Bonjour !
Du blabla pour ce chapitre, j'espère ne rien oublier. Déjà, sauf imprévu, j'ai décidé de publier un chapitre tous les jeudis. Pour la première fois je vais essayer d'être régulière lol.
Ensuite, j'avais oublié de le dire au précédent chapitre, je ne l'ai édité qu'après donc les premiers lecteurs ne l'ont pas vu. J'ai créé un compte youtube où j'ai fait des playlists par FF. Cette fiction a la sienne, et elle comporte déjà son lot de vidéos : soit les musiques dont je parle, soit les bandes annonces de films cités. Si vous ne connaissez pas un film dont je parle, je vous conseille vivement d'aller voir les bandes annonces. Je cite rarement un film qui n'en vaut pas le coup (mais ça peut quand même arriver lol).
Une review s'est inquiété sur un point : le choix du film et le mélange acteurs/personnages. Je pense sincèrement qu'il n'y aura pas de problème car je ne vais pas faire apparaitre beaucoup les acteurs dans la fiction qui jouent des personnages, genre un acteur jouant le rôle de Rob. Ce qui m'intéresse n'est pas vraiment le film et le buzz autour mais la conception. Du coup, il ne devrait pas y avoir trop de confusion dans votre esprit puisque je ne pense même pas nommer ledit acteur. C'est pour dire !
Une autre review a été écrite sur l'OS à propos du point de vue externe que j'ai fait sur la fin. Il était un choix très réfléchi. J'ai voulu faire apparaitre l'unicité du moment entre Edward et Bella. Ils ne faisaient plus qu'un, leurs émotions étant confondues. Pour moi, aucun des deux points de vue n'autait pu faire apparaitre ça car ils auraient été comme déconnectés. C'était une image.
Enfin (on y arrive !) les N/B sont les notes de ma bêta Loumarcise que je remercie encore et toujours. Elle écrira à partir de ce chapitre des petits commentaires.
Ah, et je vous en prie, ne me tuez pas. Si vous voulez la suite, ne me tuez pas. Bonne lecture !
Lauriane
Chapitre 3. Restons-en là
***
EPOV
Je descends de scène très vite, le temps que le réalisateur ait fini de me présenter. Je n'avais pas détourné le regard de celui de Bella, de peur qu'elle ne disparaisse encore. Le destin avait suffisamment joué avec nous deux pour qu'il me l'enlève à nouveau.
La foule nous sépare et je crois que plus d'une personne essaie de me parler, mais tout le monde est transparent. Isabella Swan. Un nom. Mais pourquoi est-ce que je réagis ainsi ? Je ne la connais pas après tout. Pourtant, je suis encore victime de ce magnétisme.
J'arrive enfin à sa hauteur alors que je continue de la fixer. Ses joues prennent une couleur rosée si mignonne. Je ne peux m'empêcher d'y déposer le dos de ma main délicatement.
- On ne sait jamais ce que le destin nous réserve n'est-ce pas Bella ? Au moins maintenant je connais ton nom.
- Vous vous connaissez ? (N/B : Non, non, ils ne se connaissent pas. Ils ont juste couché ensemble mais à part ça, non. ^^)
Satané de lutin. Il a fallu qu'elle brise cette bulle. Bella rompt alors le contact visuel et recule son visage de ma main. Aussitôt je ressens ce manque de contact.
- La bouilloire, répond soudainement mon inconnue plus si inconnue que ça. J'ai oublié la bouilloire sur le feu chez moi, je dois y aller. Désolée !
Et elle s'enfuie. Comme ça, me laissant en plan avec Alice. J'en ai le souffle coupé. Depuis deux ans que je la recherche, et elle s'enfuie dès que je la retrouve. Finalement, j'avais raison. Ce n'était qu'une nuit pour elle. Du sexe, mais rien de plus.
Quelque chose se brise en moi. Un coup de poignard en plein cœur. Je suis un imbécile. À quoi ça servait de se prendre la tête ainsi ? Je n'étais rien pour elle. Rien du tout, sauf un coup d'un soir qui s'est offert à elle.
- Edward ? Tu vas bien ? Oh ! Edward je te parle ! Que se passe-t-il ? D'où la connais-tu ?
- Excuse-moi Alice, je vais y aller. Je… j'ai besoin de sortir.
Et je m'en vais, sans attendre la réponse de ma sœur qui doit se poser mille et une questions. Je ne vois rien de ce qui est autour de moi. Tout est flou, tout n'est que néant. J'essaie de comprendre, mais je n'y arrive pas. Quand je sors à l'extérieur de ce bâtiment maudit, la lumière du soleil m'agresse et me nargue. Quelle belle journée hypocrite !
Je me sens si perdu, si désarçonné. Je ne comprends rien. Pourtant, son attitude ne démontre pas qu'elle est une croqueuse d'hommes ! Tout dit le contraire. Ses rougissements adorables. Et puis ce soir-là. Sa pudeur. Les regards qu'elle m'adressait. Et puis je suis certain que quand nous n'avons fait qu'un de par le corps, nos âmes étaient également enchevêtrées.
Non mais est-ce que je m'entends ? Voilà que je me mets à parler comme une gonzesse ! Je n'y crois pas !
« Cette nuit j'ai appris qu'on ne sait jamais ce que le Destin nous réserve. »
Ce qu'elle a dit avant de partir tourne et retourne dans ma tête. Pour moi, elle a toujours voulu dire qu'elle était heureuse de cette rencontre extraordinaire et qu'elle voyait un potentiel futur si on nous réunissait à nouveau. Mais si en fait cela voulait juste dire qu'elle était contente d'avoir pris son pied alors qu'elle n'était même pas sensée voir quelqu'un ce soir là ?
J'arrive à ma voiture mais au moment de rentrer dedans, je m'abstiens. Je ne peux décemment pas conduire dans cet état, ce ne serait pas raisonnable. Un peu de marche ne peut pas me faire du mal.
- Hey mec ! Un problème ?
Je me retourne en direction de la voix. Un jeune homme blond se trouve devant moi et me regarde avec un air suspicieux.
- Jasper ? Mais que fais-tu ici ?
- Alice. Elle était inquiète. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais elle s'est dit qu'elle ne pourrait rien pour toi et m'a appelé la rescousse. C'est rare quand ta sœur s'avoue vaincue d'avance !
Un sourire timide s'empare alors de mon visage. C'est tout mon beau-frère ça, d'essayer de détendre l'atmosphère.
- Bon, je t'offre un café ? Je suis désolé, mais tu as vraiment une tête à faire peur, je crois que tu en as besoin.
J'acquiesce en silence et le suis. De toute façon je n'ai rien de mieux à faire. Je sais ce qu'il fait là. Il veut me faire parler pour comprendre ce qu'il se passe. Je suis faible à côté des quatre « frangins » que j'ai, sachant que j'inclus les Hale dedans. Emmett vous fera parler car vous aurez peur de ses muscles. Rosalie vous fera parler car elle vous charmera avec sa beauté. Alice vous fera parler en vous faisant ce petit air de cocker battu. Quant à Jasper, je ne sais pas comment, mais il est le pire. Quand il décide quelque chose, il parvient à ses fins en vous convainquant de A par B du bienfondé de sa théorie.
- Bon alors. Que se passe-t-il Edward ? Je t'ai vu dans bien des états, mais jamais comme ça.
Je le regarde. Nos cafés sont devant nous, je n'avais même pas remarqué que nous étions assis et que l'on nous les avait apportés. Trop absorbé dans mes pensées. Et tout ça pour une fille que je n'ai vu qu'une fois il y a deux ans ! Non mais c'est quoi le problème avec moi ?
- Dis-moi Jasper. Si tu devais définir ma vie depuis ces… cinq dernières années. Que dirais-tu ?
Je le vois froncer les sourcils, se demandant où je veux en venir. Il ne sait pas pourquoi, mais je suis convaincu qu'il se doute que ma question est importante et qu'il doit faire attention à sa réponse.
- Et bien… question difficile. Je dirais que les trois premières années tu as été très solitaire, mais je crois que tu voulais cacher tes problèmes de musique, du moins c'est ce que dit ta sœur. Mais depuis environ deux ans, tu es sociable, on s'est rapprochés tous les deux et le succès te sourit. Mais puis-je te demander pourquoi cette question ?
- Parce que je voulais savoir si tu avais vu ce changement d'avant et d'après.
- Avant et après quoi ?
Bonne question. Après tout, qu'est-ce que c'était que cette nuit ? Une nuit parmi d'autres.
- Edward ? Tu sais, on se complète tous les deux. Je suis celui qui voit quand ça ne va pas, et toi tu comprends ce qui ne va pas. Mais quand l'un de nous deux est concerné, l'équipe devient un peu bancale. Donc essaie de me dire ce qu'il se passe dans ta tête car là je ne peux rien pour toi sinon. Alors avant et après quoi ?
- D'accord. Tout a basculé une nuit, il y a deux ans. Avant cette nuit-là, j'étais sans inspiration, je faisais un blocage artistique. Pas le petit, mais celui qui t'empêche d'aligner deux notes qui ne sont pas déjà définies. Et plus le temps passait, plus j'avais cette putain de pression car il fallait que je compose. Je ne comprenais pas, j'étais arrivé là où je voulais mais je gâchais cette chance. Je vivais très mal, passant le moins de temps possible chez moi et le plus devant un piano pour tenter de faire avancer les choses mais rien. Ce soir-là, je ne sais même plus quelle heure il était, mais la nuit était vraiment avancée. J'avais passé ma soirée à jouer et j'étais épuisé. Je me suis donc apprêté à rentrer chez moi, mais j'ai entendu de la musique dans le bâtiment où j'étais en passant devant une porte. Je me suis approché et je suis entré en me demandant qui pouvait bien être insomniaque. C'était un labo photo.
- Photo ? Comme photographie ? Comme ta nouvelle passion depuis deux ans ?
- Oui, Jasper. Merci de m'enfoncer. Bref, je suis rentré et il y avait une déesse de dos. Je savais que je devais me manifester ou partir, mais j'étais subjugué tu sais ? Elle s'est retournée et tout ce que j'ai su faire c'était de continuer de la détailler et de me perdre dans son regard. Je me suis à peine excusé et on a bredouillé quelques imbécilités. Mais alors que je croyais que j'étais déjà reparti j'ai repris conscience avec la réalité et j'ai vu que j'étais toujours devant elle. Je me suis approché et je l'ai embrassée. Je pensais qu'elle allait me repousser mais rien du tout.
- Tu es en train de me dire que tu as couché avec elle c'est ça ?
- Oui et non. C'était tellement étrange. Moi j'ai vraiment ressenti cette connexion. Je ne baisais pas Jasper. C'était comme si je l'avais toujours connue. Je ne peux pas te le décrire. Pas un mot n'était prononcé, mais pourtant il y avait ce je-ne-sais-quoi. Et puis elle est partie. Elle s'est rhabillé, m'a embrassé tendrement, et m'a dit une putain de phrase qui m'a hanté pendant deux ans.
- Quelle phrase ?
- « On ne sait jamais ce que le destin nous réserve ». Je m'en suis voulu de l'avoir laissée partir tu sais, mais je sentais que c'était la chose à faire. Pourtant j'avais une de ces envies de rester près d'elle ! C'est ce soir là que j'ai recommencé à composer. J'ai écrit une berceuse en l'imaginant dormir, elle. Je l'ai cherchée ensuite sur le campus, en vain. On a à peine parlé tu sais. Pourtant elle m'a changé du tout au tout. Je me suis senti moi pour la première fois. Et j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui avec l'espoir fou de la revoir ou au moins la certitude que cette nuit avait été quelque chose.
- Et maintenant ?
- Je l'ai revue tout à l'heure. J'ai appris son nom. Isabella Swan. Ou Bella Swan. C'est la directrice de la photographie du film. Quand je l'ai vue, j'ai cru que je rêvais. Elle m'a vu aussi. J'étais sur scène et nos regards se sont soudés. Comment te dire ? Je me suis senti entier pendant ce laps de temps. Et je l'ai rejointe.
- Que s'est-il passé pour que tu sois dans cet état ?
- Quand je lui ai parlé et que je lui ai dit que j'étais heureux de connaitre son nom et qu'effectivement on ne savait ce que le destin nous réservait, elle a répondu – et tu peux demander à ta sœur elle était là – qu'elle avait oublié la bouilloire sur le feu et qu'elle devait y aller.
- Pardon ?
- Tu as bien entendu. Deux ans à rêver d'elle sans comprendre pourquoi. Deux ans à composer en pensant à cette nuit. A me dire qu'au moins j'aurais vécu ça. Et en une phrase, elle a tout brisé. Tu sais je ne suis pas du genre à me faire des films, mais je croyais vraiment qu'il y avait eu ce quelque chose. Je ne demandais pas que ça recommence, je t'attendais rien. Mais putain ! Cette nuit a été la plus belle de ma vie !
Je suis pitoyable. Me voilà à me lamenter sur mon sort à cause d'une fille que je n'ai vu qu'une fois il y a deux ans, je m'arrache les cheveux et je me fais passer pour fou devant mon beau-frère de meilleur ami. Mais c'est décidé. Je ne me laisserai plus malmener ainsi. Isabella Swan, vous m'avez brisé une fois, mais je ne vous laisserai plus faire. Cette nuit n'était rien pour vous, très bien. Restons-en là.
BPOV
Je ne peux retirer mes yeux devant cet Apollon. Il est bien réel, il est devant moi, il se dirige vers moi. Il va me parler. Au secours !
Bella, pour une fois dans ta vie, ne fais pas de connerie !
Ta bouche, va te pendre, va bruler en enfer, va te faire chatouiller !
Il est encore plus beau que dans mon souvenir et mes rêves ne lui ont définitivement pas rendu hommage.
Tes rêves ou tes fantasmes ?
Je t'ai dit d'aller te faire voir !
Il est maintenant à ma hauteur. Je peux sentir son odeur enivrante et le rouge me monte aux joues rien qu'aux souvenirs qui remontent en moi et qui sont liés à cette fragrance.
- On ne sait jamais ce que le destin nous réserve n'est-ce pas Bella ? Au moins maintenant je connais ton nom.
Sa main délicate caresse ma joue. Je me sens au septième ciel, dans une très lointaine galaxie où les dieux acceptent de se mêler au commun des mortels.
- Vous vous connaissez ?
La voix d'Alice me ramène sur terre. Non, il faut que je m'éloigne de lui. Je ne comprends plus rien, mais il faut que je m'éloigne, c'est la seule chose dont je sois certaine. Je romps alors ces délicieux contacts et m'éloigne.
- La bouilloire, m'entends-je dire et ne me demandez pas d'où ça m'est venu. J'ai oublié la bouilloire sur le feu chez moi, je dois y aller. Désolée ! (N/B : Waouh ! La grande Bella Swan et son imagination débordante ! C'est la seule excuse que tu as trouvée ?)
Je m'enfuis alors telle une voleuse. Je ne sais pas pourquoi, mais je dois partir loin. Très loin d'ici. Très loin de lui.
Tu te fous de moi ? Deux ans à le rechercher et toi, tu te carapates en prétextant avoir oublié une bouilloire ? (N/B : Tu vois ? même ta conscience est d'accord avec moi !) Non mais tu te fous de la tête de qui là ? Je croyais t'avoir dit que la drogue n'était pas bon pour la santé !
Pourquoi ne veux-tu jamais m'oublier la conscience ? Laisse-moi dans mon désespoir !
Désespoir ou bêtise du siècle ?
Pitié ! Oublie-moi !
Et voilà, les larmes coulent le long de mes joues. Mais qu'est-ce qu'il m'a pris ? Il ne demandait rien qu'un « bonjour » et voilà, j'ai tout gâché.
Je me précipite à ma voiture, qui pour une fois démarre au quart de tour, comme si elle avait compris l'urgence de la situation. Je roule sans savoir où je vais, et je m'en contrefiche. Les routes de Seattle défilent et moi je tente de me vider la tête. J'allume mon autoradio et mets la musique à fond pour pouvoir crier dessus. Le ciel est avec moi puisque c'est Fuck you de Lily Allen.
Je vois au loin ce qui ressemble à un bois ou une forêt et me dirige vers ce lieu providentiel. J'arrête ma Chevrolet devant et descends de la voiture. J'ai l'impression de suffoquer. Une boule comprime ma poitrine, une crise d'angoisse me submerge.
Il serait temps que tu te ressaisisses là quand même. Tu n'as pas vu de fantôme !
Si. Si j'en ai vu un.
Il est mon fantôme. Celui qui a ressurgit d'un passé si lointain et pourtant si proche. Je ne comprends pas ma réaction. Ce besoin de fuite et cette angoisse. J'espérais tellement le revoir pourtant. Il hante mes nuits depuis deux ans et dirige mes jours.
Justement. Un homme ne devrait pas avoir autant de pouvoir sur moi. Je le refuse. J'ai mis trop de temps à être indépendante et je refuse que quelqu'un ruine cela. Aujourd'hui j'ai un appartement à moi, que je paie avec mes économies. Je n'ai besoin de personne pour m'aider dans mes fins de mois. J'ai choisi seule mon métier. J'ai envoyé de mon propre chef ma candidature pour ce poste. Tout le travail que j'ai accompli, je le dois à moi, et à moi seule.
Alors pourquoi j'ai l'impression que tout cela sonne faux ?
Parce que tu te mens à toi-même.
Oui, je me mens. Quand je suis partie à New-York il y a deux ans, c'est justement parce que j'avais ressenti que j'avais dérapé. Personne n'avait réussi jusqu'à maintenant à me faire perdre autant le contrôle de moi-même. J'ai tenté de comprendre comment cela avait pu se produire, mais en vain. Comment a-t-il fait ? Quand je suis arrivé à Forks en première, j'avais décidé seule de déménager de Phoenix et personne n'a pu me faire changer d'avis. Avant je m'étais toujours occupée de ma mère écervelée, j'étais l'adulte qui contrôlait la situation.
A Forks, je me suis fait petite et transparente, mais je n'ai jamais rien fait contre ma volonté. J'ai résisté et j'ai réussi à ne pas assister à ces foutus bals. Je ne suis jamais sortie avec Mike Newton malgré ses avances. J'ai perdu ma virginité quand j'en ai eu envie, et de la manière dont j'ai eu envie. Et l'étude de la photographie, je l'ai choisie envers et contre tous. Ils voulaient que je fasse de belles études bien reconnues. J'aurais pu faire ces études, je serais allée en littérature. Mais c'était la photographie qui m'intéressait le plus, et la photographie j'ai étudié.
J'ai toujours tout contrôlé, sauf ce soir là. J'aurais dû le repousser. Il n'avait pas à venir, me mater, tirer son coup et voilà. Mais non, je n'ai pas réussi. Jamais je n'avais éprouvé pareille attirance envers quelqu'un. Je ne savais même plus qui j'étais et ce que je faisais là.
Quand il m'a embrassée… oh mon dieu. C'était tout simplement le paradis sur terre, il était mon Eden. Ses lèvres sur les miennes… C'était tout simplement parfait. Tout ce moment passé avec lui a été parfait. Et nos deux corps imbriqués, c'est comme si c'était la chose la plus naturelle qu'il soit.
Oui, mais non. Je ne dois pas me laisser aller de la sorte. Pendant deux ans, ces fantasmes étaient géniaux. Ils m'ont fait vivre, mais je les contrôlais eux encore. Mais quand je suis près de lui, plus rien. Je n'ai pas réussi à détourner mon regard. Si Alice n'avait pas pris la parole, il est fort probable que je me sois jetée sur ses lèvres. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ?
Le coup de foudre, tu connais nunuche ?
NON ! Les coups de foudre, ce n'est pas pour moi. Et puis je suis certaine qu'ils existent juste pour alimenter les romans à l'eau de rose ou les films larmoyants. Non, ils n'existent pas. Et quand bien même ils existaient, ils sont trop violents, incontrôlables et éphémères. Je suis certaine que si Juliet et Romeo n'avaient pas eu ces obstacles et qu'ils avaient pu vivre leur amour au grand jour, au bout de dix ans ils seraient devenus comme n'importe quel couple. Ils seraient devenus indifférents l'un à l'autre, et toute passion se serait éteinte. Non mais il n'y a qu'à regarder ma mère ! Il lui a fallu moins de deux ans pour s'enfuir du foyer conjugal.
Et puis, qui est-il pour oser me retourner la tête ainsi ? Rien du tout. Je ne le connais pas et je n'ai pas l'intention de changer quoi que ce soit.
Tu es pitoyable, je te jure. Mais tes tentatives pour te convaincre sont mignonnes.
Je n'essaie pas de me convaincre ! Je suis convaincue c'est tout. Edward Cullen n'est rien.
Non, rien du tout. Une nuit magnifique où j'ai pris un pied d'enfer et où le temps s'est arrêté. Un point c'est tout.
Je suis Isabella Marie Swan, la seule maitresse de ma vie. Je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux et personne n'arrivera à me faire plier. Quant à toi, Edward Cullen, monsieur le musicien. Il n'est pas né celui qui arrivera à me faire changer d'avis. Nous avons passé une nuit mémorable, d'accord. Mais c'est tout. Restons-en là.
