Disclaimer: Les personnages de Hétalia ont beau être dans un autre univers, il ne m'appartiennent pas et sont toujours à Hidekazu Himaruya
Genre: UA [J'avais envie d'écrire sur la piraterie et sur Arthur Pirate, mais pas dans le contexte de Hetalia.] , Romance, Family, Angst.
Allusions/Clin d'œil à certains mangas mais je ne dirais pas lequel. (Et ne dites pas «One Pièce» c'est trop facile).
Rating: M
Personnages: Presque tous les personnages auront droit à une apparitions, plus ou moins importantes, certains comme Arthur seront beaucoup sur le devant de la scène. D'autres feront de la figuration. D'autres seront parfois juste évoqués, soit dans une description soit dans une anecdote.
Parings: RomxGer sous entendue, Arthur/Francis, Ludwig/Feliciano, Antonio/Gilbert, et d'autres mais je n'ai pas encore tout en tête pour le moment.
Chapitre 3: Abordage et Sauvetage
- «Arthur...Arthur, réveilles-toi!»
L'enfant d'environ 10 ans roula sur le côté, entrouvrant ses yeux émeraudes et se redressant en position assise, se frottant les yeux en protestant mollement. «Déjà? C'est tout juste l'aube!
- Notre bateau va bientôt partir!» déclara sa mère, la capitaine aux longues mèches brunes.
Le petit mousse s'habilla, chacun de ses mouvements au ralentit, comme si le sommeil maintenait sur lui une sévère prise. «J'arrive!» Un bâillement lui échappa tandis qu'il suivit la pirate et ses trois grands frères dans les escaliers. Il était fatigué et dormait presque debout, marchant comme un somnambule, sous les rires étouffés de ses aînés, qui l'empêchèrent trois fois de tomber, de de cogner dans quelqu'un ou de glisser dans une flaque d'eau. Une taloche du plus vieux sur le crâne le tira du sommeil une bonne fois pour toute, et il suivit la petite troupe en grommelant.
Il avait entendu parler du grand Romanyus et savait qu'il était sur cette île en ce moment mais n'avait ni pu, ni eu le temps de le chercher, au contraire de ses frères qui avaient tenté le coup mais sans succès. L'homme était apparemment introuvable ou très discret. Il n'était pas le plus craint des océans pour rien. Et d'après les dernières nouvelles, il s'interrogerait sur lequel de ses enfants serait son héritier...mais personne ne savait ou et qui étaient les dit-enfants.
- «Ho Arthur! Va acheter ça chez l'apothicaire!» ordonna Britanna en tendant une petite bourse et un bout de papier au benjamin de la fratrie: «Et dépêches-toi, nous ne pouvons perdre trop de temps avant d'appareiller!» Elle se détourna, montant la passerelle, sans un regard en arrière, pleine de confiance pour le petit.
Son quatrième fils s'élança au pas de course à travers les ruelles, évitant passants et marchants pour arriver plus vite à la boutique, sans avoir besoin de ralentir un seul instant.
Sauf qu'au détour d'une rue, il percuta brutalement quelqu'un et tomba par terre dans un petit cri de douleur, sa bourse lui échappant des mains. Elle fut ramassée rapidement par l'homme qu'il avait accidentellement percuté mais lui fut aussitôt rendu après que ce dernier l'eut relevé.
Puis celui-ci le fixa avec attention et son visage s'éclaira: «Mais...dis moi tu es le fils de Britanna n'est-ce pas? Tu lui ressemble!
- Ca ne vous regardes pas!»cracha agressivement le petit blond en frappant la main qui l'avait aidé à se remettre debout. «Et j'avais pas b'soin de vo'te aide!» Insolent à l'époque, il était encore loin des taloches que sa mère lui mettrait pour lui corriger son langage d'ici quelques mois.
Le grand brun eut un sourire narquois et tourna la tête vers l'enfant à ses côté, enfant emmitouflé dans une cape sombre malgré la chaleur. «Tu entends? Tu devrais piquer des crises de colère toi aussi, histoire de pas te laisser faire». Le plus jeune ne lui répondit pas, détournant la tête, comme ignorant la remarque. Était-il indifférent ou blessé? Avec cette capuche, impossible de le dire.
Arthur lui gonfla les joues de colère et, serrant les poings, cracha agressivement: «Je ne fais pas de crises!» S'il était plus grand, cet homme ne se moquerait pas de lui. Il l'observa, afin de voir à qui il avait affaire. Un combattant d'un certain âge, yeux marrons et cheveux bruns, et des habits typiques des capitaine (pirates ou autres). Une épée pendait à sa ceinture à gauche et un revolver à droite. Son chapeau noir décorée de diverses plumes colorées semblait neuf et ombrageait son visage, cachant un étrange diadème doré qui ceignait son front. La bouche du petit s'ouvrit toute grande «Vous...êtes Romanyus!» Le roi des pirate se trouvait juste devant lui, et il le croisait sans même l'avoir chercher, par simple chance, par simple hasard.
Un sourire à la fois contrit, amusé et ennuyé apparut sur le visage de l'homme le plus craint (pour les uns) et respecté (pour les autres) des mers. Il soupira et se frotta la nuque: «Mince! Moi qui voulait passer inaperçu! Hé gamin ne hurle pas ça sur, les toits d'accord? Je ne veux pas qu'on me reconnaisse! Je suis là incognito.
- Enlevez le diadème alors! Il est reconnaissable entre mille!» proposa Arthur, comme si c'était une évidence.
- «….Tu n'as pas tord! J'ai tellement l'habitude de l'avoir que je l'oublie.» Soupirant il retira le cercle en or et le cachant à l'intérieur de son manteau rouge et bleu. «Donc tu es bien le fils de cette fabuleuse corsaire!
- Ca ne vous...
- Apparemment, tu lui ressembles vraiment...» Il rit et retira son tricorne flambant neuf, l'effleura en murmurant quelques mots dans une langue étrange, et le posa sur la tête, trop petite, du petit marin. «Cadeau! Et ne dis à personne que tu m'as vu ou que j'étais accompagné d'accord? Sauf à ta mère si tu es obligé de passer aux aveux avec elle! Je sais à quel point elle est terrible!
- Pourquoi ne dois-je rien dire? Vous avez des ennuis? » Demanda le petit en relevant le couvre-chef qui lui tombait sur les yeux.
Un sourire mystérieux lui répondit avant que les mots ne soient prononcés: «Secret! Et pour le chapeau, il est trop grand pour le moment mais quand il sera adapté à sa tête...tu auras l'âge d'être un grand capitaine toi aussi! Mais tu en auras surement un neuf d'ici là!» Romanyus eut un mystérieux sourire. Il avait sentit quelque chose chez cet enfant. «Et je suis certain que tu en seras un! Je sens bien ces choses là.»
Peut-être que...
...un potentiel successeur était plus proche qu'il ne le croyait finalement!
Posant une main sur l'épaule de son peut-être fils, toujours dissimulé sous sa cape, il l'entraina dans une ruelle un peu plus loin, laissant un Arthur stupéfié. La voix du pirate lui parvint une dernière fois, résonnant à ses oreilles: «A un de ces jours, peut-être gamin!» Et ils disparurent.
Seul le chapeau sur sa tête le convainquit qu'il n'avait pas rêvé.
Et fut une preuve suffisante à Britanna pour prouver qu'il ne mentait pas, lorsqu'il expliqua son retard.
Il ne portait plus le chapeau depuis des années, celui-ci était un souvenirs précieusement gardé dans son coffre à souvenirs. Il en avait un nouveau, semblable mais dont les plumes étaient différentes. Mais il n'avait jamais oublié cette rencontre. Et il s'était posé de nouvelles questions depuis, en personnage curieux qu'il avait toujours été.
Et était-ce le garçon qui possédait la carte qui accompagnait l'homme ce jour-là?
Où était-ce Antonio? Ou une autre personne?
Impossible de le dire. Le roi des pirates avait dit qu'il était ici incognito. Qu'il ne voulait pas qu'on sache qu'il était ici, malgré la présence de son célèbre bateau. Il ne pouvait plus le savoir mais aujourd'hui, il pouvait sauver ce fils favori (apparemment) de Romanyus, même si cette carte semblait être plus une malédiction qu'autre chose. Mais il en saurait assez rapidement après tout.
Posant sa main sur la rambarde du pont, il fixa le navire ennemi et plissa avec assurance ses yeux émeraude. Quelques mots lui échappèrent, et ce fut comme si son bateau frissonnait. D'un coup il sembla aller plus vite, filant sur les eaux jusqu'à rattraper le Bloody Heart. Ses hommes se rassemblèrent derrière lui, prêt au combat. Il avait déjà résumé l'objectif de cette attaque et chacun avait un but bien précis à exécuter. Tirant son sabre, il eut un sourire étincelant, un sourire que ses ennemis qualifiait de démoniaque. Il voyait déjà les regards abasourdis de l'équipage de Spearow, ce monstre qu'il allait humilier à l'instant. Il eut un frisson d'anticipation, impatient de montrer de quoi il était capable, une fois de plus prêt à monter les échelons, à prouver que le plus fort c'était lui.
Son drapeau noir, signe typique des pirates, claquait dans le vent, au coté de sa propre bannière rouge, à deux pointes, ornée d'une rose et de deux lions dorés. Son symbole personnel.
Quelques secondes plus tard, la Licorne percutait violemment l'autre navire pirate.
Levant haut sa lame qui étincela au soleil, il cria: «A L'ABORDAGE» d'une voix claire et assurée.
Les cordes des grappins sifflèrent dans l'air et, à peine cinq minutes plus tard, l'équipage du capitaine Kirkland envahissait le bateau honnis.
Arthur atterrit avec souplesse sur le sol, repoussant d'un mouvement brutal de son épée un attaquant inconscient. «Où est le fils de Romanyus?» Siffla-t-il en pointant son arme sur la gorge du vaincu, un gamin d'à peine 14 ans, qui faisait sans doute son premier voyage. «Je n'ai pas de temps à perdre, ni envie de te tuer. Réponds ou je change d'avis!»
L'adolescent, tremblant, montrant une porte, et ajouta un faible «En dessous, un escalier caché dans la cabine du capitaine!» Un coup de pommeau d'épée sur la tempe l'envoya au pays de rêves pour quelques heures. Arthur tourna ensuite les talons pour aller voir par lui-même dans cette direction, suivit par Toris, ainsi que par son frère Carwyn. Il préférait ne pas être seul, au cas où Spearow ne le serait pas non plus. Ou au moins pour qu'ils puissent évacuer le prisonnier pendant que lui règlerait son compte à cet imbécile.
Il ne doutait absolument pas de sa victoire, il avait l'avantage et il le savait parfaitement.
Il entra dans une cabine ordonnée, calme et vide de toute présence humaine. Donc le gamin avait parlé d'un escalier caché hein? Il chercha donc où pourrait être ce fichu passage secret. Mais un éclat bleuté attira son attention: un collier ou plutôt une chaîne d'argent orné d'un cristal azur était posé sur le bureau. Un pendentif comme celui d'Antonio ou de Marco, le bijou que Romanyus avait offert à chacun de ses descendants. Empoignant le collier il l'empocha sans un mot.
- «Arthur! Il y a un trappe!»
Le capitaine se retourna, baissant les yeux sur le carré au sol, carré qui avait été caché par un tapis. Un sourire méprisant se dessina sur ses lèvres «Quel amateur, c'est un truc vieux comme le monde!
- T'as pas une pièce secrète dont la porte est cachée par une bibliothèque toi?
- Ferme-là Carwyn!» Il ouvrit la trappe d'un coup de pied, dévoilant un escalier plongeant dans l'obscurité. «Pfff! Ca sent le piège à plein nez!» Appelant mentalement une fée de feu, il descendit, éclairé par cette seule lumière, les doigts crispés sur son arme tandis que les deux autres le suivaient précautionneusement.
Une odeur de sang le fit grimacer et il distingua une silhouette, recroquevillé au sol. Mais il ne se précipita pas et tendit même le bras pour empêcher Toris de le faire. «Quelque chose ne va pas!
- Quel honneur de rencontrer le grand capitaine Kirkland!
- Je n'en dirais pas autant. Ce n'est guère glorieux de croiser une pourriture de ton espèce Spearow! Mais je vais me faire un plaisir de t'humilier!» Ses yeux était fixé sur la silhouette sombre de l'homme, à présent debout devant son captif qui ne remuait même pas, sans doute inconscient. Son regard se porta ensuite sur ce dernier: «Tu es vraiment prêt à tout pour avoir cette carte? Pitoyable! Si tu le tue, la carte n'apparaîtra jamais, tu le sais je suppose ou tu es trop stupide et ignorant pour ça?
- Oses dire que si tu avais mis la main sur ce garçon avant moi, tu n'en aurais pas fait autant! Tu joue les moralisateurs mais au fond toi aussi tu veux ce trésor et tu es également prêt à tout pour l'avoir!»
Arthur ne nia pas. Un sourire mauvais fut sa première réponse, la seconde furent ces mots «Mais voyons...si je l'avais trouvé avant vous, je serais sans doute déjà en train de charger l'or de Romanyus sur mon bateau à l'heure qu'il est!
- Tu sais faire apparaître le tatouage peut-être?» Railla l'homme, tirant son arme et toisant ce qu'il voyait comme un gamin au vu de leur différence d'âge.
Le plus jeune ricana, sûr de lui et légèrement arrogant : «J'en sais certainement plus que toi!» Il murmura soudain quelque mots à la fée du feu qui alla brusquement tournoyer autour de la tête de l'ennemi, l'agaçant, l'aveuglant encore et encore pour le déconcentrer . Cela ne l'empêcha pourtant pas de parer l'attaque du jeune pirate. Le combat commença alors, violent et où les deux adversaires rivalisaient de techniques et de forces.
Francis entrouvrit les yeux, le corps presque brisé par la douleur. Une brume embuait son regard mais il distinguait une silhouette vêtu de rouge, qui se battait avec son tortionnaire. Deux autres silhouettes se précipitèrent à ses côté. L'un d'eux força ses chaînes, et l'autre le chargea ensuite sur son dos, pour l'emmener, sans doute sur leur bâteau. Mais qu'importe, il n'avait plus la force de se débattre ou quoique ce soit.
Après tout il passait juste des mains d'un groupe de pirates à celle d'un autre équipage.
Qu'est-ce que cela changerait au final?
Rien, ce serait la même chose.
Ils voudraient juste la carte, comme les autres.
Un cri de rage le fit sursauter mais fut sans suite, si ce n'est un grand choc, résultant d'un coup de pied bien placé d'Arthur dans le ventre de son ennemi, l'expédiant dans des caisses un peu plus loin. Le fils de Romanyus, épuisé et perclus de douleur physiquement et moralement perdit conscience.
- «Alors? C'est tout?» Railla le jeune pirate, rejoignant d'un bond ses deux hommes, couvrant leur retraite face à un ennemi furieux. «Vous êtes vraiment faible finalement, Antonio se vantait donc bel et bien ce jour-là!»
L'autre grogna de rage: «Tu me le paiera Kirkland!
- Si tu savais le nombre de personnes qui m'ont dit ça...» répondit nonchalamment l'autre en haussant les épaules. Un choc secoua soudainement le navire, les faisant tous vaciller. Quelques secondes de silence passèrent avec que Spearow ne se rende compte que le sol était nappé d'eau.
La panique le fit crier, plein de colère: Qu...qu...Qu'à tu fais?
- Ho...Mes hommes doivent avoir envoyer un boulet, à moins que mon navire n'ait harponné le tiens. Si tu as de la chance, ce ne sera pas assez pour envoyer le Bloody Heart par le fond. Sinon...tu n'auras plus qu'à acheter ou à voler un autre bâteau...» Il savait à quel point sa nonchalance devait être exaspérante. Et, effectivement, il évita l'attaque avec aisance, parant sans difficulté le coup suivant. Il bondit en arrière et rejoignit l'escalier, entendant son frère l'appeler. Une nouvelle secousse envoya Spearow dans les quelques millimètres d'eau qui emplissait déjà le fond. Arthur lui se retint à la corde de l'escalier et le remonta ensuite en deux bonds sortant ensuite de la cabine du capitaine et rejoignant ses hommes .
Quelques instants plus tard la Licorne filait sur les flots, poussé par une léger flux magique, laissant un bateau à deux doigts de sombrer derrière lui. Le Bloody Heart ne coula pas, mais cette humiliation marqua le capitaine Spearow qui jura, voyant son hommes à terre et son bateau saccagé, qu'Arthur Kirkland paierait très cher ce qu'il avait fait aujourd'hui. Et il récupérait cette foutue carte, et s'emparerait du trésor. Même si c'était les deux dernières choses qu'il ferait dans sa vie.
Arthur se détacha du mat sur lequel il était appuyé, se tournant vers un Toris pâle qui venait vers lui en trainant un peu les pieds. «Alors?
- ….Je pense qu'on est arrivé un peu tard Capitaine! Il est vivant mais...il risque de mettre beaucoup de temps à se remettre!» Il se mordilla la lèvre, gêné, sentant que le jeune homme allait sans doute avoir une crise de panique en se réveillant. Il expliqua en quelques mots les blessures déjà relevées et lui fit part de ses craintes quand aux réactions lors du réveil.
Le blond serra les dents, regrettant déjà de n'avoir pas été jusqu'à couler son ennemi. Mais il se contint «Mettez le dans ma cabine, je vais m'en occuper moi même!
- Mais...
- Peut-être vaut-il mieux que pour le moment il voit le moins de monde possible!» Nul doute qu'il faudrait déjà un moment, ne serait-ce que pour reconstruire la confiance du fils de Romanyus. Et il allait falloir qu'il sache vite son nom, il en avait assez de le désigner ainsi dans sa tête.
A suivre.
Prochain Chapitre: Mettre en Confiance
