Voilà la suite! J'oublis souvent de passer sur ce site pour publier , c'est embêtant mdr.

Bonne lecture!

...

Chapitre 4 : Un ennui n'arrive jamais seul

[ Etats-Unis , Samedi 28 Mars ]

Near était épuisé. Cela faisait une semaine non stop qu'il cherchait toutes sortes d'informations qui pourraient être liées de près ou de loin aux nombreux suicides sanglants commis dans le monde, mais surtout au Japon. Il n'avait pas vraiment dormi depuis, tellement son instinct lui dictait ce qu'il craignait le plus. Un retour de Kira. Bien sûr Light étant mort, il se doutait que si une personne rencontrait un shinigami ou un cahier de la mort, elle ne ferait pas les mêmes choix que lui. Cependant, cela ne le rassurait pas car il pourrait être pire que Yagami.

Son assistante Hal Lidner entra dans la sombre pièce où était Near. L'endroit était rempli d'ordinateurs et de feuilles disposées ça et là. Il y avait aussi des caméras de sécurité et des appareils hautement coûteux mais très utiles pour toutes sortes de filatures. Hal s'approcha du jeune détective et lui tendit des papiers:

- Voilà ce que j'ai trouvé, Near. Enfin je veux dire L. Je n'ai trouvé aucun autre suicide de cette envergure avant la date que vous m'avez donné, le 25 février 2015.

Il saisit les documents et commença à les parcourir avec rapidité:

- Merci Lidner, appelez moi Near si vous le voulez du temps que cela ne sort pas d'ici. Et sinon vous avez fait les recherches sur le suicide de la date que je vous ai donné? Vous pourriez me résumer les faits.

Hal consulta son bloc:

- Bien sûr. Le 25 février 2015 un jeune homme Naraku Murami s'est suicidé dans la cour de son école d'une façon effroyable. Il s'est tranché les veines puis s'est coupé la langue pour finalement se crever les yeux et mourir d'une perte de sang. Il était accompagné de Seigi Yamaro son meilleur ami. Cependant celui-ci se serait évanoui durant le suicide. Mais d'autres témoins qui ont entendu les cris du jeune homme ont confirmé les faits depuis leurs salles de classes. Hum... la cause du dopage a été réfuté car il n'avait rien dans le sang et qu'il était en parfaite santé. Il est aussi précisé qu'il n'avait aucune tendance suicidaire, qu'il était même de bonne humeur le jour là. Un coup de folie selon les policiers et depuis cette affaire est bouclée sans plus de recherches. Ils ont interrogé famille et amis sans rien de plus.

Near se tortilla les cheveux tout en regardant les feuilles présentes sur ses genoux:

- Je vois, c'est du très bon travail.

Hal se mordilla la lèvre, curieuse:

- Pourquoi désirez-vous savoir tout cela? Que se passe-t-il depuis une semaine?

Le jeune détective leva un oeil de sa feuille en direction de la blonde. Il évalua la situation et décida de s'expliquer rapidement:

- J'ai remarqué ce mois-ci un taux très élevé de suicide de part le monde. Enfin surtout au Japon. Mais ce ne sont pas de simples pendaisons, c'est toujours des faits atroces. Coups de couteaux, mutilations internes et externes. De plus, dans une affaire que je suivais de près, les coupables se sont suicidés alors que rien n'y présageait. Je me suis donc dit que quelqu'un devait les contrôler pour qu'ils se suicident. Que ce n'était pas de la volonté des suicidés. Surtout que les principales victimes sont en quelque sorte " des criminels".

- ... Vous voulez dire... qu'un death note serait sur terre en ce moment?

- Réfléchissez à ce que vous m'avez dit précédemment. Comment la personne se portait le 25 février?

- De bonne humeur ce jour là et en parfaite santé...

Hal réprima sa stupéfaction. Near lui fit un sourire en coin:

- Et ce n'est pas le seul cas que je recense , j'en ai au moins une vingtaine. Bien que les circonstances soient toujours différentes j'y vois un lien se profiler.

- C'est tout à fait cohérent. Enfin votre instinct ne s'est jamais trompé. Mais pourquoi se concentrer sur le 25 février 2015?

Le second L lâcha le dossier que Hal venait de lui donner et se coucha pour prendre un robot en plastique. Il joua avec tout en parlant:

- Je n'ai trouvé aucun autre suicide aussi cruel avant cette date sans qu'il n'y ait une raison en 2013-2014. Celui-ci a attiré mon attention car au même endroit il y a eu un professeur qui est mort d'une crise cardiaque le 20 Mars 2015. Puis trois jours après plus rien jusqu'à ce que les personnes que je traquais meurs.

- Le mode opératoire de Kira? Ca aurait pu être une mort de cause naturelle non?

- Le professeur était en parfaite santé, il était en plus employé pour le sport. Il participait à beaucoup de compétitions et rien ne laissait présager à une crise cardiaque.

- ... Vous pensez à quoi?

Near souria tout en se retournant sur le dos:

- Je pense que selon mes estimations une personne à eu possession d'un death note et en a fait usage la première fois sur quelqu'un qu'elle voulait éliminé. Ou alors c'était une première erreur. Que la personne a trouvé ce cahier génial et la utilisé sur les criminels depuis tout en leur infligeant des tortures. Mais que le 20 Mars elle à tuer un professeur soit par rage soit par inadvertance au vu du mode opératoire. Les crises cardiaques sont rare dans un lycée.

- C'est un très bon raisonnement vous allez donc enquêter dans la ville où il s'est produit les deux morts là?

- Je vais faire un peu plus de recherche là dessus et surement me concentrer sur un lycée en particulier.

- Là ou enseignait le professeur?

- Oui et ou le premier selon moi est mort.

- D'accord je vais aussi aller y faire plus de recherche.

Hal Lidner se retourna et partie pour son bureau une fois l'échange terminé. Toutes ses révélations se bousculaient dans sa tête. Un nouveau Kira serait en ce moment même quelque part avec un cahier de la mort? Near tenait un trop bon raisonnement pour réfuter cela. Elle savait de toute façon que ce fameux Ryûk, ou autres dieu de la mort, ne resterait pas les bras croisés éternellement.

[ Japon, Otaru , Dimanche 29 mars]

Alors que tout semblait idéal pour faire la grasse matinée, le téléphone sonna réveillant par la même occasion Aika. Décidément, elle détestait les matins. Ne répondant pas aux premières sonneries , celles-ci furent insistantes si bien que la blonde dut se lever de colère pour décrocher.

- Allô?

- Allô mademoiselle Sasaki Aika?

- Oui c'est moi, s'exprima t-elle, grognon.

- Bonjour ici l'hôpital de Kyôto, nous vous appelons car votre mère a une nouvelle fois tenté de se suicider. Si vous pouviez passer remplir quelques papiers , j'ai déjà contacté votre sœur, elle passera également.

Aika s'assit doucement sur le sol, le combiné toujours sur l'oreille:

- Génial... Je passerais dans la matinée merci de m'avoir informé. Et rassurez moi vous n'avez pas prévenu ses ex-mari?

- Bien sur que non nous connaissons la situation. Je vous attendrais alors.

- ... Au revoir.

De colère, elle raccrocha le téléphone. Sa mère qui avait tenté de se suicider, ça ne faisait que le cinquième fois en deux ans... Elle n'en pouvait plus de voir cette femme dans un état si déplorable , elle y avait même perdu tout le peu de respect qu'elle avait pour elle. Tout ceci dû à son ex-mari , son ex-père à elle. Un homme qui battait sa mère , qui la touchait étant petite. Le passé n'était pas fabuleux et le jour où Aika avait pris les choses en main en appelant les services sociaux, elle avait condamné le peu de famille qui lui restait. Mariage parti en divorce, mari parti en prison, mère sombrant dans l'alcoolisme... Quant à sa sœur qui adorait sa mère, elle en voulait à Aika d'avoir appelé les services sociaux ce jour-là. Elle avait fui toute relation avec Aika au fil des années. Sa mère, elle , toujours aux alcooliques anonymes ne cessait de faire des bêtises que ses filles devaient encaisser. Récemment, elle avait retrouvé un homme ce qui lui avait fait remonter la pente. Malheureusement pour elle, celui-ci n'était là que pour lui voler l'argent de son héritage car les Sasaki étaient une famille très connue dans le monde des finances de part l'entreprise de ses grands-parents.

Tout en soupirant, Aika se prépara pour l'hôpital. Ryûk qui avait écouté la conversation, fut surpris de voir cette fille si désintéressée du malheur de sa propre mère:

- Tu n'as pas l'air très triste de cette nouvelle.

Aika qui mis son manteau se retourna:

- Non. Elle fait cela pour attirer l'attention, elle a bien trop peur de mourir. Elle est si lâche.

- *rire* Fascinant. Très loin de la famille de Light Yagami.

- Ah bon? Moi ma famille est dissoute depuis longtemps. Ma sœur m'a reniée, ma mère a sombré et mon père est un connard dont j'ai écrit le nom dans le death note dès que je l'ai utilisé la seconde fois. Le reste de la famille n'habite pas au japon et ils se fichent bien de nous.

- Tu l'as poussé au suicide?

Aika ouvrit la porte et partit jusqu'à sa voiture:

- Non c'est le seul où j'ai testé une méthode différente. J'ai fait en sorte qu'il souffre en tombant gravement malade et qu'il meure d'ici quelques années.

- Niveau sadisme, tu bats des records!

Aika sourit tristement et referma la portière. Elle prit la direction de l'hôpital, lasse.

Arrivée dans le couloir de l'hôpital , Aika chercha la chambre où avait été placée sa mère. C'est alors qu'elle se cogna contre une personne, les deux basculant à la renverse. L'homme qui était tombé jura puis la regarda de travers:

- Toi ici!

Aika le fixa:

- Seigi... Quel bonheur de te revoir.

Le jeune homme était accompagné d'un psychologue, mais pas n'importe lequel. C'était celui du lycée. Il aida Aika à se lever:

- Oh mais c'est mademoiselle Sasaki! Je n'ai pas encore eu l'honneur de vous voir. Vous avez toujours ma carte?

- Oui, je l'ai toujours mais je n'en ai pas besoin.

- Vous êtes sûre? Vous avez vécu une situation traumatisante tout de même. Et puis votre passé est toujours loin d'être réglé.

Aika sursauta:

- Comment vous savez cela!?

- Je sais tout sur vous , j'ai été votre psychologue durant votre enfance, bien qu'après cela vous ayez cessé de venir.

Aika écarquilla les yeux. Elle se souvint maintenant avoir vu un psychologue étant jeune. Il avait toujours les cheveux bruns en bataille et des lunettes mal disposées sur le nez. Si bien qu'avec une nouvelle coupe et des lentilles de contact vertes elle ne l'avait pas du tout reconnu. Un peu à l'écart de la conversation, Seigi écoutait attentivement la suite de la conversation:

- Je vois c'est possible en effet.

- Je vois toujours votre soeur vous savez, elle me parle de vous des fois. Vous devriez vraiment venir consulter, cela vous apaiserait. J'ai appris que votre mère était encore internée...

Aika était vraiment gênée de la tournure que prenait la conversation, surtout que Ryûk au loin riait sadiquement de tout son cœur:

- Oui justement je suis un peu pressée, je vous laisse...

Ni une ni deux, Aika se faufila entre les deux homme et retourna à la recherche de la chambre:

- Tu comptes aller le voir? ria Ryûk

- Et puis quoi encore, je ne suis pas une faiblarde. Les traumatismes c'est mon lot quotidien entre mon père, mon passé et mon ex.

Arrivée à la 203, elle ouvrit la porte et entra sans frapper. Sa mère était là, allongée. Son bras droit était retenu par sa sœur Mayu Sasaki telle une scène sortie d'un mauvais mélodrame. Le silence fut de mise dès qu'Aika entra dans la pièce. Celle-ci s'approcha de sa mère qui la regarda en larmes:

- Oh Aika mon enfant comme je suis contente de te voir!

Elle tendit la main que Aika ne prit pas:

- Tu as besoin de combien ce coup-ci pour les frais d'hôpitaux?

Mayu se leva précipitamment renversant sa chaise:

- Un peu de respect tu es en présence de notre mère! Toujours aussi froide et sans gène! Personne ne t'as demandé de venir!

Aika s'assit sur une chaise sans la regarder:

- Dur de ne pas venir quand l'hôpital te supplie de venir et que ta mère est ruinée à cause d'un second mari volage.

Mayu lui donna une claque qui ne fit pas réagir Aika:

- Tais-toi! Je m'occupe de maman, tu peux y aller!

Aika prit les papiers à côté du lit de sa mère et compléta les informations qu'il faillait en silence. Sa mère quant à elle se plaignit à Mayu dans sa comédie habituelle. Sa soeur était trop jeune pour avoir connu les déboires de son père. Et trop jeune pour comprendre à quel point sa mère était une manipulatrice hors pair. En effet, Mayu n'avait que 18 ans et était en pleine crise d'identité. Perdue dans les méandres de la vie.

Une fois les papiers remplis et la somme payée, Aika rentra chez elle pleine de haine et d'amertume. Elle avait hâte de se défouler sur des criminels. Et c'est sans plus attendre qu'elle ouvrit son death note pour noter quelques noms. Au niveau des descriptions celles-ci furent encore plus sadiques que d'ordinaire.

[ Japon - Lycée Okuse - Jeudi 2 Mai ]

Le jeudi matin fût une journée ordinaire au lycée Okuse. Aika arriva en retard, elle se plaça seule au fond et travailla en silence ignorant ses deux amies Hanae et Mana. Histoire de ne pas se faire voir de Hanae, Ryûk avait pour ordre de rester sur le toit. Il s'ennuyait à mourir et allait voir dans les autres classes pour s'occuper.

Une fois l'heure du repas arrivée, Aika partit se mettre dans un coin du terrain de basket et mangea tranquillement son bentô. Le silence et le calme lui faisaient toujours du bien même si l'ennui la prenait quand personne ne lui parlait. Alors que la blonde mangeait son omelette spéciale , Hanae et Mana vinrent à sa rencontre.

- Aika... On aimerait te parler, s'exclama Mana.

N'ayant aucune réponse elle continua:

- Ces derniers temps tu nous évites et tout ça depuis l'histoire de ce cahier emprunté... Tu sais, Hanae s'en veuT et c'est bête de se faire la tête pour ça. Je suis sûre que le fait que le professeur soit mort devant toi t'a troublée mais on peut t'aider à aller mieux!

- Oui tout à fait et je t'ai même racheté un cahier noir , regarde! dit Hanae.

Celle-ci lui tendit le cahier. Aika daigna enfin lever le nez de son repas pour prendre le cahier:

- Merci pour le livre mais je veux rester seule.

Les deux amies se regardèrent puis se retournèrent vers Aika:

- Pourquoi? Dirent-elle en cœur. On a fait quelque chose de mal? Rester seule te fera du mal...

Alors que Aika allait répondre, Hanae se mit à hurler. Elle pointa alors Ryûk du doigt, qui voletait insouciamment vers un autre bâtiment. Il adorait se promener partout. Aika fit les gros yeux puis fit mine de rien. La chaleur lui monta au visage, la peur commençait à l'envahir.

- Qu'est-ce qu'il y a !? s'exclama Mana regardant un peu partout.

- LA , LA-BAS ! IL Y A UN ... UN ... TRUC VOLANT NOIR!

- Mais je ne vois rien , lui dit son amie.

- Tu es aveugle! Il vient de... AH ! Il a traversé le bâtiment de français!

Hanae hurlait à pleins poumons et beaucoup de personnes se retournèrent sur elle. Aika devait agir:

- Calme-toi Hanae il n'y a rien du tout c'est une hallucination!

Hanae était en nage et courut vers le bâtiment de français suivie de Mana et Aika, rouge de peur. Tôt ou tard, se dit-elle, ça devait arriver:

- Mana va chercher le psychologue Nikaidou Nishijima et l'infirmière s'il te plaît, je me charge de Hanae.

En panique et dans le flou total, Mana acquiesça et partit en direction des bâtiments de soins. Aika quant à elle tenta de rattraper Hanae qui courrait plutôt vite comparé à d'habitude.

- Je te jure que je l'ai vu, dit-elle en rentrant dans le bâtiment.

Aika voulait la raisonner:

- Mais enfin les monstres qui passent dans les murs ça n'existe pas... Hanae reviens!

Son amie monta les escaliers quatre à quatre suivie de Aika à bout de souffle. La course, c'était pas du tout son truc. Arrivé au dernier étage, Ryuk était en train de sortir d'une classe juste devant Hanae qui tomba à la renverse en hurlant. Aika qui arrivait seulement en haut des escaliers fit des signes paniqués à Ryuk pour qu'il monte sur le toit. Le shinigami se mit à rire et traversa le plafond. Hanae resta plantée les yeux exorbités sur le sol. Au fond, Aika ne pouvait pas lui en vouloir, elle avait eu la même réaction un mois et quelques plus tôt...

Elle attendit le psychologue et l'infirmière qui arrivèrent assez rapidement. Les "médecins" et les trois amies descendirent donc dans le bloc de soins pour allonger Hanae qui ne cessait de répéter l'avoir vu et même touché. L'infirmière la calma un peu et la fit boire. De son côté, Mana partit prévenir les professeurs et les parents de Hanae qui devait rentrer chez elle. Quant à Aika elle se retrouva de nouveau seule avec Nikaidou-sensei le psychologue.

- Décidément, il se passe beaucoup de choses inexplicables dans ce lycée en ce moment, commença-t-il devant une Aika tendue.

- En effet...

- Ce qui est étonnant, c'est la façon dont elle en a fait une description très précise de ce monstre volant. C'est impossible d'imaginer tout cela.

Aika se mordit la lèvre:

- Vous dites qu'elle a vraiment vu un monstre c'est ça?

- Non je n'irais pas jusque là mais ça m'intrigue tout de même. Je connais la réaction des gens et la sienne est unique car niveau mental elle n'a aucun souci. J'aimerais faire de plus amples recherches sur son cas!

- Ouais...

C'était vraiment pas bon du tout ça mais dans un sens à part la prendre pour une folle, les gens ne la croiraient pas... Pauvre Hanae... Aika savait qu'elle aurait du mettre encore plus de distance.

Ryuk lui, arriva derrière Nikaidou comme si de rien était, ce qui fit pâlir Aika. Heureusement qu'il n'avait pas touché le cahier bien au chaud chez elle. Le psychologue se retourna à la vue de ce que fixait Aika mais il ne vit rien et reprit:

- Et sinon un petit rendez-vous avec moi ça ne vous tente toujours pas?

Aika soupira:

- Laissez-moi tranquille, je viendrais quand je le voudrais monsieur...

- Bien, je n'insiste pas mais n'oublie pas que ma porte est ouverte , je te sens... Tendue.

Il partit en faisant un regard provocateur. Il y avait en lui comme un désir de connaissance et une soif d'étudier de nouveaux spécimens. Comme aux rayons X, il regardait les gens pour les ouvrir et tenter de percer leur secret. C'était effrayant.

Lorsque Aika se retrouva seule elle baissa d'un ton mais exprima son mécontentement à Ryuk qui haussa les épaules:

- Je ne pensais pas qu'elle me verrait de si loin. Hé hé , je me demande comment tu va te sortir de ça car elle va forcement me revoir.

Aika soupira:

- Du temps que tu te colles pas derrière moi ça va. Reste toujours loin... Entre ça , ma famille et ce psychologue bizarre je me sens prise dans une situation inextricable...

Une fois les remontrances terminées, la jeune femme retourna en cours et finit sa journée avec Mana qui ne cessait de lui parler de l'incident. Histoire d'en remettre une couche. Etonnamment, Seigi n'arrêtait pas de la dévisager aujourd'hui. Ce n'était pas son jour.

Quand les cours prirent fin, Aika et Mana partirent par la cour de l'école passant par-derrière même si cela était interdit en temps normal. Mais le chemin était plus rapide jusqu'à la gare... Au loin, la blonde vit une équipe de personnes qu'elle ne connaissait pas s'agiter pour sortir du matériel dans le lycée. Elle y vit également la directrice et des personnes en costume parler sérieusement et vivement. Elle se demandait bien ce qu'il se passait. Des techniciens?

Ce qu'elle ne vit pas c'était que les techniciens étaient en train de sortir des caméras et du matériel d'enregistrement du camion.