Bonjour et oui déjà la suite =)
Réponses aux reviews :
Mathiewpr, comme d'hab tu sais déjà =)
Narutine, je suis contente que tu ais apprécié la longueur et que tu ais lu malgré le fait que ce ne soit pas ton couple préféré. En espérant que la suite te plaise =)
Bonne lecture.
Chapitre 3
Une semaine s'est passée depuis la provocation de Naru et mise à part quelques taquineries rien de bien concret ne s'est passé. C'est le premier weekend d'octobre et mes parents s'absentent, je vais inviter Naru à venir. Je pourrai mettre ainsi mon plan à exécution. Je pense que la proximité de ses voisins de chambrée ne doit pas l'aider à se laisser aller. Après tout, ça me convient bien, je n'ai pas envie que tout le dortoir soit au courant qu'on fornique ensemble. Je ne suis pas gay et il y a encore moins de chances que je m'affiche en public avec un mec.
Naru prépare son sac et je l'attends dehors en discutant avec des potes. Il nous rejoint rapidement et participe peu à la discussion. Je leur dit au revoir et on taille la route.
- Ils vont vraiment finir par penser que tu ne les aime pas.
- Ils s'en tapent un peu à mon avis et de toute façon c'est le cas.
- Je ne comprends pas ce que t'aime pas chez eux. Bon c'est vrai, ils n'ont pas l'eau chaude à tous les étages mais…
- Ils sont cons.
- Tu sais, ils me ressemblent pas mal.
- Oui c'est c'que je dis, dit-il avec un sourire narquois.
Le p'tit encu… Je tente de lui frapper le crâne mais il reste aussi insaisissable qu'une anguille fougueuse. On se lance dans une course poursuite et je parviens à le rattraper en le plaquant sur mon portillon. Je le tiens fermement, lui en colle une puis fouille dans mes poches à la recherche de mes clés, frottant inconsciemment mon bassin contre ses fesses. Une fois trouvées, je déverrouille la porte et le pousse pour le faire entrer. J'ai remarqué que la voiture de mes parents n'était plus là, on est donc à présent seuls dans cette grande maison. Il fait comme s'il était chez lui et se serre un jus de fruit. Mon regard glisse le long de son corps penché dans le frigo puis je monte nos sacs dans ma chambre. Quand je redescends, un verre et une tartine de brioche au Nutella m'attendent.
- T'es une vraie femme à marier dit donc.
- Bien sur mon chéri, minaude-t-il en venant me caresser les cheveux, je te ferai même une petite gâterie après.
Il a toujours aimé joué sur son ambiguïté. Je m'explique, il est le profil type de l'homo et ça à beaucoup jazzer sur son compte à l'époque du fait de la proximité que l'on avait. Tout le monde pensait qu'on copulait pendant les intercours et il a eu beaucoup de mal à comprendre que moi ça me gênais. Forcément avec ce genre d'attitude, j'obtenais beaucoup de demande pour un coup d'un soir mais exclusivement de la part de la gente masculine ce qui ne colle pas trop avec ma façon de voir les choses. Depuis les choses se sont calmées, les gens ont appris à connaitre le caractère de l'énergumène et beaucoup l'apprécient désormais. C'est marrant de savoir que plus jeune il n'était pas du tout comme ça. Il s'est pas mal dévergondé et depuis il semblerai qu'il se fiche pas mal de l'avis des autres, à part le mien.
On finit notre petite collation et on monte dans ma chambre où on passe le reste de l'après-midi à se défier sur Mortal Kombat.
OoOoOoOoOoO
Le soleil décline doucement pendant que la lune prend place à son tour dans le ciel. Et c'est sur une magnifique victoire de ma part, après un coup en traître mais passons, qu'on décide d'aller nous restaurer. Je sors des steaks et des pommes de terre sautés du congélo puis sort les ustensiles de cuisines utiles à la cuisson de ses aliments. Naru met la table pendant que je m'occupe de la préparation de notre repas. La nourriture crépite et une bonne odeur se fait sentir pendant qu'une tête curieuse vient se glisser sur mon épaule et s'intéresse à ce que je fais.
- On mange quoi ? me demande-t-il en prenant sa voix d'enfant.
- Et bah sert toi de tes yeux mon gros, dis-je en retournant la viande et en remuant les patates.
Il boude dû au fait que je ne lui réponde pas clairement mais reste quand même accroché à moi. Il a toujours besoin d'être tactile avec moi que ce soit du plus subliminal au geste le plus ostentatoire, il a un grand besoin d'affection. J'éteins le feu sous les poêles et décroche le koala de mon dos avant remplir nos assiettes. Naru sort de la sauce barbecue du frigo et vient s'asseoir du même côté de la table de moi. Je coupe ma viande pendant que Naru engloutit ses pommes de terre. Il a beau être mince ça ne l'empêche pas de bouffer comme un gros porc, aussi bien au niveau des quantités que de la propreté avec laquelle il se nourrit.
Pour nous faire plaisir, mes parents ont acheté différentes boites de glaces. Naru en a les yeux illuminés et en salive d'avance. Je sors une grande assiette légèrement creusée ainsi qu'une cuillère à glace. Je forme les boules sous les ordres précis de Naru et je me fais taper dessus si je ne suis pas à la lettre ce qu'il déblatère. Une fois la montagne finit, mon p'tit blond prend des fruits rouges et décore notre dessert. Je range les glaces avant qu'elles ne fondent complètement. Je rejoins ensuite Naru qui s'est installé dans la véranda et qui ne s'est pas gêné pour commencer sans moi. Je m'empare d'une cuillère et tente de chaparder quelques morceaux mais ce n'est pas chose facile, c'est un vrai animal sauvage en ce qui concerne la bouffe. Il mange si vite qu'il se fait mal au cerveau mais ne s'arrête pas pour autant. Une fois repus, il repose le plat sur la table basse et se cale au fond de la balancelle. Il est barbouillé de sorbet, j'attrape son menton et le nettoie comme je peux à l'aide de mon pouce. Il attrape ma main et se met en quête de la nettoyer à son tour avec sa langue. Un vrai animal, je vous dis. Une fois relativement propre, je me recule dans le coin et pli mes genoux. Naru rampe jusqu'à moi puis s'avachit sur mon torse, entre mes jambes. Sa tête se cale dans mon cou et je lui caresse affectueusement les cheveux. Une fois repu, il redevient câlin et n'a plus une trace d'agressivité en lui.
Un peu plus tard, nos parents nous réveillent avec un sourire attendri sur le visage.
Je fais la vaisselle, ce souvenir encore en tête, pendant que Naru essuie.
La cuisine à nouveau propre, on remonte dans ma chambre et en temps normal j'aurai proposé de continuer la soirée sur la console mais un jeu bien plus intéressant pointe le bout de son nez dans mon esprit. Je m'affale dans mon lit et le reluque sans aucune discrétion.
- Tu m'as promis quelque chose tout à l'heure et je l'attends toujours.
Il me regarde en haussant un sourcil. Je désigne mon entrejambe d'un mouvement des yeux et il semble comprendre. Il marche félinement jusqu'à mon lit et grimpe dessus. Il s'avance vers moi à quatre pattes en roulant des hanches et me fixe droit dans les yeux. C'est la première fois que je vois une telle lueur dans son regard et je sens l'excitation naître. Jamais quelqu'un ne m'avait allumé avec une chose aussi simple. Il se lèche sensuellement les lèvres avant de se les mordiller. Sa tête se penche dans mon cou et ses lèvres le parcourent doucement. Il descend sur mes clavicules puis frotte son crâne sur mon tee-shirt. Je câline sa nuque pour l'encourager à continuer. Il redresse le bas de mon haut et ses lèvres viennent dire bonjour à mon nombril.
Ses mains se saisissent de mes cuisses et tire afin de m'allonger. Il parcourt mon ventre à découvert aussi bien avec ses doigts qu'avec sa bouche. J'apprécie ce qu'il me fait et ferme les yeux pour mieux ressentir. Mon tee-shirt remonte jusqu'à mes épaules et je l'aide à me l'enlever en aveugle. Je devine qu'il se réinstalle sur moi en sentant son abdomen se frotter au mien et également que son haut s'est fait la malle. Son bassin ondule contre le mien, lui non plus n'est pas insensible à ce qu'il se passe.
Je rouvre les yeux et pendant qu'il m'embrasse les pectoraux, je lui caresse les flancs. Sa bouche remonte de quelques centimètres et vient me léchouiller un de mes tétons pendant que l'autre est occupé par ses doigts. Ce contact me surprend, ce n'est pas désagréable mais il n'y a rien d'exceptionnel non plus. Il s'amuse avec quelques instants puis sous mon manque de réaction, il poursuit son exploration. Le bruit de ma ceinture qui se défait me réjouit, on passe enfin aux choses sérieuses. Je n'en reviens pas de me réjouir d'une simple fellation ! Il défait également la sienne ainsi que la braguette mais ne vas pas plus loin. Je jette un coup d'œil à son entrejambe et me rend compte de l'ampleur des dégâts, il devait être bien serré le bougre. Il tire sur mon pantalon avant de le balancer par terre, le bruit sourd qu'il fait en tombant me fais grimacer, mon portable est dedans. Cependant il me fait oublier bien vite ce petit tracas en embrassant à nouveau mon nombril, le mordillant même par moment. Ma main joue dans ses cheveux et inconsciemment je pousse sa tête afin que sa bouche aille s'occuper d'un endroit nettement plus jouissif. Il comprend le message et j'ai peine à y croire quand je sens son souffle sur ma virilité qui se durcit davantage. Il hésite et c'est bien normal je peux le comprendre, là ça va plus loin mais bordel c'que j'ai envie qu'il aille plus loin. Un effleurement me fait crisper les doigts de pieds, il va me faire attendre longtemps encore ? Ses phalanges s'agrippent à la bordure de mon boxer et je crois voir le nirvana.
- Désolé mec, je peux pas, me dit-il en se relevant et en fuyant mon regard.
NON ! Je fais un gros effort pour prendre sur moi et à en juger par son attitude fuyante, je ne dois pas réussir à me canaliser pleinement. Faut dire aussi qu'actuellement je ne suis plus le seul à commander. Une partie de moi me hurle de le plaquer sur le lit et de lui faire subir mille et une torture et l'autre tente tant bien que mal de se faire entendre et me supplie de relativiser les choses.
- Désolé, c'est trop…
On ne saura jamais la fin de cette phrase, s'il voulait dire que c'est trop dégueu, trop tôt, trop bizarre ou trop tout simplement. En effet ma conscience la plus virulente a fait une clé de bras à l'autre et s'est égosillée de faire subir au blondinet la plus lente des tortures.
- Kiba… tu me fais peur.
Je peux sentir effectivement l'aura animal qui émane de moi et celle de pure terreur de celui en face de moi. Il prend la tangente et tente de s'enfuir mais cette fois je suis plus rapide et le plaque violemment face contre la porte. Il tremble comme une feuille et cette vision fait apparaître sur mon visage un sourire carnassier.
- Je n'ai pas l'intention de te violer buccalement si ça pas te rassurer mais ne crois surtout pas que tu vas me laisser dans cet état, lui susurrais-je appuyé par un mouvement lascif du bassin sur ses fesses.
Certes je n'ai pas l'esprit très clair mais il m'est tout simplement impossible de le violer, c'est contre mes principes de relation sexuelle et encore plus quand ça concerne l'amitié. Ses tremblements s'estompent pour disparaître complètement, il bluffait. Depuis le temps il a appris à me connaître et à savoir ce que je suis réellement capable de faire. Il se retourne lentement avec sa mine de chiot délaissé à l'entrée d'une forêt.
- D'ac-d'accord, bredouille-t-il.
Je souris, il l'imite si bien. Je lui attrape vivement les cuisses et le décolle du sol. Il pousse un cri peu viril et tente de le camoufler en se cachant dans ses mains. Je rigole puis passe une main sous ses fesses et l'autre dans son dos et le transporte ainsi avant de le déposer sur le lit. Je profite d'être debout pour lui enlever son bas et comme je le disais, s'il avait vraiment eu peur son excitation serait retombée et à en juger par le piquet de tente dans son caleçon, je vois bien que ce n'est pas le cas. Il se recule le plus possible mais a néanmoins toujours cette lueur provocatrice. T'a voulu me faire languir mon coco tout à l'heure ? Prépare-toi à souffrir. Je n'oublie pas non plus mon objectif de la soirée à savoir le faire crier le plus de fois et le plus fort possible. J'en salive d'avance. Mais connaissant blondie, il y a de fortes chances qu'il ne se laisse pas faire facilement, je dois trouver un moyen de l'empêcher de bouger. Je déambule dans ma chambre et il me suit des yeux, inquiet. Oh oui tu peux l'être, crois-moi. J'ouvre un tiroir et y trouve ce dont j'ai besoin. Je sors une paire de menottes affublée d'un ruban noir et chose incroyable, il saisit tout de suite ce que je compte faire avec. Il se redresse vivement en position assise mais je le stoppe d'une main sur son front et le force à se rallonger. J'agrippe une de ses mains et pour une fois, il ne se laisse pas faire le bougre.
- Chut laisse toi faire chaton.
D'où sort ce surnom ? Bref ça a au moins le mérite de le faire bugger suffisamment longtemps pour que je puisse verrouiller les menottes autour de ses poignets et attacher le ruban à la tête de lit, je suis ainsi sûr qu'il ne se barra pas. Sa position me rappelle une certaine nuit qui je dois le dire m'avait bien émoustillé.
- Qu'est-ce que vous allez me faire monsieur, dit-il en ondulant son bas du corps.
Bordel, tu vas prendre tellement cher ! J'empoigne sa hanche gesticulante et mordille plus que j'embrasse son cou. Il a un sursaut faisant de par ce geste cliqueter les menottes. Rahh, je veux le frustrer autant qu'il a pu le faire mais s'il continue comme ça je ne suis pas sûr de tenir. J'effleure ses bras et le cliquetis recommence, putain j'adore ce son. Je descends sur sa clavicule que je lèche en long, en large et en travers. Son téton m'attire l'œil et mes doigts partent les triturer sans toutefois grande conviction. Je suis d'autant plus surpris quand un gémissement se fait entendre. Il ne veut pas que je le prenne pour une fille mais quel mec est sensible des tétons, sérieux ? Cette question des plus philosophiques en suspens, je continus de maltraiter ses pointes de chairs et sa respiration devient sifflante. C'est un bon début mais je suis sûr qu'il peux mieux faire. Mes lèvres happent ce morceau de peau et je le malmène entre mes dents. Sa poitrine se soulève brusquement et sa bouche s'ouvre sur un cri silencieux. C'est pas du jeu, je te ferai craquer. Je le libère de mon emprise et passe à l'autre. Je change de tactique et le lèche doucement avant de le happer par moment. Ça semble porter ses fruits puisqu'il gémit à nouveau et laisse échapper de temps en temps un plus fort que les autres. Je me relève de sa poitrine et observe son visage rougis par les événements, il me fuit du regard. Je lui embrasse le cou en lui caressant les cheveux. Je n'aurai jamais cru prendre autant de plaisir à faire du bien à quelqu'un. Je redescends, passe au milieu de ses deux tétons luisants de salive puis m'arrête quelque instant sur ses flancs.
- Kiba…
- Oui Naru ? m'intéressais-je.
- Fais quelque chose ou libère-moi bordel, s'agace-t-il.
- Tu es bien impatient dis-moi, dis-je en lui câlinant le ventre.
Il a une lueur meurtrière et je souris lubriquement.
- Tu te fous de ma gueule, ça va faire une demi-heure que tu m'effleure sans plus !
- Parce que t'appelle ça effleurer ? le questionnais-je avant de plonger sur son téton et le lécher durement.
Un cri fait enfin écho à mes oreilles et un sourire victorieux se dessine sur mon visage.
- Bien, on va enfin pouvoir s'amuser.
Il me fixe, le regard plein d'incompréhension. Ce premier cri me donne encore plus envie de poursuivre. Mes mains jouent avec la bordure de son sous-vêtement et le fais glisser de quelques centimètres. Quelques frissons apparaissent sur son aine et mes doigts suivent leur tracé.
- Kibaa… fait quelque chose putain…
J'embrasse son bas ventre puis bloque à cinq centimètres de sa protubérance puis relève les yeux vers les siens. Il bout intérieurement et fais un mouvement de bassin vers moi. Je souris face à sa frustration et je le tiens en place d'une main ferme sur sa hanche. Je souffle doucement sur son érection et sa réaction ne se fait pas attendre, un gémissement des plus excitant sort de sa petite bouche. Je le titille bien que je sache très bien que je ne pourrais pas le sucer. Je fais descendre d'un coup son boxer et lui prodigue de lents mouvements de va et vient. Hélas pour lui son soulagement ne dure que quelques minutes, ma lenteur semble l'exacerber.
- Kiba… bordel va plus vite, se plaint-il.
- T'as oublié le mot magique, lui soufflais-je à l'oreille en ralentissant encore mon mouvement.
Il grogne et remue son bassin pour me forcer à accélérer mais je n'y prête pas attention.
- Vas te faire foutre ! s'égosille-t-il en tirant sur ses liens.
- J'y compte bien mais ce n'est pas ça.
Il me fusille du regard, les poings serrés à s'en faire blanchir les phalanges. Je me lèche les lèvres et lui fait non de la tête. Son expression change aussitôt.
- Kiba, j'en peux plus, se lamente-t-il.
- Tu n'as que trois mots à dire, je suis sûr que tu les connais.
Je léchouille son cou et il tourne la tête pour ne plus me voir. Il est pratiquement à point, il ne lui manque plus qu'une petite chose pour qu'il craque définitivement. Je regarde ses tétons et souris malicieusement. Ton sort est scellé mon gros. Je me penche sur l'un deux et l'aspire entre mes lèvres. Il pousse un gémissement qui mue en cri plaintif. Il halète fortement et tourne lentement son visage vers moi.
- Kiba… S'il te plait, murmure-t-il visiblement à bout.
- Bon garçon, dis-je en lui caressant les cheveux.
Je m'empresse de lui astiquer le manche de manière beaucoup plus rythmée et soulageante pour lui si j'en crois ses gémissements de bien-être. Il papillonne des yeux et sa poitrine se soulève beaucoup plus rapidement. Il tremble un peu, il est trop mignon comme ça. Sa cuisse se frotte contre mon entrejambe et mon bassin ondule sans mon consentement. Mes va-et-vient s'accélèrent encore tout en lui léchant par intermittence ses pointes de chairs rosies. Il se lâche enfin et ne cherche plus à retenir ses gémissements et halètements. Je me cale tout contre lui et ses pupilles dilatées par le plaisir me fixent. Mes yeux dérivent sur son visage et ils finissent par échouer sur ses lèvres. Il se les mords à la limite de se les faire saigner. Je me penche en avant et embrasse sa joue. Son nez chatouille ma tempe et je l'entends marmonner des choses inintelligibles. Un flux intense de plaisir le traverse et le courant passe également à travers moi. Ses mains se cramponnent aux menottes quant à moi je me contiens en mordant son épaule. Quelques gouttes de sang s'échappent et je nettoie la blessure avec ma langue. Il se remet de son orgasme et mon attaque ne semble pas lui avoir fait trop mal. Je remue mes jambes engourdies et quelque chose de poisseux coule le long d'elles. Merde, j'ai éjaculé et je ne m'en suis même pas rendu compte. J'y ai pris du plaisir, beaucoup de plaisir mais je ne pensais pas à ce point. Je me lève et part me nettoyer dans la salle de bain et change de sous vêtement pendant que j'y suis. Je retourne dans ma chambre où Naru m'attend, en même temps il ne peut pas vraiment faire autrement.
- Putain, je t'avais oublié, m'excusais-je en accourant vers lui pour le détacher.
Il ne dit rien, ce n'est pas bon signe, ses yeux parlent pour lui. Je me rends vite à l'évidence que si je ne prends pas les clefs je ne pourrais pas le délivrer. Je fais le tour du lit et son aura meurtrière me ferait presque flipper. J'ouvre le tiroir et y cherche les clefs. A part un tube de lubrifiant et plusieurs boites de préservatifs, je ne trouve rien. Rien d'utile en tout cas. Ne me dite pas que je les ai paumée !
- Euhh Naru ?
Je le regarde et il fulmine intérieurement. Je ferai mieux de trouver ses foutues clefs avant qu'il n'arrache ses entraves et ne m'étrangle à mort. Bon il y aura au moins un point positif, il sera libre mais autre point légèrement moins joyeux, je serai mort et étrangement ça ne me botte pas plus que ça.
- T'a intérêt à trouver ces putains de clefs si tu n'veux pas que je te dévisse la tête, nom de Dieu ! hurle-t-il en se débattant comme un beau diable.
Ok… je fouille comme un forcené le tiroir allant même jusqu'à le retourner. Un tintement métallique attire mon attention. Au milieu du chaos se trouve le saint Graal entouré d'un halo lumineux. Je fonce dessus et rejoint rapidement l'emprisonné. Je déverrouille les menottes et les ouvrent dans un grincement métallique. Il se masse les poignets et me dévisage. J'essaie de l'évincer de ma mémoire et range les menottes en y rattachant les clefs. Une fois ceci fait, je me retourne pour me prendre un vent en pleine face et me faire plaquer au sol.
- T'as vraiment cru pouvoir t'en tirer comme ça ? gueule-t-il en me piégeant au sol.
Il retient prisonnier mes bras au-dessus de ma tête et me bloque les hanches avec son bassin. Il a encore des traces de semence sur le torse et par la merveilleuse force qu'est la gravité quelques gouttes tombent sur mon abdomen. Je les regarde puis le regarde. Mon expression doit y joué beaucoup puisqu'il déguerpit et part s'enfermer dans la salle de bain. Je m'essuie négligemment avant d'enfiler un bas de pyjama car oui bizarrement la température de la pièce a perdu quelques degrés. Je me dirige vers le lit dans le but de le remettre en ordre pour cette nuit et quand je vois les plis du drap retraçant la silhouette de Naru, je ne peux m'empêcher de repenser à ce qu'il s'est passé. C'était incroyable et pourtant je l'ai fait plus d'une fois avec des menottes. Pourquoi tout devient mieux quand il rentre dans l'équation ? L'excitation n'a pas non plus diminué cette fois-ci, bien au contraire. C'est sûrement passager mais si je teste d'autres choses, ça devrait finir par s'estomper. Et pourtant au fond de moi, j'en ai pas envie sinon ça veut dire que j'aurai définitivement perdu toute envie de sexe. Étant donné à quel point j'en suis friand ça me parait peu probable mais sait-on jamais. Quand on découvre une nouvelle chose, on a envie de tout voir puis ça passe et les choses qu'on aimait faire avant reviennent. Je n'ai pas trop à m'inquiéter. Par contre quelque chose m'inquiète actuellement, ça va faire plus d'un quart d'heure que blondie est parti. Je toque à la porte de la salle de bain.
- Naru ? T'es décédé suite à l'attaque sournoise de l'évier ou il faut que je vienne t'aider ?
Il sort, une serviette encerclant sa taille.
- Tu pourrais me prêter un pyjama s'te plait ?
- Ouais. Attend là, je vais te chercher ça.
Le souci est que je suis plus baraqué que lui, il va nager dans mes fringues. Il ne me resterait pas des habits trop petits par hasard ? Je farfouille dans mon armoire mais il semblerait que non. Un short à carreau bleu, bordeaux et blanc m'attaque sauvagement, d'où ça sort ça ? Le design est féminin et maintenant que je le tiens en main, ce n'est clairement pas à moi. Une idée germe dans mon esprit et un sourire malveillant s'immisce sur mon visage.
- Putain, t'en as mis du temps, s'exaspère-t-il.
- Langage jeune homme, le sermonnais-je.
« C'est l'hôpital qui se fout de la charité » me dit clairement son regard.
Je lui balance le short et au moment où il le réceptionne, j'éteins la lumière. Il n'affectionne pas particulièrement être dans le noir c'est pourquoi je sais très bien qu'il va s'empresser de s'habiller avant de me rejoindre dans la lumière sécurisante du couloir. Ça ne loupe pas et il sort de l'obscurité vêtu de ce short qui le sied à merveille, la serviette pendant dans sa main. Je le reluque de haut en bas et il se regarde afin de comprendre la raison de cette observation minutieuse.
- Tu te fous de ma gueule, connard, s'emporte-t-il en essayant vainement de me balancer la serviette en pleine poire.
Je la regarde chuter à deux mètres de moi, lui fait un clin d'œil espiègle puis disparaît dans ma chambre.
Il vocifère dans le couloir quelques instants avant de se calmer. Il entre tel une âme en peine et s'arrête au milieu de la pièce.
- Sérieux, t'as rien d'autre ?
- Tu préfères quelque chose à ta taille ou finir à poil parce que c'est trop grand ?
Il semble réfléchir sérieusement à la question avant de se rendre à l'évidence. Il lâche l'affaire et part se terrer sous la couette. Après toutes ces péripéties je me rends compte que la nuit est bien entamée, je décide alors de rejoindre le blondinet dans son terrier. Il fait face au mur, le lit étant collé à celui-ci. Je me glisse dans son dos et embrasse la pliure de son cou, j'ai droit à un regard en coin de sa part. Je l'observe, un petit sourire aux bords des lèvres. Je me couche plus convenablement sur le flanc et deux secondes après, il se retourne et viens se blottir entre mes bras. Je lui caresse le dos et je me prends une tape sur les pecs.
- Ne crois surtout pas que je ne t'en veux plus, il fait juste froid, ronchonne-t-il.
Je le serre un peu plus.
- Je peux te réchauffer autrement si tu veux.
Il me lance un regard courroucé accompagné d'une pichenette sur le front. Je rigole et je décèle un sourire sur son visage boudeur.
- Bonne nuit Naru, soufflais-je en frottant mon front endolori dans ses cheveux.
- Bonne nuit Kiki, ironise-t-il en calant sa tête dans mes pecs.
OoOoOoOoOoO
Chapitre plus court, la longueur est assez aléatoire et suit ma logique qui ne l'est pas forcément. Le chapitre 4 est toujours en cours d'écriture et j'espère réussir à maintenir le délai. Sur ce, à plus.
