DISCLAMER : Non non. Tout cela ne m'appartient pas – enfin si, l'histoire ! -. Les persos appartiennent aux gens qui les ont crée.

NOTE ( A LIRE ) : • Ce sera définitivement La Thérapie Panda =D

• Pour la réponse aux reviews, en MP. Pour les guest, comme la dernière fois, rendez-vous en bas.

• Merci à ma Scott personnelle pour les conversations et situations mythiques qui se retrouvent un peu partout dans cette histoire *coeur* Par contre non, je ne remercierais pas mon professeur. Hors de question u_u

• Chapitre un peu plus cours que d'habitude, mais rien ne vaux la longueur médiocre du chapitre suivant... Mais qu'importe.

ALORS OUI ! Nous sommes Jeudi, je sais. Mais j'ai décidé de changer la date de publication : Au lieu de publier le vendredi, je publierais désormais le Lundi. Soooooo... Je vous publie le chapitre 3 aujourd'hui et le chapitre 4 Lundi, pour reprendre ensuite le rythme de la semaine entre chaque chapitres. Vous allez pas vous plaindre quand même, hein ?

• EDIT : Bêta-tiser par l'adorable Chewre /O/

• CHAPITRE : RAITING T ( Pour le langage. Ils jurent comme des chartriers. ) / GÉNÉRAL-HUMOUR


- CHAPITRE TROIS – CHIOT -

KASBO - Steps

- Putain, non... non, non, NON !

Et pourtant si.

Un juron lâché fort peu discrètement et une bonne partie de l'amphithéâtre qui se tourne vers lui. Euuuh... oups ?

- Vous avez quelque chose à ajouter, Monsieur Cartigo ?

Le jeune Stiles se mordit la lèvre en secouant la tête. Nope, rien du tout. Rien de rien, mis à part le fait qu'il n'était qu'un abruti de première qui ne peut pas passer deux heures dans un amphi sans se faire remarquer une seule fois. C'est d'ailleurs pour ça que, même entouré de cent cinquante élèves, le professeur n'a retenu que son nom. Mais ça, c'est une autre histoire. Pour l'instant, il se maudissait, lui, ainsi que sa maladresse légendaire. Des fois, il se demandait s'il n'avait pas oublié sa propre tête quelque part.

Il passa le reste du cours d'histoire des Mythes - enfin plutôt de branlette intellectuellement philosophique si vous voulez son avis - à trépigner d'impatience sur sa chaise. Non pas que ce cours était inintéressant,c'était plutôt même le contraire, mais... Disons que Stiles ne savait pas vraiment quoi en penser. Quand il avait tenté de faire ses fiches pour les révisions de ses futurs partiels, il avait réalisé que les points abordés dans ce cours n'avaient aucun lien entre eux. Et même si le prof avait quelques fois un humour qui frisait le ridicule, qui se rapprochait du sien, il n'en restait pas moins un homme réac, homophobe et misogyne à en gerber, fort peu respectueux de ceux qui sortaient de sa normalité étriquée. Autant dire que Stiles se sentait constamment insulté avec ce bonhomme, et couplé au fait que ce dernier l'ait constamment dans sa ligne de mire ne l'aidait pas franchement à apprécier totalement cette étrange matière. Mais aujourd'hui, son malaise ne résidait pas dans le cours, le prof ou tout ce qui touchait sa scolarité en elle-même. Et heureusement pour ses nerfs – oui, Stiles était quelqu'un de très nerveux - il n'eut qu'à attendre une vingtaine de minutes avant de pouvoir quitter l'amphithéâtre le premier et se précipiter à l'extérieur pour sortir son portable en s'allumant une cigarette.

- « Stiles ? Tout va bien ? »

- Scotty, buddy, j'suis dans la merde.

- « Raconte-moi tout, mais rapidement, j'ai cours dans dix minutes. »

- T'sais quand on est partis ensemble ce matin, je t'avais dit dans les escaliers qu'il me semblait avoir oublié quelque chose ?

- « Euh... oui ? »

- Ça n'a pas raté. J'ai oublié mes clés sur le comptoir.

- « ... tu te fous de moi ? »

- Dude, c'est toi qui as fermé !

- « Oui, ça je sais, merci. Mais Stiles... je ne rentre pas ce soir, j'vais chez Kira ! »

- Je SAIS ! C'est bien ça le problème, je fais quoi moi ? J'vais pas dormir sur notre paillasson tout de même ?!

- « ... va chez ton père ? »

- Ah nan ! Il serait trop fier de me rappeler qu'il savait que ça allait mal tourner, cette colocation. Je ne veux pas me pointer, la queue entre les jambes chez lui, pour lui demander l'asile pour une nuit et lui prouver qu'il avait raison ! J'ai une fierté tout de même !

- « Ok, ok, calme-toi, je disais ça comme ç- »

- T'inquiète, j'vais dormir dans Roscoe.

- « Stiles. Cet automne est froid, je refuse que tu dormes dans ta jeep mal isolée ! Nan nan, demain, tu finis les cours à quelle heure ? »

- Euh... quinze heures trente, mais après je vais chercher la petite Sarah à son école et- Ah mais l'idiot ! Lâcha Stiles en se frappant le front de la paume de sa main.

- « Stiles ? »

- Tu bosses bien à l'animalerie ce soir ?

- « Oui, pourquoi ? »

- C'est pas loin de chez Hale, je passerai après l'avoir récupérée pour te prendre tes clés. Et demain, je te les ramènerai.

- « Ok, on fait comme ça. Faut que j'te laisse là, j'ai cours. »

- A toute, bro !

- « Same ! »

Aussitôt découvert, aussitôt arrangé. Stiles lâcha un soupir desoulagement en rangeant son portable dans la poche arrière de son pantalon. Il resta quelques minutes tranquillement sur le porche de son université, finissant sa cigarette avant de tranquillement trottiner jusqu'à une énième salle de classe pour le dernier cours de sa journée. Ensuite, il irait se dégoter une viennoiserie Française avant d'aller chercher la petite Sarah, croiser peut-être Victoria avant d'aller chercher ses clés auprès de son meilleur ami. Ouaiiiis, tout irait bien, c'était une bonne journée, finalement.

.*.

Il assumait totalement le fait d'être un gourmand. Vraiment, il en était fier. Bon, il faisait attention à sa santé, mais il ne se refusait jamais un petit plaisir. Son mantra ? " Un corps sain ne réside pas dans la constante surveillance mais dans une subtile alliance entre la retenue et le plaisir. " Mais là, il devait le reconnaître, il avait peut-être un peu trop abusé. Quand il s'était retrouvé devant toutes ses pâtisseries, il n'avait pas su choisir, il avait craqué, et en avait donc pris une de chaque. Alors il se retrouvait avec un sac en papier comptant sept douceurs, au volant de sa voiture garée devant l'école de Sarah. En attendant l'heure d'aller la chercher, il hésitait. Par laquelle commencer ? Rah, il était un éternel indécis, ça ne l'aidait vraiment pas. Chausson aux pommes ? Nope, pas tout de suite. Croissant ? Classique, mais il voulait quelque chose de sucré, pour commencer. Roh, et puis au Diable, il allait commencer par le macaron géant à la noisette.

C'est donc le macaron à la bouche, le sachet en papier dans une main et les clés de sa voiture dans l'autre, qu'il se retrouva devant les portes de l'école, à moitié assis sur les rambardes.

- Tu es toujours un ventre sur pattes, à ce que je vois.

- C'ap vraich, jche-

- Stiles, ne parle pas la bouche pleine.

Le jeune étudiant fusilla la nouvelle venue du regard. Cette dernière, Victoria Reyes pour ne pas la citer, lui offrit un sourire maternel auquel Stiles aurait bien répondu par un tirage de langue en règle. Mais premièrement, il avait la bouche pleine, et deuxièmement l'heure de récupérer les enfants venait de sonner, et les portes s'étaient ouvertes pour laisser sortir tous pleins de petits marmots dans un joyeux brouhaha propre à ces bouilles enfantines.

- Alors à ce que je vois, ça se passe bien avec Derek.

- Plutôt avec Sarah. Lui, je ne le vois pas trop. Répondit-il en surveillant la sortie du regard, espérant y apercevoir le petit bout dont il s' , il savait qu'elle sortait bien après les autres, histoire de ne pas se retrouver écraser par ses camarades.

- Il travaille beaucoup ? Questionna-t-elle

- Trop, si tu veux mon avis.

La grand-mère haussa un sourcil, l'air de dire " Qu'est-ce que tu en sais mon poussin, toi et ton acné juvénile ? " Sauf que Stiles n'avait pas d'acné, et reconnaissait les signes d'une personne se tuant à petit feu à la tâche, qu'elle soit d'ordre professionnelle ou personnelle. Stiles soupira et se tourna vers elle en se grattant la nuque.

- Du peu que je le voie, et on ne peut pas dire que je le voie beaucoup, je peux t'affirmer que s'il continue à tirer sur la corde comme ça, il va craquer d'ici quelques mois.

- Mais tu es là.

Stiles sourit, amusé.

- En effet, je suis là. Et je fais ce que je peux pour le soulager.

La vieille femme le regarda tendrement et lui caressa l'épaule.

- Tu as un grand cœur, mon p'tit Stiles.

Stiles haussa les épaules.

- Il m'a engagé pour que je m'occupe de sa fille, et il m'a l'air complètement dépassé par les événements. Je crois qu'il s'attend encore à ce que je le laisse tomber à tout instant, comme les autres avant moi. Sauf que je suis têtu et je ne refuse jamais un défi. Termina-t-il en lui faisant un clin d'œil.

Victoria rit un instant avant de secouer la main, apercevant Erica. La petite, mains solidement cramponnées à son cartable, semblait raconter une histoire passionnante à sa jeune amie, la petite Sarah, qui suivait son récit avec grande attention. Quand la petite blondinette aperçut sa grand-mère avec Stiles à ses côtés, elle pressa le pas, tout sourire, avant de courir enlacer les jambes du jeune homme qui sourit tendrement.

- Salut toi !

- Stil'z ! Toi et Sarah, vous pouvez venir au parc avec mamie et moi ?

Alors que Sarah venait s'installer à côté d'eux, Stiles s'accroupit face à la blondinette.

- Nan ma puce, on n'a pas le temps, il faut que j'aille faire un truc. Et puis je suis sûr que vous avez des devoirs, non ?

Il jeta un regard à Sarah qui hocha doucement la tête. Il sourit devant l'air boudeur d'Erica.

- Roh allez, ne boude pas. Tiens, prend un petit quelque chose à grignoter.

Les yeux de la blondinette s'illuminèrent de plaisir alors qu'elle regardait l'intérieur du sac. Victoria grommela que, bien sûr, on en proposait à sa petite fille mais pas à elle, et Stiles lui tira la langue.

- Ça, c'est pour le ventre sur pattes de tout à l'heure ! - Il se tourna vers Sarah - Tu veux quoi, miss ?

La petite fronça les sourcils. Il lui tendit le sac en lui disant de prendre ce qu'elle voulait et, surprise, elle regarda le sac sans réagir.

- Sarah ?

Elle leva un regard perdu vers lui.

- Bah, ne fais pas cette tête. Tu as le droit à un goûter, non ?

Elle hocha la tête mais garda son air de petit chiot perdu devant le sac ouvert.

- Tu sais quoi choisir ?

Secouage de tête de droite à gauche. Stiles sourit et s'approcha un peu pour pouvoir regarder à son tour dans le sac, tandis qu'Erica se régalait avec son pain au chocolat, mettant des miettes partout autour de sa bouche.

- Aloooors... Nous avons, un chausson aux pommes - bon, tu sais quel goût ça a la pomme, je pense - .. Euuuh, ici nous avons un croissant, là un beignet au chocolat, ici un pain aux raisins et enfin un macaron aux noisettes.

La petite se mordilla les lèvres et pointa timidement son doigt vers une des pâtisseries.

- Pain aux raisins ?

Hochement de tête timide. Lui souriant, il prit une des serviettes que la boulangère avait pensé à glisser dans le sac avec ses achats et attrapa le fameux pain aux raisins pour le lui tendre. Elle regarda le goûter, encore un peu hésitante avant de le prendre tout doucement et fixer Stiles dans les yeux. Celui-ci hocha la tête.

- Mais de rien, très chère.

Les lèvres de l'enfant tressautèrent et une fois encore, Stiles trouva laressemblance entre le père et la fille adorable. Se redressant, il renifla dédaigneusement vers Victoria, qui le fixait.

- J'sais pas si tu l'mérites, mais tiens. - Il lui donna le macaron restant - Sois gentille avec tes p'tits camarades.

Ses pitreries firent rire la petite Erica, qui lui dit que sa mamie, c'était la plus gentille des mamies et qu'il était bête de dire ça. Stiles prit un air faussement outré.

- Moi ? Bête ! Fais attention, je pourrais te reprendre ton pain au chocolat !

- Ah nan ! Cria Erica en riant avant d'enfourner ce qui restait du goûter dans sa bouche.

- Hey, ne t'étouffe pas, prends ton temps voyons, je rigolais, je ne vais rien te prendre ! Déclara Stiles, soudainement inquiet.

Mais Erica allait bien - au vu du sourire plein de miettes qu'elle lui offrit -. Victoria, toujours souriante devant ce tableau, pencha la tête sur le côté pour regarder Sarah.

- Il est gentil Stiles, avec toi ?

La petite, louchant sur son goûter, les yeux pétillants, hocha vivement la tête.

- Tu t'en sors pas mal avec elle. Déclara-t-elle en reportant son attention sur Stiles, qui veillait sur Sarah du coin de l'œil.

De nouveau, il haussa les épaules.

- Elle est adorable.

Il jeta un coup d'œil à l'intérieur de son poignet droit, où se trouvait sa montre, avant de prendre congé auprès de Victoria et d'Erica. Arrivé à la voiture, il vérifia que le siège enfant était bien attaché avant de laisser Sarah, toujours dégustant son pain aux raisins, grimper sur celui-ci. Il avait décidé d'investir dans un siège auto quand il avait commencé le baby-sitting ; parce que non seulement il comptait en faire pendant un moment, il aimait ça, ça collait avec ses horaires de disponibilité, mais aussi et surtout parce qu'il voulait aussi des enfants plus tard. En somme, c'était un investissement sur le long terme. Le très long terme, d'ailleurs.
Il vérifia du regard que la petite était bien attachée et tendit la main vers elle. Sarah se crispa et s'enfonça dans son siège, cessant de mâcher et fixant cette main qui allait rentrer dans son espace vital. Stiles cessa son mouvement et eut un rire un peu gêné.

- C'est juste que... La ceinture est mal mise.

Sarah baissa le regard.

- Tire un peu dessus.

Elle s'exécuta et releva le regard vers lui, interrogative. Il hocha la tête, satisfait.

- Bien !

Il s'installa donc à son volant et démarra. En sortant du parking, il jeta un coup d'œil dans le rétroviseur du plafond pour regarder la petite.

- Dis-moi Sarah, tu peux me rendre un petit service ?

Elle le fixa via le rétro, l'air de dire " Tu t'fous d'moi ? J'ai quatre ans, qu'est-ce que tu veux qu'j'fasse ? " - Ouais, c'est exactement comme ça qu'il l'entendait parler dans sa tête. Il trouvait que ça lui allait bien -.

- Ce matin, comme c'est ton papa qui t'a déposée à l'école, je suis parti de chez moi en même temps que mon meilleur ami. Et j'ai oublié mes clés. Est-ce que tu veux bien qu'avant de rentrer chez toi, on passe à son travail pour que je puisse prendre les siennes ?

Elle cligna des yeux. Stiles regarda à droite puis à gauche avant de s'engager.

- Si tu ne veux pas, je dormirais dans ma voiture cette nuit, c'est triste.

Coup d'œil au rétro. Elle le regardait d'un drôle d'air, se demandant si on pouvait vraiment dormir dans une voiture. Elle vit qu'il la regardait et elle hocha la tête avant de regarder par la fenêtre, tenant son petit cartable tout contre elle.

- Tu es déjà allée dans une animalerie ?

Elle pencha la tête sur le côté. Ah, elle ne devait pas savoir ce que c'était.

- Tu verras. Quand on était petit avec Scott, mon colocataire, on y traînait tout le temps, on aimait bien être là-bas. Et depuis qu'il a l'âge, il y travaille.

L'école maternelle de Sarah n'était qu'à une poignée de minutes de l'animalerie. Sortant de la voiture, Sarah fixait le bâtiment, curieuse. Stiles eut le réflexe de vouloir lui prendre la main pour traverser, mais se retint au dernier moment. Ouf, elle n'avait rien vu.

- Reste près de moi et ne cours pas le temps qu'on traverse, d'accord ?

Nouvel hochement de tête sans quitter la vitrine de l'animalerie/vétérinaire des yeux.
Et quand ils entrèrent dans la boutique, Stiles fut heureux de voir la petite fille de trois ans quasiment constamment bloquée et cachée derrière son mutisme se manifester. Sarah ouvrit de grands yeux en levant la tête etelle voulait regarder partout à la fois. Il sourit quand elle tourna la tête vers lui.

- Tu peux aller regarder si tu veux, du moment que tu ne sors pas d'ici.

Ses yeux pétillèrent et elle s'élança vers une première cage, celle qui donnait sur la rue, pour regarder, l'air émerveillée, les petites gerbilles qui y évoluaient. Stiles la surveilla du coin de l'œil avant de se diriger vers l'accueil. L'homme chauve à la peau couleur café releva les yeux et sourit quand l'étudiant se plaça devant lui.

- Stiles, ça fait un moment qu'on ne t'avait pas vu dans le coin.

L'étudiant, qui semblait ne jamais savoir se débarrasser de son sourire, hocha la tête en montrant la petite Sarah du doigt, qui était maintenant en train de s'extasier devant les vivariums et ses serpents haut en couleur.

- Bonjour, Deaton. Ouais, j'ai du boulot, donc je n'ai plus trop de temps pour venir, c'est vrai. Hum, en fait, je venais pour Scott, il est là ?

- Dans l'arrière boutique. Lui répondit le joyeux vétérinaire.

Stiles se retourna vers Sarah, embêté. Il ne voulait pas la laisser seule ici sans surveillance, même s'il savait qu'elle ne craignait rien. Deaton retourna à son occupation, sûrement son agenda.

- Tu peux l'emmener si tu veux, elle pourra regarder les bébés qui viennent de naître.

Stiles le remercia et s'approcha de Sarah. Elle leva vers lui un regard étincelant. Attendri, il s'accroupit et regarda les petits ratons qui reniflaient dans leur direction à travers les barreaux.

- Tu vois, j'étais sûr que ça allait te plaire. Tu veux venir voir les chiots et les chatons ?

Elle hocha vivement la tête, le faisant rire.

- Allez, viens.

Il lui montra le chemin d'un signe de main et ils passèrent derrière le comptoir où Deaton travaillait, pour rentrer dans l'endroit réservé au personnel. C'était certes moins coloré que la boutique en elle-même, tout en béton, mais Stiles le savait : C'était un endroit où les animaux étaient très bien traités. Stiles entraîna Sarah dans une pièce où ils trouvèrent Scott en face d'une table, examinant un animal tandis que d'autres attendaient leur tour, installés dans un grand parc contre un mur, se bataillant gentiment. Sarah se mit à courir vers le fameux parc et se pencha au dessus, un sourire sur les lèvres, en observant ses peluches sur pattes se mordiller l'oreille, se sauter dessus et japper en cherchant à se montrer féroces. Scott tourna la tête vers elle et fronça les sourcils.

- Hey petite, tu n'as pas le droit d'être là, où sont tes parents ?

- T'inquiète Scotty, elle est avec moi. Ricana Stiles ne rejoignant son ami.

Scott se retourna vers lui et sourit.

- Ah, c'est toi. - Il jeta un œil vers la petite Sarah, toujours penchée au dessus des chiots - C'est donc elle, la fameuse Sarah.

Stiles acquiesça en grattant le haut de la tête du bébé Golden Retriever dans les bras de Scott. Le chiot ferma les yeux sous les caresses entre ses oreilles avant de japper joyeusement, et tentant de lui mordiller la main, ses petites patounnes s'agitaient dans le vide. Stiles poussa un petit bruit fort viril.

- Han, c'que c'est adorable... !

- N'est-ce pas ? Répondit Scott avec un sourire.

Il s'approcha du parc pour y reposer le chiot. Mais le regard de la petite Sarah vers la boule de poil qu'il tenait dans les bras l'en dissuada et il s'accroupit plutôt.

- Salut, moi c'est Scott. Se présenta-t-il en lui offrant son sourire plein de fossettes.

La petite continua de fixer le chiot qui commençait à s'agiter en couinanttoujours. Mais Scott ne le prit pas mal, il vivait avec Stiles, ce dernier lui avait tout raconté à propos de cette petite et son papa. Alors, il observa le chiot qui humait l'air autour de lui puis pencha la tête en jetant un œil vers Stiles qui s'était approché. Il reporta son attention sur l'enfant.

- Tu veux le caresser ?

Stiles fronça les sourcils et Sarah releva la tête vers lui, les yeux écarquillés.

- Il ne va pas te mordre, je te le promets. Ce sont de vraies peluches sur pattes, surtout celui-là.

- Scott, je ne crois pas que-

-N'écoute pas ce rabat-joie. Le taquina Scott.

Sarah regarda Stiles qui gonfla les joues pour bouder, puis Scott, et enfin le petit chiot qui continuait de bouger la tête, l'air heureux. Elle avança une main hésitante vers la tête de l'animal qui stoppa ses mouvements et renifla cette petite main tendue vers lui. Elle, surprise, ne bougea pas, jusqu'à ce que le chiot jappe de nouveau et se mette à lui lécher les doigts. La petite sursauta, eut un mouvement de recul. Stiles, inquiet, s'avança mais Sarah arbora un tout petit sourire, qui ne dura qu'une fraction de secondes mais qui était bien là, avant de poser sa main sur lechiot et commencer à le caresser gauchement. La boule de poil sembla heureuse de cette attention et jappa un peu plus joyeusement. Scott eut un rire et proposa à la petite de le prendre dans les bras. Sarah jeta un regard mi-interrogatif, mi-apeuré vers Stiles qui hocha les épaules en souriant, lui disant qu'elle ne le faisait que si elle en avait envie. Alors, la petite brunette se retourna vers Scott et hocha la tête. L'apprenti vétérinaire vint donc délicatement déposer le chiot dans ses bras en prenant bien garde de ne pas la toucher, puis il se releva. Sarah regardait le chiot dans ses petits bras comme une bête étrange, lui sur le dos, les quatre fers en l'air ne bougeait pas, puis pencha la tête sur le côté et commença à bouger pour lui léchouiller le visage. Elle ferma les yeux en soufflant un peu, comme si elle voulait rire, mais qu'elle n'en n'avait pas la force. Alors, elle le serra un peu plus contre elle. Stiles, attendri par ce spectacle, posa sa tempe sur le mur froid et observa l'enfant qui déposait le chiot au sol avant de s'asseoir et lui faire un câlin. Il continuait de la chatouiller joyeusement en lui léchant la bouille. Une petite tape sur l'épaule et quelques cliquetis de métal.

- Tiens, les clés.

Stiles le remercia d'un sourire et Scott lui proposa quelque chose à boire. Le jeune baby-sitter, trop heureux de voir la petite s'amuser autant, même si très discrètement, accepta avec joie pour rester un peu plus longtemps. Ils parlèrent de tout et de rien, surtout de rien, de la journée qu'ils avaient passé, de ce qu'ils prévoyaient chacun pour la soirée ainsi que de leurs plans pour les prochaines vacances. Au bout d'une petite demi-heure, Stiles se rapprocha de Sarah, toujours en train de jouer avec le chiot. Scott lui avait donné un des jouets du parc et les deux semblaient très complices. Quand il lui dit qu'ils allaient bientôt y aller, la petite le regarda avec horreur en attrapant le chiot et le serrant contre son cœur. Stiles eut un sourire chagriné devant le désarroi de l'enfant. Il s'accroupit face à elle et gratta le chiot entre les deux oreilles qui haletait, la langue pendante.

- J'ai récupéré mes clés. Mais ne t'en fais pas, on revient demain.

Elle le fixait toujours, refusant de lâcher le chien. Stiles fit le signe de croix sur son cœur.

- Croix d'bois, croix d'fer, si j'mens, j'vais en Enfer.

Elle plissa ses yeux, regarda une dernière fois le chiot, l'embrassa sur le haut de la tête et le lâcha enfin. Scott le récupéra pour le glisser dans le parc où il s'empressa de rejoindre ses frères et sœurs, un peu calmés. Certains s'étaient déjà endormis. Sarah les regarda une dernière fois, son visage trahissant sa tristesse de laisser son nouvel ami ici, mais Stiles lui jura une seconde fois qu'ils revenaient demain pour rendre ses clés à Scott et qu'ainsi, elle le reverrait. Mais c'est tout de même à reculons que Sarah suivit son baby-sitter dans la boutique, puis enfin dans la voiture.

Tandis qu'il conduisait jusqu'au loft des Hale, Stiles jetait quelques regards à l'arrière par le rétro pour surveiller Sarah. Celle-ci avait posé sa tête contre la portière, le regard perdu sur le paysage, l'air nostalgique. Cette constatation fendilla le cœur, peut-être trop sensible, du jeune adulte. Serrant le volant entre ses doigts, Stiles se demandait si ça avait été une si bonne idée d'emmener la petite voir des animaux, à la lumière de la détresse qui se détachait d'elle en cet instant.
Stiles secoua la tête. Non, ça avait été une bonne chose. Ça lui avait appris quelque chose sur cette enfant renfermée : Elle ne refusait que le toucher des humains. Mais un bambin ne pouvait vivre qu'entouré de peluche. L'histoire prouve que les enfants ont besoin de contact, aussi bien physique que psychologique. Et elle avait accepté, voire même recherché l'échange avec cette peluche sur pattes. Ça oui, c'était bon à savoir. Et il était sûr qu'un certain papa allait apprécier savoir cette nouvelle.

.*.

Le lendemain, la journée sembla passer beaucoup plus vite que d'habitude.
La veille, quand ils étaient rentrés au Loft, Stiles avait réfléchi et avait finalement choisi de ne pas parler au père de ce qui s'était passé plus tôt. Et si ce n'était que par hasard ? Ponctuel ? Il n'allait tout de même pas donner à cet homme un espoir vain qui ne pourrait que le détruire un peu plus. Il avait donc tut cette histoire, bien qu'il l'ait tout de même prévenu de leur petit détour par le boulot de son colocataire. Il n'allait pas lui cacher ça, déjà parce que ça ne servait à rien, et puis il ne voulait pas que le père l'apprenne par une tierce personne et considère Stiles comme potentiellement dangereux et non digne de confiance. Le père avait juste haussé les épaules avant de le payer. Et aujourd'hui, Stiles se demandait qu'elle allait être la réaction de Sarah. Elle promettait d'être intéressante : Quand il était allé la chercher à l'école, Sarah avait secoué sa main en direction d'Erica et de sa baby-sitter avant de rapidement courir vers la Jeep de Stiles qui était resté là, les bras ballants. Puis il l'avait rejoint, alors qu'elle sautillait sur place, ce qui avait fait sourire le jeune étudiant.

Tandis qu'il se garait à la même place que la veille, Sarah ne tenait déjàplus en place. Stiles dut pour la première fois élever un peu la voix contre elle. Elle le regarda, boudeuse. Stiles soupira en se détachant, la regardant à travers le rétroviseur.

- Écoute, je ne veux pas te crier dessus... Mais je ne peux pas te toucher, alors si tu te mets à courir partout, que je ne peux pas te tenir la main et qu'une voiture arrive... Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, d'accord ?

Elle continua de bouder, ses petits bras croisés sur son torse, la tête vers le bas, refusant catégoriquement de le regarder. Stiles se retourna.

- Sarah... Sarah, miss, regarde-moi.

Elle lui jeta un regard noir. " Tu n'es plus mon copain " semblait-elle lui dire. Il lui offrit un petit sourire timide.

- Je te promets de ne plus crier sur toi, si tu promets qu'à chaque fois qu'on est dans la rue, tu ne cours pas, tu restes près de moi et dans le pire des cas, tu attrapes ma veste sans qu'on se touche, d'accord ?

Elle cligna des yeux et tourna la tête vers l'extérieur, son regard se braquant directement vers l'animalerie.

- Marché conclu ?

Tout petit hochement de tête. Lui retrouva son éternel sourire.

- Fort bien ! Allez hop, je suis sûr qu'une boule de poil sur pattes est en train de t'attendre impatiemment !

La petite se remit à sautiller sur son siège et quand Stiles lui ouvrit la porte, elle sortit de la voiture impatiemment.

- Sarah, qu'est-ce que je t'ai dit ? La réprimanda gentiment Stiles.

Elle leva la tête vers lui, moue boudeuse sur le visage, et elle croisa les bras de nouveau. Il lui intima de le suivre. Ils traversèrent sans encombre, elle boudant toujours. Enfin, une fois sur le trottoir d'en face, il lui fit un sourire.

- Maintenant, tu peux courir jusqu'à la boutique. Mais pas près de la route, près du mu-

Il n'eut pas besoin de lui répéter deux fois, ni même de finir sa phrase, elle partait en courant avant de se battre un peu contre la lourde porte. Stiles sourit doucement et il ne fut pas surpris, une fois rentré à son tour dans la boutique, de trouver Sarah sautillant joyeusement devant le comptoir pour essayer de voir ce que Scott faisait. Celui-ci lui souriant, déclara qu'il finissait de remplir les papiers et qu'il l'emmènerait voir les chiots ensuite.
Et quand Scott, se transformant en la délicatesse incarnée, lui mit le chiot de la veille dans les bras, que ce dernier se frotta la tête contre le menton de la fillette qui sourit, aux anges, Stiles se dit que, finalement, ça n'avait pas été une si mauvaise idée que ça.


Héhéhé... Nan mais en fait, j'ai rien à raconter... AH SI ! Pour me mettre dans l'ambiance guimauve de cette histoire, j'ai regarder pleins de bleuette que j'adore, des trucs niais à souhait mais dont j'assume totalement mon attachement. Et j'ai revu Coup de foudre à Manhattan que je n'avais pas vu depuis des années. Et là, le choc : Tyler Posey à 9/10 ans. OHMAGAD, déjà que j'aimais ce film à cause du sourire ravageur de Ralph, mais alors là... Ahrzuobfpuabfuafnrpzirn */*


RÉPONSES AUX REVIEWS

WM : Meurchi beaucoup .w.

Sasunaruchan : Héhéhé, merci beaucoup ! Tu trouves ça doux ? Tu trouves ça sweet ? Attends toi à développer un diabète de type deux par la suite :D Enfin je crois. Enfin j'espère.

Marion : Oh mon dieu, tu n'imagines même pas tous les scenarii les plus loufoques que j'ai pu mettre sur pied avec ces deux zigotos ! Même si j'ai pas encore réussit a placer quoique ce soit... Mais je vais trouver, MOUAHAHAHA ! Mais oui, Stiles qui couve Derek... Je viens d'écrire une petite scène d'ailleurs... Une scène bien Sterek avant l'heure, tu verras bien 8D Heureusement que tu aimes Sarah ! D'ailleurs, je suis soulagée, j'avais peur que faire Derek en tant que père et un OC allait faire fuir des gens, mais au final même si habituellement certain n'apprécient pas, ça leur conviens. Donc je suis heureuse ! Disons qu'elle est la colle de Stiles et Derek. Enfin, au début. Enfin, si elle était pas, y aurait pas fanficiton. Enfin, pas du même type... Stiles toujours en baby-sitter mais qui baby-sitt' Derek... ? ARG. J'suis pas sur d'avoir envie d'imaginer ça X_x

AH ! Enfin quelqu'un qui me parle des chansons /o/ Haaan, que je suis contente w Elles sont pas toutes du même style - J'ai faillit écrire Stiles u_u - et certaines n'ont strictement aucun rapport avec le chapitre qu'elles précèdent, maiiiiiis... Enfin voilà, des chansons que j'aime beaucoup ^^ ( J'avoue avoir un énorme faible pour celle de ce chapitre... Arf. )

Merci encore pour ta review *poutoux poutoux*

Kassandra : Merci beaucoup pour ta review /o/


A lundi donc, pour un POV de Derek un peu cours.

xoxo, Win'