
Elève 1(hilare) : « Le Grand ? Chaque année il essaye de monter un complot pour devenir le maître des tableaux et des tapisseries de l'école ! ! ! »
Elève 3 : « Hé, Nazie, ça t'a pas suffit de te faire rectifier le portrait par les Chevaliers Conserves ou par la Dame Bleue du troisième étage ? »
(Eclat de rire général des élèves et des personnages des tableau, venus en masse pour écouter)
EN (rouge de rage, bavant presque et défonçant son fauteuil à coup de poings) : « Comment osez-vous, petits vermisseaux ! ! ! Je suis le Grand El Nazed et vous devriez me lécher les pieds ! ! ! Vous le journaliste, vous allez dire à tous que seule mon approche inspirée peut ordonner le monde de la sorcellerie ! ! ! Je suis celui qui gouvernera le monde, sorcier et moldu ! ! ! Agenouillez-vous devant moi, votre maître ! ! ! »
(Il saute de fureur, les yeux fous, tandis que les élèves hurlent de rire, ce qui ne fait qu'accroître sa fureur. Un des élèves est plié en deux par terre.)
J : « Mais, Monsieur El Nazed, vous n'êtes qu'une tapisserie… »
EN : « ET ALORS ? ? ? ? Je suis immortel, j'ai tous les pouvoirs, je suis le plus grand, je suis le plus grand sorcier du monde, à genoux, sinistres larves ! ! ! ! »
J (sceptique) : « Mais vous n'êtes même pas fichu de jeter un sort depuis votre tapisserie ! ! ! »
EN : « ARRRGGGGHHH ! ! ! »
(Devenu d'un rouge brique, il semble s'étrangler et ne parvient plus à parler, et finalement s'enfuit en dehors de la tapisserie en hurlant des insultes et des « je serai le maître du monde ! » tandis que de petits faunes et les élèves de moquent de lui)
Elève 2 : « Sacré Nazie, on adore le voir s'énerver, qu'est-ce qu'on s'ennuierait sans lui ! »
Elève 3 : « Vous devriez le voir quand on lui montre les pages des nouveaux albums de la BD, ça le met dans un état encore pire que celui-là ! »
Fin de l'interview. L'auteur exprime ses remerciements aux dirigeants de l'écoles et aux élèves. Son seul regret aura de ne pas avoir rencontré le célèbre Coffripon. Paraîtrait-il qu'il se serait enfoui dans la lingerie sous des tonnes de draps.
M. S.
***
Note de l'auteur : Je me suis beaucoup amusée à créer El Nazed le Fourbe. J'en reparlerai dans ma fic sur le Caravansérail. Je répète que j'ai besoin d'idées de nom arabes (pour le directeur du Caravansérail, surtout), et que tous les articles pour Sorcier International sont les bienvenus ! ! ! L'histoire du succès de l'auteur des romans d'El Nazed est un hommage au succès de J. K. Rowling.
Soliman le Magnifique : Sultan ottoman de 1520 à 1566. Sous son règne, l'empire Ottoman atteignit son apogée. Appelé aussi « Le Grand » par les occidentaux et « Le Législateur » par les turcs.
Voici une explication sur les noms des personnages :
El Nazed : Suffit de lire à voix haute, on voit tout de suite que ce sorcier est un gros naze ! !
Yasmina Ben Nazeth : J'ai inventé ce nom en premier, elle n'a aucun lien avec le naze d'au dessus, mais comme la sonorité est proche, j'ai trouvé ça drôle de le souligner. Le prénom est celui de la réalisatrice française Yasmina Benguigui, une grande dame, et surtout il est très beau phonétiquement.
David Salomon : Son nom est composé de ceux de deux célèbres rois juifs, David (vainqueur de Goliath) et Salomon (vous vous rappellez du jugement de Salomon ? Si non, relisez la Bible). Ce personnage est en effet juif, mais il a un caractère très éloigné des deux rois, même s'il a leur sagesse. Je le ferai réapparaître avec sa femme plus tard.
Françoise Delatoge : Prénom super-français et nom qui indique son métier au département de la Justice.
Filibert Minederien : prénom qui me paraissait marrant. Le nom évoque un personnage qui vaut plus qu'il ne paraît, et c'est vrai puisqu'au départ personne ne pensait qu'il arriverait à un tel succès. Et puis « mine », ça fait penser aux crayons du dessinateur.
Soliman le Magnifique : Personnage réel, puissant sultant du 16e siècle, a dirigé le monde arabe lors de son apogée.
Youssef Haleur : Falait un nom, c'est tout ce que j'ai trouvé…
Bêhbeth : suffit de lire, ce personnage est aussi bête que son nom l'indique.
Jacqueline Bienbon : Prénom super-français et nom d'un academicien qui a traduit les termes anglais du Quidditch (voir Le Quidditch à travers les âges). Sûrement une de ses descendantes.
Mustafa Bisbyll : prénom super-arabe, nom qui évoque les bisbilles et autres polémiques entre historiens.
Marjane Alibi : prénom iranien inspiré de celui de Marjane Sartrapi, auteur de la BD « Persépolis », un chef d'œuvre à lire impérativement. Le nom fait mystérieux.
