Chapitre 3: Premiers cours
Harry s'assit à la table de Serpentard. Il y avait peu d'élèves étant donné l'heure matinale à laquelle il s'était levé. En effet, il était 6 heures alors que les cours ne commençaient qu'à 8 heures trente, cependant, il voulait s'entraîner avant d'aller en cours. Il prit un copieux petit- déjeuner et monta visiter les étages supérieures. Après quelques minutes de recherche infructueuse, il trouva une salle vide et commença à jeter divers sorts sans baguette. Après deux heures d'entraînement intensif, il descendit prendre une douche dans la douche adjacent son dortoir et se dirigea directement à son premier cour qui se trouvait être un double cours de potions. Cours qui était en commun avec les Gryffondors. Il n'était pas le seul à être arrivé en avance. Plusieurs élèves attendaient déjà devant la porte bien que le cours ne commençait que dix minutes après. Harry jeta son sac contre le mur et s'y appuya nonchalamment. Le professeur (un certain Rogue) arriva quelques minutes plus tard et fit rentrer les élèves qui s'installèrent dans un silence quasi-religieux.
-Aujourd'hui, nous allons étudier une potion des plus difficiles. La potion d'Hermès. Potion tellement compliquée que, la moitié de cette classe étant à un tel sous-niveau, elle ne sera même pas même pas à la moitié de la préparation qu'elle aura déjà abandonné. En effet à la moindre erreur, il sera impossible de se rattraper et elle devient un poison extrêmement violent si vous vous trompez, ne serait-ce qu'une fois. Qui peut me dire, quels sont les effets de cette potion?
Il ignora délibérément Granger qui levait le bras à s'en décrocher l'épaule et se tourna vers Harry.
-Alors M. Potter. Vous êtes nouveau ici, n'est-ce pas? Mais cela n'empêche pas d'avoir étudié dans une autre école les effets de cette potion. Alors, j'attends une réponse.
-Cette potion, à condition d'être bien préparée, fait pousser des ailes dans le dos de celui qui la boit. Ailes qui peuvent, bien entendu, servir à voler.
Rogue eu un rictus apparemment mécontent de la réussite de son élève.
-Pendant trois semaines nous étudierons cette potion dans les moindres détails et sa préparation nous prendra environs trois mois. Bien, veuillez ouvrir votre livre à la page 6 de «Potions magiques et leurs effets» et lisez tout le chapitre en prenant des notes.
Il alla s'asseoir à son bureau.
-Mr Longdubat, vous aurez une retenue pour avoir parlé pendant un moment inopportun et vous aussi M. Weasley pour lui avoir répondu. Se soir, huit heures dans le cachot douze et dix points en moins pour Gryffondor, dit-il faisant rire les Serpentards tandis que les Gryffondors baissaient la tête d'un air résigné.
Harry leva un sourcil. Rogue avait un penchant tout à fait avoué pour les Serpentards étant donné que Malfoy murmurait depuis le début du cours et qu'il n'avait pas eu de punition. Harry sentait également que son professeur le détestait au plus haut point mais il en ignorait les raisons. Il se promit d'éclaircir ce point avant de se replonger dans ce livre totalement insipide qui parlait de choses qu'il connaissait déjà depuis des années. La cloche sonna enfin la fin du cours et, après une courte récréation, il se dirigea vers la salle d'enchantements.
Le professeur Flitwick était un homme très petit d'un âge avancé, ce qui n'entamait en rien son ton gai et son air toujours réjoui, avec un rien d'espièglerie et de légèreté. Harry aurait certainement dû le détester dès le premier coup d'œil (un être respirant la vie et la joie n'étant pas la meilleure compagnie pour un démon) mais il aimait bien le petit professeur car celui-ci l'avait tout de suite mis à l'aise et était vraiment sympathique avec lui alors qu'Harry ne cessait de l'envoyer sur les roses aussi bien par des vannes que physiquement. De plus le sortilège qu'ils étudiaient ce jour là était particulièrement intéressant. Le sort servait à analyser sa puissance et son flux magique.
-Comme vous le savez tous, de la magie coule en vous et personne ne peut l'empêcher. C'est se qui permet de vous appeler sorcier. Ce flux est indispensable pour quiconque l'ayant eu dans les veines. Si un sorcier venait un jour à perdre ses pouvoirs, la mort lui serait assurée. Nous sommes là aujourd'hui pour que vous appreniez à trouver ce flux en vous. C'est un exercice très difficile et seules les personnes les plus puissantes pourrons le trouver avant Noël. Lorsque vous le jetterez, vous pourrez concentrer votre flux magique à l'endroit souhaité. Ce cours sera poursuivi parallèlement pendant vos cours de Défenses Contre les Forces du Mal. Des questions? Bien, commençons alors. Pour avoir si une aura est puissante, allez à la page 22 de votre livre.
Le cours se passa très bien. Le cours suivant était Botanique avec Poufsouffle. Harry n'étant pas particulièrement passionné par la flore magique (en particulier celle de l'Antarctique) s'ennuya ferme pendant l'heure et se trouva bien mieux lorsqu'il sortit de la serre où il faisait très froid. En effet, la chaleur n'était pas la meilleur des températures pour les «arachnaées à feuilles blanches», sortes de grosses fleures qui ressemblaient à des araignées avec des longues tiges et avec des feuilles qui, une fois broyées et mélangées avec de la poussière d'écailles de serpent à sonnettes et du sang de crabe de feu, avaient vraisemblablement le pouvoir de guérir n'importe quelle brûlure. À peine Harry avait il fait un pas dehors de la serre, qu'il fonça dans quelqu'un. Il allait crier sur la personne qui avait eu le malheur de lui foncer dedans mais il se rendit compte que c'était le jeune garçon joufflu rencontré dans le train. Il ne savait pas pourquoi, mais il ressentait de l'amitié à son égard.
-Désolé, fit Neville apparemment gêné de lui avoir foncé dedans.
Harry haussa les épaules. Neville sembla hésiter un moment et finit par se lancer :
-Je ne pense pas que tu en ais grand besoin, mais si jamais tu as besoin de quelqu'un pour te faire visiter un peu le château, n'hésite pas à me le demander.
Harry acquiesça et Neville lui sourit comme s' il se sentait tout d'un coup beaucoup mieux.
-Bon ben, à plus, ajouta-t-il avant de rentrer dans la serre alors que tous les autres élèves en étaient déjà sortis.
Harry repris le chemin de la Grande Salle. Chaque fois que des élèves le croisaient, ils se retournaient et chuchotaient derrière son dos. Harry s'assit à la table des Serpentards à la même place que la veille.
-Salut, fit la fille à coté de qui il s'était assis le premier soir.
-S'lut.
-Hier, on n'a pas eu le temps de faire connaissance.
Harry répondit par un grognement mais, bien loin de se décourager, la jeune fille commença les présentations. Elle s'appelait Alicia Willis. Comme il l'avait deviné, elle était en cinquième année, comme son amie, Jane Matria. Harry écouta avec attention son monologue. Oui, un vrai monologue! Elle parlait beaucoup. Une vraie pie. Mais il se sentait bien avec elle et Jane. Cette dernière ne parlait pas beaucoup non plus. Alicia parlait pour eux trois. Elle parlait, parlait. Parlait de tout et de rien. De sa vie au Texas et de son déménagement alors qu'elle avait huit ans. Sa tristesse de quitter ses amis et ses cousins qui restaient y vivre. Elle parla de sa famille :ses sœurs Cassandra et Cassie qui avait dix ans et qui étaient de vraies pestes mais qu'elle aimait tout de même, sa petite sœur Lesli qui n'avait que quatre ans. Un vrai petit ange d'après ses dires ; Lundja, sa mère, aussi douce qu'un pétale de rose ; Hans, son père, qui racontait toujours des blagues nulles mais qui faisait rire tout le monde avec son gros rire. Elle lui parla aussi de Griselda, sa grand-mère qu'elle détestait, avec son rire gras, sa peau qui paraissait huilée, son sourire mielleux, ses petits yeux mesquins, ses os qui craquaient à chacun de ses mouvements. Harry se surpris à aimer ces bavardages. Oui. Il l'aimait bien, elle et ses bavardages, elle et ses gestes brusques qui auraient pu éborgner plus d'une personne si Jane ne l'avait pas arrêtée à temps. Et Jane aussi il l'aimait bien. Il l'appréciait pour son sourire très doux, son rire cristallin, ses gestes lents et précautionneux, comme si à chacun d'eux elle recueillait un petit oiseau tombé du nid …Et pour la première fois de sa vie il compris ce que signifiait le mot «amitié». Il n'aurait pas dû les aimer, pensa-t-il sur le chemin qui menait vers la salle d'Histoire de la magie mais oublia vite cette pensée déplaisante car il ne voulait pas gâcher le peu de temps qu'il lui restait à avoir des sentiments. Le cours d'Histoire n'était suivit que par cinq élèves (Jenny Santrous et Laura Ivning, deux Poufsouffle, Franck Lans, un Serdaigle, Granger et lui). Néanmoins les cours étaient assez intéressants, la voix du professeur était monocorde mais les cours en eux-même (si on se donnait la peine d'écouter) traitaient de sujets captivants. Le cours de Métamorphose en commun avec les Serdaigle se déroula de la manière suivante. Ils passèrent l'heure à étudier les Animagus. Le sujet du cour était en-soi intéressant, mais Harry n'apprécia guère le professeur McGonagall qui s'obstina pendant tout le cours à ne faire que de la théorie, ce qui n'était guère intéressant pour Harry qui ne se gêna pas pour lui faire remarquer sous le regard outré des Serdaigle et les rires des Serpentard. Ce à quoi elle répondit que s'il n'était pas d'accord avec sa façon d'enseigner il n'avait qu'à sortir de sa classe et que, puisqu'il n'en avait pas le droit, l'affaire était close. Elle lui avait également collé une heure de retenue le soir-même. Harry avait alors haussé les épaules l'air de dire «si tu crois que ça me fait quelque chose» et n'avait plus rien fait durant tout le reste du cours. Le dernier cours de la journée se trouvait être le cours de Runes. Le Professeur, Matthias Wagner, avait environ la cinquantaine. Il avait les cheveux blonds et les yeux gris métallique. Il avait une voix forte ce qui contrastait avec sa petite taille. Pour ce premier cours, il fit simplement réviser les bases au treize élèves qui avaient réussi cette Buse. À la fin du cours, Harry se rendit aussitôt à la bibliothèque où il se dépêcha, de faire ses devoirs. Lorsqu'il eu fini, il commença une recherche sur différents moyens offensifs auxquels il n'aurait pas pensé, mais il fut coupé par Malfoy qui s'assit en face de lui.
-Alors, Potter. Tu as réfléchi à ma proposition?
-Hum, oui.
-Alors, tu acceptes?
Harry fit semblant de réfléchir.
-Pour la première proposition, je refuse (Malfoy ouvrit des yeux mi-effrayé, mi-effarés). Quant à la deuxième…j'accepte mais à trois conditions: premièrement, j'ai les amis que je veux et à la moindre remarque, tu pourras dire adieu au pouvoir sur les élèves ; deuxièmement, c'est moi qui dicte mes actes et si jamais tu oses me dire de faire quoique ce soit, c'est à ta vie que tu peux dire adieu. Et enfin, dernièrement, si jamais je te dis de faire quelque chose, tu le fais sans discuter (ne t'inquiète pas, si tu es à la hauteur, je te traiterai à ta juste valeur). Tu es d'accord?
Drago sembla avoir du mal à accepter la chose mais dit:
-Ai-je le choix? demanda t-il.
-Non.
-Alors pourquoi me le demandes-tu?
-Pour savourer ma victoire, dit Harry avec un sourire vainqueur.
-Bien, alors je suppose que maintenant nous pouvons faire croire à tous que nous sommes amis.
-Nous pourrions le devenir si tu es à la hauteur, assura Harry en se levant pour aller à sa retenue. Tu pourras devenir mon ami, mais n'oublie jamais que pour Voldemort (Malfoy frissonna) tu ne seras toujours qu'un pion sur l'immense échiquier de la bataille du pouvoir. Souviens- t-en quand il te faudra choisir entre lui et moi.
Et il le laissa là, plongé dans ses pensées.
Harry s'assit à côté d'Alicia.
-Il paraît que tu as fait des tiennes en Métamorphose, dit elle mi-souriante, mi-réprobatrice.
Harry se contenta d'hausser les épaules en prenant «Sorts et contre sorts» qu'il avait emprunté à la bibliothèque.
-Allez raconte, implora Jane.
-Vous n'avez qu'à aller le demander à Malfoy, grogna Harry.
Bien qu'il fut totalement plongé dans sa lecture, le regard dégoûté que s'échangèrent Alicia et Jane ne lui échappa pas.
-Quoi? soupira Harry.
-Môsieur le Prince des Serpentard n'aurait jamais le temps ou l'imbécillité de parler à de simples et quelconques sujets, qui plus est des Sangs-non-purs qui ne sont même pas riches et dont les parents tournent le dos au Seigneur des Ténèbres, répondit Alicia d'un ton grinçant.
Harry la regarda par-dessus son livre, l'air surpris.
-Laisse tomber, tu comprendras bientôt, soupira Jane lasse, en se laissant aller contre le dossier du canapé.
Les jours suivants, Harry compris ce que voulait dire ses nouvelles amies. Au contraire de ce que pensaient les autres maison (ou du moins de ce que voulaient faire croire les Serpentards), leur maison n'était pas unie. La maison Serpentard était séparée en deux parties. La plus grande était composée des «fervents» aux idées de Voldemort. La seconde, beaucoup plus petite, était constituée de ceux qui se rebellaient contre cette autorité quelque peu incontournable dans cette maison. Les différents partis ne se menaient pas une guerre de front mais se faisaient des coups bas. «Pourquoi vous ne l'avez jamais fait remarquer aux élèves des autre maisons ?» avait demandé Harry un soir où Jane avait retrouvé des limaces carnivores dans son lit. «Et notre honneur alors? As-tu oublié l'orgueil démesuré des Serpentards? Et puis, ça ne regarde que les Serpentards : les autres maisons n'ont pas à savoir quoi que ce soit à ce sujet. Même Rogue n'a jamais rien remarqué. Et puis, d'un coté nous sommes unis puisque nous sommes tous d'accord avec le fait que les Gryffondor sont des tapettes, les Serdaigle des grosses têtes et les Pouffsoufle des cancres. Et nous sommes tous d'accord que Serpentard doit gagner la coupe des Quatre Maisons et celle de Quidditch.» avait répliqué Alicia avant d'aller jeter de la poudre boutonneuse («superbe invention des jumeaux Weasley» avait ajouté Alicia en lui montrant) sur les lits des personnes soupçonnés d'avoir commis l'acte contre Jane.
Harry voulait que personne ne sache qu'il avait refusé la main que lui tendait Voldemort. Pas parce qu'il avait peur des autres élèves, mais parce qu'il ne voulait pas que l'ambiance qui régnait ne l'empêche d'approfondir ses entraînement car il n'oubliait pas que c'était pour ça qu'il était ici. Cependant, les autres élèves essayaient de lui forcer la main pour qu'il choisisse au plus vite son camp. Il était donc allé voir Malfoy pour qu'il fasse cesser les élèves de «son» groupe. A la suite de sa discussion, plus aucun Serpentard ne vint l'embêter et lorsque quelques-uns s'y aventuraient, ils avaient droit à quelques sorts de son propre cru.
Depuis la discussion à la bibliothèque le blondinet et le brun s'étaient à peine parlés. Ce qui n'avait pas gêné le moins du monde Harry qui se contentait de suivre les cours et de s'entraîner en secret. Un soir qu'il était seul dans la salle commune, il fit le point. Voilà trois semaines qu'il était là et les démons ne l'avaient pas contacté. Les cours étaient de plus en plus intéressants. En potion, ils allaient passer à la pratique. En sortilège, même pas un quart des élèves n'arrivaient à maîtriser le sort Apparo magicaflux (les premiers avaient été Granger et lui) et le professeur Flitwick avait annoncé qu'il allait bientôt apprendre à se servir de leur flux et de leur aura comme d'une arme. Le professeur de Défense Contre les Force du Mal n'était pas apparue et pour l'instant, aucun cours n'avait était mis en place, ce qui enchantait certains élèves, inquiétait d'autres et intriguait les derniers. Alors qu'Harry se levait pour aller dormir, Malfoy, qui venait de le rejoindre la salle commune, s'arrêta devant lui :
-Salut Potter, dit-il, gêné.
Un ange passa pendant lequel Malfoy regarda partout sauf vers Harry qui attendait que le blond se décide à lui dire ce qu'il avait à lui annoncer.
-Tu avais quelque chose à me dire ou bien tu es venu pour faire le poteau devant moi? demanda Harry qui commençait à s'impatienter devant le mutisme du Serpentard.
-Tu…on ne devait pas prendre les rênes de Poudlard? demanda le blond soudain.
-Tu ne semblais pas disposé à faire quoi que ce soit avec moi.
-C'est toi qui ne me parlais pas, répliqua Drago.
-Parce que tu croyais que j'allais faire un pas vers toi?
Le blond sembla passablement surpris et énervé par cette réponse.
-Puisque tu le veux tant, fit-il en montant dans mon dortoir, on se retrouve demain à huit heure dix devant le porte de la Grande Salle. Je ne souffrirais aucun retard.»
Harry s'effondra par terre, complètement épuisé. Il venait de passer trois heures à s'entraîner sans relâche sur une attaque de démon. Il était assez content car il réussissait à présent à la contrôler totalement. Il jeta un coup d'œil à sa montre. Il avait une demi heure pour se préparer avant d'aller déjeuner. Il sortit une petite fiole de son sac à dos et la bu goulûment. La potion de régénérescence fit aussitôt son effet. Les plus petites estafilades se refermèrent et il retrouva une grande partie de son énergie. Il se leva sans difficulté, ignorant les quelques brûlures et coupures restantes. Il jeta son sac sur son dos et sortit de la salle de classe qui était maintenant très délabré. Il descendit dans son dortoir au pas de course et prit un rapide douche froide. Il mit vite des vêtements propres et descendit dans la salle commune. Malfoy attendait sagement devant la porte. Ils se firent un signe de tête et rejoignirent la Grande Salle sans un mot. Lorsqu'ils rentrèrent dans la salle à manger, tous les élèves se tournèrent vers eux. Depuis le début de l'année, personne ne les avait jamais vu ensemble. Harry s'assit et Malfoy prit place à sa gauche. Ils avaient à peine entamé leur petit déjeuner que Alicia et Jane entrèrent dans la Grande Salle. Elles s'assirent à la droite du brun en jetant un regard haineux à Malfoy qui le leur rendit. Mais personnes ne dit mot.
-Nous avons une bonne nouvelle, annonça Dumbledore en se levant. Le professeur de Défense Contre les Forces du mal peut assurer ses cours dès aujourd'hui.
Harry jeta un coup d'œil à Malfoy qui haussa les épaules et mordit à pleines dents dans un croissant.
Harry et Drago arrivèrent devant la porte de la Salle de Défenses Contre les Forces du Mal où attendaient déjà Granger, Londubat et Weasley. Granger lança un regard de mépris aux deux Serpentards mais ne dit rien, ce fut Malfoy qui entreprit la joute verbale.
-Harry, je te présente la belette, le fils des mongols et la Sang de Bourbe.
Hermione jeta un regard inquiet à son ami qui était devenu particulièrement pâle. Ron, lui se mit à trembler de fureur. Neville se contenta de regarder le blond avec des yeux vides. Weasley allait jeter un sort sur Malfoy, mais Hermione fut plus rapide et, quelques secondes plus tard, Drago se trouvait projeté par terre par une magnifique gifle de la jeune fille qui le regardait avec des yeux implacables. Ce fut ce moment là qu'Harry choisit pour entrer en scène. Il leva la main vers Hermione et murmura un sort. Elle se trouva projeté jusqu'au fond du couloir et Harry aida Malfoy à se relever tandis que Neville et Ron levaient leur baguette.
-Vous voulez vraiment jouer à ça? interrogea Harry d'une voix inquiétante.
-Tu crois que tu nous fais peur résidu de serpent écervelé, répliqua Ron.
Neville releva Hermione.
-Il est interdit d'utiliser la magie dans les couloirs ou dans tout autre partie du château sans un adulte qualifié, règle 26 alinéa 82 du règlement intérieur, récita Hermione en baissant les baguettes de ces amis.
-Je vois que vous connaissez bien le règlement, miss Granger je suppose.
Les cinq élèves se retournèrent vers une haute silhouette adossée au mur. Il avait les cheveux mi-longs attachés en catogan et ses yeux semblaient noirs. Il portait des bottes de cuir noir, une cape de la même couleur, et, ce qui était étonnant pour un professeur de Poudlard, un pantalon et une chemise (noirs également)de moldu. Il les regardait avec un petit sourire. Harry fronça les sourcils. Il n'aimait pas du tout ce sourire. Cet homme était sûr de lui. Trop sur de lui.
-Qui êtes vous? demanda t'il d'un voix sèche.
-M. Potter sans aucun doute, fit l'homme. Je suis votre nouveau professeur de Défenses Contre les Forces du Mal. Tayson Turner.
Ils se jaugèrent un instant du regard, mais ils furent obligés d'arrêter lorsque les autres élèves arrivèrent. Le nouveau professeur les fit entrer sans rien ajouter.
-Je suis Tayson Turner. Votre nouveau professeur de Défenses Contre les Forces du Mal comme vous devez vous en doutez. Bien, commençons le cours. Comme vous avez déjà dû le voir avec votre professeur de Sortilèges, nous allons étudier votre aura et votre flux magique. Je vais d'abord vous apprendre à voir votre aura. C'est un exercice très simple car votre aura est une partie intégrante de vous et je pense que les trois quarts d'entre vous sauront à peu près le faire avant la fin du cours. Vous allez vous concentrer sur votre magie. Levez vous, ordonna-t-il.
Les élèves s'exécutèrent, étonnés. D'un geste, le professeur colla les tables et les chaises contre le mur afin de laisser un grand espace vide.
-Asseyez-vous par terre.
Certains bronchèrent un peu avançant que si il y avait des chaise c'était pas pour décorer mais tout le monde fini par s'asseoir.
-Concentrez vous. Faites comme si il n'y avait plus rien autour de vous. Vous êtes seul. Le silence. Laissez vous porter la quiétude de ce silence.
Il se tut. Un silence complet se fit dans la pièce. Pas un silence assourdissant, désagréable, vide ou un silence lourd comme on entend parfois. Non. C'était un silence de paix…de calme. Un calme infini. Harry sentit petit à petit des fourmis dans son corps. Contrairement à d'habitude, c'était une sensation agréable. Il sentit parfaitement sa magie. Tout à coup il se senti bien comme rarement auparavant. Et, pour la première fois de sa vie, il se sentit en harmonie parfaite avec lui-même. Il fit tout de même attention à ne pas montrer toute son aura pour ne pas attirer l'attention sur lui. Petit à petit, il ouvrit les yeux. Son aura était un mélange de noir, de blanc et d'un vert émeraude. Le même vert qui illuminait ses yeux. Il regarda autour de lui. Apparemment il était le seul à avoir réussi l'exercice. Il allait se concentrer lorsqu'il se rendit compte de quelque chose d'étrange se passait autour de Granger. L'air semblait s'agiter très vite, puis, il se figea et, doucement, comme pour ne pas la bousculer, il prit une teinte bleu ciel qui se zébra de bleu-gris puis de bleu nuit. Comme les siennes, ses couleurs continuaient de bouger constamment. Elles se mélangeaient, se séparaient, se croisaient et se décroisaient. Elle ouvrit les yeux d'un coup. Ils avaient prit une étrange teinte indigo. Il tourna les yeux vers son professeur, qui les regardait, lui et Granger, avec un visage impassible mais une sorte d'étonnement semblait le secouer.
A la fin du cours beaucoup de personnes parvenaient à faire apparaître leur aura, mais c'était pour la plupart une aura assez balbutiante qui clignotait comme les guirlandes des sapins de Noël ou qui avait d'autres anomalies.
