Auteur: Bel Uriel Disraeli

Disclaimer: Les persos ne m'appartiennent pas, si ce n'est pas triste! Et dire que cette radine de J.K Rowling refuse de m'en faire don! Pfff...

J'espère être à la hauteur, Je sais que vous attendez un autre manifeste aussi superbe que « Surprise » mais je dois malheureusement vous prévenir que cette fic n'est pas aussi concentré que ce Millésime... Avec l'espoir de ne pas trop vous décevoir!

Merci lecteur! Et bonne lecture!

Dédicace: A MA LUMI QUE J'AIME!

Résumé:

Dépendance: Rapport qui fait qu'une chose n'existe que par rapport à une autre, il résulte le manque lors de l'absence de cette chose nécessaire, rendant le sujet accro' puisqu'il ne peut s'en passer.

DEPENDANCE

Chapitre III : Suis moi, je te fuis.

Harry était de nouveau dans le salon, mais cette fois-ci il travaillait. La crise passée, il c'était relevé... Il préférait se concentrer sur quelques chose d'utile comme les potions, à l'heure actuelle, il griffonnait une multitudes de parchemin, décortiquer une potion l'empêchait de voir passé le temps qu'il aurait dû prendre pour dormir. Autour de lui, les membres de l'ordre évoluaient silencieusement. Tonks venait faire une ronde, Arthur était à la cuisine alors que Lupin jouait contre un échiquier. Personne n'osait le déranger, ni lui faire remarquer qu'il devait se reposer.

-POP!

Dobby apparût et trotta avec appréhension vers Harry qui le regarda de loin.

-Oui?

-Dobby est venu demander s'il peut ouvrir la porte. Lança l'elfe de maison en se tordant les mains d'inquiétude.

Lupin surprit leva la tête, le brun trempa sa plume dans l'encre et continua de noter.

-Pourquoi? S'enquit le métamorphe.

-Quelqu'un a frappé. Informa Dobby en continuant de fixer Harry.

Le golden boy rangea le parchemin et acquiesça.

-Oui, tu peux ouvrir. Lâcha-t-il en essayant de se souvenir où il avait déjà vue ses ingrédients.

Remus le dévisagea, alors que Tonks émettait un contre avis.

-Tu ignores qui sait! Lança la jeune femme.

-Sûrement le ministre venu boire un thé! Qui veux tu que ce soit? Les détraqueurs peut-être? Tout le monde sait que les aurors ont tendances à frapper avant de perquisitionner!

Le ton narquois et agacé ne manqua pas la faire rougir de honte et de rage, la dispute aurait sans doute éclatée, mais Dobby revint, laissant place à l'arrivant...

Il y eut un moment de stupéfaction. Il revenait de loin, de très loin même... Sa tenue le prouvait, son regard circula dans la pièce. Il était pâle et amincit, il portait un sac lourd, il semblait exténuer et presque à bout.

-Où est Dumbledore?

Sa voix rauque porta la question, tirant de leur stupéfaction les spectateurs. Il ne souhaitait qu'une chose que tout cela se termine et le dernier nœud était l'entretien avec le vieux fou.

-Snape!

Tonks croassa littéralement, alors que Harry éclatait de rire à la question du nouveau venu...

-Mais sans doute du lieu duquel vous venez! Vous l'y avez laisser Professeur! Cela va de soit! Cet imbécile est en enfer!

Le brun le jaugea ouvertement, Lupin se tenait l'arrête du nez, sentant pointer une satané migraine, et voilà que Harry en rajoutait avec son ton persifflant.

-Vous voulez dire? Marmonna le maître des potions.

Il y a des choses que la conscience refuse d'accepter tant qu'ils ne sont pas clairement énoncer.

-Mort! Cette vielle ruine est décédé de sa belle mort!

Il reçut la nouvelle mieux qu'il ne l'aurait jamais cru lui-même... Comme un troupeau d'hyppogriphe furieux. Pas une secondes il ne songea à ne pas le croire.

-Quand?! Il y avait une sorte d'indignation et d'incrédulité qui lui prirent ses dernières forces.

Était-ce vraiment possible? Dumbledore mort? Mort!

-Il y a plus d'un an, un an et demi exactement.

Snape semblait atterré et perdu, Harry ne ressentait pourtant aucune pointe de remord lui piquer la conscience.

-Ça fait si longtemps que cela. Marmonna l'espion à lui même.

C'était donc vrai... Il chercha du regard la réponse sur le visage de Remus qui continuait de le dévisager. A cet instant il se sentait flotter absurdement, groggy... Dumbledore était donc mortel...

-Installez vous! Vous boirez bien quelque chose!

Déjà Harry lui servait à boire, Lupin et Tonks étaient abasourdi pour la bonne raison que Snape était sensé être mort il y a deux ans de cela, il avait totalement disparût et même Dumbledore avait déploré sa perte. L'ancien Maître des potions se retrouva dans le fauteuil réquisitionné habituellement par le brun qui levait déjà son verre en son nom.

-A la votre Professeur! Vous revenez de loin.

Séverus regarda le verre sans y goûter comme s'il revenait à la réalité, regardant le jeune homme qu'était devenu l'adolescent.

-Dobby! *POP * Prépare une chambre pour le Professeur, fait couler un bain aussi, vous resterez avec nous, n'est ce pas?

Le survivant était d'un cordialité excessive, il se servait déjà un troisième verre sous l'œil juge de Tonks.

-Ce vieux débris nous aura roulé jusqu'au bout! Et dire qu'il pleurait votre mort! Mais dites nous, où vous avait-il envoyé? Il ne restait plus aucune trace magique de vous! S'enquit Harry avec une joie presque féroce. Snape avait le palais rocailleux.

-Russie profonde... Il est vraiment mort.

Sa question n'était qu'un murmure, il luttait encore contre lui-même, tentant de prendre mesure de l'ampleur que cette disparition revêtait...

-Oui, je sais que vous l'aimiez comme un père.

L'homme se redressa net, piqué et furieux.

-Vous étiez sans doute bien placé pour tenir un tel discours Potter!

La remarque cinglante le ramena, il regarda Snape.

-Vous ne buvez pas...

Silence, puis Harry sursauta.

-Venez à la cuisine, je vais vous préparer quelque chose de rapide.

Le golden boy s'activa et Séverus ne tarda pas à la suivre. Dans la cuisine ils tombèrent sur Arthur.

-DOUX MERLIN! SNAPE! VOUS ICI? C'EST...

-Un miracle, oui, on sait...

Harry l'avait coupé sèchement, voulant se débarrasser de lui.

-Il revient de loin, il lui faudrait des robes pour se changer, il faudrait envoyer un message de l'Ordre pour récupérer des affaires chez lui, dès maintenant si possible.

-J'y vais de ce pas!

Mr Weasley ne se fit pas prier, seul le regard de biais de Snape l'interrogea. Harry ne releva pas son questionnement, il n'allait pas lui dire tout bonnement que depuis la mort du fanatique des bonbons au citron il avait prit son rôle.

-Avez vous trouver ce que vous cherchiez?

Séverus ne répondit pas, semblant analyser la situation.

-Quel jour sommes nous? Depuis combien de temps ai-je disparut?

-Cela n'a aucune véritable importance! Eluda Harry.

Il ne pensait pas que revoir ce visage le rendrait aussi heureux ! Snape était vivant !

Le brun était étrangement communicatif pour ceux qui le connaissait, l'eau ne tarda pas à bouillir, il jeta des pattes avant d'allumer un autre feu et d'y faire revenir des côtes à la poêle qu'il couvrit pour préparer une salade. Tout serait prêt dans dix minutes grand maximum, Snape le jaugeait cependant... Une secousse brutale prit le golden boy il dû tenir son bras.

-Quand vous êtes vous vu pour la dernière fois? Interrogea le maître des potions.

-Aucune importance. Sa voix était basse et neutre.

-Vous allez mal. Ce n'était même pas une question, Snape constatait l'étendu de l'épuisement du jeune homme.

-Je n'ai jamais été bien de toute mon existence. Lâcha d'un ton acide Harry.

Distraitement, le survivant retourna la viande, puis égoutta la salade. Il n'avait pas faux, Snape mourait de faim.

-Depuis combien de temps n'avez vous pas manger? S'enquit-il, ne voulant pas le dévisager.

-Depuis combien de temps ne dormez vous plus? Répondit avec une hargne surprenante son aîné.

Le gryffondor regarda son assiette sans appétit, alors que l'espion mangeait sans se faire prier. Il se tenait le poignet jusqu'à se blanchir les jointures, l'autre fouilla sa poche et lui lança une fiole qu'il attrapa au vol.

-Buvez! Ça calmera la douleur.

Sans réfléchir Harry l'ouvrit et bu le contenu, aussitôt il ne sentit plus sa main.

-Qu'est ce que c'est? Il eut du mal à garder les yeux ouvert, inspirant de soulagement.

-Pandorian. Souffla tout bas l'ancien espion.

-J'évite... C'est puissant comme drogue! S'exclama Harry en levant son regard dans celui de Snape. Il grimaça pour lui-même.

-C'est mieux que de souffrir. Eluda le revenant.

Harry secoua lentement la tête, un sourire sardonique passa sur ses lèvres.

-Le retour à la réalité est encore plus difficile... Merci tout de même.

Il lui était reconnaissant d'être là, parce que Snape lui rappelait l'autre serpentard.

Il s'affala dans son siège, somnolant sans pour autant fermer les yeux; il savait que personne ne viendrait les déranger, il avait le champ libre pour interroger son ex-professeur.

-Depuis combien de temps ne vous êtes vous pas vue? Relança Severus. Un tic agita la joue d'Harry. Avec lui au moins, il pouvait parlé librement de son état.

-Deux semaines. Finit par grimacer le golden Boy.

-C'est beaucoup trop! Votre organisme ne peut supporte de telle période. S'exclama Snape en se redressant, le fusillant un peu comme s'il était un inconscient.

-Il était à l'étranger. Grogna Harry, contrarié de se voir gronder comme un enfant.

-Quand allez vous vous voir? Soupira Snape.

Harry était pâle, le temps s'étira un peu dans un silence inconfortable.

- Lorsqu'il me le dira.

Il regarda le survivant, tout ça pour ça, voilà à quoi était réduit le survivant... Et tout cela à cause d'Albus, ce vieux fou lui avait échappé de nouveau, alors qu'enfin Snape avait trouvé la lumière pour éclairer la face du sorcier, celui-ci avait trouvé le moyen de lui faire un splendide pied de nez avec sa mort.

Tout l'Ordre était en ébullition, on contenait malgré tout la nouvelle du retour de Snape, ce dernier n'était là que depuis cinq heures environ et ne supportait déjà plus l'atmosphère.

On lui tournait autour sans osé lui parler, on le dévisageait, on s'inquiétait, un bain prit, il ne dormit que deux heures avant d'aller se remettre à ses recherches. Le sac qu'il portait était bourré de livres, de parchemin, d'objet et c'est tout naturellement qu'il investit le laboratoire...

Surprit de voir qu'il était entretenu avant d'apprendre par les injonctions de Lupin que c'était le survivant la cause.

-Snape, évite de tout chambouler tu veux! Harry est d'un caractère exécrable au naturel, il va être furieux si tu touches à la classification des armoires.

-J'en tiendrais note Lupin.

Il s'avança.

-Ne touche pas à cette caisse!

-Pourquoi? Il stoppa net.

-Ce sont des échantillons de potion expérimentale, il va t'étrangler... Ça non plus!

Il grinça des dents et le fusilla.

-Quoi encore? Jura Snape.

-C'est sa réserve… Annonça le loup-garou.

-Y a t-il une chose que je puisse toucher ici, sans risquer de m'attirer les foudres de Monsieur-j'ai-sauvé-l'humanité-par-ce-que-j'ai-la-tête-plus-dure-que-la-moyenne-de-la-population?!

Lupin semblait ahuri et amusé face à l'agacement du Maître des potions.

-Je ne crois pas. Il ne laisse personne entrer généralement.

Le lycanthrope semblait peser vraiment la possibilité.

Snape se pinça l'arrête du nez et quitta les lieux, puis improvisa le salon pour ses besoins.

-Au moins ici, il ne pourra pas s'offusquer!

Cela faisait un peu plus d'une heure et demie qu'il confectionnait une potion lorsque le survivant émergea de sa chambre pour aller se laisser tomber dans son fauteuil.

-Que faîtes vous professeur? Lança-t-il perplexe de le voir au milieu du salon avec un chaudron.

-C'est un essai... Répondit l'interrogé.

-De quelle potion? S'enquit le survivant.

-J'essaie de la reconstituer à partit d'un ancien échantillon, mais le laboratoire étant un no man's land... Marmonna-t-il avec acidité.

-Vous devriez vous reposer professeur.

-Je devrais vous retourner la remarque Potter... Mais aucun de nous deux ne suivrait ce conseil.

Les effets du pandorian c'était évaporé comme neige au soleil, un bourdonnement qu'il connaissait bien se fit entendre dans sa tête. Il était descendu parce qu'il ne supportait plus son lit, il n'avait plus la conviction de marcher, il n'en pouvait plus de tourner comme un lion en cage.

Il pressait par intermittence régulier son poignet, tapant nerveusement du pied droit tout en fixant dans le vague la cheminée, se balançant imperceptiblement. La bouffée de douleur qui se ralluma dans son bras le fit se mordre la langue, c'était une mauvaise idée d'être descendu, il le savait maintenant. Il avait beau se tenir le bras ses doigts tremblaient au point qu'il n'arrivait plus à serrer le poing.

Il se retrouva courber, tremblant déjà, Harry se redressa en luttant dans son siège. Lupin l'avait déjà vue faire une crise ou deux, croyant que la cause était des séquelles vive du Lord Noir, il se dirigea vers lui. Le golden boy connaissait la suite par cœur, dans six minutes environ il plongerait dans le délire et quelques secondes plus tard il se mettrait à hurler... Le brun s'arracha de sa place, Lupin savait qu'il allait le repousser pour tituber jusqu'à sa chambre et s'y enfermer seul jusqu'à la fin de la crise. Ses jambes s'y refusèrent, sans doute sous le contre coup de la drogue, chancelant, il vacilla jusqu'au mur.

-Harry... Commença le loup-garou.

*POP * Dobby tomba sur la scène et resta horrifier, il tira sur ses oreilles et masqua ses yeux avec, alors que Remus qui c'était avancé vers le brun s'apprêtait à le relever.

-NON! Ne me touche pas! Cracha énervé le survivant.

Cette crise était plus violente que jamais, il allait sombrer dans l'inconscience en sachant pertinemment que dans cet état la souffrance avait plus d'impact sur lui, le souffle rauque. L'elfe s'approcha, désorienté.

-On... On a remit ce message... Il est pour Mr...

Les yeux perdu, Harry regarda le message, sa vision était vraiment flou, l'elfe l'avait reçu d'un autre elfe, Snape sut tout de suite de quoi il s'agissait. Le survivant fixa les mots tant attendu.

-Potter, vous ne pouvez pas sortir dans cet état. Lança le maître des potions en lâchant sa baguette.

-Je... Je transplanerais.

-C'est du suicide! S'écria Lupin.

-Je ne peux pas rester ici...

-Vous ne tenez quasiment plus debout.

Le golden boy se hissa sur ses jambes en s'appuyant contre le mur, il lui suffisait de sortir et de transplaner deux fois, juste quelques minutes de plus...

Le message était clair, le lieu indiqué lui aussi, Malefoy avait envoyé Zinky, une elfe de maison hérité de Bellatrix pour porter le message, prenant un risque considérable! Il ne sentait quasiment plus rien, ganté de plomb, les entrailles gelés, il maudit Merlin lorsque le carillon se fit entendre. Draco ouvrit la porte fébrilement et tomba nez à nez avec...

-Hé ben! Ça se voit que tu es heureux de me voir Dray!

-Tient! Blaise! Tu.. Tu veux rentrer boire quelque chose?

Le métis acquiesça, le blond se persuada de le renvoyer sous peu, c'est à dire dans cinq minutes grand maximum.

-Qu'est ce qui t'amènes? Lança Draco en essayant de masquer son incrédulité.

-T'es pas à ton boulot normalement? Interrogea son ami.

Il inspira.

-Si, mais j'avais autre chose à faire. Ajouta le blond platine.

Il tint la bouteille fermement pour que l'autre ne voit pas qu'il tremblait, lui tendre le verre fut un calvaire, Blaise le prit en le regardant.

-Ça ne va pas toi. Remarque froidement le métis.

-Si, si. La réponse était trop courte, et sa respiration trop rapide pour que cela fasse naturelle.

Silence, Draco serra le poing pour ne pas se tenir le bras, voulant prendre un ton plus fluide.

-Alors? Que me vaut ta visite? Relança-t-il alors que ses entrailles se faisaient la malle.

Il scrutait le Prince.

-Oh. La surprise, et l'inquiétude aussi. Annonça Blaise en le dévisageant attentivement.

-Pourquoi? Zut ! Il avait glapit trop fort !

Le blond grimaça un sourire qui ne tint que quelques secondes sur son visage.

-Tu as une conférence de presse Dray et un entretien avec le ministre aussi, j'ai pensé que tu devais être malade pour ne pas t'être présenté, ni excusé d'avance, pas que tu avais « autre chose à faire ». Fit remarquer Blaise vraiment perturber de le voir ainsi.

Le blond avait totalement sapé le ministre et la conférence de presse! De toute façon, il n'était pas en état.

-Tu vois bien que je vais bien. Mentit sans honte le blond.

-Effectivement. Ajouta Blaise.

Draco posa son verre, il n'arrivait plus à le tenir.

-Alors explique moi ce qui ne va pas. Son ami n'était pas dupe une seconde.

-Je vais très bien, maintenant si cela ne te dérange pas, je dois partir ! Coupa Draco en bondissant sur ses jambes.

-Tu me vire déjà?! Il n'en croyait pas ses oreilles !

-On en reparlera un autre jour, d'accord. Trancha Draco.

Il lui arracha le verre des mains, Harry n'allait pas tarder, il le savait, il bouscula sans formalité son meilleur ami.

-Qu'est ce qui te prend ?

-Rien! Juste que j'ai à faire. Ajouta avec force le blond.

-C'est ça! A d'autre! Blaise lutta un instant.

-Blaise! Pour l'amour de Merlin, disparaît! S'écria son vis-à-vis. Il n'en pouvait plus, il fit les quelques pas qui les séparaient de la porte.

-En voilà des manières! S'insurgea Zabini.

-Je t'expliquerais... Marmonna Draco, jurant dans son esprit de lui jeter un sort particulièrement douloureux et vicieux à dépister.

-Tu attends quelqu'un?

Le métis figea dans l'entrée, Draco excédé arracha la porte.

-Dehors!

Ils tombèrent nez à nez avec l'autre, Harry avait eut toutes les peines du monde à se déplacer et à quitter le QG. La douleur lui faisait bâillonner son bras, comme d'habitude il portait sa capuche relevée, ce qui le sauva d'être reconnut par Blaise triomphant.

-J'avais raison! Tu attendais quelqu'un!

Le brun recula, prêt absurdement à transplaner aussi sec.

-NON! Attends! Il s'en va! Blaise! Fiche le camp! Hurla le blond platine.

-Bravo! C'est du jolie! Tu pourrais me présente cette personne. S'étonna le métis.

-Je ne rigole pas! Transplane! Menaça directement Draco.

Il allait étrangler son ami.

-Pour où? Fit hilare ce dernier.

-Tambouctou! Miami! Sahara! Nebraska! Ce que tu veux! Mais disparais! Fiche le camp!

Il siffla de rage. Blaise n'avait jamais vue le Prince s'énerver autant, il recula mi-amusé et stupéfait.

-Ça va, ça va! J'm'en vais!

Il transplana sous le regard noir du blond qui se tourna vers l'autre.

-Désolé. Il est arrivé à l'improviste.

L'imminence de la crise avait disparût remplacer par la nervosité et l'impatience. Harry acquiesça en entrant après lui... C'était la première fois qu'il se voyaient chez Draco. La porte fut refermé en claquant, le survivant le suivit, ne prenant même pas la peine de relever la tête sur la décoration, ils passèrent au salon.

-Tu veux boire quelque chose? Lança nerveusement l'auror.

Le brun le regarda alors que Malefoy s'apprêtait à le servir, il l'attrapa par le poignet.

-Je n'ai pas soif. Harry était catégorique.

Draco le regarda, fixant son poignet.

-Ça fait longtemps. Murmura le blond.

-Je sais. Lâcha Harry en serrant les dents.

Le retour du contact devait être graduel, se toucher par palier au risque que le lien ne devienne trop violent et les suffoque, sinon, il y aurait longtemps qu'ils se serraient jetés l'un sur l'autre... Harry se rapprocha, le blond recula.

-Tu vas trop vite. Draco était un peu agacé et tendu.

Le golden boy inspira, serra les dents... Il fallait y aller par étape, laisser le temps à leurs corps de se faire écho, de se répondre et de s'attirer tout naturellement. Le brun sourit lorsque Malefoy l'attira à lui.

-C'est toi qui va trop vite maintenant.

-Quand je pense que tu as transplané. Jura le serpentard en fermant les yeux.

Harry lui glissa doucement les mains sur la nuque en l'attirant plus contre lui.

-C'est ta faute. Marmonna le survivant.

-Je hais ces capuches.

Le serpentard repoussa le capuchon pour le regarder, Harry se pencha sur ses lèvres.

-Attends encore un peu. Draco se passa la langue sur les lèvres.

Le souffle du Prince se faisait déjà plus laborieux.

-Deux semaines... Gronda Harry en le fusillant.

Juste un murmure entre eux.

-Un tout p'tit peu encore...

La décharge allait le traversé sous peu, Draco sentit l'adrénaline le submerger.

-C'est long... Se plaignit le brun.

Leurs souffles se mêlaient, ils devaient prendre sur eux même pour ne pas céder brutalement, et cette attente les étourdissait.

-Attends... Ajouta sans conviction l'auror.

-C'est dur ! Geignit finalement le brun.

Ne pas déraper.

-Oh Merlin! Souffla le blond.

Draco se tendit d'anticipation, les nerfs déjà trop excité, le premier baiser l'exaspéra parce qu'ils ne pouvaient l'approfondirent du premier coup... Il laissait le gryffondor s'abreuver de ces caresses légères et troublantes. Harry soupirait doucement, une étrange tendresse se mêlait au désir, au besoin, au plaisir. Enfin l'échange devint plus langoureux, accompagné de gémissement sourd, un jeu dans lequel il se perdirent. Harry voulut l'appuyer contre quelque chose, ils heurtèrent les bouteilles et restèrent debout, les deux bras de Malefoy à son cou alors qu'une main sur la nuque du blond Harry l'enlaçait à la taille avec l'autre. Ils se séparèrent doucement pour respirer le souffle de l'autre.

-On monte. Lâcha Draco.

-Ta chambre. Se fut la seule chose cohérente qui vint à l'esprit de Potter.

Il acquiesça, difficilement il relâcha la tignasse ébène laissant glisser ses mains sur les épaules, avant de lui serrer la main droite comme pour ne pas le perdre. Draco tenta de réfléchir pour se souvenir du trajet, déjà son regard revenait irrésistiblement au brun qui serrait la mâchoire pour se contrôler. Le serpentard se maudit de ne pouvoir transplaner jusqu'à sa chambre, quelques pas plus loin, Harry l'arrêtait en l'enlaçant par derrière.

-Elle est loin cette chambre?

Le blond se laissa aller, la tête en arrière.

-Laissons tomber le lit... Souffla Draco.

Il brûlait de sentir le contact des paumes de son amant sur sa peau.

-Il y a un boudoir à coté.

Harry releva un sourcil.

-Le sofa est... Très confortable.

Le brun laissait vagabonder ses mains sur les vêtements alors que Draco s'arquait, un sourire mièvre ornait les lèvres du brun, puisqu'il savait que l'autre était déjà à l'étroit.

-Vers où?

-La porte à gauche, juste... Là...

Malefoy déglutit difficilement, se fut Harry qui les guida. La porte refermée, le blond l'attira à lui par son col et l'embrassa de nouveau, mais il voulait plus, ses mains ôtèrent le manteau permettant à ses paumes de caresser les bras dénudés.

-Pitié Potter...

-Hum?

-Dit moi que tu n'as rien sous cette robe.

Sa respiration était lourde.

-Je ne suis pas comme toi Malefoy. Siffla le brun retenant son envie de lui mordre la gorge.

Le blond grogna désappointer, alors que le survivant défaisait les boutons de sa robe de sorcier pour plonger le visage au creux de son cou, le Prince serra la mâchoire en lui tenant fermement la nuque.

-J'ai tellement envie... Grogna le blond.

Il allait s'évaporer! La chaleur le terrassait par sa brusque monter en lui.

-Pas tout de suite… il y avait de l'exaspération dans leur dialogue non finit.

Le serpentard acquiesça, le brun pouvait sentir à travers le tissu, la tension, bouillante dans les veines de l'autre... Il sentait cette force qui les poussait, qui l'attirait à son amant, qui le faisait trembler. Avec douceur la main d'Harry se mit à explorer le ventre tendu, aussitôt la respiration de Draco devint chaotique, le blond était submergé de sensation, il était sans cesse à la frontière de sa chute. Seul Harry régulait la monter.

-Calme toi... Marmonna ce dernier.

-Je sais...

Un froid mordant prit la Prince lorsqu'il sentit que le brun ôtait sa main, il grogna de mécontentement.

-Harry!

Ce dernier lui mordilla l'oreille.

-Doucement mon ange.

La voix le transcenda presque, il lui caressa les flancs du bout des doigts, Draco se sentit fondre, il hoqueta. C'était trop intense, mais il était grisé parce que son corps sevré répondait plus que favorablement. Harry restait lucide parce qu'il était habillé, le seul contact de leurs peaux était une véritable onde magnétique, leurs magies crépitaient comme des éclairs, une tension insoutenable.

Malefoy impatient lui ôta sa robe pour constater à son grand damne que Harry portait une chemise et un pantalon. Ils prirent d'assaut le sofa qui était d'un rouge carmin, le gryffondor semblait mener la danse, il finit d'ouvrir la robe du Prince puis se saisit de la taille, un gémissement sourd échappa au blond dans leur baiser. Malefoy se laissa installer mais ne masqua pas sa surprise lorsque Harry le surplombant ne s'allongea pas. Légèrement en diagonal sur le sofa, il se releva, pantelant, offrant au brun une image de luxure étourdissante.

-A quoi joues tu? Harry?

Malefoy n'avait pas mentit, il ne portait rien dessous, strictement rien! Le regard du survivant se gava insolemment du spectacle de la virilité de son amant mis à nu et gorgé. La distance que le brun avait mit entre eux l'énerva un peu, sa vision était un peu flou, jusqu'à ce que Harry ne l'embrasse de nouveau.

-Ça va aller?

Le blond acquiesça, un râle rauque émergea de lui lorsque du bout des doigts l'autre se saisit de lui. Il trembla littéralement, Harry craignit quelques minutes d'y être allé trop vite, mais le souffle de Malefoy se fit entendre, profond de bien aise, il attendit l'accord qui vint, étouffer par le poing du blond.

-Vas-y.

Avec douceur Harry entama le geste, le serpentard n'arriverait jamais à s'y faire, c'était trop intense, chaque parcelle de lui répondait, vibrait au moindre effleurement, il était déjà suffoquant de plaisir.

Le sang dans ses veines coulait brûlant, il n'était plus engourdi, ni insensible, chaque atome de lui se consumait de vie, la tête sur le coté il respirait lourdement, à l'agonie presque. Un cri muet le fit s'arquer lorsque lascivement le brun engloba avec sa gorge sa virilité, il se sentit secouer de part en part, c'était trop chaud, comme une langue de feu qui allait et venait, le plaisir était tel que ses muscles tressautaient, ses yeux roulèrent. Il en aurait oublier de respirer si ce n'était pas vital.

-C'est trop! Trop! Harry! Arrête!

C'était juste ce qu'il fallait et le brun le savait, de quoi à lui faire perdre la tête, le souffle chaotique, la gorge en feu, le corps tendu sa tête ballotait mollement. Harry gardait le plus possible le regard fixé sur son amant, ne voulant rien perdre de Malefoy plongé dans l'incandescence de l'extase. Le rythme était régulier, suave, alors que le Prince n'était plus qu'un jouet au main du plaisir, la scène n'aurait pu être plus obscène... Harry ayant placé les jambes écartées de son amant sur ses épaules le torturait avec avidité alors que le blond arqué et tendu entre ses lèvres n'était plus à un cheveu de craqué. Ses nerfs surchargés le faisait souffrir, s'il sanglotait il n'en avait pas conscience. Avec insistance et force le gryffondor imposa deux intrus à l'autre qui agrippa le sofa, un mouvement de cisaille le brisa. Le souffle haché, inconscient il continuait de gémir, Harry le libéra, le reposant avant de monter cueillir de ses lèvres un nouveau baiser. Épuisé, la gorge rocailleuse, Malefoy ouvrit les yeux, rendant sans y penser le baiser que lui imposait le survivant.

Il fallut un certain temps à Draco pour reprendre un semblant de cohérence.

-Tu t'es bien amusé j'espère... Tu as eut ce que tu voulait... J'me suis fait avoir comme un bleu.

Finit-il par marmonner, étourdit. Harry le surplombant savourait sa domination, Malefoy était brisé et se tenait négligemment la tête sur un coude, ce dernier attrapa la nuque du brun et reprit un autre échange.

-Défais ta boucle Potter, on verra après qui de nous deux résiste à l'autre.

Le serpentard les bascula pour se retrouver jucher sur lui, encore essoufflé il se concentrait plus que nécessaire pour défaire la chemise de son amant, ouvrit les pans, le plaisir fut une chope sur sa poitrine.

C'était ça sa drogue... Les mains de Malefoy sur sa peau, les lèvres du blond dans son cou, il connaissait chaque petit point sensible, s'abreuvait de ses plaintes, savait où et comment lui arracher une supplication. Harry se tendit lorsque Malefoy lui pinça capricieusement un téton, souriant contre sa peau.

-Tu vas garder ce pantalon jusqu'à ce que tu me supplie de te l'arracher.

Susurra t-il plein de promesse à l'oreille de son amant.

-Hum...

Les lèvres du Prince disparurent pour laisser place à de légère morsures alors que joueur, il griffait doucement les flancs du brun, dont le souffle rauque se faisait entendre.

-Draco!

Il savait comment exaspéré les nerfs de l'autre, faire monter le désir sans jamais l'assouvir, Draco mordilla le bouton de chair, le brun agrippa ses mèches blondes, respirant sans vraiment reprendre son souffle. Ressentant le besoin pressant d'avoir plus, toujours plus! Malefoy avait raison, il avait prit le dessus parce que qu'il était vêtu, maintenant il était pantelant et excité.

Lorsque la langue du blond laissa un sillon sur sa peau il cessa de réfléchir, c'était un supplice délicieux, il n'avait plus qu'une idée, se fondre dans son amant, cette pensée le gorgea un peu plus. La paume incandescente du Prince cajolait doucement l'objet interdit, le brasier lui brûla le bas ventre lorsque tendrement le serpentard glissa la langue dans son nombril, une bouffée qui lui fit tourner la tête, il se mordit la lèvre alors que les mains du blond parcouraient incendiaire le torse dénudé... Puis brutalement il n'y eut plus rien, Harry ouvrit les yeux abasourdit d'hébétude, triomphant le blond se passait négligemment la langue sur les lèvres.

-Alors Potter? Qui craque le premier?

Un tic convulsif agita son visage, Harry le regarda froidement, estomaqué et meurtrit plus qu'il ne l'aurait dû, du petit jeu de l'autre.

-Boucles là Malefoy.

La conviction de sa voix qui se voulait rageuse et menaçante croula sous l'avalanche de la frustration et de la douleur qui le faisait trembler. Harry retomba brisé, il savait que le blond était du genre à recommencer, encore et encore, jusqu'à ce qu'il devienne hystérique. Auparavant il l'aurait très bien prit, mais là, Harry était à bout, tout simplement à bout, il attendait depuis trop longtemps pour son propre bien, trop longtemps pour rester vraiment sain d'esprit... Une boule lui monta dans la gorge, il arracha ses lunettes et les laissa choir au sol avant que suffoquant, il ne se barre la visage avec l'autre bras. Inquiet, Malefoy remonta sur lui.

-Ça ne va pas?

Avait-il perdu le contrôle encore une fois? Avait-il mal agit? Lui avait-il fait plus de mal que le bien qu'il voulait lui procurer? Une peur maladive et poignante noua l'estomac du Prince.

-...

-Harry?

Draco était totalement figé, il attendait le moindre de ses gestes.

-Je... Je ne sais pas.

Le survivant l'enlaça en fermant les yeux. Il voulait plus que le tenir, il voulait tout de lui, cette faim au creux de son ventre, cette contraction douloureuse dans sa poitrine ne réclamait que cela, il voulait TOUT de Malefoy.

-Tu te sens mal?

Quelque chose était sur le point de lui échapper, quelque chose qui blessait profondément le brun, quelque chose qui venait de lui peut-être?

-Non...

La réponse était timide mais lorsqu'il l'énonça le poids s'allégea un peu. C'était stupide, cette envie de pleurer, là, maintenant, qui venait tout gâché, il gardait le blond contre lui en le serrant fort.

-Tu ne veux pas aller jusqu'au bout?

Draco détestait l'incertitude, il détestait ce silence pesant entre eux, il détestait cette panique insidieuse qui s'infiltrait en lui, il voulait savoir. Harry échangea leurs places, plongeant son regard dans celui de son amant.

-Si... J'en ai envie.

La situation avait pris une teinte qu'ils ne connaissaient pas.

-J'ai vraiment envie de toi...

Draco sentit l'onde le parcourir, plus complexe et beaucoup plus doux qu'il ne l'avait jamais ressentit, quelque chose avait modifier leur lien, quelque chose c'était... Consolidé, intensifié, amplifié entre eux, en eux. Harry alla respirer son parfum.

-Harry, je...

Durant quelques secondes son cœur arrêta sa course, arrêta le temps, sa déferlait en lui, et il avait eut l'envie furieuse de l'arracher de lui, de le repousser le plus loin de lui, l'autre devait ressentir que ce n'était pas habituel! Harry devait s'écarter de lui.

-Tellement... Que parfois je me dis... Que je te veux trop.

L'adrénaline fit cogner le sang dans ses tempes, un tremblements incontrôlable secoua le blond, ses pupilles se dilatèrent une plainte douloureuse lui échappa, mais qu'est ce qui lui prenait tout d'un coup? Pourquoi la pression de leurs magie avait-elle autant augmenter? La chaleur grimpa en lui à une vitesse vertigineuse.

-Tais-toi Potter.

Malefoy avait prit un ton autoritaire, le tirant de sa rêverie par les cheveux. Il tenait à pleine main la tignasse, la tirant sans ménagement. Potter devait se taire ou il ne répondrait plus de lui!

-Au lieu de me vouloir fais le! Tu m'entends! Fais moi l'amour imbécile!

Leurs regards se croisèrent et se fut le blond qui relança le baiser en lui mordant vertement la lèvre.

-Ôte ce maudit pantalon et prends moi, on a assez attendu comme ça!

Le blond l'aida a ôter sa chemise, puis ôta sa propre robe restée ouverte avant de défaire totalement le pantalon. Le contact de leurs peaux se frottant fit comme une braise ravivée, l'électricité de leurs magies remplissait la pièce, ils se cherchaient dans le baiser, se dévoraient par le toucher, le serpentard eut un rire mutin déroutant, Harry ne le reconnaissait plus alors que leurs hampes gorgées se pressaient. Draco se jucha à califourchon sur lui en l'embrassant, ils se regardèrent lorsque le baiser fut brisé, le brun aurait voulut le préparer, mais il s'y refusa.

-J'ai trop attendu.

Le blond lui avait passé les bras au cou, acquiesçant silencieusement pour faire comprendre au brun qu'il pouvait y aller. Harry le regarda s'empaler profondément, en se mordant la lèvre, alors que le serpentard arquait ses hanches, serrant la mâchoire, il lui planta les ongles dans les épaules en luttant contre la douleur, ses cuisse tremblaient sous l'effort.

Il hoqueta en laissant le poids de son propre corps peser pour le faire glisser entièrement, butant au bout d'un éternité, lui semblait-il, contre la garde du survivant. Deux cercles d'un rouge vif s'étendirent sur son visage. Le sang lui était monter à la tête, Harry pouvait percevoir le tremblement convulsif qui parcourait son amant, il l'attira à lui, l'étouffant d'un baiser lascif.

-Ça va aller?

-J'ai envie de toi Potter, en quelle langue dois-je te le dire!

Siffla le Prince en le fusillant, comme s'il lui en voulait particulièrement de son inactivité. La seule raison pour laquelle Harry ne bougeait pas était qu'il n'était pas sûr de ne pas s'évanouir, le brun mordit le cou du Prince tout en le rallongeant sous lui. Scellés étroitement, le blond ferma les jambes à la taille du golden boy. Ils feulèrent au premier mouvement, Malefoy agrippa les mèches ébènes d'une main alors que de l'autre il tenait le bord du sofa. Le coup de hanche fit rouler ses yeux en arrière, râlant ouvertement, il le sentait en lui, profondément ancré, soulevant d'interminable vagues de plaisir, ravageant ses entrailles.

Harry le tenait fermement, gémissant et grognant d'une satisfaction indicible, il le sentait, brûlant et palpitant autour de lui, ils n'étaient plus que le même souffle, le même désir.

Se heurtant sensuellement dans une danse de luxure...

C'était ça le lien qui leurs permettaient d'exister, n'être plus qu'un, leurs auras se confondirent. Une inspiration pour un souffle donné, le plaisir n'était rien à coté de la faim, le baiser qu'ils échangèrent était comme une lutte, un duel. C'était se mélanger; se heurter et jouir à la fois, ils étaient incandescents, ardents et sulfureux. Ils se faisaient échos, s'appelaient, s'attiraient... Sentir couler le même désir dans leurs veines, ne plus se battre contre une force puisque la force était eux.

Jamais ça n'avait été aussi intense, aussi partagé, le blond traça des sillons avec ses ongles sur la peau halé de son amant qui lui mordit l'épaule. Rauque, chaotique et haché, il tentaient de reprendre leurs souffles. Crier n'aurait servit à rien, ils grondaient, feulaient, la voix sifflante d'Harry résonna dans la pièce.

-OH MERLIN, HARRY!

Draco sentit la jouissance l'arraché de lui-même, alors que le plaisir le plongeait en syncope. Impulsif le brun continua de se mouvoir avec brutalité quelques longues minutes avant que l'orgasme ne le secoue aussi.

L'onde magnétique fit sauter toutes les ampoules du manoir.

Ils avaient dormis plus de huit heures de suite avant que l'un des deux n'esquive un mouvement. Harry encore plongé en lui soupira et bailla, Malefoy se sentait tout courbaturé. Il ouvrit vaguement les yeux et posa mollement la main dans les cheveux du brun allonger sur lui...

Depuis le temps, ils n'avaient pas trouver un moyen pour ne pas se réveiller ainsi, après la jouissance ils dormaient comme des masses, incapables de se séparer. La pire fois avait été contre ce fichu mur, son pauvre dos se plaignit au souvenir de cette surface ainsi que du sol sur lequel il s'étaient écroulés lourdement, Potter en lui... Et surtout sur lui!

Mais là il se sentait merveilleusement bien.

-Dis... Tu dors Harry?

-Je suis trop lourd?

L'autre question fusa trop vite pour cacher le fait que le brun ne dormait plus depuis un moment.

-Non... Tu peux rester..

Il rougit stupidement et s'insulta mentalement de sa réaction, il était à deux doigts de lui dire:

« -Non... Tu peux rester en moi... »

Malefoy appuya la joue contre la tête de son amant, un sourire bête aux lèvres.

-Bien dormis?

C'est fou comme il avait des cheveux doux! Malgré leur aspect en bataille, ils étaient léger comme ceux d'un bébé.

-Comme un bébé.

La réponse le fit sourire, ben voyons!

-Moi aussi...

Draco triturait pensivement les mèches, semblant indécis durant une éternité, puis il pesa ses mots.

-Tu as parlé fourchelang...

-Désolé...

Il se raidit contre le blond.

-Oh. J'suis pas faché.

Le serpentard se gratta le bout du nez pour chasser la gêne qui lui montait au visage.

-Tu aimes le fourchelang?

La question le fit rougir comme une écrevisse.

-C'est... Heu... Poétique?

Harry pouffa, son amant lui tapa la tête.

-Aïe!

-Imbécile!

Le brun lui fit face en relevant la tête et lui tira la langue. Ils restèrent ainsi, savourant des instants volés, comme s'ils avaient peur de se séparer vraiment tout en sachant que la dépendance restait là, pour ne pas dire plus ancrée que jamais en eux, tel un feu couvant. C'était ça les moment qui en valaient le coup. Harry brisa le silence.

-Je dois rentrer.

Malefoy acquiesça, il se releva en se dépêtrant, ne manquant pas faire rougir son amant, il attrapa sa chemise, puis son pantalon. Draco avait déjà reboutonné sa robe et jouait pensivement avec les lunettes du brun qui remettait sa robe de sorcier, la cape passé, il resta un peu perdu. Le serpentard se leva et lui tendit ses lunette, le gryffondor le remercia d'un signe de tête.

-Je te ramène à la porte.

Draco lui ouvrit la route, il le suivit silencieusement en remettant ses lunettes, le Prince essaya de se recoiffer, ce qui fit sourire Harry, puis Malefoy tira sur sa robe.

-Il faudra que tu m'expliques un jour Draco.

-Quoi?

Il tiqua en regardant la manche que s'acharnait à tirer l'autre.

-Pourquoi tu passes ton temps à refaire les plis de tes robes?! Tu ne peux pas imaginer à quel point je ne supportait pas ce tic à Poudlard.

Le blond croisa les bras.

-J'ai pour habitude que mes tenues soient parfaites.

-Tu viens de t'envoyer en l'air Malefoy! Comment veux tu être impeccable?

Draco plissa les yeux, puis tira de nouveau sur sa manche de façon dédaigneuse, Harry l'attrapa instinctivement par le col et avant qu'ils ne comprennent se qu'ils faisaient ils s'embrassaient goulûment tout en gémissant, puis ils se séparèrent essoufflés.

-La prochaine fois... C'est moi qui serais dessous.

Promesses murmuré au coin de l'oreille du bout des lèvres. Le blond acquiesça en essayant de ne pas trop rougir, ils se regardèrent intensément, puis Harry arrangea le col de son amant.

-A bientôt.

-Oui.

La porte claqua derrière Harry, il avait eut un mal fou à quitter le blond... Entre des baisers et des caresses prometteuses , il avait filé lorsqu'on avait sonné, tombant de nouveau sur Zabini, Harry espérait que Draco réussirait à calmer la curiosité de celui-ci. Le survivant rajusta ses lunettes et alla s'affaler dans un fauteuil, il songea à aller prendre un bain mais la perspective de se prélasser au coin du feu l'intéressa plus, la tête contre l'accoudoir il se mit à somnoler comme un chat repus, Morphée lui proposa une escale qu'il accepta, une vingtaine de minutes passèrent. Molly qui passait s'arrêta, abasourdie. Lupin désappointé de voir sa route bloquée allait pour lui demander des comptes lorsqu'elle lui fit signe de garder le silence, pointant Harry du doigt. C'était un miracle! Le voir dormir aussi paisiblement tenait du domaine de l'improbabilité absolu!

-Que Merlin soit bénit de faire enfin dormir ce petit.

Toute heureuse, elle se proposa d'aller chercher une couverture mais renonça à l'idée de le réveiller, Snape discutait avec agacement avec Tonks lorsqu'ils firent irruption à leurs tour.

-Pourrait on savoir pourquoi vous bloquez le passage, Molly?

-Chut! Regardez!

Tonks parût enchanter, Séverus leva les yeux au ciel en bousculant la femme de Lupin pour passer.

-Pitié! Vous n'aller pas rester là à l'admirer!

Harry sursauta, leva la tête en baillant peu élégamment.

-Voilà! Vous l'avez réveillé! Snape! Vous êtes content de vous?

-Il y a des chambres pour ça! Je ne vois pas pourquoi je devrais m'extasier face à Potter dormant dans le salon.

Répliqua t-il froidement à la mère Weasley.

-Je ne dormais pas, je somnolais... Harry s'étira.

-Bonjour Molly.

-Ça va Hary?

-Hum... Oui, merci.

Le golden boy se gratta la tête puis le nez.

-Quelle heure est-il? J'ai faim..

Il baragouina pour lui-même en songeant à son estomac. Mais se fut un branle bas de combat pour Molly.

-Je vais préparer le dîner!

Snape se pinça l'arrête du nez, pour la première fois depuis des mois Harry semblait aimable! Et le voir engloutir son plat mit de bonne humeur tous ceux qui le connaissait et qui y assistèrent.

-Qu'allez vous faire professeur? Vous présentez à Poudlard pour récupérer votre poste?

-Non. Demain j'irais au ministère.

Le silence se matérialisa à la table.

-Dans quel but.

Seul Harry semblait pouvoir tenir la discussion.

-Rétablir la réalité.

-Que vous êtes vivant? Je crois qu'il suffira de vous présenter à Poudlard pour qu'on l'admettre.

-Toujours autant d'humour Potter. J'ai la preuve qui permettra de vous laver de tout soupçon.

Harry posa ses couverts. La tension était palpable et l'intérêt de tous omniprésent.

-J'ai peur de ne pas comprendre professeur.

-Dumbledore n'espérait pas sans doute que je ramène la preuve de votre innocence, puisqu'il n'y a aucun doute Potter, vous n'êtes plus un horcruxe.

A table on se regardait, Harry prit son verre, sarcastique.

-Et comment allez vous le prouver, avec vos certitude sans doute.

-Par votre lien Mr Potter, tout ce qui fait que vous soyez dans cet état aujourd'hui.

Harry devint livide et reposa son verre alors que Snape continuait de manger.
-Vous ne pouviez plus contenir l'horcruxe depuis votre septième année et Dumbledore le savait.

Le palais du survivant s'assécha.

-Personne ne savait.

-Si... Il savait. Sinon il ne m'aurait pas envoyer là-bas. Il nous a roulé jusqu'au bout ce vieux débris.

Les témoins de la scène ne comprenaient pas grand chose, Harry semblait suffoquer de rage.

-Dumbledore ignorait tout! Sinon pourquoi n'a t-il jamais agit pour briser notre lien?!

-Navré de vous décevoir Potter... Qui vous dit qu'il n'a jamais agit sur votre lien?

Snape releva un sourcil, dédaigneux et narquois.

-C'est impossible!

-Vous m'agacez Potter! A toujours niez ce qu'on vous dit, c'est que j'en ais la preuve.

Ce gamin lui tapait un peu trop sur les nerfs, il n'avait pas beaucoup dormit et digérait encore mal ce qu'il avait découvert.

-C'est absurde! Je suis le premier concerné, s'il avait fait quoique ce soit je l'aurais remarqué!

-Ne soyez pas stupide Potter!

Il posa ses couverts et se pinça l'arrête du nez en sifflant.

-Comment l'ai-je découvert moi?!

Harry se raidit, il poursuivit.

-Ne pensez vous pas que dans son bureau il pouvait se trouver quelques inventions assez farfelue pour vous dénoncer?!

Il n'arrivait pas à l'admettre, c'était impossible!

-Il a toujours sût Potter! Dès la secondes où le lien c'est tisé! Il a sût tirer l'avantage de la situation, c'est en ça, sans doute, que ce concentrer de plan perfide en tout genre est un génie.

Il n'arrivait pas à employer le passé en parlant de lui... Pas après avoir comprit qu'il tirait les ficelles.

-L'héliomètre qu'il trifouillait à tord et à travers à quoi servait-il d'après vous?

Ils avaient tous décroché, Harry revit l'objet ridicule aux allures de systèmes solaire miniaturisé en confiserie que le vieux choyait à tout heure. Lui non plus ne savait pas, pas une seconde il n'avait porté une véritable importance à cet objet...

-Il inverse les pôles Potter.

Le sursaut du brun fut tel qu'on croirait qu'on l'avait frappé.

-Votre lien est un magnétisme pur, il inversait, à volonter, la force de vos deux polarités.

-Non! C'est absurde, pourquoi il...

Les mots moururent sur ses lèvres.

-Votre flux magique soumit à l'attraction que vous aviez, l'autre ne pouvait plus vous utiliser. A votre sortie de Poudlard, combien de fois avez vous essuyez des intrusions du mage?

Harry ne répondit pas, sachant que la réponse reviendrait à aucune, il avait passé son temps courbé dans les crises de manque ou à pourchasser les horcruxes. Il n'arrivait pas à imaginer le Directeur de Poudlard lui causant volontairement de telle souffrance.

-Il l'a fait dans l'ultime but de vous briser Potter. N'imaginer pas qu'il voulait vous aider, ni vous protéger. Dumbledore vous avait déjà désigner pour mourir, c'est en quoi vous avez dû le contrarier tout ce temps.

Implacable, le vielle homme savait qu'il devait en arriver là, et pas une seule fois il ne c'était écarté de cet objectif.

-Pourquoi?

Toutes ses révélations consternèrent la plupart, la dissension au cœur de l'Ordre étaient survenu dès le lendemain de la victoire, lorsqu'on arrêta le survivant... Personne n'avait comprit pourquoi il n'était pas intervenu, pourquoi il c'était si ostensiblement détourné de lui...

-Parce que tout ce qui est lié au mage noir devait mourir. Il s'attendait à ce que le gamin faiblard qui avait accueillit une part du mage noir, meurt avec lui, l'horcruxe doit disparaître en son entier, contenant et contenu.

Albus avait vue dans ce lien un moyen de l'anéantir, rien de plus.. Et il avait fallut qu'il risque sa vie là-bas pour le comprendre, pour relier entre eux les fils d'Arianne...

-Que c'est il passé?

-Le nouveau lien qu'il utilisait c'est renforcé au point d'écarter celui du mage Potter, vous n'étiez plus le véritable contenant, en voulant vous briser il a assuré votre indépendance à cette part. Il s'en est rendu compte trop tard... Sans doute en voyant que vous n'étiez pas mort.

Harry se leva, il en avait trop entendu.

-C'est faux! S'il en était la cause, pourquoi même après sa mort, le lien subsiste?

-Vous me demandez pourquoi vous respirer Potter... C'est parce que c'est nécessaire.

La nausée lui monta au nez.

-Et vous croyez réellement qu'on rétablira le survivant! Ouvrez les yeux professeur, lorsqu'on saura la vérité sur moi et sur lui, vous ne ferez que nous condamner aux yeux de la loi et de l'assistance public. La fusion complète de deux flux est une anomalie et une dégénérescence!

Si le début du dialogue était une véritable brume, le doute ne subsistait plus à la fin, les autres membres reçurent la nouvelle comme une masse.

Snape fronça les sourcils.

-Je vous permet de sortir de l'ombre Potter...

Déjà Harry avait quitté la table, il dû le rattraper.

-Potter! Pourquoi refusez vous que je vous aide! Pourquoi voulez vous continuer à vivre ainsi?!

Le brun lui fit volte face.

-Il n'y a pas que moi dans l'histoire, ce sera un miracle si les médias ne brisent pas sa carrière, vous y avez pensée!

Il se sentait acculer tout d'un coup, furieux contre lui-même.

-Il faudra un nom à mettre dans vos révélations, je risque de briser sa vie, tout ce pour quoi il c'est battu jusqu'ici, il risque d'aller à Azkaban si on découvre que tout ce temps où j'étais recherché il ne m'avait pas livré! Je ne peux pas professeur, je ne peux pas lui faire ça.

Le maître des potions le dévisagea, le golden boy ne voulait pas prendre ce risque.

-Tout ça pour la gloire, tss.. J'n'en veux pas, je me fiche de ma situation, je me fiche d'être jugé seul! Mais je refuse de le faire tomber dans la boue.

Snape eut du mal à taire son étonnement, encore une fois le gryffondor le surprenait.

-Pas obligatoirement.

-Vous avez perdu la tête!

-Il y a une alternative...

L'autre était mortellement sérieux, il n'avait envisagé ce cas de figure que comme un extrême. Harry était près à n'importe quoi.

-Laquelle?

-Il suffirait de...

AND THAT'S ALL?

Je sais, cela fait une éternité que je n'ai rien publié! Non je ne suis pas décédé! Simplement, beaucoup d'autre priorité se sont greffés sur ma passion d'écrire et de poster des chapitres. Ont a toutes évolués!

Ma Lily Hargreaves d'amour passe un semestre au Japon, ma Lumina Lucifera Sataniqua a arrêté d'écrire et c'est trouvé une moitié! Mon lapin a disparut de mon ciel bleu, j'espère que ce soleil se porte bien là où il brille! Nos chemins se sont séparé avec Djehra depuis un lustre...

"Dépendance" est une fiction si vieille que je me dis que c'est criminelle de ne pas avoir finit de la poster! Surtout que j'ai tous les chapitres ! Donc avec celui-ci, il en reste un à publier pour qu'elle soit complète!

Je passe donc un appel au passage: "Cherche Bêta lectrice"! Je suis dyslexique et j'ai quelques problèmes de syntaxe. Au moins pour épurer et virer les coquilles des lettres manquantes, ou en trop dans les chapitres!

Je relance donc mon profil! J'espère vous retrouver au chapitre suivant! Bisou!