Crime de papier
Rating: M
Disclaimer: Les personnages ne m'appartienne pas... * Pleure toutes les larmes de son corps*. Ils sont à Tite Kubo ! * Pleure de nouveau*.
Résumé: Kurosaki Ichigo est heureux: Il vient de se lancer dans l'écriture d'un roman noir et, pour la première fois, il sera publié! Mais quelques jours après l'acceptation de ses premiers chapitres, il reçoit une lettre étrange et effrayante signée de "Grimmjow"... Qui est le personnage principal de l'histoire qu'il a inventé!
Chapitre 3: Une lettre mystérieuse.
Le lendemain, Ichigo se leva vers neuf heures et se dirigea vers sa cuisine pour se préparer un petit déjeuner digne de ce nom. Bientôt l'odeur du pain grillé et du café se fit sentir, faisant grogner l'estomac d'Ichigo. Une fois qu'il eut rempli sa panse, il monta dans son bureau s'attaquer à la suite de son roman. Le syndrome de le page blanche l'avait souvent assailli, mais cette fois les idées affluaient, les mots cascadaient sous sa plume. Cette histoire était vraiment faite pour lui. Il travailla sans relâche jusqu'à midi, lorsqu'il entendit le facteur. Il alla au courrier et s'installa dans la cuisine pour prendre un repas rapide.
Les trois quarts des lettres étaient des factures, il les mit de côté. Sur la dernière son nom et l'adresse était tapés à la machine. Aucune mention de l'expéditeur ne figurait sur l'enveloppe. Ichigo l'ouvrit avec un couteau de cuisine et sortit son contenu: une lettre et une mèche de cheveux bleu électrique. Intrigué, il déplia la lettre qui était elle aussi écrite à la machine... Il la lut:
" Rendez-vous dans le métro, ligne Yamanote, samedi 20 mai à midi, sois pas en retard. Grimmjow."
Ichigo resta interdit devant tout cela. Qu'est-ce que cela voulait dire? Quelqu'un lui jouait-il une supercherie?Mais qui? Qui serait donc assez bête pour lui faire une farce de ce genre? Soudain, le visage de sa mère se mit à flotter dans son esprit. Non... Elle ne serait quand même pas allée jusque-là pour le dissuader d'écrire son roman? Ichigo se mit à voir rouge. Attrapant son téléphone portable, il composa le numéro de sa mère.
- Allo? répondit Masaki.
- Jamais je ne t'aurais cru capable de cette mesquinerie! C'est indigne, ce que tu as fait! s'exclama Ichigo sans ménagement.
- Mais… Ichi mon chéri.. Qu'est-ce que j'ai fait? Demanda la mère totalement perdue.
- La prochaine fois que tu voudras te payer ma tête, fais-le en face au lieu de m'envoyer une lettre idiote! Ça te fera économiser un timbre!
- Euh… Une lettre? Demanda-t-elle toujours perdue.
- Tu me comprends parfaitement! continua de s'énerver Ichigo.
- Ecoute-moi Ichi et tais-toi un peu. Je ne comprends rien à ce que tu racontes : Je peux savoir pourquoi tu me racontes une histoire insensée? Je pense que tu as trop travaillé ces derniers jours, que tu es fatigué et que...
- Et que je me suis moi-même écrit une lettre ?
- Mais tu m'ennuis à la fin avec cette lettre! Qu'est-ce qu'elle raconte? C'est une lettre d'insulte?
- Tu le sais bien, allez avoues!
- C'est trop fort! Que veux-tu que je te dise? Tu veux que je jure sur la tête de Yuzu et Karin que je n'ai rien à voir avec cette lettre? Eh bien, je te le jure sur la tête de tes soeurs! Là, tu es content? Maintenant je dois aller les chercher au lycée, à bientôt!
Elle raccrocha. Ichigo ne savait plus quoi penser. Sa colère retomba. Sa mère avait un tel accent de sincérité... Elle détestait le mensonge. Comment aurait-elle pu le jurer sur la tête de ses soeurs si c'était un mensonge? ...
Alors qui? Aizen? Pourquoi pas? Après tout, à longueur de journée, il lisait des textes noirs. Peut-être la couleur avait-elle déteint sur son humour?
Après avoir lu les quatre nouveaux feuillets, Aizen hocha la tête. Visiblement il était satisfait.
- Parfait, mon cher Ichigo! Ces feuillets sont en tout point digne des premiers! J'aime beaucoup votre idée!
- Laquelle, monsieur Sōsuke? demanda Ichigo en souriant. Vous savez bien que j'ai une imagination fertile et maléfique!
Aizen ne broncha pas. Ichigo fut déçu. En reprenant mot pour mot, ceux de la lettre dans son récit, il avait espéré une réaction de son éditeur et qu'ainsi il se trahirait mais il n'en fut rien. Aizen poursuivit :
- "Grimmjow se rendit chez l'armurier, prétendant qu'il était en train d'écrire un roman policier, et demanda des renseignements sur les types d'armes. L'armurier, ravi de pouvoir aider un écrivain, lui présenta différent types d'arme à feu. Il sympathisa avec cet homme aux cheveux bleus. L'armurier lui présenta alors un 9mm Parabellum, qui plut tout de suite à Grimmjow. Il s'empara de l'arme et la pointa sur l'armurier qui ouvrit grand les yeux de surprise. Le bleuté quant à lui fit un sourire carnassier et appuya sur la gâchette. L'homme tomba, le sang s'échappa de sa blessure tandis que l'assassin riait a gorge déployée. Il se retrouva donc dans la nature avec une arme redoutable qui ne demander qu'à s'exprimer. Idée géniale: Une arme féroce pour un assassin féroce." Ichigo, ce texte est très bon. Vous êtes un grand écrivain!
- Merci !
- Et ce rendez-vous que donne Grimmjow à sa prochaine victime! Quel suspense mon cher Ichigo!
- Oui… N'est-il pas? "Rendez-vous dans le métro, ligne Yamanote [...]" Mystérieux non ? demanda Ichigo.
- Oui, je trouve que ça rend le texte encore plus émoustillant.
Ichigo se sentit mal. Malgré toutes ses allusions à la lettre reçue la veille, Aizen était resté impassible. Ou bien il était le meilleur comédien du monde, ou bien il était totalement innocent. N'y tenant plus, Ichigo sortit de son sac l'enveloppe contenant la lettre et les cheveux bleus. Il la tendit au brun qui le regarda d'un air perplexe avant de l'ouvrir précautionneusement. Il lut les quelques lignes qui composaient la lettre puis examina les cheveux avant de rendre le tout à Ichigo.
- On a voulu vous faire une farce, sans aucun doute, dit-il. Vous savez, mon bureau n'est pas un sanctuaire. Des dizaines d'écrivains comme vous y passe, des auteurs reconnus, des éditeurs, les femmes de ménage et j'en passe! Vos feuillets étaient posés en évidence sur mon bureau, quelqu'un les aura lut et aura décidé de monter ce canular! Oubliez donc ces bêtises, Ichigo. A propos, votre contrat est prêt! Nous avons décidé de vous accorder 5 tomes. Est-ce que cela suffira? Bien, dit-il sans attendre la réponse qui allait franchir les lèvres du rouquin, signez ici et là s'il vous plait.
Ichigo fut convaincu par les explications d'Aizen et décida donc d'appeler sa mère le soir même pour lui présenter ses excuses. " C'est toi qui a raison maman, expliqua-t-il, à force d'écrire je suis un peu fatigué... Je me suis emporté, désolé."
Masaki n'avait pas la rancune tenace: elle accepta donc ses excuses. Le reste de la soirée se déroula sans évènement notable: il avait dîné, avait pris une bonne douche relaxante et était monté dans son bureau afin de continuer son manuscrit. Il commença à écrire. Ce chapitre était crucial. Il serait horrible mais c'était nécessaire.
" La vielle dame marchait dans la rue, titubant sous le poids du sac de courses qu'elle devait porter jusque chez elle. Elle était sans doute veuve et ses enfants habitaient loin. Sur les coups de onze heures, elle regagnait son vieil immeuble: trois étages à monter. L'escalier était sombre et raide, à chaque palier, elle devait s'arrêter pour reprendre son souffle. Dès qu'elle eut ouvert la porte de son appartement, elle appela dans la nuit "Macha? Macha!", et un chat vint aussitôt se frotter à ses jambes en miaulant. La vielle dame lui dit des mots gentils puis se redressa pour fermer à clé derrière elle. La porte pouvait sembler solide mais pourtant sur le palier on l'entendait raconter sa journée à son chat...
Personne ne l'avait vu monter dans la cage d'escalier, il était aussi silencieux qu'une panthère en chasse. Il palpa, par-dessus sa veste noire et longue, les formes de son Parabellum. Lentement, il glissa son passe-partout dans la serrure et la crocheta facilement. La porte s'ouvrit doucement dans un léger couinement. Il entra et la referma avec soin avant de s'engouffrer dans les profondeurs du couloir au plancher grinçant, toujours sans que le moindre bruit ne le trahisse. Dans la cuisine, pendant ce temps, la vieille dame remplissait le bol de lait de son chat. Elle ne devait pas avoir l'ouïe très fine, elle tournait le dos à Grimmjow et ne l'entendit pas s'approcher. Il sortit son pistolet et visa soigneusement la tête de la vieille dame. Le chat, lui, le vit et détala, effrayé. Ce fut à ce moment que..."
Ichigo posa son stylo et s'essuya le front couvert d'une légère pellicule de sueur. " C'est atroce, pensa-t-il. Je suis en train d'écrire un crime abominable!". Il se leva et fit les cents pas dans son bureau, puis se posta à la fenêtre, le front reposant sur la vitre froide, lui faisant le plus grand bien. Il pensa à sa mère... Lorsqu'elle lira ceci, elle sera horrifiée pour de bon!
Alors qu'il pensait aux conséquences qu'aurait son roman sur sa famille, un homme se posta devant la maison d'Ichigo, face à sa fenêtre. Il était emmitouflé d'un long manteau noir assorti à un bonnet noir d'où fusait quelques mèches de cheveux d'un bleu éclatant. Il posa ses prunelles turquoise sur la silhouette du rouquin qui se dessinait à la fenêtre et s'en lécha les lèvres... Ichigo sursauta tout à coup. Il venait de voir l'homme étrange qui semblait le fixer avec un peu trop d'insistance pour que ça soit accidentel. Que faisait-il posté devant son portail? Pourquoi le transperçait-il du regard? Et surtout pourquoi, pourquoi se léchait-il les lèvres à sa vue? Il ouvrit alors la fenêtre et chercha des yeux l'homme mystérieux... Qui avait tout bonnement disparut ! Perplexe il referma la fenêtre et se rassit devant son texte. " Bon... Essayons de rendre cela un peu moins..."
" Le chat, lui, le vit et détala, effrayé. Ce fut à ce moment qu'une évidence fit jour dans le cerveau du tueur. Quoi ? Lui, Grimmjow, allait s'abaisser à ce genre de crime médiocre? Il allait tuer cette vieille femme sans importance? Son orgueil le paralysa sur place et il rangea son arme bien sagement à sa place, se contentant de frapper adroitement la vieille femme. Elle s'en remettrait. Plus tard dans la soirée, il appela lui-même la police pour signaler qu'une agression avait eu lieu à telle adresse et qu'il y en aurait d'autres. Plein d'autres. Et il raccrocha."
Ichigo s'avachit sur son fauteuil et se relut. De son point de vue littéraire c'était... Honteux. "1/20 pour le papier!" Mais sa conscience était soulagée. La vieille dame n'en mourrait pas! C'était écrit! L'encre avait coulé à flots sur sa feuille mais pas le sang. Masaki pourrait lire ce chapitre sans problème, par contre, Aizen allait faire une de ses têtes...
Et voilà le chapitre 3 ! J'espère qu'il vous as plu. Le prochain chapite devrait arrivé plus rapidement, environs mercredi prochain je pense! Voilà voilà! Reviews ? :D
