Bonsoir !

C'est l'heure du nouveau chapitre ! Alors, heureux ? lol

Bonne lecture !


Chapitre 4 : Un rêve prémonitoire

La première journée de cours s'était plutôt bien passée. Minerva était assez satisfaite dans l'ensemble et Pomfresh lui avait appris que les leçons de Bibine n'avaient conduit aucun blessé dans son infirmerie, ce qui était assez rare pour le noter.

Alors qu'elle finissait un parchemin avant de se coucher, on frappa à la porte de son bureau. Filius entra et il semblait perplexe, désorienté.

- Désolé de venir vous déranger à cette heure, Madame la Directrice, mais les elfes de maison sont tout retournés. Il règne une agitation anormale dans les cuisines. Ils parlent entre eux dans leur langue et je ne comprends pas un traître mot de ce qu'ils racontent. Rassurez-moi, vous parlez l'elfique ?

- Je n'ai pas cette chance.

- Et c'est dans ces moments-là qu'Albus me manque… Surtout sa capacité à parler huit langues magiques, soupira le professeur de sortilège. Un mot revient souvent dans leur conversation : Guenily. Une idée de ce que ça signifie ?

- Laissez Dumbledore où il est. Je descends en cuisine pour voir de quoi il retourne.

La Directrice de Poudlard se rendit rapidement devant le tableau qui gardait l'entrée et en chatouilla la poire. En pénétrant dans la vaste salle, elle fut éberluée. Effectivement, Filius n'avait pas menti. Les elfes s'agitaient dans tous les sens en piaillant entre eux. La plupart portaient des vivres dans les bras et s'affairaient à préparer un véritable festin. Elle avisa Winky et lui fit signe de s'approcher. L'elfe grimaça mais se dirigea néanmoins vers l'animagus.

- Que se passe-t-il ici ?

- Il faut servir Guenily selon son rang, fit la petite elfe avant de repartir en courant.

Minerva s'éclaircit la voix et prit une grande inspiration.

- Arrêtez-vous ! s'exclama-t-elle vivement.

Les créatures stoppèrent net toute activité, ayant reçu un ordre de leur employeur. Cependant, un petit elfe eut une moue et se pencha vers un autre pour lui chuchoter trois mots à l'oreille. Tous deux acquiescèrent et retournèrent vaquer à leurs occupations, sous le regard abasourdi de McGonagall.

- Vous me désobéissez ? demanda-t-elle aux deux elfes.

- Guenily est notre maître avant vous. Guenily a demandé gentiment du thé et des gâteaux, nous lui apportons, fit le premier elfe en prenant une tasse et une assiette de biscuits.

Il transplana aussitôt.

- Madame la Directrice… Pouvons-nous reprendre nos tâches ? demanda une elfe, les oreilles baissées. Tout doit être parfait pour demain matin…

- Qui est Guenily ? demanda l'Ecossaise.

- Guenily a gentiment demandé à ce que nous, elfes, conservions son anonymat. Il en sera fait selon sa volonté.

McGonagall tourna les talons et sortit des cuisines.

- Mais que cela veut-il dire ? s'interrogea l'animagus en prenant le chemin de ses appartements. Que signifie Guenily ?

Elle prit un dictionnaire d'elfique qu'elle avait acheté en promotion chez Fleury and Botts quelques jours plus tôt. Elle en tourna vivement les pages et, arrivée à la lettre G, chercha le mot prononcé par les elfes. Cependant, elle fit chou blanc.

- Et un nouveau mystère à résoudre… Comme si je n'en avais pas déjà assez !


Le week-end arriva enfin et Pansy Parkinson put laisser tomber sa blouse de médicomage et ses cours pour une activité bien plus… palpitante. Elle se faufila discrètement dans une petite pièce attenante à la salle principale d'un club très prisé par les sorciers londoniens. Aussitôt, des dizaines de regard convergèrent vers elle et la médicomage leur fit un sourire chaleureux.

- Salut les filles ! C'est mon premier soir ! Quelqu'un peut me dire où se trouvent les tenues de travail ?

Une femme blonde fit claquer son chewing-gum et lui désigna une grande armoire.

- Sers-toi, tout est propre. Mais tu gardes tes sous-vêtements.

- Pour ce que je vais les porter cette nuit… se moqua la Serpentard en ôtant rapidement son tailleur pantalon.

Elle attrapa un ensemble court et très aguichant, se changea rapidement et vérifia sa coiffure et son maquillage. Satisfaite, elle eut un rictus et se tourna vers ses nouvelles collègues de travail.

- Et c'est parti pour le show !

D'un pas gracieux et sensuel, elle retourna dans la salle principale et la musique envoutante parvint à ses oreilles. A quelques mètres d'elle, une superbe brune dansait autour d'une barre avec aisance et Pansy se perdit quelques instants dans sa contemplation.

« Pas le temps de jouer, je suis ici pour le boulot ! Quel dommage… » songea-t-elle en balayant l'assemblée d'hommes du regard.

Quelques jeunes sorciers assis à une table lui firent signe et la Serpentard, après avoir fait glisser une main sur sa poitrine dans un geste lascif, s'approcha d'eux d'une démarche prédatrice.


Minerva McGonagall était confortablement installée dans son canapé et sirotait un bon whisky tout en lisant un livre que lui avait recommandé son nouveau professeur d'étude des moldus. Un ouvrage d'un Irlandais, un certain Oscar Wilde, qui avait pour titre "Le Portrait de Dorian Gray".

La Directrice de Poudlard devait reconnaître que, même si l'histoire était pour le moins étrange, le récit était très agréable, palpitant et inquiétant. Elle ferma les yeux un instant, sentant la fatigue l'envahir, et n'eut pas conscience que l'ouvrage tombait de ses mains alors qu'elle s'endormait profondément.


Pansy accentuait ses mouvements de hanches tout en suivant les accords de la musique et elle sentait grandir l'émotion de l'homme sur lequel elle était assise. Les amis du sorcier étaient bouche bée, sauf un qui semblait analyser de manière scientifique les mouvements de la Serpentard.

- Vous avez une excellente maîtrise de votre bassin, fit remarquer le scientifique, impressionné.

- Je sais, on me le dit souvent, susurra Pansy en attrapant le visage de son client pour le coller sur sa poitrine partiellement dénudée.

Un râle extatique se fit entendre et les deux autres jeunes hommes brandirent des poignées de pièces.

- C'est moi le prochain ! dirent-ils en chœur.

- Rassurez-vous mes chéris, il y en aura pour tout le monde…

- On peut vous offrir un verre ? Il faut se désaltérer quand on pratique une activité physique soutenue, ajouta le scientifique.

- Ce serait avec plaisir mais le DJ me fait signe que c'est bientôt mon passage à la barre. En parlant de barre, chéri, attend quelques minutes avant de te relever… Ca vaudra mieux, murmura-t-elle à l'oreille de son client. Je reviens tout à l'heure…

Elle s'éloigna de sa démarcher gracieuse et grimpa sur le podium.

- Merci d'accueillir chaleureusement Rosie Chérie pour son premier numéro chez nous !

Pansy eut un sourire éblouissant pour les clients et commença à danser sensuellement, ondulant des hanches, balayant la salle du regard à la recherche d'une personne en particulier. Elle se hissa souplement en haut de la barre, enroulant ses jambes autour du métal froid et rejeta la tête en arrière. Elle se laissa glisser lentement, ses mains caressant lascivement son corps, et son rictus s'agrandit. Elle avait enfin repéré sa cible. A la fin de son show, l'homme serait à sa merci.


Minerva se trouvait dans une zone industrielle moldue au nord de Londres. Devant elle se trouvait un grand bâtiment en taule et une force l'attirait à l'intérieur. Elle parcourut plusieurs couloirs pour finir par aboutir devant une porte entrouverte. Elle la poussa précautionneusement et avisa une pièce de taille moyenne, vide, excepté un tableau posé sur une chaise en son centre. Un vieux sorcier l'observait dans le cadre et lui jeta un regard noir.

Tirant sa baguette, l'animagus s'approcha lentement de la peinture, avec la crainte irrationnelle que cette dernière disparaisse. Elle leva la fine tige de bois en direction du vieil homme qui l'invectivait dans une langue qu'elle ne comprenait pas. Seul le mot Guenily trouvait un écho dans son esprit.

Au moment où elle lançait un sort, le décor s'effaça et elle sombra dans les ténèbres.


Pansy se déhanchait lascivement et elle sentait que l'homme était très intéressé par sa performance. Elle lisait le désir dans son regard et sa respiration saccadée lui fit dire qu'elle pourrait lui demander ce qu'elle voulait.

- Alors, vous faites quoi dans la vie ? demanda-t-elle en passant ses jambes de chaque côté du corps du sorcier avant de bouger son bassin.

Ses mains glissèrent sur le torse et le trentenaire déglutit, le rouge lui montant aux joues.

- Je suis employé au Ministère… Au service de détection des objets magiques.

- Très intéressant… susurra l'ancienne Serpentard à son oreille.

- Et vous ?

- Je fais des études en sortilège et botanique. Et je travaille la nuit pour payer ma scolarité, mentit-elle.

- En botanique ? J'ai des plantes rares chez moi qui pourraient vous intéresser.

Parkinson frotta sa poitrine contre le torse de l'homme et lui lécha le lobe de l'oreille.

- Je finis dans deux heures… Vous me montrerez vos… tiges ? murmura-t-elle en se mordant la lèvre inférieure avec sensualité.

L'homme acquiesça vivement et lâcha une grosse poignée de gallions sur la table.

- Ca devrait suffire pour vous avoir rien qu'à moi d'ici la fin de votre travail.

- Ca couvrira même une partie de mes… heures supplémentaires, chéri…


Minerva se réveilla en sursaut et se demanda un instant où elle se trouvait. Reconnaissant son salon, elle se détendit, reposant sa tête sur l'accoudoir du canapé. Elle essuya son front moite du revers de sa manche et inspira profondément pour se calmer.

Quel était ce rêve étrange qu'elle venait de faire ? Elle avait fait face à un des tableaux d'Albus. Se pouvait-il que ce songe soit prémonitoire ?

Elle eut envie de rire à cette pensée. Elle, Minerva McGonagall, n'allait pas commencer à croire en la divination et autres sornettes ! Cependant, elle ressentait une sorte d'urgence à vérifier cet entrepôt.

- Non. Redescends sur terre ! pesta-t-elle en se redressant. Les rêves prémonitoires n'existent pas !

Elle ramassa le livre au sol et le posa sur la table basse. Mais le malaise grandissait en elle et elle souffla, agacée.

- Par acquis de conscience, je dois y aller… Et une ballade me fera le plus grand bien, marmonna-t-elle en se saisissant de sa cape.

Elle rangea sa baguette dans sa manche et quitta ses appartements, direction les grilles du château.


Pansy regardait attentivement l'appartement de l'homme qu'elle avait suivi. Ce dernier préparait des cocktails dans la cuisine et elle n'avait que peu de temps pour fouiller.

« Si Millicent ne s'est pas trompée, Monsieur est un larbin de Bubus… A moi de trouver des infos… »

Elle fureta à droite et à gauche, ouvrant silencieusement des tiroirs pour parcourir des parchemins. En entendant des bruits de pas, elle se remit au centre de la pièce et prit une tête d'ingénue.

- C'est vraiment très beau chez vous ! fit-elle avec un sourire enjôleur.

- Merci, Rosie Chérie… Nom de scène amusant.

- Merci. Une de mes plus belles trouvailles… répliqua le vert et argent.

Elle observa le verre que lui tendait le sorcier et prit une petite moue.

- C'est possible d'avoir des glaçons ?

- Oui, bien sûr, où avais-je la tête ? fit-il en retournant avec les verres dans la cuisine.

« Il y a dix minutes, elle était entre mes seins… » songea Pansy en faisant mine de vomir.

Elle retourna à son inspection et finit par remarquer une pile de courriers posés sur la cheminée. Elle les lut rapidement et se saisit d'une feuille pour la fourrer dans une de ses poches dix secondes avant que l'homme ne réapparaisse.

- Voilà ! fit-il en tendant son verre.

Pansy trinqua et trempa ses lèvres avant de retenir une grimace.

« Mais comment peut-on raté un Bloody Mary ? Bon, faut que je sorte de là… »

Elle sortit son téléphone portable de sa poche sous l'œil éberlué du sorcier.

- Excusez-moi, j'ai un appel, dit-elle en faisant semblant de décrocher.

- Un quoi ? demanda l'homme.

- Allo ? Oui m'man, fit Pansy, l'appareil contre son oreille. Quoi ? Un accident ? J'arrive tout de suite.

Elle appuya sur un bouton et joua la fille paniquée.

- Mon père est à l'hôpital. Faut que j'y aille !

- Je… je comprends. On se revoit ?

- Passez au club samedi, j'y serai ! Merci pour tout ! Au revoir ! fit précipitamment la vert et argent avant de quitter la pièce.

Une fois sur le palier, elle transplana rapidement pour rentrer chez elle. Arrivée dans le salon, elle éclata de rire en se laissant tomber dans le canapé. Elle tira le parchemin de sa poche et le lut avec attention.

4 OCTOBRE. 20 HEURES. FORET INTERDITE DE POUDLARD. NE SOIS PAS EN RETARD.

- J'y serai… Avec des amis… Je sens que la petite réunion va être explosive… murmura-t-elle.


Minerva était accroupie derrière une vieille commode anglaise et regardait les sortilèges qui fusaient au-dessus d'elle. L'animagus avait facilement retrouvé l'entrepôt aperçu dans son rêve ainsi que la bonne pièce. Et il y avait aussi le tableau de Dumbledore. Ce qu'elle n'avait pas prévu, en revanche, c'était le comité d'accueil. Elle luttait à présent depuis cinq minutes contre une vingtaine de sorciers doués, se devait-elle de reconnaître.

- Tuez-la ! rugit une sorcière.

- Protégez le tableau, ordonna un homme en uniforme de vigile.

McGonagall risqua un coup d'œil et replongea derrière la commode pour éviter une salve de jets de couleur verte. Elle serra sa baguette entre ses doigts et tenta de calmer sa respiration.

« Bon sang, je fais comment pour sortir de là ? » se demanda-t-elle.

Elle n'avait qu'une idée en tête : détruire le tableau et retourner à Poudlard. Entière, de préférence.

Elle pivota sur le côté en agitant la fine tige de bois et les meubles au fond de la pièce éclatèrent en mille morceaux, blessant ses attaquants. Elle profita de la panique pour pointer sa baguette sur le tableau et jeta un sortilège de flamme. Le feu commença à attaquer le cadre mais un des sorciers lança immédiatement un aguamenti.

Le meuble derrière lequel elle était cachée s'éleva brusquement dans les airs et un experliarmus la priva de sa baguette qui vola pour être captée par un des sorciers. McGonagall se releva lentement, les mains en l'air, cherchant une solution pour sortir de cette situation déplorable.

- C'est bon, on la tient… ricana une femme blonde en s'avançant, un rictus déplaisant sur les lèvres.

L'homme qui tenait sa baguette la jeta à l'autre bout de la pièce et la fine tige de bois roula jusqu'à percuter un mur.

- La partie est finie, et vous avez perdu, Minerva. Tout comme Granger, se moqua Dumbledore depuis son tableau.

La blonde pointa sa baguette sur McGonagall et son regard se durcit.

- AVADA…

McGonagall ferma les yeux et fit une courte prière à ses ancêtres en espérant que l'immortalité fonctionnait également avec le sortilège impardonnable. Un vent puissant se leva brusquement et une lueur vive inonda la pièce, l'aveuglant momentanément malgré ses paupières closes. Elle s'accroupit, se cacha le visage de son bras, par réflexe, et attendit que le déchaînement de magie s'arrête. Elle entendait des objets se briser au sol, des corps qui tombaient et des cris aigus d'effroi résonner contre les murs de tôle.

Quand elle put rouvrir les yeux, elle se trouvait au milieu d'un vrai champ de bataille après un affrontement sans merci. Par certains détails, cela lui rappelait le lendemain de la bataille de Poudlard. Plus un meuble, plus un objet ne pouvait être reconstitué, si tant est que l'on put même savoir ce qu'ils étaient avant d'être réduits à l'état de cendres et de débris. Au travers de cet amoncellement indescriptible de fragments épars, elle put voir les corps de ses assaillants. Plus un n'était en état de nuire. Que s'était-il passé ici, sous ses yeux… fermés ?

Au milieu de la pièce qui était sans dessus-dessous, seul le tableau de Dumbledore était intact. Le vieux sorcier jetait des regards surpris et inquiets autour de lui.

- A nous deux, Albus, fit Minerva en ramassant sa baguette qui avait atterri elle ne savait comment à ses pieds.

- Je vous tuerai, Minerva. Soyez-en certaine. Et vos amis les Sages ne seront pas toujours là pour vous protéger !

- Incendia ! s'exclama vivement la Directrice de Poudlard en agitant la fine tige de bois.

Des flammes apparurent subitement et léchèrent le bois du cadre du tableau avant d'entamer la toile. Un cri de rage retentit plusieurs minutes avant que la peinture ne soit plus qu'un paquet de cendres.

- Un de moins… murmura l'animagus avant de disparaître dans un craquement sonore.


Pansy ouvrit mollement un œil et remarqua McGonagall au-dessus d'elle qui semblait en proie à une agitation inhabituelle.

- Enfin vous vous réveillez ! gronda l'animagus. Cinq minutes que je vous secoue comme le saule cogneur !

- Par Merlin… Quelle heure est-il ? marmonna la Serpentard.

- Quatre heures du matin !

- Je savais que vous finiriez par vous rendre compte de l'attirance qui nous lie. Allongez-vous, vous ne le regretterez pas, commença la médicomage en ôtant son haut.

- Pansy ! Concentrez-vous deux secondes ! Je viens de détruire un des tableaux de Dumbledore !

- Oui, oui, formidable… On en reparle d'ici une petite heure ?

- Mais vous êtes infernale ! aboya l'animagus en redonnant son vêtement à la Serpentard. Je viens de vous dire que j'ai trouvé et détruit un tableau ! Maintenant, il faut trouver le dernier, une idée ?

- Euh… J'peux y réfléchir et vous donner la réponse demain ? Pendant que je me rendors, racontez-moi donc comment vous avez fait pour trouver le premier… marmonna la vert et argent en reposant sa tête sur l'oreiller et en fermant les yeux.

Minerva soupira et finit par prendre place à côté de la future médicomage, un oreiller calé sous ses reins.

- Et bien, vous n'allez certainement pas le croire. D'ailleurs je ne l'explique pas moi-même.

- Toujours la même chose avec ces Gryffondors… Que des histoires à dormir debout. Allez-y, je ne suis pas à une ineptie près, ce soir… fit Pansy en étouffant un bâillement. Vous permettez ?

La vert et argent roula sur le côté pour se lover contre l'animagus.

- Vous sentez la fumée… J'ai envie d'une clope…

- Un jour vous allez mettre le feu à votre lit… et pas de manière imagée, ajouta-t-elle devant le regard gourmand que lui renvoyait la jeune sorcière. Bref, j'ai fait un… rêve et j'ai voulu le vérifier.

- J'ai le droit de faire de même ? susurra Pansy en faisant courir ses doigts sur le ventre de la Directrice de Poudlard.

- Non, fit Minerva en accompagnant sa réplique d'un coup sur les doigts. Je me suis rendue dans un entrepôt et j'y ai découvert le tableau, plus un comité d'accueil imprévu et coriace.

- Je m'attendais à ce que vous vous retrouviez une fois de plus dans les ennuis. Déshabillez-vous, le bon docteur va vous examiner… Je vais vous aider, fit Parkinson en commençant à déboutonner la robe sorcière de son ancien professeur.

- Pas la peine, j'ai tout juste eu le temps de me mettre à couvert qu'une espèce de… je ne saurais dire ce que c'était en fait… enfin quelque chose est intervenu et a balayé l'entrepôt d'une puissance magique qui a réduit les objets et les sorciers à néant, hormis le tableau.

- Intéressant… murmura la médicomage alors que ses doigts caressaient la joue chaude de la Directrice de Poudlard. Une idée de ce que c'était ?

- Aucune, répliqua McGonagall le regard dans le vide, attrapant la main de Pansy pour la garder dans la sienne. Mais ça me rappelle tout de même l'intervention de… dans la salle sur demande.

- Et donc ? Le tableau ? Vous l'avez détruit ? Dumbledore vous a dit quelque chose avant de faire « Arggghhh ! Je meurs ! Je me vengerai ! » ? plaisanta la vert et argent en approchant ses lèvres de celles de son aînée.

Minerva posa son index sur la bouche de Parkinson.

- Il a dit que les Sages ne seraient pas toujours là… J'en conclus que l'ordre établi par la Source existe toujours.

- Parce que la Source existe toujours, répliqua Pansy en embrassant le doigt de McGonagall.

- Exact, répliqua Minerva en posant un léger baiser sur les lèvres de la Serpentard. Maintenant que vous avez ce que vous vouliez, on peut réfléchir à où peut bien se trouver l'autre tableau ?

- Et bien, je vous propose de dormir et demain, vous me donnerez le nom du peintre et j'irai lui demander s'il n'y a bien que deux tableaux. Ensuite, on réfléchira. Ca vous va ?

Minerva fit la moue mais devant les cernes qui marquaient le contour des yeux de la future médicomage, elle abdiqua.

- Très bien, dit-elle en se levant.

Elle fit le tour du lit et vint avec un sourire embrasser la joue de Parkinson.

- Bonne nuit.

- Restez donc dormir là… marmonna la vert et argent. Promis, je serai sage.

Minerva la regarda un instant, la tête penchée sur le côté.

- Dans la chambre d'ami ?

- Non, j'ai pas changé les draps et hier… bref, je vous épargne les détails.

- Me semblait aussi. Vous avez un pyjama pour moi tout de même ?

- Tiroir du bas… Brosse à dent dans le placard de la salle de bain. Serviette sous le lavabo. Vibromasseur dans le…

- Ca ira, merci, coupa McGonagall.

- Faites pas de bruit en revenant, je dormirai probablement… J'ai passé une soirée d'enfer…

- Vous me raconterez demain, sourit l'animagus en posant sa main sur la tête de la vert et argent qui fermait déjà les yeux.


Alors ? Ca vous a plu ? Pansy est assez en forme pour vous ? ^^

En vous souhaitant un excellent week-end !

Bises,

Sygui et Link9