Disclaimer : Ni la saga Harry Potter, ni cette fanfiction ne m'appartiennent, elles sont respectivement à J.K Rowling et DZ2.
Résumé : Abandonné par sa famille, Harry était plus ou moins préparé à une vie de misère et de solitude, jusqu'à ce que le destin lui donne un coup de main en le transformant en Mort, le premier d'une nouvelle génération de Cavaliers. Inutile de dire que ni Dumbledore, ni Voldemort ne s'attendaient à ce Harry particulier. Traduction.
Note : Je ne fais que traduire cette fanfiction, je n'ai pas encore l'accord de l'auteur, si elle accepte, je continuerais à poster, si elle veut que je la retire, je le ferais. Si vous avez la moindre remarque sur l'histoire, je la transmettrais à DZ2.
Harry/Hermione
Neville/Luna
« Paroles normales »
« Pensées »
{Gobelbabil}
« Télépathie / lien psychique »
/Fourchelangue/
Réponses aux reviews
Yukii27 : Merci, moi aussi le clash m'a bien fait rire, très réussi, j'ai essayé de le traduire aussi fidèlement que possible. Pour la réponse, c'est pas encore, je n'ai toujours aucune réponse de l'auteur. Personnellement, je suis en train de finir le chapitre 8, mais oui, la fiction est terminée, il y a 15 chapitres en tout.
DinaChhaya TalaNokomis : C'est vrai, tu as raison, en réalité, c'est la faute de Molly, honnêtement, je trouve que Ron est un personnage très complexe, il peut autant être adorable que détestable, ça dépend de comment il est construit et de son background. Mais faut bien se mettre d'accord, il fait un super méchant quand même, non ?
J'avais pas pensé à lui comme cavalier, mais c'est pas faux, vu le comportement de sa mère il aurait très bien pu le devenir.
Pour Serpentard, je trouve que c'est logique que ce soit une maison unie, puisque les trois autres (et surtout Gryffondor) sont discriminants, insultants voir cruels avec les serpents. Qu'ils soient pour l'unité et la protection des nouveaux, c'est normal, pour moi c'est même évident. Et puis Severus en tant que mentor d'Harry, c'est la grande classe !
Tu as préféré laquelle de confrontation ? Harry/Jasie ou Harry/Draco ?
Lolotetine1596 : Merci, je fais de mon mieux !
Nathydemon : C'est vrai que Neville est plus que satisfait d'être à Serpentard, loin de Jason. Eh bien, pour la grand-mère, faudra attendre la suite :)
Isabella-57 : Merci, c'est vrai que la confrontation était... particulière, très familiale ^^ et c'est pas près de changer.
Folkenzen : C'est gentil, mais je n'ai aucun mérite, je ne fais que retranscrire cette histoire, mais je transmettrais son commentaire à l'auteur, je suis sûre qu'elle l'appréciera. Et merci, je fais de mon mieux pour traduire aussi fidèlement que possible, et comme je l'ai dit plus haut, il y a 15 chapitres, et j'en ai déjà traduis 8, alors la suite eh bien, normalement ça devrait se faire toutes les semaines.
Tear'u : Hé, ce n'est pas moi qui choisis qui est gentil et qui est méchant, je ne fais que suivre le fil de l'auteur :)
Aya31 : Ben de rien, c'est mon job (enfin presque) !
Clamaraa : Merci c'est gentil, la suite, eh bien c'est aujourd'hui.
Rose-Eliade : Merci, moi aussi, c'est pour ça que je la traduis ^^
Lerugamine : Oui, je sais, l'auteur s'est débrouillée comme un chef pour cette histoire !
Précédemment
« Le Serpent est silencieux, observateur et rapide. » Pensa Neville, toujours en souriant alors qu'Harry sortait de la salle de bains propre et en pyjama, son expression las à cause des évènements et rencontres de la journée.
La vie à Serpentard pouvait prendre beaucoup de tournures... mais elle ne risquait pas d'^tre ennuyeuse...
Chapitre 4 : Ouvrir les Portes de l'Enfer
Quand Harry se réveilla le matin de sa première journée à Poudlard, il ne fut pas surpris de découvrir que son frère et ses sœurs d'armes l'attendaient déjà dans la Salle Commune, les quatre quittant l'antre des serpents ensemble, se dirigeant rapidement vers la Grande Salle. Tandis qu'ils marchaient, Harry jeta un coup d'œil aux deux Cavalières avant de leur demander : « Il n'y a pas eu de problèmes ? »
« Pas vraiment, » Répondit Hermione, sachant que Harry faisait référence à ce qui avait suivi son discours la nuit dernière. « Luna et moi partageons notre chambre avec une fille appelée Tracey Davis ; elle semble être une de celles qui, comme moi, montre son intelligence sans être égocentrique. Mais à part elle, nous sommes seules : Parkinson, Greengrass et Bulstrode sont dans l'autre chambres des filles de première année. »
« Tant qu'elle ne s'en prend pas à vous, je me fiche d'avec qui vous êtes. » Fit remarquer Harry, alors qu'ils approchaient de leur destination. « J'aimerais pouvoir dire la même chose pour Neville et moi : nos partageons notre chambre avec mon futur cousin Draco Malfoy, et il semble être quelqu'un qui pense que son nom lui donne le droit de faire ce qu'il veut. »
« Attends, Harry, » Intervint Neville. « Ce n'est pas très juste, il a prit ton avertissement d'hier soir très au sérieux et n'a rien dit de très important depuis. »
« C'est seulement le premier jour, Neville. » Lui rappela Harry, juste quand le quatuor atteignait la Grande Salle, chacun émerveillé par la splendeur de la pièce. Pourtant, alors qu'Harry approchait la table de Serpentard, son émerveillement fut ruiné par l'arrivée de son ex-frère quelques mètres derrière lui, flanqué du rouquin qu'Harry avait remarqué la nuit précédente. Les deux riaient joyeusement et, quand Jason croisa le regard d'Harry, le plus jeune eut un reniflement moqueur avant de murmurer quelque chose dans l'oreille de Weasley – Harry était presque sûr que c'était son nom après l'avoir entendu durant la Répartition – et comme le toutou obéissant qu'il était, le rire de Weasley fut entendu à travers la salle.
« Ignore le, » Conseilla Hermione, prenant sa main pour le mener vers leur table. « Il n'en vaut pas la peine... pas encore en tout cas. »
« Je sais, » Grogna Harry, ses mains serrées en poings en voyant l'évident geste de dérision envoyé vers le Quatuor d'Argent, avant que d'autres rires s'ajoutent aux premiers, juste quand les autres étudiants entraient, certains confus tandis que d'autres étaient dégoûtés par les manières des enfants Potter et Weasley. Après que quelques Serpentard les ait rejoints, Harry se pencha pour murmurer à ses amis : « Mais dès que j'en ai la chance, je la prend : il n'a pas le droit de penser qu'il peut m'atteindre comme... comme certaines de tes chères armes, Neville. »
« Tu n'as qu'à demander, » Chuchota celui-ci, gardant une main confortable sur le bras d'Harry, « Et je ferais en sorte que quelque chose comme de la dragoncelle ou des furoncles sérieusement infectés soient mis sur son chemin. »
« Très bonne idée, » Accepta Harry, avant de regarder ses amis chacun à leur tout, « Mais cette année ce sera uniquement du travail de reconnaissance : nous avons besoin d'apprendre à contrôler nos dons et de découvrir quelles sont les limites et avantages de ce que nous pouvons utiliser. De plus, comme je l'ai dit, si j'ai une chance de donner à ce déchet une bonne leçon, je la prend : son âme est mienne ! »
Les torches au dessus de leurs têtes commencèrent soudainement à clignoter et s'éteignirent à cause d'un coup de vent glacial, et les Cavaliers se rapprochèrent de leur leader, puisqu'ils savaient que ce serait une mauvaise idée que l'un d'eux révèle leurs secrets dans un moment de faiblesse.
Pourtant, si Mort sortait et décidait d'agir, alors ce serait bien pire que ce à quoi tout le monde s'attendait : ce serait catastrophique à ce niveau du jeu ; non, ils devaient faire de leur mieux pour contrôler leurs pouvoirs et, pour les trois autres, une prouesse de ce genre signifiait qu'ils devaient aider Harry à vaincre ses démons avant qu'il ne fasse l'erreur d'en ramener dans le monde des mortels.
Durant leurs premières semaines à Poudlard, les Quatre Cavaliers découvrirent que chacun avait ses propres démons à supporter : en voyant le choc ressentit par de nombreux élèves, après tout, l'ex-frère du Garçon-Qui-A-Survécu, en plus des Héritiers de deux importantes familles et la toute première Née Moldue depuis plusieurs siècles, répartis à Serpentard, et en plus de ça, les quatre amis restaient toujours ensemble, alors c'était évident qu'ils deviendraient la source des ragots et des rumeurs.
C'est Neville qui fut le plus touché : le vendredi de la deuxième semaine, il venait à peine de s'assoir à la table de Serpentard pour le petit déjeuner, une chouette arriva portant une enveloppe rouge, un petit sachet et une autre enveloppe scellée du sceau de la Famille Londubat. Avec des doigts tremblants, Neville l'ouvrit et, juste à temps, Harry et Hermione lancèrent un Sort de Silence alors qu'une voix grave résonna autour d'eux.
« Neville Frank Londubat : Qu'est-ce qu'il t'a pris, par Merlin, d'aller à Serpentard avec ce Traitre à son Sang ? N'as-tu aucun respect pour ta famille ou es-tu aussi stupide que tu n'y parais ? Et de l'apprendre de la part de Jason plutôt que te toi, mon propre fils : tu m'a trahis, Neville, et pour cette raison, je ne suis pas désolé de ce que je vais faire ! Moi, Frank David Londubat, Lord de la Maison Londubat, renie et déshérite celui nommé Neville de ma Famille ! Je n'ai plus de fils ! Je ne le reconnais plus ! Tu as mérité ce sort ; puisse-tu vivre une vie heureuse... Sale Mangemort ! »
Puis, quand la lettre se finit, un faisceau de lumière noire flotta depuis l'enveloppe et frappa Neville, l'envoyant sur le sol alors que son cœur magique ne soit drainé, le laissant faible et terrifié. Puisque les autres Serpentard étaient occupés avec leur jeune camarade, aucun ne vit Harry jeter un regard vers la table de Gryffondor où son ex-frère ressemblait au chat ayant enfin attrapé le canari, et ses camarades de chambre le félicitaient, partageant des rires amusés.
« Tu n'a vraiment aucune limite, pas vrai ? » Demanda Harry, ses lèvres formant seulement les mots sans son puisque le sort de silence était toujours actif ; il supposait que les Bouffondors félicitaient l'Abruti après qu'il ait envoyé la lettre, sachant sans doute ce qui allait arriver. Il fallut à Harry tout son sang-froid pour ne pas invoquer sa faux et éventrer les Gryffondor, envoyant leurs âmes à travers le voile, mais l'apparition soudaine de Severus aida aussi le jeune garçon à se contrôler quand l'homme croisa le regard enragé de son filleul.
« Mon bureau, maintenant... et emmène Neville. » Lui ordonna-t-il froidement, mais ses mots étaient aussi compréhensifs, alors avec ses deux amies, il guida Neville vers le bureau de Severus où il dût laisser le Deuxième Cavalier avec le Maître des Potions. Harry n'en avait aucune envie, mais Neville le convainc qu'il irait bien, et que de toute façon, il raconterait tout aux autres plus tard.
Ce fut deux heures et demi plus tard que Neville revint, bien plus en forme et heureux, ses yeux emplis d'une lumière nouvelle en demandant de parler à ses amis seuls : ils se dirigèrent vers la Salle Commune Serpentard, Harry lança le même sort que dans la Grande Salle, avant que Neville ne commence : « Severus... il a dit qu'il voulait m'adopter : non seulement parce que je suis un de ses serpents, mais aussi parce que je suis ton ami et allié, Harry. Il se fiche des secrets que nous gardons, et ne veut pas savoir ce qui nous rend si... unique, il a dit qu'il veut juste tenir sa promesse. J'ai dit que j'aurais besoin de réfléchir avant de lui répondre... alors, pensez-vous que je dois accepter ? »
À la plus grande surprise de Neville, Harry répondit positivement, même s'il expliqua qu'il devrait être présent durant l'adoption de Neville, pour qu'il puisse expliquer tout changements que pourrait ressentir Severus. Il dit aussi au Cavalier de la Pestilence de ne pas accepter avant Halloween, une date qui pourrait vraiment énerver Potter et ses toutous, vu ce qu'il préparait.
« En plus, » Ajouta Harry, un sourire de requin sur les lèvres. « Il est temps que James Potter comprenne que la vengeance est un plat qui se mange froid. »
Quand Sirius entendit les coups frappés furieusement à la porte de sa maison de Londres, il sourit en repensant à une vieille expression disant qu'on ne récolte que ce que l'on sème. Ce point fut plus que prouvé quand il ouvrit la porte et trouva James Potter debout le seuil de l'entrée, son visage rouge de rage et ses mains serrant une lettre portant le sceau de la Famille Black.
« Lord Potter, » Salua Sirius, essayant de toutes ses forces de ne pas rire à l'humiliation qu'il pouvait deviner chez son ancien ami. « Qu'est-ce qui vous emmène à mon humble demeure ? »
« Fermes la, Black ! » Cracha James, jetant la lettre dans les mains de Sirius. « J'aimerais parler avec ton fils à propos de sa tendance à fourrer son nez dans des affaires qui ne le regardent pas. »
Baissant les yeux sur la lettre, Sirius lâcha un rire ressemblant fortement à un aboiement en voyant l'écriture de Harry.
Adressé au Noble et Honorable – j'espère que tu sais identifier le sarcasme – Lord James Marcus Potter,
Je ne vais pas tourner autour du pot, espèce de merde de cerf inutile à la société : ton fils et toi avec VRAIMENT franchi une ligne dans votre intention de vous en prendre à moi, comme si me déshériter n'était pas suffisant, ta précieuse petite bimbo blonde a envoyé une lettre à Lord Frank Londubat, dénonçant que son fils Neville, que je considère comme un de mes plus proches amis à Serpentard, comme l'un des nôtres : comment Frank a-t-il réagi ?
Je vais te le dire, espèce de – « Mais où Harry a-t-il appris à parler comme ça ? » Se demanda Sirius en continuant la lettre – il a renié Neville et l'a déshérité en PUBLIQUE, DEVANT L'ENTIÈRETÉ DE LA GRANDE SALLE ! Il n'est pas venu à l'école, non : il a envoyé une Beuglante et y avait placé la magie familiale ; Neville était affaibli et, sans Severus Snape, notre Directeur de Maison, il ne s'en serait peut-être jamais remis. Heureusement, Jay-Bear, il semblerait que mon parrain sache ce qu'est la vraie loyauté et moi aussi : Neville est un frère pour moi, plus que ton fils prodige incapable de réfléchir ne l'a jamais été, en l'honneur de ma famille, de ma VRAIE FAMILLE, je jure de le protéger et de m'assurer qu'il soit en sécurité, même si je peux commencer à l'appeler Neville Snape, puisque Severus a offert de l'adopter comme Sirius a fait pour moi en proposant de compléter l'adoption.
Alors, pour que tu saches ce qui t'attend, retiens bien mes mots : ton fils est maintenant ma cible de choix ! Neville est en sécurité, et tu n'a plus rien pour m'atteindre, James : souviens toi que ce qui va arriver – et j'ai une date formidable en tête pour ce que j'ai prévu de faire – sera TA faute. Je SAIS que tu as donné à Frank l'idée de faire ça au lieu d'en faire un événement formel et approprié : tu ne mérita pas le titre de Lord dont tu fais étalage aussi voracement, espèce de petite merde !
J'ai vraiment hâte de devenir un Black de sang comme de nom parce que, peu importe à quel point TU es puissant, tu semble oublier une chose : les Black ont des amis ABSOLUMENT PARTOUT dans notre communauté et, peu importe ce qui pourrait se passer, je m'assurerais que tu réalise à quel point tu as été stupide de me laisser partir ; tu m'as libéré de mes chaînes, mon bon Jamie, prépares-toi à rencontrer le démon malfaisant que tu pensais pouvoir contrôler.
Oh, et ne t'inquiète pas à propos de Jasie : je vais TRÈS bien m'occuper de lui.
À bientôt, Enfoiré ;
Harry Black
« D'accord... de quoi te plains-tu ? » Demanda Sirius, passant au tutoiement vu que James avait commencé, et regardant James avec des yeux victorieux. « Au moins mon fils a les couilles de faire ce que tu as été trop lâche pour faire : aller droit au but, et il semble que ça ait marché. De plus, je dois bien applaudir Frank : je veux dire, tu n'a même pas informé Hary de son reniement, alors, ancien fils ou non, Neville a de quoi être fier. De plus, je suppose que je devrais avoir une conversation avec Severus : le laisser savoir qu'à partir d'aujourd'hui, lui et son fils sont sous la protection et sont les Alliées de la Maison Black. Au fait, je suppose que tu ne sais pas si mon fils a choisi un nouveau nom pour se débarrasser de la crasse qui a sali son nom actuel ? »
James ne répondit pas, trop en colère pour réagir, il se tourna et transplana, pourtant, quand il partit, Sirius sortit de sa poche la lettre qu'Harry lui avait envoyé moins d'une heure auparavant, un simple mot écrit sur le parchemin ;
Dante
« Message envoyé, reçu et compris, gamin, » Pensa Sirius, aimant déjà le nom choisi par son fils...
« Hé... le monstre ! »
Harry, sortant à peine du cours de potions, s'arrêta, eut un sourire en coin et se tourna pour voir Jason Potter s'approcher de lui, son visage montrant une colère noire et ce qu'Harry pouvait considérer comme de la détermination, si Jason n'était pas autant un fils à son Papa et faisait tout pour satisfaire son cher paternel.
Adoptant un air innocent, Harry lui demanda : « Je peux t'aider avec quelque chose, Jasie ? »
« Ouais, » Répondit Jason avant d'envoyer son poing vers Harry, pour au final voir sa main être interceptée par son ancien frère, le jeune Serpentard secouant la tête, un sourire froid sur le visage, tenant la main de Jason dans son poing serré.
« Tu te bas comme un Moldu, Jasie ? » Railla-t-il. « Que dirait Papounet ? Oh, c'est vrai, il n'est pas là et il est un peu occupé à faire une crise de colère parce que quelqu'un lui a enfin dit la vérité : et qui était-ce ? Oh, c'est vrai... c'était moi. »
« Tu penses que soutenir ce traître à son sang te sauvera de lui ? » Demanda Jason, même s'il n'arrivait pas à libérer sa main de la poigne d'Harry, « Une lettre, et tu seras exclu de l'école, espèce d'ordure : comment c'était de vivre avec des Moldus que personne ne voulaient ? »
« J'ai trouvé ça très relaxant, » Répondit Harry. « Aucun Père pour me dire que je ne mérite pas son nom ; aucun petit frère pleurnichard se plaignant de ne pas avoir eu le nouveau ballais et, oh oui, personne pour m'empêcher de développer mon potentiel magique : comme, ceci ! »
En disant ces derniers mots, Harry accéda à sa magie et baissa la température dans la main de Jason, ses doigts devenant gelés avant qu'Harry ne lève son autre main pour repousser Jason magiquement. Examinant sa propre main, Harry soupira avant de murmurer : « Mince alors, je me suis cassé un ongle ; oh tant pis, tu devrais partir et réchauffer cette main, Jasie : elle risque de développer des engelures si elle n'est pas traitée. »
« Sale serpent, » Grogna Jason, tirant sa baguette avec son autre main, mais quand il le fit, il se retrouva face à quatre baguettes, tenues par les Quatre Cavaliers alors qu'Harry rit et secoua la tête moqueusement.
« Alors, ça fait quoi, Jasie ? D'être dépassé en nombre par quelqu'un ayant un véritable pouvoir, de véritables amis et une vraie vie plutôt que la carrière de poupée barbie que t'a créée Papa d'amour ? »
« Stupefix ! » Claqua Jason, même si là encore, son sortilège fut intercepté par un bouclier, merci au nouvel Héritier Snape, Harry releva sa propre baguette en réponse.
« Serpensortia, » Siffla-t-il, lançant ce qui ressemblait à un Mamba noir depuis sa baguette, le serpent le plus toxique du monde non-magique. « Tu sais quoi, Jasie ? J'ai découvert quelque chose de très intéressant durant mon temps à l'orphelinat : tu veux une démonstration ? »
Se mettant devant le serpent, Harry prit une profonde avant que ses prochains mots ne sortent sous la forme d'une série de sons hargneux et de sifflements secs : /Je suis désolé d'avoir troublé ton sommeil, magnifique créature ; j'ai seulement besoin que tu terrifie un peu ce petit idiot : si tu fais ça pour moi, tu pourras rester avec moi. J'aimerais avoir un nouvel ami avec qui je serais le seul à pouvoir parler./
Le mamba noir releva la tête, ouvrant sa bouche pour révéler des crocs empoisonnés, un peu de venin échappant de sa gueule quand il répondit en sifflant : /Je sens un grand pouvoir en toi, Chuchauteur ; je te servirais si tu le désires./
/Bon garçon,/ Ricana Harry, avant de jeter un œil vers un Jason pétrifié, qui fixait les crocs et la bouche du serpent, terrifié. Avec un soupire dramatique, Harry ajouta, « Ne t'inquiète pas, Jasie : il ne t'attaquera pas... du moins, pas tant que je ne lui dit pas de le faire. C'est un don intéressant, le fourchelangue ; le Fondateur de ma Maison le possédait et maintenant, moi aussi. Ah oui au fait, il ne te mangera pas non plus, après tout, ce n'est pas un Runespoor ou un Basilic, mais, avec du temps, je suppose que j'arriverais à en invoquer un. »
« M-M-M-Mage N-N-Noir... » Bégaya Jason, avant de se tourner et de fuir comme s'il avait le diable aux fesses, laissant Harry se pencher pour récupérer le serpent, quelques sifflements s'échappant à nouveau de la bouche d'Harry avant qu'il ne se retourne pour faire face aux autres Cavaliers.
« Je me fiche de ce qu'il pense, » Marmonna-t-il, avant de caresser la tête du mamba noir d'un geste doux, « Les gars, dites bonjour à Lucifer ; mon nouveau familier. »
Durant leur troisième semaine, Harry étaient en cours de Défense contre les Forces du Mal avec les Serdaigle, ses yeux parcourant paresseusement les pages assignées par le Professeur Quirrell, un imbécile bégayant qui ne passait pas cinq minutes sans ressembler à un chiot apeuré, avant que le Cavalier de la Mort de relève la tête, le sceau sur sa nuque devenant froid comme une alerte de danger. Plissant les yeux, Harry concentra son pouvoir sur son sceau avant de murmurer pour lui même, « Qu'est-ce qui le fait réagir comme ça ? »
« Harry, » Chuchota Hermione depuis le siège à sa gauche. « Nous l'avons senti aussi, mais comme tu es... tu sais, le Premier, tu peux le sentir mieux que nous.
« Senti quoi ? » Demanda Harry, jetant un coup d'œil aux autres Cavaliers, Neville et Luna étaient assis à sa droite, les deux partageant sa sensation de danger venant de leur sceau.
« Une âme, » Répondit Hermione, se penchant comme si elle voulait étudier le livre avec lui ; cependant, en faisant ça, elle continua à voix basse, « Le don de la Mort est qu'il peut voir, détruire ou affecter une âme, quelle qu'elle soit. Je suppose que comme ton pouvoir grandit et que tu t'es lié à Ragnarok, tu deviens plus puissant du côté de la Perception d'Âme. Il doit y avoir quelque chose autour de nous qui l'a déclenché ; essaie de te concentrer dessus pour voir d'où ça vient. »
Serrant les poings, Harry fit semblant d'étudier le livre en murmurant : « Comment sais-tu tout ça ? »
« Damien me l'a dit. » Expliqua Hermione, un air embarrassé sur le visage, « Quand tu as passé ton temps libre à la bibliothèque pour étudier la semaine dernière, je suis allée dans une salle vide et je l'ai invoqué : il m'a dit que nos pouvoirs allaient grandir et m'a donné le tien en exemple. Essaie : concentres-toi sur ton pouvoir et fait ressortir la Vision. »
« D'accord. » Soupira Harry, fermant les yeux un moment alors qu'en lui, une étrange froideur commença à prendre racine dans son estomac, un frisson passa le long de sa colonne vertébrale jusqu'à toucher la zone autour de son cerveau. À partir de là, le pouvoir sembla le traverser, dominer ses cinq sens et, quand il ouvrit les yeux, il entendit un halètement venir d'Hermione ; il le découvrirait plus tard mais, en invoquant son pouvoir, ses yeux devenaient aussi noir que la nuit.
« Que vois-tu ? » Demanda Neville, Harry lui répondit d'un mouvement de tête alors qu'il parcourait la salle du regard ; cependant, quand ses yeux passèrent sur Quirrell qui semblait bouger autour des Serdaigle d'un air expérimenté, les yeux d'Harry rencontrèrent une vision étrange. Dans son état Perceptif, Harry pouvait voir les auras et âmes de ceux qui l'entouraient, chacune représentées par une couleur lumineuse ou sombre, cela dépendait de l'alliance magique de la personne ; pourtant, autour de la tête de Quirrell se trouvait quelque chose d'étonnant, Harry plissa les yeux avec suspicion en voyant une tâche aussi noire que ses yeux à l'arrière de son crâne. Cette noirceur semblait accrochée à l'âme du professeur de Défense, d'une forme qui ressemblait à un mélange entre un serpent et une sorte de loup. Harry observa Quirrell attentivement, il toussa avant de laisser son esprit et ses instincts de Cavalier prendre le dessus : l'âme commença à changer et à se modifier jusqu'à devenir aussi claire qu'une photo, la Mort afficha un air de pur choc sur son visage.
« Non, » Murmura-t-il, ses mains tremblant d'une colère noire, « Ce n'est pas possible. »
« Que vois-tu ? » Demanda Hermione, Harry n'eut même pas le courage de le dire ; ses yeux, à présent revenus à leur couleur émeraude d'origine, se posèrent sur elle, et Hermione put lire ce qui ne pouvait être décrit que comme de la peur, une véritable terreur dans les yeux du Premier Cavalier. Elle nota aussi que la plume d'Harry écrivait toute seule sur un morceau de parchemin avant de le passer à Neville, puis Luna et enfin à Hermione.
En lisant l'information écrite, Hermione sembla comprendre la peur d'Harry.
L'âme de Quirrell agit comme un hôte... pour VOLDEMORT ! Je DOIS le tuer avant que quelqu'un d'autre ne le découvre : son âme... elle M'APPARTIENT !
Le son de la cloche sonnant la fin du cours coupa toute question ou potentielle conversation entre les Cavaliers, par contre, en quittant la salle, Harry attrapa le parchemin et fuit de la même manière qu'il s'était promis de faire fuir ceux qui se mettraient sur son chemin.
Comme s'il avait le diable lui-même à ses trousses...
