Joyeux Noël à tous les Gleeks ! et je suis désolée que cet avant-dernier chapitre arrive aussi tardivement, spécial merci à ChoupiBoy et the Monkey's Head ! ;)
Chapitre 4
Une fois dans le calme de sa chambre Sam s'assit sur son lit, et seulement à cet instant s'autorisa à repenser à ce qu'avait insinué Evan. S'il avait le cran d'agir et savait que cela ne ruinerait pas leur amitié, est-ce qu'il serait prêt à recommencer le rapprochement avec Blaine de vendredi soir ?
Carrément oui.
Mais, est-ce que ça ne voulait pas dire qu'il était... en quelque sorte... intéressé par lui ?
Oh merde non, s'il-vous-plait faites que non.
« Merde, merde, merde ! » Sam se leva, et grandement agité se mit à faire les cent pas dans sa chambre. Il ne pouvait pas être intéressé par un garçon. C'était le truc d'Evan. Mais le plus affreux était que cela gâcherait complètement l'amitié qu'il partageait avec Blaine, non, pire que ça, ça l'avait déjà fait !
« Putain ! »
Sam alla à sa porte, il l'ouvrit et appela Evan. Mais personne ne vint. Sam descendit l'étage, mais ce fut seulement pour constater l'absence de son jumeau. Il était parti. Super, il amenait Sam à la découverte la plus capitale de toute sa vie puis après disparaissait. Vraiment super !
Sam lui envoya un message puis remonta dans sa chambre, d'humeur trop morose pour saluer ses parents d'accueil qui n'allaient pas tarder à rentrer.
Lorsque Evan revint, plus tard, il était accompagné d'un invité.
« Quoi ? Non ! J'ai besoin d'une conversation privée ! protesta Sam lorsqu'il vit Ryder passer le seuil de sa chambre
- Si ça concerne Blaine, et quelque chose me dit que c'est le cas, alors Ryder sait déjà tout », dit Evan.
Ryder acquiesça :
« Je le savais déjà avant tout le monde. J'ai le meilleur Gaydar qui existe.
- Alors... C'est bien ça ? »
Evan se jeta sur le lit à coté de Sam et le regarda.
« Peut-être ».
Evan et Ryder se tapèrent dans la main et Sam croisa ses bras.
« Tous les deux vous êtes... rah, laissez tomber ! »
Il décida de se mettre en colêre contre eux plus tard, son cerveau partait dans tous les sens et il avait absolument besoin de parler, maintenant.
« J'ai réfléchi à ce que tu m'as dit, dit-il à Evan. Et tu as raison. Il se peut que j'aime bien Blaine. Mais... comment c'est possible ? Je ne comprends pas. C'est toi le jumeau gay. Et Blaine est mon meilleur ami, ça craint, sans compter que je ne sais toujours pas de quoi il s'agit vraiment. Je veux dire, je ne suis pas amoureux de lui. C'est seulement physique.
- Mmh c'est ce que je me suis dit aussi quand mon truc avec Jake a commencé », dit Ryder d'un air pensif.
Il était resté debout et observait sans le toucher l'ordinateur portable de Sam.
Sam bougea de sa position et se concentra sur lui.
« Oui, comment ça s'est passé pour toi d'ailleurs ?
- Quoi – oh. Ok, je vais te le dire ».
Il vint s'asseoir avec eux sur le lit, qui commençait d'ailleurs à devenir étroit. Mais aucun d'eux n'y prêta attention.
« Ca a commencé avec Marley qui comme tu le sais me plaisait énormément, et étant donné qu'elle plaisait à Jake aussi il a fallu que je fasse avec. On s'est battus pendant un moment et on a fini par devenir amis. Je ne sais toujours pas comment. Je veux dire, on était rivaux pas vrai ? Est-ce que ce n'est pas bizarre ? Mais pourtant on s'est confié certaines choses importantes, on a passé du temps seuls sans Marley et... Un jour j'ai pensé à l'embrasser. Je me suis dit que je devenais cinglé. Ou curieux. Mais ce n'est jamais parti. Je suis jaloux quand il est avec Marley et je ne ferais jamais rien qui pourrait lui causer de la peine, ou mettrait en danger notre amitié. Parce que cela signifierait le perdre lui aussi, et cette pensée est juste insupportable. Il est tout ce dont mon coeur a besoin Sam, même si ça doit rester platonique. Mieux vaut ça que rien du tout.
- Hmm ».
Samp pinça ses lèvres. Tout ça lui paraissait être une relation normale entre meilleurs amis.
« Ca te rappelle quelque chose ? demanda Evan, en donnant un coup dans le bras de Sam.
- Oui, ok, c'est la même chose entre moi et Blaine excepté une chose : je ne suis jamais jaloux.
- Jusqu'à hier tu veux dire. Mais est-ce que tu avais seulement une raison de l'être ? demanda Evan. Tu sais qu'il t'aime bien
- Qu'est-ce que tu ferais si son ex revenait dans le coin et que Blaine se mettait soudain dans la tête de... disons, l'épouser ? » l'interrogea Ryder.
Sam fronça les sourcils. Parmi les scénarios les plus absurdes que Ryder aurait pu trouver, celui-là battait des records. Mais rien que de songer à Blaine courant après Kurt pour le reconquérir lui donnait envie de bondir. C'était lui que Blaine était censé aimer maintenant.
« Je lui dirais de ne pas le faire. Peut-être que je le rejoindrais chez le bijoutier au moment où il est en train de choisir la bague pour lui rappeler que c'est moi qu'il préfère », répondit Sam avec honnêteté, en haussant les épaules.
C'est ce que ferait n'importe quel ami, il n'en doutait pas une seconde.
Evan et Ryder se tapèrent dans la main une seconde fois.
« Tu es amoureuuuux, roucoula Ryder.
- Mais ce n'est pas pour autant que je ne pense qu'à baiser avec lui ! »
Sam n'arrivait toujours pas à croire de quoi ils étaient en train de parler. Ou comment ils étaient arrivés jusque-là. Bien que, c'est vrai, le simple fait de penser à aller plus loin avec Blaine rendait son corps tout électrifié, de la même façon que l'embrasser l'avait fait.
« Eh bien, pour certains cela commence avec la partie physique... Ryder se pointa lui-même du doigt. Et pour d'autres avec un amour refoulé. Et il montra Sam.
- Bon, réfléchissons maintenant à un moyen d'arranger les choses entre vous, dit Evan. Tu n'étais pas très drôle à vivre ces trois derniers jours Sammy.
- Ne m'appelle pas surtout comme ca ! » dit aussitôt Sam en levant son index.
Il n'était plus un petit garçon, et Sammy était un surnom qu'on ne donnait qu'aux petits de cinq ans.
« Ne lui dis pas directement, conseilla Ryder.
- Et... de quelle autre façon est-il censé expliquer sa façon d'agir de vendredi ?
- Eh bien, en vérité, Sam ne savait pas ce qu'il se passait en lui à ce moment-là. Il voulait seulement tenter quelque chose sans avoir à blesser Blaine.
- Oui ! confirma Sam.
- Ok, peut-être qu'il ne savait pas mais il le sait, maintenant. Et quand Sam commence à cacher quelque chose il peut très bien finir par vivre avec et ne plus rien avouer du tout. Je le connais, dit Evan.
- Parfois il vaut mieux ne rien dire si ça permet de sauver une amitié, dit Sam, et Ryder approuva ses paroles en hochant vivement la tête.
- Sérieusement les gars, c'est pour ça que vous êtes célibataires ! Il faut risquer quelque chose !
- Oh, attends, tu n'es pas célibataire ? s'étonna Ryder.
- Je le suis mais uniquement parce que je l'ai choisi. Vous deux vous ne faites que désespérer comme des pauvres victimes de l'amour.
- Je ne peux pas prendre ce risque, commença Sam, mais Evan le coupa en levant sa main.
- Là maintenant tu n'as plus rien à perdre. Ton pire cauchemar est devenu réalité : Blaine souffre à cause de toi. Mais pas à cause de ce que tu as fait vendredi, plutôt de ce que tu n'as jamais osé entreprendre jusqu'à maintenant. Il n'ira pas mieux à moins que tu ne lui retournes ses sentiments ou que tu laisses son amour pour toi disparaître peu à peu, et nous savons que ça signera la fin de votre « amitié » dans les deux cas. As-tu déjà songé au fait que si toi et Blaine partagiez une bromance aussi incroyable, c'était peut-être parce qu'au fond chacun de vous voulait en effacer la première lettre ? »
Sam pinça ses lèvres, croisa les bras puis marmonna un faible « Je te déteste ».
« Oh, oh ! C'est si romantique ! se réjouit Ryder en claquant dans ses mains et en faisant des petits bonds.
- Et toi ! dit Evan en le désignant. Tu vas le dire à Jake aussi. Oui je sais, ta situation est différente de celle de Sam et Jake a une petite amie etc etc... Mais il faut que tu lui dises. Sans rien demander en retour. Tu dois le faire pour toi, pour pouvoir aller de l'avant.
- Non je ne peux pas !
- Si tu le peux ! »
Sam arrêta d'écouter. Il avait besoin de plus de temps pour réfléchir à ce qu'il ressentait. Il était toujours très confus de s'entendre dire qu'il était amoureux de Blaine, parce que, sans rire, comment aurait-il fait pour ne pas s'en rendre compte ? La bromance incroyable dont Evan avait parlé, eh bien il s'agissait justement de ça. Une amitié très forte entre deux garçons qui était spéciale et exclusive. Avec le serment d'être quoiqu'il advienne la personne la plus importante dans la vie de chacun.
Enfin, c'était du moins ce que Sam avait compris que c'était. Avec ses meilleurs amis précédents, Puck ou Artie, cela avait été différent. Oui il les avait beaucoup aimé mais il ne s'était jamais senti aussi proche, et cela n'avait jamais été aussi intense qu'avec Blaine, surtout quand l'idée de le perdre survenait.
Merde. Est-ce qu'il s'était engagé tout droit dans une relation gay sans même s'en rendre compte ?
« Argh ! » Sam enfouit sa tête dans son oreiller. « Putain mais qu'est-ce qui m'arrive ? »
Et pourquoi d'abord Blaine décidait de ne plus parler à Sam pour la simple raison qu'il l'avait embrassé ? Ce n'était pas qu'il avait voulu après tout ?
« Et si Blaine ne m'aimait plus ? » dit Sam à voix haute.
Evan tourna la tête vers lui et fronça les sourcils.
« Ca y est tu vois il commence », dit-il à Ryder.
Evan prit le téléphone de Sam sur la table de chevet, il y toucha quelques secondes puis le lui tendit. Le numéro de Blaine apparaissait sur l'écran.
« Appelle-le.
- Est qu'est-ce que je suis censé dire ?
- Tout, murmura Ryder. Dis-lui simplement tout.
- Oui », renchérit Evan, avant d'approcher encore le téléphone de Sam jusqu'à ce qu'il soit obligé de le prendre.
Il le fit à contrecoeur.
« Je ne peux pas. Il va croire que je fais ça seulement pour dire ce qu'il a envie d'entendre et que les choses soient bien à nouveau.
- Dans ce cas-là tu le lui diras encore, et demain aussi, et encore le jour suivant. Jusqu'à ce qu'il accepte de te croire, dit Evan confiant. Il se leva. On sera dans ma chambre, prêts à entendre les résultats ».
Après que la porte se soit doucement fermée derrière lui et Ryder Sam prit une profonde respiration, et regarda son téléphone. L'écran s'était éteint alors il appuya sur un bouton pour le rallumer. Le contact « Blaine Anderson » reparut, il ne portait pas d'autre nom car quand Sam avait obtenu son numéro il n'avait plus ou moins été qu'un étranger (le petit ami de Kurt quoi). Depuis le temps il n'avait jamais pensé à le changer pour simplement « Blaine ».
Qu'est-ce qu'il pourrait bien dire ?
Avant qu'il ait eu le temps de songer à un quelconque discours le pouce de Sam pressa « Appeler ».
Blaine ne répondra pas de toute façon, pensa Sam en amenant le portable à son oreille. Son coeur battait fort, ses mains étaient moites.
Mais il avait raison, Blaine ne répondit pas. Par contre il renvoya un court message :
Arrête de m'appeler.
Les yeux de Sam lui brouillèrent sa vue et il dut cligner des yeux plusieurs fois pour voir ce qu'il répondait.
non. Je n'arreterai pas. Il faut qu'on parle. Je t'abandonnerai pas. S'il te plait Blaine je peux tout t'expliquer, s'il te plait !
Et puis il pensa à dire autre chose :
tu n'as pas été complètement honnête avec moi toi non plus tu t'es servi d'Evan pour me rendre jaloux !
Apparemment cela avait touché un point sensible car presque immédiatement après Blaine l'appela.
« Il y a une grande différence entre essayer de voir la réaction de quelqu'un et faire semblant d'être son jumeau », dit Blaine au téléphone.
Sa voix avait toujours l'air blessée et fâchée mais de l'entendre donna à Sam l'impression de respirer à nouveau. Idiot, idiot. Trois jours sans lui parler une seule fois ? Le crime ne valait pas la punition.
« C'était seulement pour protéger notre amitié que je l'ai fait !
- Mais pourquoi ? »
Sam respira un grand coup.
« Je voulais t'embrasser ok ? Mais je n'osais pas te le demander ».
Bien qu'il n'en ait pas dit taaant que ça Sam se sentit soulagé comme s'il avait enfin tout avoué. Jamais ce ne serait aussi dur que la première étape, jamais.
« Je ne voulais pas risquer de te faire du mal, ajouta-t-il.
- Sam, je, c'est ma faute. Je n'aurais jamais du te faire savoir ce que je ressentais, je...
- Oh arrête je l'ai découvert moi-même », dit Sam.
Il entendit Blaine respirer à l'autre bout du fil et ressentit le désir d'être près de lui, de pouvoir le toucher.
« Ok, donc... C'est adorable mais il reste que ce n'était pas gentil de ta part, Sam. Sais-tu comment je me sens ? Trahi ne commence même pas à le décrire comme il faut. On ne s'était jamais mentis avant.
- Techniquement je n'ai pas menti. Je n'ai seulement rien dit ».
Sam savait que ce n'était qu'une piètre demi-vérité. Mais il souhaitait dépasser la partie douloureuse de l'histoire afin de pouvoir au plus vite expliquer à Blaine ses sentiments. Mais comment ?
« Non tu ne l'as pas fait, soupira Blaine. Puis il rit, l'air frustré. C'est ironique quand on y pense, tu as fait ça pour ne pas mettre notre amitié en danger et maintenant nous voilà à nous disputer.
- Mais je ne regrette pas de l'avoir fait », dit Sam.
Les battements de son coeurs s'accélérèrent encore. Ils venaient juste d'entrer dans la partie juteuse n'est-ce pas ?
« Tu... Ne le regrettes pas ? »
Blaine avait l'air aussi surpris qu'un adulte qui voit soudain le père Noël grimper hors de sa cheminée.
« Ca m'a fait réaliser certaines choses », continua Sam.
Il ferma les yeux et se concentra sur sa respiration, qui sans cela se serait arrêtée. Quelque part à l'arrière de sa tête il y avait une voix qui lui disait qu'il serait mieux d'avoir cette conversation face à face.
« Quelles choses ? demanda Blaine en un quasi murmure.
- Des choses comme... J'ai besoin de toi. Je ne supporte pas de te perdre. Et... J'aime t'embrasser.
- Oh.
- Est-ce que tu me veux toujours ? »
Oups, ça faisait peut-être un peu trop sexuel dit comme ça.
« Je veux dire, sortir avec moi, ajouta-t-il rapidement. Sortir. Romantiquement.
- Oui », dit Blaine.
Sam laissa tomber sa tête en arrière de soulagement. Mon dieu ca y est, il l'avait fait !
« Est-ce que c'est vraiment en train d'arriver ? C'est bien Sam au moins ? Pas encore un échange de jumeaux ? demanda Blaine, qui avait retrouvé sa langue.
- Je jure sur Dieu que non. Si tu veux on peut attendre que Evan soit parti pour en reparler ».
En parler.
Sam commença à sourire sans pouvoir s'en empêcher. Parler de sortir ensemble. Parler de s'embrasser encore. Parler d'être petits amis.
Aussi étrange et un peu effrayant que cela pouvait sembler Sam n'y voyait aucune objection
« Que sont quatre jours de plus, pas vrai ? dit Blaine. Et tu veux surement passer encore du temps avec ton frère aussi ».
Sam se mordit la lèvre.
« Tu n'as vraiment plus envie de le revoir ?
- Eh bien, c'est que... Ca ferait étrange de se retrouver avec vous deux à nouveau, dit Blaine.
- Mais l'accord que tu avais passé avec lui est terminé maintenant. Et je ne laisserai rien d'autre se reproduire de toute façon ».
Oh non, il en avait trop dit. Sam pinça ses levres et espéra silencieusement que Blaine n'était pas énervé maintenant.
La pause dura longtemps. Sam commençait à se demander ce qu'il pourrait ou devrait dire lorsque Blaine parla enfin.
« Je pense qu'il faut qu'on se parle le plus tôt possible, dit-il. Je veux savoir ce qui se passe. Est-ce que je peux venir ?
- Oui ! Sam cria presque mais ce n'était pas grave. Dans une heure ?
- Parfait. A tout à l'heure.
- Oui, ok ! »
Sam raccrocha et courut immédiatement hors de sa chambre pour rejoindre celle d'Evan. Il devrait vraiment apprendre à frapper un de ces jours. Evan se tenait debout au milieu de sa chambre, il était lui-même en conversation téléphonique avec quelqu'un et Sam couvrit sa bouche avec sa main pour s'empêcher de parler.
Mais Ryder était là lui aussi. Sam s'assit sur le lit et parla le plus bas possible.
« Blaine va venir pour parler ! Tu crois que c'est déjà un rendez-vous ? Est-ce que serait trop si je faisais quelque chose comme... Mettre des pétales de roses au sol ? »
- Peut-être mieux de seulement parler ? » dit Ryder sans lâcher Evan des yeux.
Sam regarda autour de lui.
« A qui il parle ?
- Jake », chuchota Ryder.
Et puis il se ferma à toute autre tentative de parler et Sam se sentit un peu comme la troisième (ou quatrième ?) roue du carosse. Qu'est-ce qu'il était censé faire en attendant que Blaine arrive ? Il pourrait réfléchir à ce qu'il allait lui dire mais cela finirait probablement en panique dans sa tête. Mieux valait ne pas le faire.
merci à tous ! :p à la prochaine
