Perso : Gilbert (Prusse) et Alice (Fem!Angleterre)
Rating : Hm... K+ parce que c'est un poil violent mais pas beaucoup hein
Résumé : En presque une année de relation, ils avaient eu leur quota de hauts et de bas. Tout allait bien pour le moment jusqu'à ce que Alice ne demande une chose à laquelle Gilbert ne s'attendait absolument pas.

Madeline, Ludwig, Antonio et Francis s'était réunis chez Alice et Gilbert pour voir « la petite princesse » dont ils avaient tant entendus parler. Chacun s'accorda à dire qu'elle était très mignonne et félicitèrent les heureux parents apparemment comblés de bonheur. Alice demanda à Madeline d'accepter d'être la marraine de la petite tandis que Gilbert demandait à ce que Ludwig soit le parrain. Les deux furent heureux d'accepter sous les, faux, reproches des deux autres membres du BTT qui se plaignaient d'être ainsi laisser pour compte. Ils décidèrent pourtant de dîner tous ensemble, Francis et Antonio aux fourneaux, Madeline et Gilbert à la préparation de la table tandis que Ludwig discutait avec Alice pendant qu'elle s'occupait de la plus jeune. Cela ressemblait fortement à une joyeuse réunion de famille ce qui ravie et attrista tout à la fois l'anglaise. Ses frères ne viendraient jamais faire un dîner de ce genre, l'ambiance chaleureuse n'existerait tout simplement pas. Elle fut surprise de sentir un doux baiser sur sa joue, elle rencontra le regard rouge de son compagnon et sourit. Après tout, tant que Gilbert restera auprès d'elle tout ira bien. Prusse partit coucher la petite Julia puis rejoint les autres à table. L'atmosphère était détendue, joyeuse et le dîner se passa si bien que chacun repartit chez lui de bonne humeur avec le sourire aux lèvres.
Deux mois après la naissance de Julia, sa mère prit la décision d'aller parler à sa famille. Gilbert demanda un jour de congé pour pouvoir s'occuper de leur fille pendant l'absence de sa compagne. Il n'était pas vraiment content de la laisser y aller seule mais comme Alice le lui avait fait remarquer elle n'était absolument pas une pauvre princesse en détresse ayant besoin que son chevalier servant la suive partout. Son petit ami lui rappela qu'il en était un de chevalier, et qu'il l'avait été pendant un bon paquet d'années, ce à quoi elle répondit qu'elle était sorcière et qu'il avait intérêt à la laisser gérer les choses. Après un soupire Prusse finit par accepter, c'est pas comme s'il avait le choix en la matière.
L'anglaise était un peu tremblante lorsqu'elle entra dans le salon d'Allistor. Son frère dégustait un verre de whisky, son cigare attendant patiemment dans le cendrier, cela la ramenait des années en arrière alors qu'elle habitait ici étant enfant. Alice prit une inspiration avant de s'asseoir sur le fauteuil opposé à celui de l'écossais. Le silence perdura jusqu'à l'arrivée de Pays de Galles et Irlande, une fois tout le monde assit et les banalités d'usage passées, Allistor attaqua le cœur du problème.
« Chère petite sœur, que nous vaut le privilège de ta visite ?
- J-Je suis venue vous annoncez une nouvelle importante.
- C'est bon ou mauvais ?
- C'est une bonne nouvelle, merci Dylan.
- Merveilleux. Tu as enfin quitté ce bon à rien qui te servait de petit ami n'est-ce pas ?
- No... Ce n'est pas ça Allistor, nous sommes toujours ensemble. »
Le regard polaire que lui envoya son aîné la fit frissonner mais penser à son compagnon et leur fille lui redonna de la force. Dylan, le gallois avait l'air d'être serein, Connors avait l'air de s'ennuyer comme toujours. Un irlandais chez les britanniques quoi. Alice reprit la parole en essayant d'avoir la voix la plus ferme possible : « Je suis mère. Gilbert et moi avons une fille, Julia. » L'écossais bondit de son fauteuil et l'attrapa violemment par le bras en lui hurlant des insultes au visage. Très vite Dylan le maîtrisa et le fit sortir de la pièce tandis que Connors tentait de rassurer sa sœur terrorisée. Une fois le calme revenu, Dylan revient avec du thé chaud.
« Allistor est occupé à détruire le mobilier du bureau. Nous savons que sa réaction est excessive mais ta vie sentimentale a toujours été un sujet sensible pour lui.
- Yes...
- Je pense ne pas me tromper en disant que Connors et moi ne sommes pas si... outrés de cette nouvelle.
- Ouais. J'aime toujours pas l'idée que tu vives avec ce type mais bon, la petite a pas choisie son père faut pas lui en vouloir.
- Donc v-vous acceptez notre relation quand même... ?
- Non. On accepte notre nièce mais pas son père.
- Je suis d'accord avec Dylan, Prusse n'est pas un homme respectable. »
Alice finit sa tasse de thé puis rassembla ses affaires et quitta le manoir familial dans le plus grand silence. Ses yeux piquaient mais elle refusait de pleurer alors qu'ils pouvaient encore la voir. Une fois rentrée chez elle, la jolie blonde partie s'enfermer dans la chambre et s'affala sur le lit pour pleurer, enfin.

Gilbert avait dû attendre plusieurs jours pour savoir ce qui s'était passé, l'envie de casser la tronche à l'écossais lui était venue mais sa compagne l'avait supplié de ne pas le faire. Ils le prenaient pour une espèce de sauvage, autant ne pas leur donner raison. Et puis il devait la rassurer, oui elle avait le droit de vouloir être heureuse, oui elle avait le droit de vouloir une famille, oui elle avait le droit d'être amoureuse et oui, Julia avait le droit d'exister quoi que puisse penser le reste de ses oncles.
De nouveau Alice prit ses distances avec sa famille, n'accordant qu'un rapide texto au gallois et à l'irlandais de temps en temps pour confirmer que tout allait bien et qu'ils n'avaient pas besoin de s'alarmer. Leur famille se composait maintenant essentiellement de leurs amis et cela leur convenait bien. La petite Julia grandissait tranquillement, s'émerveillant des choses qu'elle découvrait et s'amusant à faire tourner en bourrique son cher « Vatti ». D'ailleurs Gilbert râlait souvent qu'il n'était pas là juste pour faire des câlins ou raconter des histoires le soir, mais chacun savait qu'il ronchonnait juste pour la forme. La petite avait une éducation anglaise pourtant elle aimait bien parler allemand comme son papa qui avait finit par céder et le lui apprendre au fur et à mesure. Gilbert et Alice agissaient toujours comme de jeunes amoureux, se câlinant et s'embrassant à la moindre occasion. Une vie douce et tranquille, bien différente de ce qu'ils avaient connus jusque là. Même s'ils se disputent souvent, avec leurs caractères les accrochages sont faciles et monnaie courante, les réconciliations sont souvent très passionnantes et passionnées. Donc, pas si grave au final.
Madeline s'amusait à coiffer Julia tout en discutant avec la mère de la petite de tout et de rien quand elle posa une question pourtant innocente :
« Et vous allez vous mariez finalement ?
- W-What ?!
- Pourquoi pas ? Vous êtes très amoureux et vous avez une petite fille trop craquante.
- Oui, eh bien justement on est très heureux comme ça.
- Mais ça ne te plairait pas ?
- De quoi ? D'être Mrs Beilschmidt ?
- Alice Beilschmidt ça sonne bien je trouve. Pas toi ? »
La canadienne ne pu retenir un rire en voyant son amie aussi rouge que l'une des tomates d'Antonio. La pauvre Alice n'avait qu'une seule envie : se cacher dans un trou de souris...

D'ailleurs ledit Antonio tenait à peu près le même discours à son ami sauf que l'albinos avait éclaté de rire au mot « mariage » comme si c'était pour lui la meilleure blague du monde. Non franchement, lui marié ? Ah, vraiment son ami espagnol avait vraiment beaucoup d'humour c'était très amusant. Sauf que le brun ne riait pas lui, il était même très sérieux.
« Je ne plaisante pas Gilbert, tu pourrais vraiment l'épouser.
- Mais on est bien comme on est, pourquoi on devrait enfiler un costard pingouin et une robe meringue pour dire oui à un vieux devant des gens qui savent déjà qu'on s'aime ?
- Ta conception de la cérémonie est intéressante... Mais c'est plus que ça le mariage c'est po-
- Si tu oses me dire que « c'est pour la vie » je te cite le taux de divorce dans l'Union Européenne, klar ?
- Muy claro. Par contre j'allais dire autre chose. »
Gilbert soupira en sortant sur le perron pour allumer sa cigarette, bien sûr Espagne le suivit et reprit sa conversation.
« Le mariage c'est pour s'unir devant tout le monde, une façon de dire « J'aime cette personne ». Et c'est rassurant aussi, ton passé de coureur de jupons, et de pantalons avouons le, n'est pas reluisant et tu sais comme moi à quel point Alice a besoin d'être rassurer.
- Et un bout de papier signer avec un accoutrement ridicule va lui faire prendre conscience que je vais lui rester fidèle c'est ça ?
- Au moins ça va lui prouver ton sérieux.
- On a un gosse ensemble, bien sûr que je suis sérieux.
- Evidemment mais je pense que ça lui ferait plaisir. Et peut-être que ça pourra aider à améliorer vos relations avec sa famille. »
Le dernier point sembla percuter Gilbert puisqu'il se mit à sérieusement réfléchir à la question. Pour lui le mariage n'avait rien de sacré ou quoique ce soit, pas besoin d'avoir une bague pour savoir qu'on est amoureux. Cependant il comprenait ce que son ami essayait de lui dire, et puis pourquoi pas après tout ? Qui ne tente rien n'a rien. Il partit donc en ville faire les boutiques, sa décision était peut-être hâtive mais il était homme à agir à l'instinct plus qu'autre chose, ses plans tordus mis à part.
Alice lisait tranquillement un roman en étant confortablement installée dans le fauteuil près de la cheminée quand son compagnon arriva en coup de vent. Il monta directement à l'étage laissant l'anglaise un peu perplexe mais finalement elle haussa les épaules et reprit sa lecture. Gilbert revint après sa douche et toujours avec la serviette sur la tête, il lui enleva le livre des mains. Alice se tourna vers lui, prête à le réprimander quand elle fut stoppée dans son élan par une petite boîte.
« Qu'est-ce que c'est ?
- Un cadeau. Enfin en quelque sorte.
- T-Thank you... »
Alice ouvrit la boîte puis regarda Prusse stupéfaite puis à nouveau le contenu de l'écrin. Gilbert commençait à douter un peu mais il mit ses doutes au placard.
« J'suis d'accord pour qu'on se marie. Si tu en as envie je veux dire.
- J-Je... I don't know...
- Ouais, c'est soudain et tout mais je me suis dit que si ça pouvait te rendre heureuse alors je veux bien.
- Mais je suis heureuse comme on est même si ça me touche.
- Und so ? »
Alice contempla l'anneau planté sur son coussin puis son compagnon. Un sourire prit place sur ses lèvres et elle lui sauta au cou en poussant un « Yeeeeees ! » joyeux auquel Gilbert répondit par un « Awesome ! » enthousiaste.

Fin partie 4

Vatti = Papa

What? = Quoi?

Klar? = C'est clair?

Muy claro = Très clair

Thank you = Merci

I don't know = Je ne sais pas

Und so? = Et donc?

Donc, la prochaine fois ça sera le final de cette petite histoire ~