Bande son du chapitre:

Camille – Winter's child

Black Eyed Peas – Meet Me Halfway

Gary Jules – Mad World

Danger Mouse & Sparklehorse - Revenge (Feat. Wayne Coyne)


Chapitre quatrième

Sakura avait faim. Et cela était peut dire. Elle était affamée. Son estomac n'avait de cesse de gargouiller et de se tordre de façon incongru, lui causant une douleur au ventre fort désagréable.

Il n'y avait plus de nourriture dans la cuisine.

Cela devait faire un jour ou deux qu'elle avait arrêté d'avoir peur de son ombre, mais elle hésitait tout de même à aller s'aventurer aux étages inférieures, où se trouvait sans aucun doute le garde manger. Si les bruits recommençaient alors qu'elle s'y trouvait, elle ne savait pas comment elle serait capable de réagir. Son comportement lui faisait peur et, même dans son sommeil, les grincements du vaisseau venaient la visiter à travers d'effrayants cauchemars.

Mais elle avait faim, et il n'était pas envisageable de se laisser mourir de malnutrition. S'il fallait qu'elle descende dans la soute, soit, dans ce cas elle y descendrait.

Sakura, le pas déterminé, sorti donc de la salle de commande, et traversa les couloirs en suivant un plans qu'elle avait décroché du mur. Bientôt, des escaliers se présentèrent à elle, et prenant son courage à deux mains, elle les descendit. À quelques mètres, elle emprunta un deuxième escalier.

Elle se trouvait maintenant dans la partie inférieure du navire, il n'y avait plus qu'à trouver la bonne porte.

Le couloir semblait infini, et le cœur de Sakura battait à un rythme affolant. Elle sentait le sang pulser contre ses tempes. La jeune femme inspira longuement pour se calmer, les tympans martelés par le bruit de son pouls.

La porte était là, devant elle. Sur le battant de métal qui s'ouvrit en grinçant était écrit ''Garde-manger''.

La pièce était immense, et il y faisait plus froid que dans le reste du vaisseau. La température devait y être de l'ordre des quatorze degrés celsius, et cela apaisa Sakura. Des étagères vitrées en plastique transparent étaient disposées le long des murs et en rangées, certaines d'une hauteur de peut être trois mètres. A droite de la porte d'entré était entreposé un escabeau à roulettes que Sakura saisit avant de déambuler dans les rayons.

Tout était organisé de manière très précise. Les viandes se trouvaient dans un coin, les féculents dans un autres, les légumes ici et les fruits là. Certains aliments n'étaient pas teclins, comme certains fruits tel que les ''pommes'', ou encore certaines viandes. Sakura, qui avait un penchant pour les choses sucrées, ne put s'empêcher de s'émerveiller devant les paquets de gâteaux étranges qui s'amoncelaient sur quartes étagères accolées. Un mots semblait revenir souvent, et Sakura, pour avoir appris l'alphabet terrien à l'école, pu décrypter ''chocolat''. Curieuse de nature, elle ne put s'empêcher d'ouvrir une case à sa hauteur pour saisir de curieuses plaquettes rectangulaires et plates. D'après les dessins, il semblait y en avoir de trois sortes, du blanc, du noir et du brun. Sakura en pris une de chaque, et referma la porte du box. Celui-ci produit un étrange bruit de ventouse, suivi d'un petit clic, puis apparue sur le plastique une indication lui apprenant le poids et la nature de ce qu'elle avait prélevé.

La jeune femme continua ses courses sans plus attendre. La ventilation émettait un léger ronron apaisant, et la lumière très blanche des néons ne laissait aucune chance aux ombres de subsister. Une légère brise vint caresser le dos de la teclin, et une chaire de poule plus ou moins agréable vint courir le long de son épiderme incolore. L'atmosphère avait beau être différente de celle du reste de l'étage inférieure, Sakura ressentait toujours ce malaise au fond du ventre qui venait gâcher ce moment agréable. Elle saisit donc en vitesse de quoi se nourrir pour plusieurs jours, puis sorti en vitesse du garde manger.

La remonté fut pire que la descente. Faire dos aux longs couloirs inférieurs était insupportable, et le comble fut quand un paquet lui échappa des mains, dévalant les escalier pour venir s'écraser en rependant son contenu tout en bas. Sakura, à qui le tresse donnait d'horribles sueurs froides, avait les mains moites et tremblantes lors ce qu'elle ramassa ce qu'elle avait fait tomber. À peine eu-t-elle ramassé le tout qu'elle se mit à marcher fébrilement vers les étages supérieures, en prenant soin de ne pas se retourner.

Sakura, accroupie parterre, attendait que l'eau qu'elle faisait chauffer boue. La petite casserole en cuivre était d'un jolie orange brillant, et dans l'eau frétillante se reflétait la lumière blanche des néons au plafond. La jeune femme fut étonnée de la vitesse à laquelle l'eau bouillit, ne pensant pas que le petit carré noir qui se trouvait être une plaque de cuisson à transporter était aussi puissant. Quand l'eau se mit à remuer et fumer franchement, Sakura saisit le paquet de fape et en versa dans la casserole. Le liquide se calma aussitôt, et elle se munit d'une pacip, petite pince utiliser comme fourchette sur teclin, pour remuer.

Les fape étaient de petites sphères, fabriquées à base de fruits ou de légumes, d'à peu près un centimètre de diamètre, qui cuites possédaient une enveloppe extérieur plus ou moins dure celons la cuisson, et un cœur moue voir liquide. Elles étaient utilisées comme des pâtes terriennes, et étaient un plats simple et très rependu, que l'on pouvait cuisiner de toute sorte de manière.

Sakura, avec des geste délicats mais assurés, retiras à l'aide de sa pacip les fapes une fois qu'elles furent cuites. Après avoir éteins la plaque de cuisson, elle se leva, saisissant son assiette au passage, et vint s'assoir dans le siège du capitaine.

Le regard menthe à l'eau de la teclin vint se perdre dans les volutes de vapeur qui s'échappaient de son plats. La dernière fois qu'elle avait mangé ce type de fapes, c'était avec Ino, chez elle. Elles avaient bue une limonade qu'elles avaient préparé elles-mêmes, avec des citrons terriens que sa mère lui avait exceptionnellement acheté au marché. Ce jours là, Ino lui avait annoncé qu'elle sortait officiellement avec Robins, le garçon pour qui elle craquait depuis quelques mois déjà. Ses yeux bleus brillaient de bonheur, et ses longs cheveux blonds étaient savamment attachés en un chinions lâche très joli.

Sakura, le regard flou, bu un peu d'eau. La nourriture eu un goût étrangement amer dans sa bouche.


« Non, » dit Sasuke sans ciller, la voix ferme et la posture droite.

L'H-R 746 Vp avançait à allure lente, le temps de recevoir son prochain ordre de mission, quand les radars avaient détecté un autre vaisseaux, à quelques dizaines de centaines de kilomètres seulement de là.

« C'est moi le capitaine, j'irais si j'en ai envie, répondit Naruto sans même regarder son ami.

-Peut être mais je suis celui chargé de veiller à ta sécurité, et les ordres sont clairs, rétorqua celui-ci.

-J'irais seul, et je prendrais toutes le mesures de sécurité nécessaires, au moindre problème je reviendrais, personne n'en sauras rien.

-Non. »

Naruto se tourna enfin vers Sasuke, debout à ses cotés. Le capitaine semblait en colère. L'ambiance était lourde dans la salle des commandes.

« Je n'ai pas d'ordres à recevoir de toi, » gronda-il.

Son second lui lança un regard noir, exaspéré, et haussa le ton comme il ne l'avait pas fait depuis très longtemps.

« Tu peux mettre ta vie en danger si tu veux Naruto, mais tu es maintenant responsable de ton vaisseau et de son équipage, alors je ne te laisserai pas faire ce qu'il te plais pour assouvir tous les désires puérils qui peuvent te passer par la tête. »

Un grand silence gêné prit place dans la pièce.

La relation entre Naruto et Sasuke avait toujours été compliquée, et les disputes faisaient partie intégrante de leur amitié. Bien sûr, cela c'était calmé depuis qu'ils possédaient chacun un poste à responsabilités, mais l'équipage ne comptait plus le nombre de fois où ils en étaient venues au poings lors ce qu'ils n'étaient pas encore gradés. Kakashi, qui n'était actuellement plus en fonction sur l'H-R 746 Vp, avait été autrefois celui chargé de séparer les deux jeunes hommes, et beaucoup se rappelaient que quand cela dégénérait, il n'y avait que lui qui réussissait à calmer le jeux.

Cependant, Sasuke et Naruto ne s'étaient pas vraiment disputés depuis un certain temps, et malgré les insultes, tout le monde savait que tous deux partageaient un lien solide et sincère, ainsi qu'un respect mutuel.

L'Uchiwa n'était pas d'un caractère très respectueux, même si cela c'était amélioré depuis quelques temps, et avait tendance à être hautain au premier abord, voir méprisant.

Mais que Sasuke remettre ouvertement en question les capacités de Naruto en tant que capitaine, et de manière sérieuse, était une encore jamais vue.

« Tu ne sais pas ce que tu pourrais trouver là haut, la maladie pourrait encore être active. Nous ne pouvons pas courir ce risque, » ajouta Sasuke plus calmement.

Naruto sembla réfléchir, puis ferma les yeux en soupirant.

« J'imagine que tu as raison, » avoua-il d'un ton revêche.

La tension retomba dans la salle, et l'équipage retourna lentement à son activité. Sasuke, de son coté, fronçait les sourcils, suspicieux d'avoir si facilement réussit à convaincre un Naruto si têtu d'ordinaire.

« Ne fait pas cette tête Sasuke, dit Naruto de nouveau calme, avec un petit sourire. Je suis capitaine et j'ai des responsabilités. Je doit savoir mettre de coté mon amour propre et écouter les conseils de mon équipage et les ordres de que ma hiérarchie. »

Sasuke acquiesça brièvement pour signifier qu'il fermait la discussion, chassant le mauvais pressentiment qui lui tenait aux tripes.


Selon l'horloge, il était trois heure du matin à New York, heure qu'utilisait l'équipage pour se repérer dans le temps. Sasuke avait toujours cette sensation dans le ventre, cette petite voix au fond de la tête qui lui disait que quelque chose allait se passer, et qui l'empêchait de dormir.

Cela faisait déjà sept mois qu'ils étaient dans l'espace, et le voyage touchait à sa fin. Sasuke, malgré ses dehors détachés de la situation, n'en éprouvait pas moins un mal du pays de plus en plus fort. Dans un vaisseau spatial, la vie était presque comparable à celle dans une fourmilière. Il y avait toujours quelque chose à faire, quelqu'un avait toujours besoin de vous quelque part. Les moments d'intimités se faisaient rares, et le bruit constant épuisait rapidement les nerfs. Même la nuit, le moment le plus clame de la journée, les bruits du moteur se faisaient entendre presque sans interruption. Cette rumeur constante était l'une des chose que Sasuke supportait le moins bien, avec la proximité permanente des autres et le manque d'air frais. Car même avec le thermostat au plus bas, l'air n'était pas frais. Froid, oui, mais il n'était qu'un air utilisé encore et toujours, brassé par des machines d'aérations, et non un air pur comme le jeune homme l'aimait.

Couché au fond de son lit, Sasuke regardait le plafond.

Qu'est ce qu'il n'aurait pas donné juste pour une brise fraiche, une comme celles qu'il pouvait sentir traverser sa chambre dans sa maison de famille en été. À cette période de l'année au japon, le pays d'origine de ses ancêtres, après l'orage, la brise portait avec elle une odeur délicieuse de terre mouillé et de fleures. Sasuke avait pour habitude d'ouvrir la cloison en papier de riz de sa chambre, qui donnait sur une coure intérieure, pour se rafraichir sa soirée et profiter du bruit de la fontaine en bambou. Sa mère suspendait souvent aux plafond du couloir extérieur de multiples lanternes qu'elle colorait elle mêmes, et leur lumière diffuse attirait l'œil au milieu de la nuit noir et calme.

« Putain... »

Il faisait vraiment trop chaud dans cette chambre. Il faudrait penser à en toucher deux mots aux mécaniciens.

Sasuke se releva finalement, et partit prend une douche pour se changer les idées. Une fois habillé, il sortit de sa cabine et se dirigea vers celle de Naruto afin de tuer le temps*.

Il toqua. Personne ne répondit.

Après avoir tambouriné à la porte durant trois trois bonnes minutes, toujours aucune réponse. Sasuke enfonça le battant de métal, non sans se faire atrocement mal à l'épaule.

Il n'y avait personne.

L'Uchiwa était abasourdit. Naruto ne lui avait jamais menti... Il plissa les yeux de colère.

Son capitaine allait la sentir passer celle-la.

Son épaule criait vengeance.


Vraiment, Naruto n'avait pas pu résister. L'H-R 746 Vp s'était assez rapproché du vaisseau inconnu pour qu'il puisse le distinguer, et il était sûr d'avoir aperçue de la lumière à bord. Ce n'était pas comme s'il avait ostensiblement menti à Sasuke. S'il n'avait pas vue cette lueur, il n'y serrait pas allé.

« Non, je n'y serrais pas allé... Oh et puis merde hein, bien sûr que si, et puis c'est moi le capitaine, pas ce connard de Sasukette. Mets ta vie en jeu je m'en fou blablabla, imita Naruto d'une voix aiguë et ridicule. Pff, non mais quel kéké ce mec. »

Le capitaine fit atterrir son petit vaisseau deux places sur l'immense piste d'atterrissage ouverte, telle une grotte, comme sur tous les appareils militaires teclins. Naruto enfila le casque de sa combinaison spatial, ne sachant si le bouclier général était encore en marche autour du bâtiment, et sortit de son vaisseau. L'apesanteur qui le ramena tout de suite au sol lui indiqua qu'il pouvait retirer sa combinaison, ce qu'il fit sans attendre.

Naruto n'avait pas prit la peine d'emmener une combinaison de protection bactériologique, n'en voyant pas l'utilité. Il avait été prouvé une vingtaine d'années après la pandémie, qui causa l'extinction de Tecla 3, que la maladie de Lens, ou nouvelle Peste, n'était mortelle que dans quarante sept pour cent des cas humains, contrairement à cent pour cent dans le cas teclin, et que la bactérie ne survivait pas plus de deux ans hors de son hôte.

C'est donc en toute quiétude que Naruto s'engagea dans les couloirs du vaisseau, dont l'obscurité l'engloutit sans aucun remord.


Sakura redressa la tête tout d'un coup et se mordit la lèvre inférieur. Depuis hier tout allait bien, elle n'avait pas refait de ''crise'', comme elle nommait ces passages durant lesquels elle perdait légèrement le contrôle d'elle même. Mais, elle en était sûr et certaine, elle venait bien de voir la lumière du couloir s'allumer par l'interstice entre le sol et la porte. Et les lumières n'avaient pas pour habitude de s'allumer seules.

La jeune femme eu un frisson désagréable, mais rien de plus. Pas de monté de panique, quelques sueurs froides serte, mais pas d'idée délirante, ni de délire glauque.

Elle ne faisait pas de ''crise''.

Et la lumière était toujours allumée dans le couloir.

Naruto faisait un petit tour dans le vaisseau, constatant qu'il était bien, comme l'avait présumé Shikamaru, totalement vide et de la période de la Nouvelle Peste.

Tout était en bon état, bien qu'un peux vieux, mais la technologie était encore relativement moderne si on tenait compte du fait que les teclins étaient à l'époque en avance sur les terriens.

Naruto soupira: il aurait du écouter Sasuke, le vaisseau semblait vide. Cependant il ne comptait pas rentrer sans avoir visiter le poste de pilotage qui, selon le plan au mur, se trouvait droit devant lui.

Le jeune homme releva le regard prêt à continuer son chemin.

Et il la vit.

Elle était là, juste devant lui, à vingt mètres peut être. Elle se tenait droite, aussi réelle que lui l'était, le fixant de ses grands yeux verts.

La fille aurait tout aussi bien pu être un fantôme tant elle était blanche, c'est ce qui le frappa en premier. Sa peau était incolore, c'est à dire pas pale comme Sasuke et son teint aristocratique, mais vraiment blanche, laiteuse et uniformément immaculée. La deuxième chose qui lui vint à l'esprit était qu'elle avait les cheveux roses, et quand il se fit la remarque que ce n'était manifestement pas une coloration, il prit conscience qu'elle était nue.

« Oh putain de merde » fut une des pensée qui lui vint à l'esprit. Tout allait à deux cents à l'heure dans sa tête, et il se demandait en boucle quoi faire.

Et la fille continuait de le regarder sans bouger, figée dans un air mêlant surprise et méfiance. Elle amorça un mouvement pour s'enfuir, mais se stoppa, hésitante.

« Je... » Naruto aurais réellement voulu dire quelque chose, mais rien ne vint.

Et soudainement la fille se mit à marcher vers lui. Son pas était déterminé, rapide, et ses petits pieds nus faisaient un bruit à peine perceptible sur le sol, un son un peu mou. En quelques secondes elle fut là, près de lui. Naruto n'avait pas eu le temps de penser, obnubilé par le roulement des hanches rondes et douces.

Elle le regardait, semblait se poser des questions. Elle dit une phrase dans une langue qui roulait, pleine de ''a'' et de ''o'', mais aussi de diphtongues et de h aspirés, d'un ton un peu revêche.

Du bout de l'index, elle donna un petit coup contre ses abdominaux Elle semblait perplexe.

Alors Naruto fit ce qu'il savait le mieux faire: il sourit. Le regard clair de la fille s'adoucit lentement, et le sourire qu'elle lui rendit fit briller ses yeux menthe à l'eau. Soudain, son rire brisa bruyamment le silence, d'une manière tout à fait charmante.

Puis tout d'un coup elle l'enlaça, enroulant ses bras autour de lui et enfouissant son visage dans son cou. Naruto n'était pas très grand, mais elle du se mettre sur la pointe des pieds tout de même. Ne sachant pas trop comment réagir, le jeune homme répondit à son étreinte. Il était impensable qu'il ai quelque chose à craindre de cette fille dont les cheveux sentaient bon la vanille, et dont le souffle contre son cou était délicieusement chaud.


Le peut de peau qu'elle touchait était d'une tiédeur merveilleuse. Sous ses doigts, quelqu'un. Quelqu'un de vivant, autre que elle. Quelqu'un qui pouvait parler et rire, penser et ressentir.

Putain putain putain, je ne suis pas seule. Je ne suis pas seule.

Ça faisait trop longtemps, elle ne pouvait pas résister. Elle en avait besoin, qu'importe que l'humain ne la comprenne pas, elle le ferait sans qu'il ne s'en rende compte.

Ses doigts s'immobilisèrent sur la peau si tendre, dans se cou si chaud, et le lien reprit furtivement vie. Ça s'agita en elle, comme une plante qui reprend vie, et commença à pousser comme une racine, lentement d'abord, puis de plus en plus vite, s'enroulant autour de l'autre. Et la connexions se fit.

Son corps se détendit d'un coup, submergé par les sentiments qui lui parvenaient. Elle sentait le garçon. Toutes ses émotions d'humain lui parvenaient à elle, et elle se laissa engloutir, baignée dans cette mer de sentiments et de sensations. C'était comme si le lien n'avait jamais disparue.

Son esprit était groggy, complètement anesthésié par la chaleur douce qui l'envahissait.

Enfin elle n'avait plus peur.


Le jeune homme était tout à fait obnubilé par cette rencontre.

« Cette fille, oh mon dieu, cette fille est... » se dit-il.

Il n'y avait qu'à regarder la couleur de sa peau et celle de ses cheveux pour comprendre. Et puis, ces taches le long de sa colonne vertébrale, qui rayonnaient doucement et changeaient rapidement de couleur. Turquoise, ciel, mauve, violet, rose, pèche...

C'était merveilleux, tellement improbable et tellement, tellement merveilleux, qu'il en restait sans voix.

Cette fille, cette fille était teclin! C'était probablement le jour le plus extraordinaire de sa vie.

« Naruto, ne bouges pas. »

Naruto se retourna brusquement, comme sortit subitement d'un rêve, et la fille s'écarta de lui, surprise.

Sasuke se tenait à quelques mètres d'eux, arme au poing.


Il s'écarta soudainement d'elle, et la connexions se brisa. Paniquée, elle sentit le froid contre sa peau de nouveau, puis le vide commencer à revenir en elle. Il enflait, enflait, chassant toute la chaleur qu'elle avait volé au garçon. Elle sentit son cœur se comprimer, étouffer, et se fut comme s'il pourrissait dans sa poitrine. Elle était à nouveau vide et seule.


« Sasukeeee, dit nerveusement Naruto, un rire jaune dans la voix.

-Je meure d'envie de te foutre une balle, je te jure que j'en meure d'envie, l'avertit son second de sa voix la plus froide, celle qu'il réservait d'habitude aux autres, à ceux qu'il méprisait vraiment.

-C'est pas très gentil ça, » grimaça le capitaine, conscient de la situation dans laquelle il s'était mit.

La fille se tenait juste derrière lui, tellement silencieuse qu'il aurait pu en oublier son existence. Sasuke, de son coté, continuait de le fixer, surement en train de réfléchir à comment faire passer sa mort pour un accident.

« Je suis désolé, vraiment, j'aurai du écouter, mais j'ai vu de la lumière dans le code-pite alors- »

Sasuke tira à ses pieds, et le bruit assourdissant de la détonation fit sursauter la fille dans son dos. Une odeur de poudre se répandit lentement dans l'air, et Naruto se fit la remarque que l'arme qu'avait prit Sasuke était un ancien modèle appartenant à sa famille. Les tires n'étaient donc pas comptabilisés comme avec leurs armes électroniques de services. C'était une bonne chose. Mais pas pour lui.

Sasuke baissa finalement le bras, et rangea son pistolet sans se presser, dans un silence de mort.

Naruto étudiait son second du regard, craignant un déchainement de sa part. Mais celui-ci restait calme, parfaitement maitre de lui même, bien que d'une humeur exécrable.

« Montre la moi, » dit au bout d'un temps Sasuke d'un ton dur, toujours aussi en colère.

Naruto fit un pas de coté et sourit à la fille, lui indiquant d'un mouvement de bras de s'avancer.

Toute trace de joie avait quitté son visage, et elle dardait sur Sasuke un regard méfiant et peu amical. Celui-ci ne fit que de la détailler, l'expression neutre, avant de s'avancer vers elle et de lui saisit sans ménagement le bras.

« Retournes-toi » ordonna-il sévèrement dans un teclin approximatif.

La fille balaya sa main d'un geste sec, puis recula en lui lançant un regard noir.

« Vas te faire foutre, » répondit-elle hargneusement dans sa langue maternelle.

Mais au bout de longues secondes, elle fléchit devant le regard perçant du jeune homme et lui montra son dos.

« Elle n'a pas l'air malade, mais nous allons quand même être mit en quarantaine par ta faute, » expliqua Sasuke d'une voix égale qui rassura Naruto quand à l'humeur de son ami.

« Par ma faute ?! Je te signale que grâce à moi nous avons sans doute sauvé la dernière teclin de pure race ! s'extasia Naruto.

-J'espère pour toi que se serra un argument suffisant contre la mise à pied qui te pend au nez, » répondit Sasuke en enlevant sa veste. Il retira son tee shirt puis le tendis à la jeune femme qui hésita, avant de le saisir. Il remit finalement son blouson, et soupira. La fille tenait toujours le haut en main en le fixant, semblant indécise quand à quoi faire. Il lui saisit finalement et lui enfila fermement.

Naruto rit.

« Elle est mignonne hein ? »

Son ami ne répondit pas, se contentant de faire demi-tour.

*Ce passage me fait horriblement penser à un moment dans un doujinshi Narusasu que j'ai lut, où Naruto dit à Sasuke ''Will you kill some times with me?''. Il s'appelle Bored body, et je vous laisse deviner ce qui suit cette phrase x)