Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Éternels remerciements aux reviewers et followers ! J'espère que cette suite va vous plaire...
Il n'y a aucune description physique de Rose et Hugo Weasley dans le livre, donc je leur ai mis le physique que je voulais.
Chapitre 4
À peine étaient-ils arrivés de l'autre côté que Lily réclamait à son père de la déposer au sol pour suivre son frère jusque dans la cuisine où ils savaient y trouver leur grand-mère.
Quand il pénétra lui aussi dans la cuisine, Molly finit de faire un câlin à ses petits-enfants pour venir le prendre à son tour dans ses bras, sous le regard moqueur de ses enfants.
— Harry, mon chéri, comment vas-tu ? Et vous mes petits ? demanda-t-elle, le relâchant enfin pour se retourner vers Lily et Albus.
— Ils sont là Hugo et Rose ? demanda la petite fille.
Molly sourit.
— Non, pas encore. Vous êtes les premiers arrivés. Ils ne devraient plus tarder.
Et les enfants quittèrent la cuisine, sans nul doute pour aller se poster près de la cheminée afin de guetter l'arrivée de leurs cousins.
Devant le regard en coin de sa belle-mère, Harry comprit qu'elle attendait une réponse à la question qu'elle lui avait posée plus tôt.
— Je vais bien, Molly. Merci de t'en inquiéter. Les enfants pètent la forme, comme tu peux le constater.
— Et ce rendez-vous ?
Harry haussa les épaules.
— On verra bien comment va se dérouler l'entretien… Il s'agit de donner des cours de Défense Contre les Forces du Mal au fils de Draco Malfoy, comme professeur particulier, en gros.
Molly acquiesça avant de retirer sa casserole du feu afin d'y mettre sa grosse marmite à la place.
— Donc tu tires définitivement un trait sur ta carrière d'Auror ?
Harry grimaça.
— Je ne suis même pas sûr d'y être accepté si je postulais… Beaucoup trop d'années se sont écoulées depuis que j'ai arrêté.
— Peut-être. Mais tu restes quand même celui qui a mis fin à la Seconde Guerre.
— J'ai vaincu Voldemort, Molly, pas mis fin à la guerre. Pour ça, je n'étais pas seul et tu le sais bien. Je ne vois pas pourquoi je devrais rester au-devant de la scène alors que vous êtes nombreux à vous être battus aussi, sans vraiment être reconnus. Je trouve ça dégueulasse.
— Ce n'est pas parce que tu as trente-cinq ans que tu ne dois plus faire attention à ton langage, jeune homme !
Harry rit et lui déposa un baiser sur la joue avant d'ajouter :
— Les années n'ont décidément aucune emprise sur ton caractère ! Tant mieux. Il ne faudrait pas que tu changes en pire !
Molly lui donna un coup de torchon, bien qu'un grand sourire s'étirât sur ses lèvres, tout comme sur celles de son gendre. Harry se demandait parfois si elle était au courant de sa situation avec Ginny. Sa femme s'était-elle confiée à sa mère ? Molly s'était-elle rendu compte de quelque chose d'elle-même ? Ou croyait-elle toujours qu'ils filaient le parfait amour ?
Un bruit dans le salon, suivi par de grands éclats de voix leur indiquèrent qu'Hermione devait être arrivée. Molly lui fit signe d'y aller pendant qu'elle restait dans la cuisine pour surveiller ses cuissons. Harry acquiesça et alla rejoindre la petite assemblée. Les enfants discutaient déjà joyeusement ensemble, sous le regard de sa meilleure amie. Aussitôt qu'elle l'aperçut, elle se jeta dans ses bras.
— Oh, Harry ! Comment vas-tu ?
Harry serra Hermione contre lui.
— Je vais très bien, Mione. À t'entendre, j'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on ne s'est pas vus !
— Mais ça fait une éternité ! Une semaine, c'est très long quand on n'a pas de nouvelles !
Harry s'éloigna d'elle et la regarda en secouant la tête.
— Attention, Hermione… J'ai bien peur que tu ne vieillisses trop vite !
Les yeux de la femme se plissèrent, et Harry reçut un coup de poing dans son épaule.
— Ouch !
L'homme frotta la zone douloureuse.
— Ça fait mal, mais au moins, je retrouve ma meilleure amie.
Hermione leva les yeux au ciel en secouant la tête, puis se tourna vers le petit groupe.
— Les enfants, vous n'auriez pas oublié de dire bonjour à votre oncle, par hasard ?
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Harry s'abaissa pour dire bonjour aux enfants de ses meilleurs amis.
Rose avait les cheveux bruns de sa mère, et les yeux bleus de son père. Elle était aussi dotée de l'intelligence d'Hermione et de l'esprit tactique de Ron. Il était clair, pour Harry, que sa petite nièce ferait des ravages à l'école quand elle en aurait l'âge. Contrairement à sa sœur, Hugo avait hérité des cheveux roux de son père et des yeux noisette de sa mère, ainsi que des tâches de rousseur spécifiques à la famille Weasley. Son caractère était semblable à celui de Lily. Ainsi, les deux enfants se ressemblaient aussi bien physiquement que par leurs comportements, à tel point qu'on aurait pu les croire jumeaux. Il fallait dire que son amour pour les livres faisait également d'Albus un excellent compagnon pour sa cousine, à qui il ressemblait aussi, hormis les yeux.
— Alors, comment ça va ? leur demanda-t-il.
— Super ! s'exclama Hugo. Papa nous a acheté un balai chacun ! Je ne tiens pas beaucoup en équilibre, encore, mais ça va venir... Par contre, Rose est super douée !
Harry sourit à sa nièce.
— C'est vrai ?
La jeune fille rougit. Harry ricana, en songeant qu'elle ne devait certainement pas son aptitude sur un balai à sa mère.
— Papa ? Nous aussi on pourra avoir des balais ? demanda alors Lily.
Harry soupira en lançant un regard à sa meilleure amie. Celle-ci haussa les épaules, avec un sourire d'encouragement.
— Je demanderai à maman, promis.
— Ouais ! s'exclama sa fille.
Il fronça les sourcils en avisant Albus qui ne semblait pas si intéressé que ça par le fait d'apprendre à voler. Il vit alors Rose lui prendre le bras pour l'emmener sur le canapé. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre, la jeune fille sortant un livre de la besace qu'elle portait sur elle. Prenant ça comme un signal, Lily et Hugo s'éclipsèrent hors de la maison. Harry se redressa.
— Ils n'ont même pas dit bonjour à leur grand-mère… soupira Hermione, les bras croisés.
— Je ne pense pas qu'elle leur en tiendra rigueur, va. Je suppose que c'est Ron qui a eu l'idée des balais…
La jeune femme soupira à nouveau en levant les yeux au ciel.
— Et tu supposes bien. Je n'étais pas vraiment d'accord, mais finalement, quand je les vois s'amuser comme ils le font dans le jardin, je ne regrette pas d'avoir cédé.
Harry sourit. Il imaginait déjà sa meilleure amie jeter un tas de sorts sur ses enfants pour qu'ils ne se blessent pas.
Ils se dirigèrent ensemble dans la cuisine afin qu'Hermione puisse dire bonjour à Molly à son tour. Puis ils discutèrent ainsi, tous les trois, pendant que Molly continuait à préparer le repas. Quand elle leur annonça que c'était bientôt prêt, ce fut tout naturellement qu'Harry et Hermione allèrent dresser la table avant de demander à leurs enfants de venir manger. Harry leur fit, à nouveau, faire demi-tour pour qu'ils aillent se laver les mains, surtout Lily et Hugo qui avaient joué dehors. Quand les enfants s'installèrent enfin autour de la table en compagnie de leurs parents, Molly pénétra dans la pièce et fit apparaître leurs entrées d'un coup de baguette, puis s'installa à sa place.
— Merci Molly, firent Harry et Hermione d'une même voix. Ils se dévisagèrent avant de sourire et de commencer à manger.
— De rien. Bon appétit à tous !
— Merci, à toi aussi ! entendit-elle alors en écho.
Molly leur envoya un grand sourire avant de commencer à manger à son tour.
-x-
Plus tard…
— Tu es vraiment la meilleure cuisinière que je connaisse, Molly, fit Harry en reposant sa petite cuillère alors qu'il venait de terminer son dessert.
La femme rousse lui fit un sourire chaleureux.
— C'est parce que j'ai du monde pour honorer mes plats…
Harry et sa meilleure amie lui rendirent son sourire.
— Maman, on peut sortir de table ? demanda Rose.
Hermione observa les assiettes vides avant de leur donner son autorisation. Un mouvement de tête d'Harry à ses enfants leur indiqua qu'ils pouvaient y aller, eux aussi.
— Je vais m'endormir chez Malfoy, tellement j'ai le ventre plein !
Les deux femmes se mirent à rire. Molly se leva pour débarrasser. Les deux autres l'imitèrent rapidement pour lui venir en aide.
— Un café ou un thé pour digérer tout ça, peut-être ? leur proposa la maîtresse de maison, une fois qu'ils eurent fini.
Hermione acquiesça :
— Je veux bien un café, s'il te plaît.
— Pour moi aussi, s'il te plaît, ajouta Harry.
Leur belle-mère secoua la tête avant de brandir sa baguette à nouveau. Elle mit la cafetière sur le feu et entreprit de laver sa vaisselle.
Les deux bruns retournèrent s'asseoir à table.
— Il va bientôt falloir que tu y ailles, Harry.
— Je sais. Je compte quand même prendre le temps de boire mon café.
— Ce n'est pas très sérieux…
Harry haussa les épaules.
— C'est Malfoy. Il ne s'attend sûrement pas à ce que je sois à l'heure…
Hermione sourit.
— Justement, tu devrais le surprendre !
— Et pourquoi ?
La femme abandonna la partie dans un soupir.
— Et donc, tu veux demander à Malfoy s'il veut bien faire cours à Albus ?
Harry acquiesça.
— Oui, Albus semblait super intéressé par cette idée !
— Hum… Je suis sûre que ça aurait intéressé Rose aussi, mais là, c'est le divorce assuré avec Ron si j'envoie notre fille chez les Malfoy !
Harry éclata de rire. Le pire, c'est qu'il savait que sa meilleure amie disait vrai. Après tout, la rivalité entre les Weasley et les Malfoy était plus ancrée que celle entre Draco et lui. Il était heureux que Ginny lui fasse ainsi confiance.
Molly arriva avec leurs tasses pleines sur un plateau. C'était, selon elle, toujours moins dangereux et avec moins de risque de renversement que de les faire léviter. Les deux amis la remercièrent.
— Ne vas-tu pas être en retard, Harry ?
Hermione leva les yeux au ciel avant de répondre à sa belle-mère.
— Il a dit qu'il n'en avait rien à faire, vu qu'il s'agissait de Malfoy.
Harry se tassa alors sur sa chaise, sous le regard de celle qui avait tant pris soin de lui depuis qu'ils se connaissaient, celle qu'il considérait comme sa propre mère… Hermione esquissa un sourire en coin.
— Ah ! Tu fais moins le malin, maintenant !
— Pfff, traîtresse !
Molly toussota. Harry et Hermione grimacèrent aussitôt, se rappelant tous les deux l'horrible Dolores Ombrage.
— Pitié, Molly, ne toussote plus comme ça. Tu ne te rends pas compte à quel point on a été traumatisé par ce son !
Hermione secouait sa tête de haut en bas pour appuyer les dires de son meilleur ami. L'autre femme leva les yeux au ciel.
— Peu importe le nombre d'années qui passent, vous restez vraiment des enfants !
Harry haussa les épaules.
— Et alors ? Est-ce vraiment grave ? J'aime bien conserver mon âme d'enfant…
— Surtout que tu n'as pas forcément pu en profiter quand tu étais petit, ajouta Hermione.
Molly mit sa main devant sa bouche.
— Excuse-moi, mon chéri. Je ne voulais pas parler de ça…
L'homme à lunettes lui fit un sourire pour la rassurer.
— Je sais bien, Molly. C'est Hermione qui dramatise tout !
— Même pas vrai !
Harry explosa de rire. Il avait l'impression d'entendre Albus et Lily en train de se chamailler. Molly n'avait décidément pas tort lorsqu'elle disait qu'ils se comportaient comme des gamins. La pensée d'Hermione dut faire le même parcours, car rapidement son rire se joignit au sien, sous le regard aimant de la mère de leurs conjoints.
— Harry, tu devrais vraiment boire ton café, maintenant, reprit Molly. D'un, parce qu'il va finir par être froid, et de deux, tu vas vraiment finir par être très en retard si tu continues.
— Hum… fit-il en avalant quelques gorgées du délicieux breuvage.
Il soupira en reposant sa tasse vide.
— Serais-tu stressé ? demanda alors sa meilleure amie.
Harry rougit.
— Je ne vois pas pourquoi je le serais…
Hermione rit doucement.
— Tu mens très mal, tu sais ?
L'homme soupira à nouveau et se leva. Hermione et Molly l'imitèrent, et ils se dirigèrent tous les trois dans le salon.
— C'est l'heure, papa ? entendirent-ils provenant du canapé.
Harry se tourna vers son fils.
— Eh oui, je vais y aller. Fais attention à ce que ta sœur ne fasse pas trop de bêtises !
Le petit brun hocha la tête positivement.
— Et toi, tu n'oublies pas de demander pour moi, hein ?
Harry sourit.
— Promis !
Il sentit Hermione lui presser l'épaule. Il se tourna vers elle et lui fit un sourire. Elle secoua la tête négativement.
— Je ne suis pas dupe, Harry. Allez, je suis sûre que ça va bien se passer.
Et elle le prit dans ses bras. La main de Molly se retrouva dans son dos, lui signalant qu'elle le soutenait également. Harry se libéra des deux femmes et leur demanda si sa tenue était correcte. Molly lui remit sa chemise correctement en place et passa sa main dans ses cheveux.
— Voilà.
— Merci Molly.
Puis il lança une poignée de poudre dans la cheminée. Il inspira avant d'y entrer et adressa un dernier signe de tête aux deux femmes avant de s'écrier :
— Manoir Malfoy !
Rendez-vous Mercredi, pour la suite ! :)
