Titre : Le Conseil de Konoha (chapitre 4)

Persos principaux : Tenten, Lee, Neji, Gai.

Rating : M à cause d'un lemon (ou plusieurs...) et de scènes de violence.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto, excepté Kalamata, Mei Ting, le prêtre et les gens de la famille/ville d'origine de Tenten.

Playlist : Rien en particulier ici.

P'tit mot de l'auteur : Vous l'avez attendu, il est là ! Grâce aux indices qui le composent, vous découvrirez ici (si vous êtes assez malin) :

- Le sexe du père (trop dur, ça, je vous en voudrais pas si vous ne trouvez pas)

- Des indices sur d'où vient Tenten (heu, très flous, tout de même)

- Et, heu... je réfléchis mais je vois rien d'autre !


Elle était déjà entrée dans cette pièce, mais pas depuis un bon moment déjà ; et elle eut un choc en voyant combien l'endroit était grand.

Elle eut un choc encore plus grand en voyant le nombre de personnes présentes dans la pièce.

Le Conseil de Konoha au complet était présent. Tenten compta mentalement : huit personnes, dont quatre femmes et donc, quatre hommes. Chez les hommes, Hiashi Hyuga, l'oncle de Neji, Choze Akimichi, le père de Choji, et deux illustres inconnus, de vieilles personnes – des Anciens, sans doute. Parmi les quatre femmes, Tsume Inuzuka, la mère de Kiba, Hatsumoto Yamanaka, celle d'Ino, et deux vieilles femmes – encore des Anciennes. N'oublions pas, bien sûr, l'Hokage qui faisait partie intégrante des discussions.

Et ils étaient tous là, assis sur leurs sièges disposés en cercle autour d'elle, avec des airs de juges des enfers !... vraiment, là, Tenten pouvait sentir la peur qui remontait de ses entrailles. Elle se demanda si Tsume pouvait sentir sa détresse, venant d'un clan où les odeurs étaient un terrain de prédilection...

- Assieds-toi, Tenten, dit gentiment Tsume comme pour exaucer son souhait.

Méfiante, la jeune kunoichi s'assit sur le siège au centre du cercle.

- Donc, Tenten, commença très protocolairement Tsunade en déroulant un petit parchemin, kunoichi de Konoha, originaire de... quelque part... tu es accusée... enfin... pff, galère... soupira-t-elle cette fois pas très poliment. Bon, bref, tu es enceinte alors que tu es une ninja et que tu es sous la responsabilité de Konoha !

Tenten rit nerveusement.

- J'ai pas tout compris, là...

- Laissez-moi lui expliquer, Tsunade-sama, demanda Hatsumoto avec un grand sérieux. Elle n'a même pas compris de quoi elle est accusée ! D'ailleurs, qui pourrait savoir ? Ces lois sont stupides !

L'Hokage eut un froncement de sourcils, mais la laissa poursuivre à sa place.

- Voilà : tu es jeune, problème n°1. Mais en fait ce n'en est pas un, car les ninjas de Konoha peuvent, selon la loi ninja, et dès qu'ils ont obtenu le grade de Genin, disposer d'eux-mêmes – donc, tu peux parfaitement faire ce que tu veux ! – elle appuya délibérément sur ces mots. Même si, comme tu n'as pas de parents vivants à Konoha, tu dépends théoriquement de ton sensei. Compris ?

La jeune kunoichi hocha affirmativement la tête, mise en confiance par le visage aimable de la mère d'Ino.

- Problème n°2 : seulement, normalement, et surtout lorsque nous sommes en manque de ninjas – comme c'est le cas aujourd'hui - une kunoichi doit consulter l'Hokage avant de seulement envisager d'avoir un enfant !

- A moi maintenant ! décida Choze. Sinon, tu vas enjoliver les choses. Donc, tu comprends donc que la logique voudrait que tu avortes...

Tenten blêmit soudainement et tout le monde crut, un court moment, qu'elle allait chuter de son siège. Mais elle se reprit et darda un noir regard sur l'Akimichi.

- Tu n'as aucune crainte à avoir, de ce point-là ce n'est pas possible, s'empressa-t-il d'ajouter.

- Mon pauvre Choze, répondit Tsume en hochant la tête. Tu devrais t'inspjrer d'Hiashi. Impassible et lui, au moins, il ne manque pas de tact.

Le Hyuga la remercia de ses compliments d'un léger signe de tête.

Choze osa pointer un tout petit regard vers celui qu'il était censé imiter. L'autre lui lança un regard mauvais, genre « Tu veux ma photo ? ». Le mauvais juge s'empressa de détourner les yeux, en se disant que la prochaine fois que cet homme-là était avec lui au Conseil, il démissionnerait !


Hiashi reprit la séance. Sa voix glacée et son air peu engageant donnèrent des frissons à la maîtresse d'armes.

- Comme disait Akimichi-sama, la logique et le bon sens le voudraient, en effet. Néanmoins, si j'en crois notre Hokage – il lui jeta un regard oblique - vous êtes enceinte de trop longtemps pour cela. Exact ?

- Enfin, ça se voit ! s'exclama Tsume. Et puis ça se sent, il a bien deux mois, ce bébé !

- La date de conception présumée est donc d'environ deux mois, donc, si je calcule bien... fin juin, résuma Hiashi, le sourire mauvais. Après votre examen de validation de Jounin, n'est-ce pas ?

Un silence embarrassé s'en suivit.

- Oui, c'est bien vrai, acquiesça Tenten d'une voix chevrotante.

Où diable voulait en venir ce bougre d'homme ?

- Je voudrais simplement savoir...

Il parut un instant faussement mal à l'aise. Puis un sourire malsain s'étira sur son visage de serpent.

- Dites-moi... qui est le père de cet enfant ?

La question mortelle de la mort qui tue ! Bien entendu, elle ne l'avait même pas révélé à Lee, son meilleur ami, elle n'allait pas le révéler à cet homme vicelard.

- Je ne puis vous le dire, répondit simplement Tenten avec un sang-froid impressionnant. Tout simplement, ce que puis vous avouer... c'est que cela ne vous regarde absolument pas !

Tenten eut alors l'impression de voir le serpent devenir cobra ; l'œil injecté de sang, la langue prête à darder son venin. Un court moment, elle crut même qu'il allait la mordre.

- Comment osez-vous ? rugit-il.

Il se leva de sa chaise et se plaça devant elle, les poings sur les hanches, l'air furieux, dardant de nouveau sur elle ses yeux blancs en colère.

- Sachez, Tenten-san, que je me dois de demander qui est le père de cet enfant ! Cela pour des raisons légales ! Alors répondez-moi !

- Et vous, comment osez-vous me donner des ordres ? explosa la jeune kunoichi. Expliquez-moi au moins pourquoi vous voulez le savoir !

Un Ancien se leva pour calmer le jeu et raccompagna Hiashi à sa place. Puis il retourna à sa propre place et enchaîna :

- Tenten-san, vous devez savoir que les clans de Konoha sont regroupés ensemble pour des raisons évidentes : tous les membres regroupés, il est plus facile de les protéger et, ainsi, d'empêcher les techniques héréditaires d'être révélées !

- Et alors ? Je ne fais pas partie d'un clan, moi !

- Oui, mais l'enfant que vous portez... il peut être membre d'un clan ! C'est pourquoi vous vous devez de nous révéler avec qui vous avez conçu ce bébé. Question de sécurité...

- En vérité, intervint Tsunade avec une pointe d'amusement teintée d'amertume dans la voix, Hiashi veut absolument savoir si l'enfant appartient à son clan !

Tenten secoua vigoureusement la tête de droite à gauche, en signe de négation autant que de protestation.

- Non, ce n'est pas avec un membre d'un clan que j'ai fait mon bébé. Et même si c'était le cas, je ne vous laisserais pas en faire ce que vous voulez !

Ce cri enflammé fit sursauter tout le monde. Hiashi, qui pensait toutefois que cette fille avait du succomber aux charmes de Neji – d'autant plus qu'elle était dans son équipe - et ne croyait pas un mot de sa plaidoirie. Hatsumoto, qui avait déjà été dans le cas de Tenten, des années plus tôt – sauf qu'elle avait perdu son bébé. Tsume, qui dans son cœur de mère souhaitait à la jeune fille le bonheur qu'elle méritait. Choze, qui avait une petite faim mais que cette histoire touchait. Tsunade, qui était à fond avec sa jeune patiente.

Hiashi finit par renoncer. Il soupira profondément et se cala plus confortablement sur son siège.

- Très bien, Tenten-san, dit-il en la fixant d'un regard pénétrant. Laissons de côté la question de la paternité. Même si je ne renonce pas.

- Pour en venir où, exactement ? interrogea Tsume, redoutant quelque méchanceté de cet homme à l'esprit torve.

Le Hyuga posa ses coudes sur la table et, le menton dans les mains, il continua d'une voix dénuée de tout sentiment humain :

- Cette fille est enceinte, certes, déclara-t-il. Mais, d'une part elle n'a pas reçu l'accord de notre Hokage...

- Elle l'a, trancha Tsunade. Ce fils sera d'une grande puissance, assurément.

- ...et d'autre part elle prive le village d'un de ses – meilleurs - éléments, et cela en période de crise. Devons-nous tolérer cela ?

Il y eut un moment de flottement, silence ô combien embarrassant pour Tenten. Tous les regards se tournèrent vers elle. En effet, en ce moment critique où chacun des villages cachés formait une alliance contre l'un ou l'autre, allait-on accepter de perdre – temporairement, certes – une kunoichi, formée avec soin pendant de longues années ?

- Cette demoiselle porte peut-être un fils de clan, malgré ses dires, s'exclama une Ancienne, couvrant de sa voix puissante les murmures et les chuchotements.

- Selon vous, il ne serait donc pas possible de lui faire continuer les missions ? demanda Hiashi avec ironie.

- Non ! Je m'y oppose formellement, répliqua l'Hokage. Sa santé est fragile et ne le lui permet pas !

- Je suis d'accord avec le diagnostic de l'Hokage, les interrompit Hatsumoto. Pour avoir souvent négligé le facteur sécurité lors de mes nombreuses grossesses, je peux affirmer que cela me fut extrêmement défavorable.

- C'est son premier enfant, appuya une Ancienne, provoquant l'approbation de la seconde et de Tsume mais un grondement furieux d'Hiashi.

Ce dernier parut gonfler de fureur. Visiblement, cela l'agaçait que Tenten n'ait pas avoué la paternité qu'il espérait tant, et il était résolu à le lui faire payer.

- Alors, selon vous, nous devrions la laisser mettre cet enfant au monde ? Abandonner son travail pour le village ?

- La situation n'est pas si critique que ça, Hiashi-sama, s'efforça-t-elle de le rassurer. Nous avons encore beaucoup de bons éléments.

Plus tellement, en fait, songea-t-elle avec une pointe de lassitude.

- Et puis, se moqua un Ancien, si tu es si sûr que cette fille porte un enfant de ton neveu, alors ne sois pas si impatient de la voir combattre et mourir !


En entendant ces mots, Tenten rougit violemment, telle une tomate trop mûre, telle Hinata. Fort heureusement, tout le monde était trop occupé à se chamailler sur son sort.

Soudain, elle crut que la foudre lui tombait sur la tête. Son poignet la brûla, et elle découvrit, avec stupéfaction, que sa marque maudite héréditaire, noire en forme de spirale, s'était de nouveau réveillée ! Non, pas ici, pas maintenant, par pitié ! Cela signifiait que Kalamata désirait prendre possession d'elle ! Non ! Pas devant tout ces gens ! Elle voulait sa mort !

Et les discussions continuaient, indifférentes mais aussi brûlantes que la marque de la jeune fille, qui commençait à perdre le contrôle et à sombrer doucement.

- Deux mois... calcula Hiashi. Quand s'est passée la mission de sauvetage du Kazekage ?

- Il y a un mois et demi, environ, réfléchit Tsunade. Mais pourquoi cette question ?

Les yeux blancs du chef de clan s'illuminèrent un instant des lueurs du triomphe.

- Elle était déjà enceinte à ce moment-là ! s'exclama-t-il, excité comme une puce de Shino. Ça veut dire qu'elle peut faire des missions sans problème !

C'était tout juste si il s'était retenu de prononcer « cassééé !!! » à la fin de sa phrase, tellement il jubilait.

- Il va revenir !

Tout le monde sursauta en entendant cette voix si envoûtante, si... peu humaine.

- Celui qui a fui voilà trois ans va revenir... il a obtenu sa vengeance, mais les siens ont été apaisés par le sang... c'est le dernier membre d'un clan maudit parmi les maudits...

Tenten poussa un cri rauque, terrible, plus celui de Kalamata que le sien, un cri de guerre effrayant, et ses yeux entièrement noirs retrouvèrent leur couleur d'origine. A nouveau, la jeune fille reprit possession de son corps et se retrouva sur sa chaise, épuisée.

Les personnes présentes dans la pièce crurent que la teinte de ses yeux n'était due qu'à la lumière. Mais comment expliquer alors cette incroyable prémonition – car il s'agissait bel et bien d'une vision – et cette voix qui les avait tous littéralement submergés d'une vague de terreur, malgré sa douceur ?

- Tenten-san ?

Tout son corps glissa alors dans l'oubli du sommeil.


Oh ! Cette jolie petite main blanche et pure ! Quelle maman pourrait résister à celle de son fils ? Tenten tend sa propre main vers la mignonne menotte...

De nouveau, l'enfant pousse un lancinant cri de détresse... Une silhouette noire, plus précise que la dernière fois mais néanmoins trop floue pour être reconnaissable, prend le bébé dans ses bras et s'en va, le séparant de sa mère. Tenten court pour le rattraper. Oh, comme elle voudrait le rattraper.

Elle s'effondre au sol, les larmes dévalant ses joues. Et elle lance au ciel un dernier hurlement, un hurlement à la mort, celui de la renarde qui vient de perdre ses petits.


Elle dormait.

Elle ne faisait que dormir. C'était bien. Ainsi, elle ne ferait de mal à personne, pas même à elle-même. C'était ce que Tenten pensait, profondément endormie au fond de son lit d'hôpital. Paisible, apaisée, comme cela ne lui était pas arrivé depuis des siècles.

Elle ne faisait que dormir. C'était mauvais. Telles étaient les pensées de ses amis, et plus particulièrement de ses coéquipiers, inquiets de la voir si mal en point. Lee la veillait nuit et jour, refusant le sommeil le plus possible. C'était seulement quand Neji, silencieusement, lui faisait signe qu'il prenait le relais qu'il acceptait les soins dévoués de Sakura, qui, sans oser se l'avouer, nourrissait depuis peu envers le Fauve de Jade un sentiment très tendre.

Ce matin-là, comme à son habitude depuis trois jours, Lee, l'air buté, tenait la main de sa coéquipière, dans l'espoir qu'elle se réveillerait. Peine perdue. La respiration lente de Tenten demeurait régulière. Quelque fois, elle remuait faiblement, mais c'était plutôt rare.

Le combattant pourtant habituellement jamais défaitiste désespérait vraiment. C'était à se demander si l'enfant vivrait. Selon Tsunade, la kunoichi avait épuisé toutes ses réserves de chakra, de manière inconnue. Et vu son extrême fragilité... Neji aussi en était affecté. Il se traînait, semblable à un lion en cage ; comme si il se sentait responsable de l'état de Tenten. Sans doute ne l'avait-il pas assez protégée, pensait-il, honteux de lui-même.

Ce bébé... naîtrait-il ? Malgré l'aversion de Lee pour l'homme qui avait infligé cette épreuve à sa meilleure amie, il ne pouvait s'empêcher de croire en l'avenir de cette petite créature, blottie dans le corps de Tenten. Quelque chose incita Lee à poser sa main sur le ventre à peine arrondi de sa coéquipière, comme pour protéger cette vie nouvelle.

C'est alors qu'il crut entendre quelque chose, un son doux, diffus. Tenten, les yeux toujours fermés, bredouillait son nom, encore engourdie de sommeil. Lee lui serra plus fermement la main, éprouvant soudain une brusque envie de chanter et de danser.

- Je suis là, Tenten. Tout va bien. Tout va bien !

Alors son amie lui offrit le plus grand des bonheurs ; elle ouvrit les yeux et posa sur lui son regard sombre, mais étincelant du désir de vivre. Elle tendit les bras, telle une enfant en manque d'affection. Lee l'enlaça, à l'étouffer.

- Je suis tellement content ! J'ai cru... j'ai cru...

L'émotion lui faisait perdre ses mots. Comment exprimer ses sentiments ? La peur qu'il avait ressentie en la sachant dans cet état, l'anxiété... La douleur...

- Tu te sens bien ? s'enquit-il en la lâchant – à regret.

- ...

- Tenten ! s'inquiéta le Fauve de Jade.

Les traits de la jeune fille se contractèrent, sous l'effet d'une vive tension intérieure. Quelques larmes dégoulinèrent le long de ses joues, vite tarries toutefois. Elle, qui s'était sentie si seule ces derniers temps, le reprit dans ses bras ; les gouttes salées coulèrent longuement, et Lee, sans savoir pourquoi, s'y mit aussi.

- Je-Je sais même pas pourquoi je pleure, avoua le Fauve de Jade, ruisselant. Tu-Tu me pardonne ?

- B-Baka ! pleura-t-elle. Bien sûr que je te p-pardonne !

- Mais le bé-bé-bé...

- Il-Il se-serait mort de toute-toute façon, répondit Tenten, plus humide que jamais. Alors je te p-pardonne. A N-Neji auss-i, p-parce que je v-vous aime. S-Si j'étais morte, p-par contre, je t-t'aurais t-tué, je c-crois.

- Je ne te-te laisserai ja-mais mou-mourir, affirma son ami. Tu es bi-en trop pré-cieuse.

- Ne te donne pas le beau rôle, sourit Neji, adossé à la porte de la chambre, qui avait espionné leur petite conversation. Elle est encore plus précieuse à mes yeux !

Le cœur de Tenten s'accéléra brutalement à sa vue, et elle sécha rapidement ses larmes, refusant de passer pour une faible fille devant lui. Le Hyuga était l'image même de la beauté, l'incarnation vivante d'Eros. Malgré le manque de sommeil, malgré ses traits tirés par l'angoisse, il restait pour la kunoichi le plus séduisant, le plus viril, celui qui possédait une classe inégalable - pas même par Sasuke dont elle avait été amoureuse un temps, comme toutes les filles de Konoha.

- Ça va ?

- Ça p-peut aller. J'ai l'impression que bébé va bien, dit-elle en posant tendrement sa main sur son ventre.

- Si il va bien, alors tout va bien... mais il faut que tu sois en bonne santé, toi aussi, répondit Neji tout en continuant de la fixer intensément dans les yeux.

- Je f-ferais attention à moi, promit-elle sans quitter du regard ses pupilles pâles qu'elle aimait tant.

Lee les regarda attentivement, tentant de percer le mystère qui les unissait l'un à l'autre. Vaincu, il s'écria, la mine désormais réjouie :

- Je vais aller prévenir Sakura-san que Tenten est réveillée !

La malade croisa les bras, résignée à son sort.

- Je vais encore subir toute une batterie d'examens, grogna-t-elle.

Et elle ajouta, d'un ton plein d'une fausse convoitise qui en aurait trompé plus d'un :

- Et des piqûres ! Des tas de piqûres !

Ses yeux couleur de terre sauvage rencontrèrent ceux de neige de son ami. Ils éclatèrent de rire, chose bien rare pour le génie. Sans comprendre la cause de leur hilarité, Lee s'y mit à son tour.

La vie était si belle...


Encore un p'tit mot : La mauvaise nouvelle, suspense, émotion... c'est que c'est pas de suite, mais alors pas du tout, que vous saurez qui est le père !