Chapitre 4: ''Étoile filante''

C'était ridicule. Le temps devenait vraiment, vraiment lent. Merlin ne pouvait juste pas attendre pour cette soirée. L'excitation grandissait en lui très rapidement. Il avait déjà oublié les mots de l'étranger. Ils n'avaient pas d'importance. Du moins, c'était comme ça qu'il le ressentait.

Enfin, le coucher du soleil apparait dans le ciel. Il n'avait pas duré longtemps. Le soleil disparaissait et le ciel noir avec ses millions d'étoiles était au dessus de la tête des gens.

Merlin marchait sur la proue, tournant la tête de temps en temps. Il commençait à être nerveux et à devenir impatient.

- Arthur..., murmura-t-il. Où es-tu ?

Le jeune artiste commençait même à s'imaginer que quelque chose ait arrêté le blond et qu'il n'allait pas venir. Emrys devint vraiment triste. Ce n'était pas ce qu'il voulait.

- Tu pensais que je n'allais pas venir ? Merlin entendait la voix d'Arthur.

Il se retourna immédiatement et sourit.

- C'était un peu dur de partir. Cependant... je suis ici. Arthur cligna des yeux.

- Je peux voir ça, dit l'homme aux cheveux sombres. J'avais déjà pensé que j'aurais dû y aller seul.

- Pas question, dit le blond. Je ne t'aurais pas laisser y aller seul.

- Vraiment ? Merlin haussa un sourcil.Et je pensais que je serais le seul à te montrer la soirée. J'étais stupide.

- Tu l'es. Approuva Arthur.

- Idiot, murmura l'artiste.

- Qu'as-tu dis ?

- Ce que tu as entendu, plaisanta Merlin.

Le visage d'Arthur était juste à quelques centimètres de son visage. C'était tellement tentant. Cependant, l'homme aux cheveux sombres ne pouvait pas résister.

- Donc ? Demanda l'homme.

- Donc ? Répéta Merlin après lui.

- Vas-tu me le montrer ou pas ?

Emrys sourit.

- Et si je te montre, que me donneras-tu en échange ? Se risqua-il.

Arthur hésita.

- En retour ? Demanda-t-il.

- Ouais.

- Et que veux tu ?

Cette fois Merlin était la personne qui hésitait.

- Je ne sais pas encore.

- Dis-moi quand tu seras sûr alors, dit Arthur. Jusqu'à ce moment-là... tu vas m'y conduire ?

Le jeune artiste hochait la tête en silence.

Il commençait à y aller et le blond le suivait. Arthur était à ses côtés et c'était tellement étrange et c'était encore très bien.

Quelque minutes plus tard, ils entendaient une musique country.

- Es-tu sûr ? Demanda Merlin.

- Sûr de quoi ?

- Que tu veuilles aller ici.

Le jeune Pendragon fronça les sourcils.

- C'est juste qu'une fête...

- Non, nia Merlin.Ce n'est pas qu'une fête. C'est plus que ça.

- Qu'est-ce que c'est alors ? Demanda Arthur.

- Des gens. Des gens différents, dit l'artiste.

- Si ils ne font pas semblant d'être quelqu'un qu'ils ne sont pas... quelqu'un sera meilleur. Si ils ne sont pas artificiel... je veux les connaître. Je veux voir comment ils agissent, lui raconta le blond. Parce que tout ce que j'ai toujours vu était artificiel.

Merlin était impressionné.

- Donc entrons, dit-il en ouvrant la porte.

Pendragon n'avait jamais vu quelque chose comme ça auparavant. Les gens dansaient comme ils voulaient et ils ne souciaient pas de ce que les autres pourraient dire. Ils rigolaient. Vraiment fort. Et c'était incroyable. La musique était parfaite. Ses jambes voulaient danser.

- Entrons, répéta l'homme aux chevaux sombres.

Arthur se rendait compte qu'il regardait la scène comme un fou complet.

- Bien sûr, dit-il.

Merlin tint sa main et le guida. Il ne pouvait pas laisser Arthur se perdre dans la foule.

Le blond lui céda très facilement. Il aimait vraiment le sensation que lui procurait ce geste. Cela semblait naturel. Trop naturel.

Cependant, ce moment ne pouvait pas durer pour toujours. Quand ils atteignirent le coin le plus isolé, Merlin dû relâcher sa main. Bien qu'il ne le voulait pas.

- Veux-tu danser avec moi ? Demanda une petite fille blonde à Merlin. Elle devait probablement avoir 8 ans.

Emrys regarda Arthur. Il ne voulait pas le laisser.

- Vas-y, murmura le jeune Pendragon.

- Tu es sûr ?

Il hocha la tête.

- Je suis un adulte. D'ailleurs... j'aimerais te voir danser.

- Oh ok, dit Merlin. Juste ne rigole pas.

Cependant, Arthur ne lui donna pas sa parole.

Merlin voulait montrer à son ami qu'il connaissait les bonnes manières.

- Bien sûr, jeune demoiselle. Mais voudrais-tu bien me laisser connaître ton nom ? J'en serais honoré.

La petite fille ria.

- Caroline, dit-elle.

- Mademoiselle Caroline..., dit Merlin embrassant sa main. La fille rigola encore.

Puis ils commencèrent à rigoler.

Arthur était amusé. Il rigolait mais ce n'était pas un rire méchant. C'était pur et venant du cœur. Cette Caroline adorait Merlin. Le blond était presque sûr que chaque enfant l'aimerait. Il y avait vraiment quelque chose avec cette homme aux cheveux sombre. Il dansait simplement avec la fille et il la rendait heureuse. Une partie du cerveau d'Arthur lui disait qu'il voulait aussi que Merlin le rende heureux. Et de la même manière, simple et pur. Il se demandait comment il se sentirait si il dansait avec lui, si il lui tenait la main tout le temps. Le jeune Pendragon pensait que chaque personne penserait qu'il aurait tort. Cependant, il ne souciait pas de ce que les gens pensaient. C'était un sentiment étrange. Il avait toujours eu à agir impeccablement. Puis il ne s'en fichait. Il craignait seulement de comment allait réagir Merlin si il lui suggérait quelque chose comme ça. Il ne savait pas comment lui demander et de ce fait, de ne pas l'éloigner.

- Rejoins-nous, entendit Arthur de loin. C'était la voix de Caroline.

Le blond fronça les sourcils.

- S'il te plaît, dit la petite fille. Ça va être drôle.

Arthur regarda Merlin. Il souriait timidement. Quand il vit le regard du blond, il hocha lentement la tête. Le Pendragon vit la tête de chiot de la fille. Il n'hésita pas plus lentement. Il voulait vraiment ça après tout. Et de cette façon, personne ne dirait qu'il avait tort. Ils jouaient juste avec la petite Caroline.

- D'accord, consentit-il.

La petite fille blonde souriait simplement. Arthur regarda encore Merlin. Son sourire devenait plus grand. Maintenant, c'était le plus beau de tous les sourires.

Le jeune Pendragon se leva. Caroline tint sa main et le guida jusqu'à Merlin.

Les garçons étaient un peu timide mais la fille savait quoi faire. Et ils la laissèrent leur dire quoi faire.

Ils dansèrent tout les trois.

La temps passa rapidement. Trop rapidement. Tout ce que Merlin voyait était le merveilleux visage d'Arthur.

- Je vais m'asseoir, dit Merlin. Ma tête tourne un peu.

Arthur hocha la tête et continua de danser.

Le garçon aux cheveux sombres s'assit sur une chaise. Il regardait le blond. Maintenant, il pouvait tout voir. Les mouvements d'Arthur étaient incroyable. Il était incroyable. Et Merlin ne pouvait pas s'empêcher de penser à comment il était magnifique. C'était une erreur et interdit. Le blond était riche mais plus que tout, c'était un homme ! Un homme n'était pas supposé penser à un autre homme de cette façon. Merlin avait toujours entendu dire que c'était immoral. Cependant, il ne pouvait pas s'en empêcher. La tentation de le regarder était plus forte que lui.

Puis, l'homme aux cheveux sombres sentit quelque chose. C'était son sexe, c'est sûr. Ça commençait à devenir de plus en plus dur. Merlin savait ce que ça voulait dire. Il devait se calmer. Il devait se refroidir. Arthur ne pouvait pas voir ça. Le riche homme ne pouvait pas voir qu'il l'excité.

Merlin tourna son regard. Il commençait à se calmer lentement.

- Que fais-tu ? Lui demanda Arthur.

L'artiste le regarda.

- Où est Caroline ?

- Où été-tu partis avec tes pensés ? Soupira le riche homme. Sa mère l'a ramenée. Il est tard maintenant.

Merlin hocha la tête.

- Donc, tu vas rentrer aussi, n'est-ce pas ? Demanda-t-il, essayant de cacher sa douleur dans sa voix.

- Non.

Les yeux de l'artiste s'animèrent.

- Vraiment ?

- Bien sûr. Il sourit.

- Alors, que vas-tu faire ?

- Avoir du plaisir, dit Arthur calmement.

- Ça qui veut dire... ?

Le jeune Pendragon sourit narquoisement.

- Nous verrons, dit-il.

- Nous ? Taquina Merlin.

- Tu ne penses pas que j'allais te laisser partir, n'est-ce pas ?

Emrys ne répondit pas.

- Merlin ?

- Oui ?

- Partons d'ici.

Merlin ne demanda pas où ils allaient. Il hocha juste la tête et laissa Arthur le guider. Maintenant, c'était au tour du blond.

Ils sortirent dehors. Le ciel était plus noir qu'avant et l'air était frais.

- Où allons-nous ? Demanda finalement Merlin.

- Tu verras, dit-il.

- Arthur !

Merlin s'arrêta.

- Quoi ?

- Dis-moi où nous allons. Il était têtu.

- Tu es un idiot.

- Et tu es un crétin, répliqua-t-il.

- Tu ne sais vraiment pas, n'est-ce pas ?

L'homme aux cheveux sombres soupira.

- Je te l'avais bien dis.

- Notre place, dit rapidement Arthur.

- Quoi ? Merlin cligna des yeux plusieurs fois à la suite.

- La place où nous nous sommes rencontrés, expliqua le blond.La proue. Allons-y.

Merlin suivit Arthur. Il était un peu abasourdi. Il n'avait pas supposé qu'ils avaient une place qui était la leur.

- Et maintenant ? Demanda Merlin quand ils atteignirent la proue.

Arthur le regarda confus.

- Qu'allons nous faire maintenant ? Ici.

- Nous allons apprécier ce moment, expliqua Arthur.

- Charmant, dit l'homme aux cheveux sombres. Mais qu'est-ce ça veux vraiment dire ?

Le blond roula des yeux.

- Pourquoi poses-tu autant de questions ? Arthur le regarda directement.Si tu ne veux pas passer du temps avec moi, dis-le simplement. Je comprendrais.

Merlin ne savait pas quoi dire. Les mots d'Arthur le surpris.

- Je ferais mieux d'y aller, dit le riche homme quand le ténébreux ne répondit pas.

- Non, dit Merlin le saisissant. Ne pars pas.

Arthur le regarda tristement.

- Je ne veux pas que tu fasses quelque chose que tu ne voudrais pas, lui dit-il. Et...

- Arthur..., dit Merlin. Je veux passer du temps avec toi.

Le jeune Pendragon sourit.

- Moi aussi, dit-il. Juste... couchons nous sur le pont et... profitons du moment.

Le garçon ténébreux hocha la tête.

Ils s'allongèrent. Ils regardèrent les étoiles.

Les doigts d'Arthur touchaient la main de Merlin. Son cœur commençait à battre plus vite. Le toucher délicat du blond était si bon.

- Étoile filante, murmura le riche homme.

Ils pensaient à leurs souhaits. La truc drôle était qu'ils avaient le même souhait.

Merlin ferma ses yeux. Après un moment, il ne sentait plus le bout des doigts d'Arthur. Il sentait sa main. Il tremblait sur sa propre main.

- As-tu froid ? Lui demanda l'homme aux cheveux sombres, ouvrant ses yeux. Il se rendit compte que les yeux de son amis étaient aussi fermés.

Arthur ouvrit ses yeux quand il entendit la question de l'autre homme.

- Non.

- Tu trembles, dit Merlin.

Pendragon voulait lui dire qu'il tremblait à cause de lui. Cependant, il n'arrivait pas à trouver le courage de le dire à voix haute.

- D'accord. Peut-être que j'ai un peu froid.

L'artiste bougea un peu. Maintenant, il était proche d'Arthur.

- C'est mieux maintenant ? Demanda-il.

- Absolument.

Il sourit doucement.

- Je peux te poser une question à propos de quelque chose ? Demanda Arthur après un moment.

- Qu'est-ce que c'est ?

Le blond hésita.

- Dis moi.

- J'ai une requête...

- Oui ?

Soudainement, Arthur devenait vraiment nerveux.

- Tu peux tout me dire, dit Merlin fermement.

- Je sais...

- Alors ?

Pendragon soupira.

- Peux-tu dessiner ou peindre quelque chose pour moi ? Demanda-t-il.

Merlin sourit farouchement.

- Bien sûr, je peux, lui dit l'artiste. Penses-tu à quelque chose ou cela doit être mon idée ?

- En fait..., Arthur devenait encore plus nerveux.Je pensais à quelque chose.

- Allez... Qu'est-ce que c'est ?

Arthur le regarda timidement.

- Cela pourrait-il être moi ?

Merlin cligna des yeux.

- Bien sûr. Je te dessinerai ou te peindrai avec plaisir.

- Mais ce n'est pas tout..., admit Arthur.

- Je ne comprends pas.

Arthur rougit. Merlin le remarquait en dépit du noir.

- Je veux que tu me peignes comme ces femmes dans Paris... Je veux que tu me peignes nu.

Merlin était un peu choqué.

- Quoi ? Demanda-il.Tu veux une que je te peignes nu ?

- Oui. Arthur hocha la tête.

- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée...

- Ça l'est.

- Mais pourquoi veux-tu faire ça de toute façon ?

Le blond hésita.

- Je veux le donner à Vivian.

Merlin ressentit de la douleur dans son cœur. Il avait presque oublié Viviane.

- Pourquoi ? Comme c'est ta femme, elle va... tu sais... elle te verra nu.

- Elle ne le sera pas.

L'artiste fronça les sourcils.

- De quoi tu parles ? Demanda Merlin.

- Je ne l'épouserai jamais, admit Arthur.

- Vraiment ? Tu ne vas plus écouter ton père ?

- Plus du tout, dit le blond en hochant la tête. Quand nous atteindrons l'Amérique, je ferais mon chemin. Je ne vais pas épouser une femme que je n'aime pas... que je n'ai même jamais apprécié.

- Alors où iras-tu ? Demanda le ténébreux.

- J'irai de l'avant.

Merlin déglutit.

- Peut-être... peut-être que tu pourrai partir avec moi ? Demanda le pauvre garçon avec espoir.

Arthur le regarda.

- Tu le veux ? Demanda-il.

- Pourquoi pas... ce sera plus sûr et plus drôle et... mieux, dit calmement Merlin.

Le jeune Pendragon hocha la tête, étant d'accord.

- Je peux partir avec toi.

Ils sourirent tous les deux avec de grands espoirs cachés.


A suivre...


Prochaine publication : Mercredi 19 juin 2013