Chapitre 4 O Like Oh My God ! What Happened To Her ?

Coucou j'espère que vous allez bien ! J'ai décidé de poster deux fois par semaine, parce que les chapitres sont courts !

N'hésitez pas à reviewer, quoi que vous pensiez du chapitre, hein ! )

Bisous

La main sur sa bouche l'empêcha de crier de douleur lorsque, dans son bras, se dessina une large entaille. Elle se débattit de toutes ses forces et parvint à se dégager de la main qui la retenait prisonnière. Mais elle n'eut pas le temps de crier ou de fuir.

« Incarcerem ! S'écria une jeune femme. Bloclangue !

-Confringo, murmura une autre voix masculine. »

Encore une fois, elle ne put crier lorsque sa peau fut brûlée par le sort. Finite Incantatem, pensa-t-elle de toutes ses forces alors qu'une autre brûlure se fit sentir sur son ventre, puis sur sa hanche. Finite Incantatem ! Une entaille s'ouvrit largement à la jointure entre son cou et son épaule gauche. Finite Incantatem ! Le sort qui la maintenait attachée cessa, sa langue fut décollée de son palais et elle se saisit de sa baguette avec une rapidité déconcertante.

« PROTEGO ! Hurla-t-elle, les larmes aux yeux. »

Elle avait mis tellement de force dans son cri que les trois personnes qui l'entouraient furent projetées en arrière. Elle s'éloigna en courant le plus vite possible, mais ses yeux embués et le brouillard l'empêchaient de se repérer, et elle se dirigea à l'opposé du château. Son bras et son cou saignaient encore abondamment, sa peau la brûlait sans interruption, le froid n'arrangeant rien à la douleur, mais elle courait. Elle s'arrêta soudain, épuisée, et se laissa tomber à terre, tremblant de froid alors que ses vêtements étaient brûlés ou déchirés, pleurant silencieusement et priant pour que ses agresseurs ne la retrouvent pas.

Le cœur de la rousse manqua un battement lorsqu'elle entendit des bruits de pas se rapprocher d'elle. Mais son corps était paralysé par le froid et la douleur, elle ne parvint même pas à tourner la tête. Son corps tomba en avant, à bout de force.

« Eh, lança une voix traînante qu'elle ne parvint pas à identifier. »

Elle ne pouvait bouger. Elle aurait tellement voulu hurler qu'elle avait mal, qu'elle ne pouvait plus faire le moindre mouvement, mais ses lèvres, au contact du sol froid, étaient gelées.

« Merde, jura l'homme en se penchant vers elle. Episkey. »

La blessure de son bras se referma mais la douleur était toujours présente.

« Episkey, répéta l'homme. »

L'entaille de son cou se referma à son tour, de façon beaucoup plus lente. Elle sentait les deux côtés de la blessure se coller l'un à l'autre, provoquant en elle une souffrance insupportable.

Son corps fut ensuite soulevé, sa tête partit en arrière mais fut rapidement ramenée sur ce qu'elle identifia comme une clavicule.

Elle avait froid et mal, le sang cognait douloureusement contre ses temps et elle n'arrivait pas à ouvrir les yeux.

« Rosie ! Cria une voix qu'elle reconnue comme étant celle de sa mère.

-Mrs Weasley ! S'indigna Madame Pomfresh, l'infirmière. Avez-vous oublié les règles ? Dans mon infirmerie, le silence est de mise ! »

Mais la mère de la rousse n'y fit pas attention et se jeta sur le lit de sa fille, alors que son père s'asseyait un peu plus doucement sur une chaise, lui prenant la main.

« Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? Demanda Hermione d'une voix inquiète.

-Je ne sais pas exactement, avoua piteusement l'infirmière. Je l'ai trouvée dans ce lit cette nuit. Je ne sais pas comment elle est arrivée ici.

-Et ses blessures ? S'inquiéta la mère.

-Elle n'était pas blessée, assura la vieille femme. Lorsque j'ai enfin réussi à la réveiller, elle semblait en transe, ne faisant que murmurer qu'elle souffrait, pourtant je n'ai trouvé aucune blessure visible. »

Toujours immobile et les yeux fermés, Rose réfléchissait à toute vitesse. Que s'était-il passé la veille ? Elle était persuadée d'avoir été dans l'incapacité de retourner au château, autant à cause du brouillard que de sa faiblesse. Elle avait tellement couru pour leur échapper. Puis elle s'était effondrée, son corps la faisant atrocement souffrir, son bras et son cou saignant abondamment sur le sol, ses brûlures provoquant une douleur lancinante sur sa peau gelée. Et ces bruits de pas.
Elle ouvrit brusquement les yeux, attirant ainsi l'attention des trois adultes présents dans la pièce.

« Rosie ! S'exclama Ron Weasley en se redressant sur sa chaise.

-Merlin merci, souffla Hermione en serrant la main de sa fille un peu plus fort. »

Mais elle ne répondit pas, perdue dans ses pensées. Qui était cette personne ? Elle ne pouvait se souvenir de sa voix, s'agissait-il d'un homme ou d'une femme ?

« Ro … Rose ? Bégaya son père l'air inquiet.

-Je vais bien, dit-elle après un petit silence, se redressant légèrement.

-Rosie, que s'est-il passé ? Demanda sa mère avec douceur. »

Elle-même ne connaissait pas la réponse exacte, du moins pour ce qui était de la façon dont elle s'était retrouvée dans ce lit. Ce dont elle était sûre, cependant, était que Goyle n'était pas étranger aux mauvaises aventures de ces derniers jours.

« Je ne sais pas vraiment, mentit la rousse. »

Elle avait jugé préférable de ne rien leur dire pour le moment et chercha rapidement une excuse expliquant sa présence à l'infirmerie.

« J'avais très mal à la tête, cette nuit, mais je ne me souviens de rien après être arrivée ici, narra-t-elle, évitant toutefois de croiser le regard de sa mère.

-Ce n'est pas grave, Rosie, la rassura son père. On va rentrer, et tu viens avec nous.

-Non ! S'exclama la fille. »

Il lui fallait stopper les agissements du Serpentard, mais aussi trouver celui qui l'avait sauvée, et ce avant le retour des autres élèves et la reprise de ses cours.

« Non, répéta-t-elle plus calmement. Je dois rester pour réviser, Papa. »

Son père haussa les sourcils avant de sourire, comme s'il s'y était attendu.

« Si c'est-ce que tu veux, dit-il. Et puis pour ça, tu es comme ta mère. »

La rousse leur fit un sourire qui se voulait rassurant auquel ses parents répondirent, sans pour autant tenter de masquer leur inquiétude.

Lorsqu'elle sortit de l'infirmerie en début d'après-midi, la jeune Gryffondor se sentit soudain très seule. Son amie Vicky Finnigan ainsi que ses cousins, et elle en générale, rentraient tous pendant les vacances. Mais la rousse savait qu'elle devait étudier, et le faire chez elle relevait de l'impossible entre son frère et les nombreux membres de sa famille. Entre autre, son oncle George ne la laisserait jamais lire un livre sans trouver quelque chose à lui demander à chaque fin de page. Elle serait cependant rentrée chez elle si elle avait su que ces vacances allaient se révéler si ennuyeuses.

Ses pas l'avaient doucement menée vers l'entrée secrète de cuisines et elle y entra, comptant bien satisfaire son estomac qui criait famine.