Coucou à tous,

Chaque jour, de nouveaux mails pour m'informer que vous me mettez dans vos alertes. Alors chaque jour, j'ai un peu plus la banane et donc je m'applique à vous construire quelque chose de bien. Ça me ferait tellement plaisir qu'en plus de vos alertes, il y ait une petite review ….

Comme toujours, je n'ai pas de beta mais je ne pense pas avoir laissé trop de fautes, n'hésitez pas à m'en indiquer si vous en relevez (même un accent loll)

Mais bref, je vous laisse à votre lecture.

Un petit mot pour mes « revieweuses » :

Looklook: Merci beaucoup. Voici la suite.

Lanamie : faut appeler un chat, un chat ! parfois on ne peut pas mieux se faire comprendre qu'en utilisant les bons mots même un peu vulgaire loll

H223 : contente que le chapitre t'ait plu, j'espère que celui-ci te plaira tout autant. Je n'ai rien fait à Ron, promis. Tout est venu d'Hermione! Quand elle est dans cet état là, je me planque.

Disclaimer : tout est à JKR (pfff et repfff) sauf l'histoire qui appartient à mes cellules grises restantes

Bonne lecture


Quelques minutes ou quelques heures s'écoulèrent et sans qu'elle l'ait entendu, Harry arriva dans la cuisine et trouva sa femme pleurant doucement.

- Que se passe-t-il, ma chérie? Se précipitant vers elle. Quelque chose ne va pas?

- Hermione sort d'ici. Elle sait tout.

- Oh! Fut la seule réponse du jeune homme et il se mit à bercer son épouse tout doucement.

Hermione avait décidé de marcher dans le square pour se calmer. Elle en voulait à son amie mais encore plus à son frère d'avoir agit de la lui avait caché tant de choses depuis des mois.

Elle se rappelait certaines discussions interrompues à son arrivée dans la pièce, certaines gênes quand ils évoquaient les années Poudlard et notamment les Serpentards. Beaucoup de choses s'expliquaient maintenant.

Elle n'en revenait pas. Elle sentait comme une rage folle montée du plus profond de son être, une envie de crier sur tout le monde. Mais ce sentiment n'était pas le seul, elle se sentait aussi triste, amère. Tant de confiance perdue . C'est dans cet état d'esprit qu'elle se dirigea dans une ruelle pour transplaner.

oOoOoOoOoOo

- Comment s'est déroulé ton entretien, Drago?

- Mère, laisse moi d'abord entrer dans la maison. J'ai à peine franchi la porte d'entrée que tu me questionnes déjà.

Tout en disant cela, le jeune homme souriait devant l'impatience de sa mère. Il savait qu'elle trépignait d'impatience de connaître les résultats de son entrevue avec Hermione. En des temps anciens, elle aurait pu faire croire qu'elle s'en moquait malgré son intérêt mais la voir si transparente était tout de même assez inhabituel et cela le faisait sourire.

Elle s'était rassise dans l'un des fauteuils ou elle passait quelques uns de ses après-midis depuis que son fils avait repris les affaires familiales. Et ils prenaient plaisir à évoquer tous les deux les projets que Drago développaient depuis peu.

Ils se tenaient tous les deux dans le petit salon où Drago avait installé son bureau. La pièce assez vaste disposait d'un canapé et de deux fauteuils en cuir noirs en contraste parfait avec les murs crème de la pièce, du bureau de Drago dans l'un de ses angles et d'une large cheminée. De nombreuses toiles faisaient office de décoration même si les portraits se trouvaient vides en cet instant.

- Kyra, appela-t-il.

Une elfe de maison fit son apparition dans un plop sonore et s'abaissa devant son maitre en une profonde révérence.

- Prends mes affaires, Kyra et apporte-moi les papiers qui se trouvent sur ma table de chevet. Et prends soin de bien prendre tous les papiers, Kyra.

- Bien, maître. Kyra va bien obéir aux ordres du maître. Rien oublier.

Et ce faisant, elle prit le manteau de son maitre et disparut.

- Drago... dit sa mère faisant ainsi ressentir son impatience.

- Oui, mère. Je vous raconte.

Et il se mit à lui décrire avec détails la conversation qu'il avait eu avec la jeune femme. Il répondit à toutes ses questions y compris lorsqu'elle en vint à aborder son stratagème.

- Penses-tu réellement qu'elle va venir ici plus vite si tu arrives à semer la zizanie dans son couple?

- Oui, mère, j'en suis absolument certain. Je pense que sachant ce que son compagnon lui cache depuis des années, elle va vouloir lui donner une bonne leçon et quoi de mieux que de se rapprocher de celui qu'il ne voulait pas qu'elle voit. Mon plan est parfait.

- C'est rusé, je dirais même que c'est Serpentard, dit elle en souriant.

- Oui, je me suis dit la même chose.

Et il finit par rire de bon cœur bientôt rejoint par sa mère.

oOoOoOoOoOo

Hermione ne transplana pas directement chez elle, elle avait vraiment besoin de réfléchir, d'avoir des conseils avisés. Alors, elle se rendit chez la seule femme qui pouvait la conseiller sur sa relation et les conséquences des mensonges de Ron : sa mère. Les relations avaient toujours été bonnes entre la mère et la fille mais depuis que la guerre était terminée, elles avaient évoluées. Une complicité s'était installée lorsque ses parents et surtout sa mère avait découvert les sacrifices que leur fille avait été capable de faire pour sauver le monde sorcier tout en préservant leurs vies. Ses parents étaient vraiment fiers de la femme qu'elle était devenue et la surprise de redécouvrir leur fille passée, ils avaient compris sa décision avec le temps.

Elle arriva en transplanant directement dans le jardin de la maison familiale sachant que celui-ci était suffisamment clos pour qu'un voisin ne l'aperçoive pas. Elle prit la direction de la porte arrière qui donnait sur la cuisine.

Elle entra, se débarrassa de ses affaires et se dirigea vers le téléphone. Elle prit la ligne intérieure et contacta le cabinet de ses parents qui était mitoyen de la maison. Elle composa le poste de sa mère qui décrocha immédiatement.

- Bonjour ma fille, dit celle-ci en souriant.

- Bonjour mam... mais comment sais-tu que c'est moi?

- Hé hé moi aussi je suis sorcière! S'amusa sa mère.

- Maman, c'est vraiment pas le moment, je t'assure.

- Que se passe-t-il? Tu es malade? Tu as un souci avec Ron? Non, c'est le journal? C'est ça? C'est le journal, j'en été sure, tu ne dis rien je suis sûre que c'est ça.

- Mais non maman, je ne dis rien car je n'ai pas le temps de parler, s'amusa Hermione. Tu as encore des patients où tu peux venir me rejoindre à la maison?

- Je n'ai plus personne, seul ton père travaille encore. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai su que c'était toi. J'entends la fraise qui tourne et seuls vous deux savaient utiliser la ligne intérieure. La déduction était facile. Je termine mon dossier et j'arrive. Prépare nous un bon thé, je me dépêche.

- Tu ne préfères pas un café, maman?

- Ah non, nous sommes anglais, ma fille. Du thé, du thé et rien que du thé. Cette boisson ne passera pas par moi. Prépare moi un bon thé et fais toi ta maudite boisson si tu veux dit -elle en riant. Je fais vite.

Hermione sortit la bouilloire et mit l'eau à chauffer. Sa mère refusait par principe qu'elle se serve de la magie pour les actes simples de la vie quotidienne. Elle estimait à juste titre que la facilité n'apprenait rien. La jeune femme ne respectait cette règle qu'ici et trouvait bien pratique de laisser les taches ménagères se faire toutes seules. Bien des gens pourraient l'envier et elle ne se privait pas de ce privilège.

Au moment où la bouilloire commençait à siffler, elle sortit les tasses, le café instantané et le thé et sa mère franchit la porte qui permettait de passer du cabinet dentaire à la maison sans passer par l'extérieur.

Elle s'avança vers sa fille, l'embrassa chaleureusement et s'assit autour de la petite table ronde et blanche qui se trouvait au centre de la cuisine.

- Comment vas-tu ma fille? Tu as l'air d'être complètement déboussolée.

- Peut-être parce que je le suis, répondit Hermione de manière sibylline.

- Tu me racontes? Demanda sa mère doucement.

Elle sentait sa fille perdue, ce qui était loin d'être habituel. Aussi loin qu'elle se souvienne, son « bébé » avait toujours eu besoin de tout savoir même avant d'intégrer le monde magique. Seul domaine qui restait mystérieux à ses yeux : la vie. Il n'existait pas encore de mode d'emploi écrit pour ça et Mme Granger sût de suite que c'est sur ce sujet que la conversation allait se porter.

- Je ne sais pas quoi faire, maman. Je lui ai toujours fait confiance. Je ne comprends pas qu'il ait pu me mentir à ce point, qu'il ait pu me faire ça pendant des mois, des années même si l'on réfléchit bien.

Sa mère n'interrompis pas le flot de paroles qui s'écoulait de la bouche de sa fille. Elle savait qu'elle avait besoin de vider son sac et que les explications viendraient plus tard.

- Tu comprends, maman. Moi, je lui ai toujours tout dit. Je lui fais confiance. Je ne pose pas de questions sur les gens qu'ils rencontrent dans son travail, dans ses déplacements. Je n'interfère pas dans ses choix même si l'on vit ensemble tant qu'il nous respecte. Je suis toujours attentive à ses besoins, je m'arrange toujours pour être présente quand il rentre de voyage et m'organise pour partir quand lui aussi s'en va afin de ne pas être séparé trop longtemps. Je le questionne sur ses matches même si je me contrefiche de son maudit sport et il a quand même osé me faire ça!

Mme Granger, femme et épouse depuis de nombreuses années comprit au fur et à mesure des paroles incohérentes de sa fille qu'elle parlait de Ron, son compagnon, l'homme qu'elle aimait depuis l'age de quatorze ans mais elle se méprit sur l'objet de la traitrise. Aussi profitant d'une courte pause, elle rompit son vœu de silence attentif et s'exclama:

- Il t'a trompé? Oh mon dieu, quand ton père va savoir ça! Je ne donne pas chère de sa peau, tout sorcier qu'il est.

- Non, maman. Ce n'est pas ça. C'est pire.

- Pire que l'adultère... dans un couple, s'étonna sa mère. Qu'est ce qui est pire que ça?

-Il m'a menti depuis des années. Il m'a caché des choses sur mes amis. M'a empêché de connaître d'autres personnes sous des prétextes fallacieux. Il a dirigé ma vie. Il m'a ôté tout pouvoir de décision et quand bien même, j'aurais pris les mêmes résolutions que lui, il n'avait pas à décider pour moi.

- Explique moi tout, ma fille. Je ne comprends pas. Il doit surement y avoir une raison, non?

Hermione entreprit donc de lui raconter tout ce qu'elle avait découvert depuis l'arrivée de Drago dans son bureau et sa proposition jusqu'à la discussion avec Ginny. A certains moments de son récit, elle pleurait, à d'autres elle ecumait de colère et de rage. Tant et si bien qu'elle termina son histoire épuisée.

Sa mère connaissait parfaitement les amis de sa fille. Elle avait participé à de nombreux repas au Terrier avec son époux, ainsi que chez sa fille et son futur gendre. Et pour avoir entendu sa fille en parler pendant quelques années et pas forcément en des termes très élogieux, même Drago ne lui était pas inconnu.

- Je résume, commença sa mère. Ton Malfoy a changé, à tel point que tes amis l'ont à priori accepté, sauf Ron qui en t'empêchant de le voir a peut être fait exactement ce que tu voulais mais tu lui en veux d'avoir pris la décision à ta place. Correct?

- Oui c'est bien ça, soupira Hermione.

- J'ai l'impression que ce n'est pas tout, n'est ce pas?

- Je ne sais pas, maman. Je me rends compte avec cette histoire que j'ai fais toute ma vie autour de lui et même si elle me plait, je ne suis pas entièrement satisfaite. Il n'est jamais curieux de ce que je fais de mes journées mais veut toujours savoir où je me trouve. Il ne s'intéresse pas à ce que j'écris mais veut savoir à qui je parle pour mes articles. Je ne sais pas si c'est une bonne chose, je ne sais plus rien à vrai dire.

Entendre ça de la bouche de sa fille sonna comme un déclic pour la maman qu'elle était.

- Et bien, réagis ma fille. Ne te laisse pas abattre, tu as combattu un mage noir très puissant, tu as subi les sévices d'une folle...

- Ron n'aurait pas du te le dire.

- Si, ça m'a fait mal sur l'instant et encore maintenant je m'en veux de ne pas avoir été là pour défendre mon enfant mais ça me prouve à quel point tu peux être forte. A quel point, rien ne t'ébranle et surement pas lui. Ne te laisse pas faire.

- Mais justement je ne sais pas quoi faire, soupira la jeune femme

- Commence par savoir pourquoi Ron a fait ça, répliqua sa mère.

- Mais comment?

- Amène- le à te dire la verité pour voir un peu les raisons qui l'ont poussé à agir de la sorte, dit malicieusement sa mère. Je sais que ce n'est pas facile mais toute vérité est bonne à savoir même quand elle fait mal. De toute façon, tu as besoin de savoir sans cela, tu ne pourras pas avancer, ça va te bloquer, je te connais. Après quoique tu décides, nous serons avec toi comme nous l'avons toujours été.

- Oui, je sais maman. Et puis je sais aussi que tu as raison mais je dois réfléchir. Je peux rester ici ce soir?

- Bien sur, ça va faire plaisir à ton père. Mais... hésita-t-elle, ça ne sert à rien de repousser, il faudra bien que tu ais cette conversation et mieux vaux le faire le plus vite possible.

- Oui, je sais mais là, je crois qu'au moindre mensonge, je serai capable du pire.

- D'accord, restons calmes. Reste ici ce soir. Je vais te préparer ta chambre, depuis le temps que tu n'y dors plus, il y a un peu de poussière.

- Laisse, j'y vais. Ça va me changer les idées.

- Je vais t'aider alors.

- Maman, je ne suis pas sure que tu aimes ma manière de faire, dit Hermione en se levant et en se dirigeant vers les escaliers.

- Ohhhhh toi et le ménage. Si tu n'avais pas été une sorcière, je suis sure que tu aurais inventé une machine pour le faire à ta place, s'exclama sa mère.

Et Hermione reprit son ascension en riant de bon cœur.

oOoOoOoOoOo

Il arriva par la cheminée à 19 heures pétantes comme chaque fois qu'il était sur Londres. Il se faisait un devoir d'être là à l'heure pour profiter d'un bon petit plat, raconter sa journée et ensuite paresser un peu dans le canapé avant de partager la couche de sa future femme. Il aurait préféré qu'ils soient déjà mariés mais il sentait bien que le moment n'était pas encore venu. Sa compagne était trop indépendante pour qu'il soit sur de sa réponse. Et puis, ils étaient jeunes, il avait encore le temps de faire sa demande. Peut être après son stage aux Etats-Unis, ça lui ferait une belle surprise pour son retour... après 6 mois d'absence. Et ça il devait encore lui dire et ça n'allait pas être simple.

Pendant qu'il réfléchissait à une manière de lui dire, il enleva sa cape et la jeta sur le canapé. Il posa son sac sur le tapis et commença à humer l'air ambiant comme chaque soir afin de deviner le plat qu'il avalerait bientôt mais...rien!

Il renifla encore l'air de l'appartement et rien!

Alors, Ron car il s'agissait bien de lui se demanda pourquoi sa future femme n'avait pas encore préparé le repas.

- Hermione? Hermione, tu es là?

Pas de réponse. Elle savait pourtant qu'il était là ce soir. Elle ne l'avait pas informé d'un rendez-vous quelconque.

Son estomac pesta contre le retard du repas de la seule manière dont il était capable: en émettant en grognement sourd et assez long.

Ron ne se posa pas plus de questions. Il reprit sa cape, laissa son sac sur le tapis car Hermione savait bien mieux que lui où il se rangeait et repartit vers la cheminée.

Il prit une poignée de Poudre de Cheminette et annonça clairement:

- le Terrier.

Là-bas, il était sur d'avoir à manger.

oOoOoOoOoOo

La nuit fut courte pour tout le monde. Drago eut du mal à s'endormir, trop anxieux à l'idée qu'Hermione renonce à faire l'article qu'il avait demandé. Ginny et Harry se réveillèrent chacun leur tour d'un cauchemar où leur amie refusait de leur parler ou de les voir. Ron lutta contre le sommeil après avoir envoyé un hibou à Hermione quand à son retour, il avait constaté qu'elle n'était toujours pas rentrée mais il perdit rapidement la bataille et s'affala dans le canapé encore habillé. Quant à cette dernière, réconfortée par le diner chez ses parents mais épuisée d'une telle journée, elle s'endormit, contre toute attente, assez rapidement. Elle fût finalement réveillée par un hibou frappant à sa fenêtre et après lecture du message, elle ne put retrouver le sommeil et commença à échafauder sa stratégie pour percer Ron à jour.

Tous se levèrent en se disant que la journée allait être rude. Aucun ne savait à quel point ils avaient raison.

oOoOoOoOoOo

En se réveillant, la première pensée de Ron fut qu'il avait mal au dos. Quand il sortit totalement de sa léthargie, il se demanda pourquoi Hermione l'avait laissé dormir dans le canapé. Il se leva et se dirigea tout naturellement vers leur chambre afin d'avoir une explication.

Il ouvrit la porte prêt à la réveiller quand il constata que le lit n'avait pas été defait.

- Mais elle est où, par Merlin, s'écria-t-il au lit ...qui ne lui répondit pas.

Sans pouvoir prendre le moindre petit-déjeuner, Hermione utilisa la cheminée de ses parents pour rentrer chez elle après les avoir chaleureusement embrassés. Elle l'avait fait relié uniquement à celle de son logement pour plus de facilité grâce à Harry et à l'un de ses nombreux contacts au Ministère. Quand elle arriva chez elle, elle remarqua de suite le sac de Ron sur le tapis du salon et soupira, la partie allait commencer.

- Je suis rentrée. Ron tu es là? Demanda-t-elle tout en espérant qu'il soit déjà parti.

- Oui, je suis là, dit il de la chambre.

Alors, elle prit la direction de sa voix et s'avança vers lui pour l'embrasser mais n'en eut pas le temps.

- Moi, je suis là, je suis même là depuis hier soir si tu veux tout savoir. Par contre toi, j'aimerai bien savoir où tu te trouvais toute la nuit?

Le ton avait monté, il fallait le calmer.

- Je suis allée chez mes parents, je pensais t'avoir prévenu mais j'ai du oublier tellement j'étais stupéfaite. Je suis allée leur raconter le sujet de mon futur reportage et un mot en entrainant un autre, nous avons mangé et je me suis endormie chez eux.

- Oui et bien , je me suis inquiété. J'ai même du allé manger chez mes parents car rien n'était prêt à mon retour.

- Oh, je suis désolée, mon chéri. Mais ce sujet est tellement difficile que nous en avons discuté très longuement. Ma carrière en dépend et mon rédacteur ne me laisse pas le choix tu comprends, j'avais besoin de conseils.

Et tout en disant cela, elle fit venir de sa baguette une valise dans laquelle des vêtements divers commençaient à se plier et se ranger sans aide.

- Oui, bon, grommela-t-il. C'est quoi d'abord ton sujet de reportage plus important que moi?

- oh ce n'est pas plus important que toi, mon chéri. D'ailleurs, je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir apprendre là-bas.

- la-bas, où?

- Mais au manoir Malfoy, dit elle innocemment.

Et devant son air ahuri, elle abattit sa première carte:

- Oui c'est vrai je ne t'ai pas dit, je vais faire un reportage sur la famille Malfoy et sur Drago plus particulièrement puisqu'il a repris les rênes des entreprises. Il y a tellement de rumeurs. Lesquelles se reveleront vraies?

Et là, Hermione savoura intérieurement chaque sentiment que reflétait le visage de son petit ami au fur et à mesure qu'il les ressentait: la stupeur, l'aberration, l'incompréhension puis la colère.

On y était le bras de fer commençait!

- Tu n'iras pas. Dit-il froidement.

- Mais je n'ai pas le choix, mon chéri. C'est un ordre de mon rédacteur.

- Mais ce sont des mangemorts, tu crains plus toi encore que les autres vu tes origines. Ils ne vont surement pas te laisser en paix.

- Ne t'inquiètes pas, j'ai appris de sources sures que leurs magies étaient bridées, un enfant de 12 ans ferait plus de dégâts qu'eux. Elle se garda bien de mentionner le fait que Drago avait retrouvé ses pouvoirs à son retour dans le monde magique.

- Il n'a qu'à envoyer quelqu'un d'autre. Si le monde a besoin de connaître les Malfoy, nous on les connait suffisamment. Tu n'as pas besoin d'y aller.

- Il veut son meilleur journaliste et tu sais que je suis la meilleure, Ron. Et comme ça, s'il y a des choses à découvrir, je les découvrirai, sois en sure dit-elle en souriant. Je saurais tout ce qu'il y a à savoir.

Ça, il le savait et c'est bien ce qui l'inquiétait. Alors il dit quelque chose qui fit basculer la conversation et fit oublier à Hermione le plan méthodique qu'elle avait conçu pour l'amener à avouer ses fautes.

- Je te l'interdis !

Hermione releva la tête de sa valise qu'elle s'apprêtait à refermer.

- Je te demande pardon? Tu QUOI?

- Oui, non. Tu n'as qu'à refuser ce reportage. Et si la gazette te renvoie, et bien tu iras travailler ailleurs, tout le monde se battra pour avoir la grande Hermione Granger. De toute façon, ma carrière explose en ce moment et je voulais te proposer de venir avec moi aux États-unis pendant 6 mois. Donc, on va faire ça, tu vas partir avec moi, ça arrangera tout. Plus de reportage, plus de Malfoy. Tout est reglé.

Et la colère de la veille cumulée a celle qu'avait engendré ces quelques petits mots explosa:

- Comment ça, tu me l'interdis! Tu ne m'interdis rien du tout, Ronald Bilius Weasley, tu n'as rien à m'interdire. Tu n'as aucune raison valable pour m'empêcher de faire ce reportage. Et je ne vois vraiment pas ce que j'irais faire aux Etats-Unis. Toute ma vie est ici, mon travail, mes amis, je n'ai rien à faire là-bas.

Calme-toi, se dit Hermione. Calme-toi, tu dois le faire avouer pas lui dire toi-même.

- Oui et bien au moins la-bas y'a pas de mangemorts.

- Ici, non plus. En tout cas, il n'y en a plus. Ils ont payé pour ce qu'ils avaient fait. On arrête avec ça, c'est bon maintenant. A l'occasion, ils ont changé et on ne le sait pas.

Et là, il vit le Gryffondor devenir vert Serpentard et elle faillit sourire de la comparaison. Alors, elle ajouta perfidement:

- je devrais peut-être demander à Harry ce qu'il en pense.

- Non, surtout pas.

- Je ne vois pas en quoi ça te dérange que je prenne conseil auprès de Harry, après tout, en tant que chef de section du département des Aurors, il doit bien connaître les dossiers. Il devrait pouvoir nous dire s'ils ont changés, non?

- Non, c'est impossible. Tu ne peux pas lui demander ça. Tu ramènerais trop de mauvais souvenirs à la surface. Vraiment Hermione, tu ne peux pas lui faire ça.

- On fait ça tout le temps, Ron. On parle souvent des mauvais souvenirs lorsqu'une enquête nous en rappelle un. Mais on n'a jamais eu l'occasion de parler de Malfoy, c'est étrange, d'ailleurs. Je vais lui envoyer un hibou pour savoir ce qu'il en dit.

- NON!

- Pourquoi? Une seule bonne raison, Ron.

- Hermione...

- Ron, ne me fait pas attendre, commença à s'impatienter la jeune femme.

- Si tu m'aimes, n'y va pas et ne pose plus de questions sur Malfoy.

- Si tu m'aimes, dis moi tout de suite ce que tu me caches

-...

- Ron?

- je ne te cache rien, Mione. Je te le promets. Je te le jure. Je t'aime.

Hermone soupira, prit sa valise et se dirigea vers le salon. Ron, juste derrière elle, était prêt à lui prendre sa valise pour l'empêcher de partir ou même de la retenir physiquement le temps de trouver une solution. Elle ne devait jamais savoir ce qu'il lui avait fait. Son plan avait échoué, elle saturait de ce petit jeu car jamais il ne lui avouerait. Alors, elle le fit pour lui, pour elle :

- Ron, la seule chose qui te fait peur, ce n'est pas que j'aille au Manoir, ça n'est pas que je vois Malfoy ou sa famille. Je ne suis même pas certaine que la crainte que je me fasse insulter ou torturer soit réelle. Non, la seule peur que tu as c'est que je découvre ce que je sais déjà. Tu m'as menti, Ron. Pendant des années et encore maintenant tu mens en le jurant sur notre amour. Tu m'as empêché de prendre mes propres décisions. Je suis tellement déçue. Je ne suis même pas certaine que tu en ais conscience.

Ron s'était écroulé dans le canapé au moment où il avait compris qu'Hermione savait tout et qu'il avait loupé la chance de tout avouer, de pouvoir être pardonné.

- La seule chose que je ne sache pas Ron c'est pourquoi? Pourquoi tu m'as fait ça?

- Je ne voulais pas qu'il puisse devenir proche de nous, proche de toi. C'est Malfoy et je sais pertinemment que les ennuis l'accompagnent toujours.

- je ne risquais rien de plus que Harry ou Ginny dans cette histoire.

- Peut-être mais toi, tu es à moi.

Et la voilà, la vérité. Ron et sa jalousie maladive. Elle avait cru un temps qu'il s'en serait guéri mais à priori ce n'était pas le cas. Elle ne pouvait pas laisser la situation empirer, elle devait agir et là, elle allait frapper un grand coup:

- je vais chez les Malfoy. Ne me contacte pas, ne viens pas me chercher. Réfléchis à ce que tu m'as fait, que tu NOUS a fait. Si tu veux me joindre, passe par Harry. Utilise ce temps à bon escient, Ron. Tout va dépendre de toi, maintenant.

- Ne va pas la-bas, s'il te plait.

- tu ne comprends toujours pas, Ron. Au lieu de me demander de rester, tu me demandes d'obéir. Au lieu de me demander pardon, tu me demandes encore d'accepter tes choix. Et bien c'est non Ron, je vais aller faire mon travail, je vais rédiger mon article. J'ai cru comprendre que tu devais partir 6 mois aux Etats-Unis pour t'entrainer. Et bien vas-y. Je ne te promets rien à ton retour, Ron. Je vais réfléchir à notre situation, à nous et je te conseille d'en faire autant si tu veux qu'il y ait une suite à cette histoire.

Elle prit sa valise, la rétrécit, la mit en poche et en le voyant dans le canapé, triste et dépité, elle faillit renoncer mais elle détourna le regard sur une photo de ses parents et se souvint des paroles de sa mère: « Et bien, réagis ma fille. Ne te laisse pas abattre », elle allait réagir et commencer à gérer sa vie seule.

Elle transplana.

oOoOoOoOoOo

Narcissa Malfoy descendait les imposants escaliers reliant l'entrée principale au palier du premier étage lorsque le carillon de la porte d'entrée retentit.

L'elfe Tyrion ouvrit la porte alors qu'elle atteignait les dernières marches, et elle put entendre une voix légèrement tremblotante demandait son fils.

Tyrion s'effaça pour laisser entrer la jeune femme que Narcissa reconnut aussitôt.

- Hermione Granger, bienvenue au Manoir Malfoy.


NDA : Hermione dans la gueule du Serpent! J'ai eu quelques difficultés à écrire ce chapitre car je ne suis pas du tout mais pas du tout en mode colère en ce moment et ce puis un bout de temps et donc beaucoup de mal à faire transparaitre les sentiments d'Hermione. Il est écrit depuis quelques temps et je ne cesse de le retravailler car je ne le trouve pas très bon mais je ne vais pas sauter un chapitre pour préserver mon égo alors je le livre à vos critiques ET reviews.

Désolée pour les fans de Ron mais j'ai besoin de lui comme ça: amoureux, jaloux, maladroit. Je rassure tout le monde ce n'est pas un jaloux méchant tendance brutal. C'est plutôt une personne qui manque de confiance en elle ;))) je n'en dévoile pas plus, on en reparlera.

Bien à vous

MissDM