Ultime chapitre ! Attention je la joue fleur bleue...
Bonne lecture.
L'entraînement de lacrosse se déroule à merveille. Scott a retrouvé son meilleur niveau ce qui lui vaut les félicitations du coach. Pourtant, en sortant des vestiaires, il a l'impression que quelque chose cloche. Isaac semble soucieux et contrarié.
— Ça va ? demande-t-il en lui prenant la main.
— J'aimerais que tu viennes avec moi chez Deaton.
— Euh si tu veux. Je peux savoir la raison de notre visite ?
Le jeune loup lui raconte alors qu'il a cherché à comprendre son changement de soumission et que le vétérinaire n'a pas été très éloquent, parlant seulement d'un lien qu'ils partagent. Scott lui aussi veut comprendre et suit son compagnon avec la ferme intention d'obtenir des réponses.
Le carillon retentit au moment où les deux loups franchissent le seuil du cabinet. Ils rejoignent Deaton dans son bureau.
— Scott ? Isaac ?
— Isaac m'a raconté votre dernière rencontre. Je suis curieux d'en savoir plus.
Le docteur les observe avec grande attention. Un sourire énigmatique illumine son visage.
— Tu cherches toujours ce qui vous lie ? demande-t-il au loup-garou frisé.
— Oui, répond pour lui Scott. Et moi aussi.
— Pourtant, depuis la dernière fois votre situation a évolué si je ne m'abuse.
Les deux loups se regardent surpris que Deaton les ait percé à jour.
— Et vous n'avez toujours pas fait le rapprochement ?
Il se tait un instant puis se décide à leur expliquer.
— La légende raconte que le changement de soumission ne s'effectue que si le bêta est renié ou s'il fuit sa meute. Mais il est dit aussi que si un alpha et un bêta de deux meutes différentes partagent des sentiments forts et sincères...Plus exactement un amour incommensurable, le bêta se retrouve sous son emprise. Mais la relation alpha-bêta n'est pas tout à fait la même que celle qu'on trouve habituellement au sein des meutes. L'alpha traite son bêta comme son parfait égal tout en gardant un certain contrôle sur lui.
Il se stoppe alors que les deux adolescents le regardent incrédules.
— C'est un phénomène très rare, ajoute-t-il. Mais ça ne m'étonne pas venant de vous deux.
— Parce que vous saviez qu'on finirait ensembles? l'interroge Scott.
— Non mais j'avais espoir. J'ai senti qu'il y avait quelque chose de spécial et mon instinct ne m'a pas trompé.
Amour sincère. Amour pur. Amour infini. Amour...Amour...Amour...Amour...Ce petit mot tourne et retourne dans la tête des deux loups. Comme le refrain d'une chanson, une ritournelle sans fin. Scott ne dit rien et assimile doucement ce qu'il vient d'entendre. Isaac sent la panique lui torde le ventre. Il suffoque et s'enfuit du cabinet. Ni une ni deux, Scott part à sa poursuite.
— Isaac ! Arrête-toi !
Le jeune homme est plus rapide que le loup frisé. Il lui agrippe le bras et le force à stopper sa course dans l'impasse derrière la clinique.
— Qu'est-ce qu'il y a ? Isaac dis-moi !
— Rien. C'est juste ce que Deaton a dit. C'est beaucoup d'un seul coup. Surtout...
Il s'interrompt. La main de Scott est toujours sur son bras. Ce simple contact l'électrise. Il refuse de se retourner. Il sait que s'il croise les yeux chocolat du jeune homme, il est perdu.
— Surtout ? le pousse à continuer Scott. Isaac, regarde-moi.
Le jeune Lahey lui fait face mais fixe le béton.
— On ne s'est pas dit ce qu'on ressentait. On n'a pas parlé d'amour. Ce n'est pas parce que Deaton en a parlé que c'est forcément ce qu'on ressent. Alors je doute.
Les mots prononcés par Isaac le blesse. Il a l'impression que son cœur se brise en milles morceaux.
— Ce...Ce n'est pas ce que toi tu ressens ?
— Si ! Ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais puisqu'on en a jamais discuté...Je sais ce que moi je ressens mais je ne sais pas ce que toi tu as vraiment sur le cœur.
— Je pensais que tu avais compris ce que je ressentais pour toi. Je ne l'ai pas exprimé avec des mots mais je croyais que mes gestes étaient assez explicites. Je ne passe pas une nuit comme celle qu'on a partagé avec n'importe qui, pas plus qu'une douche comme celle de ce matin
Les deux garçons piquent un fard en repensant aux moments d'intimité de la veille et de la matinée. Scott soulève le menton d'Isaac pour l'obliger à le regarder.
— Je t'aime Isaac Lahey. D'un amour incommensurable. C'est plus clair comme ça ?
— Je suis désolé mais je crois que j'avais besoin de l'entendre de ta bouche.
— Ne t'excuse pas. Je comprends.
Scott l'embrasse tendrement puis place la main de son amoureux sur son cœur.
— Ecoute mon cœur. Sens le battre contre ta paume.
Isaac plonge son regard océan dans les yeux de Scott et se concentre sur son rythme cardiaque.
— Tu sens comme il bat vite et fort ? Il ne bat comme ça que pour toi. Uniquement toi.
Isaac prend l'autre main du loup pour la placer sur son propre cœur.
— Le mien aussi bat de cette manière uniquement pour toi. Mon cœur t'appartient. Je t'aime Scott McCall. D'un amour incommensurable.
C'est à cet instant précis que les deux amoureux remarquent quelque chose d'étrange. De totalement improbable. Leur cœur battent exactement au même rythme. Un unisson parfait. Ils s'embrassent. Mais ce baiser est différent des autres. Leur relation a pris une nouvelle dimension et le baiser qu'ils échangent en est le reflet.
D'un commun accord, ils décident de rentrer. Arrivés, Scott se retrouve face à sa mère qui s'apprête à partir.
— L'hôpital m'attend, explique-t-elle.
— Attends ! Tu as passé la nuit aux urgences et faut que t'y retournes ? Ils ne peuvent pas se passer de toi quelques heures ?
— Mon chéri, c'est gentil de t'inquiéter pour moi mais tu sais très bien qu'on est en sous effectif. Allez à plus les garçons !
Et elle s'éclipse sous le regard désabusé de son fils. Ce dernier se tourne vers son compagnon, ouvre la bouche avant de la refermer sans voix.
— Quoi ? demande son copain.
— Elle m'a menti. Elle m'a regardé droit dans les yeux et m'a menti. Hier aussi. Je n'y ai pas fais attention...
— On se demande à cause de quoi, fait ironiquement Isaac
— Déjà son histoire d'accident était un mensonge, ajoute Scott faisant comme si le loup n'avait rien dit.
— Elle voulait peut-être nous laisser un peu d'intimité, tente de la défendre le jeune homme.
— Ah oui ? Et elle a dormi où ?
— Chez une amie. J'en sais rien moi...
— Oh non. Ces amies sont toutes mariées. Je ne la vois pas s'incruster de la sorte.
Puis le loup en lui se met à humer l'air. Une fragrance sucrée et fleurie lui chatouille le nez. Il connaît cette odeur par cœur mais ne l'a pas sentie depuis bien longtemps.
— Elle...Elle s'est parfumée?!
— Et alors ?
Scott remet son casque et démarre.
— Tu viens ?
— Où ? Tu vas quand même pas suivre ta mère !
— Oh si. Alors tu viens ou pas ?
Isaac sent que l'idée est mauvaise et que ça va mal tourner. Pourtant il s'accroche à Scott. Les deux loups suivent la trace de la voiture de l'infirmière. Il ne leur faut pas longtemps avant d'arrêter la moto devant un café. Juste en face se trouve un immeuble où le véhicule de Melissa est garé. La mère de Scott en sort et pénètre dans l'immeuble. Les deux garçons enlèvent leur casque et s'installent à la terrasse du café.
— Tu connais quelqu'un qui habite là ? questionne Isaac.
— Non et toi ?
— Non plus...
— Ma mère voit quelqu'un, déclare Scott.
— Sûrement. Mais tu devais bien te douter que ça arriverait un jour non ?
— Oui ! Mais je ne comprends pas pourquoi elle ne m'en a pas parlé.
— Elle avait peut-être peur de ta réaction.
— Mmmmm. J'aimerais bien savoir qui a osé toucher à ma mère, grogne Scott.
Isaac prend la main de son amoureux dans la sienne amusé par sa réaction.
— Ta mère est une femme séduisante. Je pense qu'elle est capable de choisir avec qui elle veut partager sa vie sans ton aide. Mais si tu veux savoir, concentre-toi sur la voix de ta mère et essaie d'entendre un nom.
— Bonne idée !
Mais il se ravise immédiatement.
— Mauvaise idée. Imagine que je les surprenne en plein ébat. Ah non je ne veux même pas y penser.
— Ok. T'as qu'à aller voir s'il n'y a pas des noms sur les boîtes aux lettres. Par exemple. "Mr & Mme" tu élimines, comme les "Mme" seules. C'est un immeuble bas, il ne doit pas y avoir trente-six noms.
— Tu veux pas y aller pour moi ?
Le ton suppliant de Scott et le regard de chiot qu'il lui lance finit de convaincre Isaac de le faire. Il se lève et l'embrasse tendrement. Trois minutes montre en main, il est de retour le visage indéchiffrable.
— Alors combien de célibataires à torturer ? fait Scott impatient.
— Un seul en fait.
— Son nom ?
Seul le silence d'Isaac lui répond. Un lourd silence pesant.
— Son nom Isaac.
— Euh...Eh bien...Comment dire ça ? Tu devrais aller voir pas toi même.
Scott traverse la rue à toute vitesse Isaac sur ses talons. Il y a cinq boîtes aux lettres : trois appartiennent à des couples, une à une jeune femme et la dernière...
Scott sert les poings. Ses griffes se plantent dans ses paumes et ses yeux s'illuminent de rouge. Ce n'est que la deuxième fois qu'Isaac les voit de cette couleur et il ne s'y est toujours pas habituer. Il pose une main sur l'épaule de l'alpha et lui murmure de se calmer.
— Mais je vais le tuer, hurle Scott. Je vais le réduire en miettes ! Ma mère ! Peter Hale a osé mettre la main sur MA mère !
Au penthouse de l'immeuble en question Peter et Melissa sont en train de se préparer à dîner. Ou plus exactement Peter cuisine, un torchon sur l'épaule en train de goûter et assaisonner sa sauce. Melissa le regarde s'affairer tout en discutant. Il lui a fait promettre de se détendre et c'est ce qu'elle fait sirotant un verre de vin rouge. Soudain Peter se stoppe et se tourne vers la jeune femme inquiet.
— Je crois que je vais avoir un problème, dit-il tout simplement.
— Quoi ? Ça va pas ?
— Tu devrais envoyer un message à ton fils pour l'inviter à monter.
— Quoi ? Scott ? Mais ….
— Il est, en ce moment même dans le hall en train de raconter comment il va mettre fin à mon existence. Pas très imaginatif soit dit en passant.
— Mais comment ….
Elle s'interrompt avant de reprendre.
— J'ai encore du mal à m'habituer à tous vos truc de loup.
Elle sort son portable.
— Trop tard, annonce Peter. Il arrive.
Effectivement, la porte s'ouvre dans un grand fracas la seconde suivante.
— Tu aurais au moins pu frapper Scott, dit le loup tout en goûtant sa sauce.
Le jeune alpha se précipite vers l'oncle de Derek ses griffes sorties et l'éclat rouge dans ses yeux. Isaac tente de l'arrêter mais il se débat et se défait de la prise de son bêta. Aais avant qu'il ne puisse atteindre Peter, Melissa se place entre son compagnon et son fils.
— Maintenant tu te calmes Scott.
La voix de sa mère est sans appel et le ramène à la réalité. Ses griffes se rétractent et ses yeux reprennent leur couleur normale.
— Comment tu peux le protéger ? s'exclame-t-il. Comment tu peux sortir avec ….avec ….ce monstre ?
— Scott je ne te permets pas, s'écrie sa mère. Et puis je fréquente qui je veux. Tu n'es pas mon père mais mon fils je te rappelle.
Melissa entoure la taille de Peter de son bras et il fait de même sous les yeux effarés de Scott.
— Il t'a dit que c'était un loup ? Qu'il avait tué sa propre nièce ? Que c'est lui qui m'avait mordu ? Qu'il était mort et était revenu à la vie en se servant de Lydia?
— Oui, Scott. Il m'a dit tout ça.
— Et... Et ça te pose aucun problème !
— De un, depuis quand je juge les personnes sur leur passé ? De deux, Peter m'a tout expliqué sur le pourquoi du comment de toute cette histoire. Je ne pense pas que tu connaisses tous les détails. Et de trois, Peter n'est plus le même qu'à l'époque où tu as fait sa connaissance
— Qu'est-ce que tu en sais ? Comment peux-tu dire qu'il a changé alors que tu le connais depuis...Depuis combien de temps d'ailleurs ?
— Trois mois.
Scott tombe des nues. Il ne sait pas quoi dire. Il n'a rien vu et ce demande comment c'est possible. Isaac se rapproche du jeune homme et glisse sa main dans la sienne. C'est sa manière à lui de lui apporter son soutien.
— Ma mère, Peter. Il a fallu que tu choisisses ma mère parmi toutes les femmes de Beacon Hills.
— Ce n'est pas parce que c'est ta mère qu'elle en est moins séduisante, clame Peter.
Scott est sur le point de craquer à nouveau sauf qu'il se concentre sur le battement du cœur d'Isaac pour garder pied.
— J'ai essayé de résister, explique Peter. Il y a trois mois, ta mère est tombée en panne sur le parking de l'hôpital. Je lui ai porté secours et pour me remercier elle m'a invité à boire un café.
— Qu'il a poliment refusé, ajoute Melissa.
— Exact. Je savais pertinemment que Scott n'apprécierait pas et qu'il voudrait me faire la peau. Une semaine plus tard on s'est retrouvé par hasard au centre commercial.
OooOooOooOooO
Peter furetait à travers les allées sans but précis quand quelqu'un lui était rentré dedans.
— Oh ! Désoleé, s'excusa la jeune femme en levant le nez de sa liste de course. Oh, c'est vous ! Quel heureux hasard !
— N'est-ce pas ? Comment allez-vous ? Votre voiture ne vous fait plus trop de misères ?
— Non et grâce à vous. D'ailleurs je ne vous ai toujours pas remercié. Vous auriez le temps de prendre un café ?
— Je...
— Oh allez ! Je me sentirai toujours redevable sinon.
— Très bien.
Ils finirent donc séparément leurs courses avant de se rejoindre au café du centre commercial. Ils commandèrent puis se mirent à discuter.
— Je ne sais même pas comment vous vous appelez, déclara la jeune femme confuse.
Le loup avait hésité à mentir mais au final répondit :
— Peter Hale.
— Melissa McCall, dit-elle en lui tendant la main pour qu'il la serre.
A la place, Peter porta la main de son interlocutrice à ses lèvres et déposa un baiser léger comme un papillon. Pour son plus grand plaisir, il vit les joues de Melissa rosirent. Ils continuèrent de papoter de tout et de rien et finirent par se promettre de se revoir. Et ils l'avaient fait. A plusieurs reprises, ils étaient sortis ensembles. Au bout d'un mois, il l'avait invité chez lui.
Dix-neuf heures piles, Melissa sonna à sa porte. Nerveux comme jamais, il l'invita à entrer. Il lui servit un verre de vin et s'installa à ses côtés sur le canapé.
— Melissa, commença-t-il. Avant que cette soirée ne se poursuive, je dois t'avouer quelque chose.
Elle se tourna vers lui, un grand sourire illuminant son visage.
— Je sais ce que tu veux me dire.
— Ah bon ?
— Oui. Tu vas me dire que tu es l'oncle de Derek, que tu es un loup et que tu sais qui je suis depuis la toute première fois.
— Mais comment sais-tu tout ça ? demanda Peter pris de court.
— Quand j'ai découvert pour Scott, il nous a fallu du temps mais on a fini par avoir une discussion. Il m'a parlé de Derek et de son oncle Peter. Alors quand tu m'as dit t'appeler Hale j'ai fait le rapprochement.
— Très bien, fit le loup légèrement décontenancé. Et c'est tout ce que ton fils a raconté à mon propos ?
I— l t'a traité de psychopathe. Mais tu sais comment sont les ados, ils exagèrent souvent. Ah , oui. Il m'a aussi raconté que tu étais celui qui l'avait mordu.
Peter baissa les yeux honteux. Il repensa à tout ce qu'il avait fait et n'en était pas fier.
— Et malgré ça tu as continué à me fréquenter.
— Oui. Ce qui est fait et fait. C'est du passé. Je ne vois pas pourquoi je me priverais d'une relation avec un homme qui me plaît et que j'apprécie.
— Il faut que je te révèle autre chose.
Il était profondément touché par les mots de l'humaine mais savait qu'avec la future révélation qu'il allait lui faire, il la perdrait. Mais il voulait être honnête avec elle parce que pour la première fois depuis longtemps il sentait son cœur battre à une vitesse folle et avait l'impression d'être vivant.
— J'ai tué ma nièce Laura par soif de pouvoir. Elle était l'alpha et j'ai abrégé sa vie pour prendre sa place...
Il ne l'avait pas regarder dans le yeux afin de ne pas voir le dégoût dans les yeux de la jeune femme. Lors de sa confession, sa voix s'était brisée. C'était la première fois qu'il le disait à haute voix. Le bruit d'un verre posé sur la table se fit entendre. Elle allait partir, il ne pouvait pas en être autrement. Mais non. Elle posa une main sur sa cuisse.
— Raconte-moi.
Et il le fit. L'incendie, ses brûlures, les années de guérison. Tout y passa n'omettant aucun détail. Il lui expliqua la souffrance pendant sa cicatrisation, l'appel de la pleine lune chaque mois un peu plus intense, le loup en lui ne pouvant s'exprimer, la soif de pouvoir et de vengeance. Il n'avait jamais voulu la mort de sa nièce mais c'était l'alpha, il avait besoin de prendre sa place, sentir le pouvoir couler dans ses veines. A cette époque, il ne contrôlait plus son loup.
— Je ne me souviens même pas d'avoir ôter la vie de Laura. C'est au petit matin que je me suis senti différent et que j'ai compris ce que j'avais fait.
Il lui raconta ensuite qu'un alpha, pour renforcer sa puissance se doit d'avoir des bêta.
— Cette nuit-là, Scott et Stiles étaient dans la forêt. J'ai senti le potentiel de ton fils et je l'ai mordu.
Il passa ensuite en revu sa mort et de quelle manière il était revenu dans le monde des vivants.
— Voilà, annonça-t-il. Tu sais tout. Je comprendrais que tu t'enfuies en courant. C'est ce que moi je ferais en tout cas...
— Non Peter. Je ne fuirai pas. Et je suis heureuse que tu aies suffisamment confiance en moi pour te confier comme tu viens de le faire.
— Mais tu n'as pas peur de moi ? demanda-t-il en plongeant ses yeux azur dans ceux de Melissa.
— Je devrais ?
— Non ! Je ne te ferais jamais de mal. J'ai changé. Je crois que tu m'as changé.
— Alors tout va bien.
Elle se pencha vers lui et posa délicatement ses lèvres sur celles du loup. C'était leur tout premier baiser.
A la suite de cette soirée, de nombreux baisers furent échanger et plus encore. Ils décidèrent de garder leur relation secrète. D'abord pour préserver la magie du début, ensuite pour voir si ça allait devenir sérieux.
Un secret à présent éventé.
Scott a écouté attentivement le récit de Peter. Bien sûr, il lui a épargné certains détails mais au moins l'adolescent a, maintenant toutes les cartes en mains.
— Je ne sais pas quoi dire, fait Scott.
— Je ne ferais jamais de mal à ta mère. Je l'aime trop pour ça.
— Eh bien on va vous laisser, intervient Isaac. N'est-ce pas Scott ?
— Euh...Oui. Oui. On va vous laisser.
Les deux garçons se dirigent vers la porte de l'appartement raccompagnés par Melissa.
— Je suis désolé maman. Je n'aurais pas dû réagir de la sorte. Si t'es heureuse c'est le principale.
— Et je le suis mon chéri. Ne m'attends pas ce soir, murmure-t-elle en le serrant dans ses bras.
— Oh maman...
Elle ferme la porte et rejoint Peter toujours derrière ses fourneaux. Bien sûr, il a guetté ce que mère et fils se sont dits mais fait comme si de rien n'était.
— Il faut qu'on parle Peter, déclare Melissa froidement.
Il se retourne d'un bond surpris par ce ton glacial.
— Quoi ? J'ai fait quelque chose de mal ?
— A toi de me dire !
— Mais j'en sais rien...Melissa explique-moi.
Peter se tend comme un arc. La nervosité et l'incompréhension lui broient les entrailles. Melissa contourne le plan de travail les traits durs. Elle glisse ses bras autour du cou du loup.
— Tu as dit à mon fils quelque chose que tu ne m'as jamais dit.
— Non...Je ne...
Un poids disparaît de son cœur réalisant de quoi parle sa compagne.
— Non je ne vois pas. J'en ai dit tellement.
Melissa est offusquée. Elle retire ses bras pour s'éloigner mais Peter la retient par la taille. Elle lui tape sur le torse cherchant à échapper à son emprise ce qui arrache un petit rire au loup.
— Ça chatouille.
Elle recommence avec plus de force mais il intercepte sa main avant qu'elle ne le touche.
— Je t'aime, finit-il par dire.
— Et moi je te déteste.
Puis, elle se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre les lèvres de son compagnon.
— Je t'aime aussi, fait-elle contre sa bouche.
NOTE: je n'ai pas tenu compte de la rencontre Peter/Melissa dans la saison 1
Fini ! Je suis heureuse d'avoir partagée cette histoire avec vous.
Merci à tous ceux qui ont lu et/ou commenté.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
