Merci tout d'abord à Céline68990 et Butterfly pour leur review. Comme je l'ai précisé auprès de Céline68990 (je n'ai pas pu auprès de Butterfly de part son 'anonymat', je suis encore de mettre l'histoire en place. Ca va bien entendu évoluer, dans l'action comme dans les interactions.

Bonne lecture.


Step 3

Un banc. Légèrement excentré, à proximité de l'escalier, offrant une vue imprenable, et ce spectacle quotidien de la foule en mouvement. Comme une immense chorégraphie, dont personne n'aurait conscience, mais que chacun respecterait. Sans début, ni fin. Et dont la musique serait le murmure des gens, le froissement des vêtements, le bruit des chaussures.

Un banc en pierre, aussi terne que l'escalier, aussi abimé par le temps et la vie, sur lequel il s'était installé. Assis en direction de l'escalier, sa attache-case à ses côtés, un dossier ouvert sur ses jambes pour faire bonne mesure. Il s'agissait de se fondre dans la masse. De ne pas sortir du lot. Ne pas se démarquer. Etre un anonyme comme un autre. Un homme dicté par le travail.

Le travail. Un but. Une raison. Une excuse. Un cheminement. Une sanction. Un accomplissement. La vie, donc, pour des milliers, des millions, des milliards d'hommes et de femmes, foulant cette même terre au quotidien. Le travail, ce qui motivait chaque jour ses gens à se lever, à se déplacer, et à se lever de nouveau le lendemain.

Sans doute aussi pour cette même femme, celle qu'il avait pu apercevoir plus tôt dans la semaine, celle à la chevelure brune. Sa mallette à la main, symbole suprême du travail moderne, elle symbolisait peut être elle même l'apogée de notre société. Le travail comme seul et unique moteur de notre vie.