Chapitre 3 : Gift of a friend
*PDV ERZA*
Non je rêve, j'ai rêvé de… Je ne pouvais m'empêcher de sourire, c'était un rêve tellement, beau et…
-C'est quoi ce sourire niais qui s'affiche sur ton visage de si bon matin ?
Lucy venait de se réveiller, et me regardait sceptique, du coin de l'œil.
-Euh… Rien du tout…
-Ton visage te trahit ! Raconte-moi sinon je te saute dessus !
-Bon d'accord, mais tu me promets que tu ne diras rien ? Rien du tout, pas de supposition, pas d'hypothèse, rien du tout.
-Promis.
-Et bien… J'ai rêvé de Nath.
-QUUUOIIIIIIII ?!
-Pas si fort ! Tu vas réveiller Adam !
-Nan mais t'es sérieuse ? Chuchota Lucy. C'est vraiment…
Un large sourire machiavélique avait gagné le visage de la jolie brune.
-Je te coupe tout de suite, tu te fais des idées. J'ai juste rêvé que l'on marchait, on parlait aussi, j'étais bien, je ne ressentais que de la joie. Et puis d'abord, on ne se connaît que depuis quelques jours, on est juste amis.
-Bien bien je ne dirais plus rien…
Elle souriait de plus belle.
-Lucy.
-Quoi ?
-Arrête. Je vais me doucher.
-Bien, ne ferme pas, je passe une fois que tu es sortie.
*FIN PDV ERZA*
Erza rentrait dans la douche, ne pouvant sortir Nathaniel de sa tête. Ce rêve…
Elle aurait aimé qu'il ne s'arrête jamais… Ils étaient si heureux, tous les deux. Mais pourquoi lui ? Certes il était très beau… très serviable… Et qu'est-ce qu'il était gentil, il était aussi intelligent…
-Erza grouilles !
Sortie de ses pensées, elle sortit de la douche pressée par Lucy. Tout aussi lunatique, elle se préparait sans entrain. Prêtes toutes les deux, elles descendirent pour manger. Saluant Adam qui préparait le petit déjeuner, elles s'assirent attendant leur assiette.
-Erza, ça ne va pas ? demanda Adam.
-Hmmm ?
-Tu veux quoi ? Céréales ou tartines ?
-Heuuu…
-Non, elle veut du Nathaniel… dit Lucy.
-Q-qq-quuoiiii ?
Rouge comme une tomate, elle démentit. Lucy ne put s'empêcher de rire, sous le regard d'Adam qui ne comprenait pas.
-J-je v-vais t-t-te TUER !
Arrivées au lycée, elles rejoignirent Nathaniel.
Il était en compagnie d'une jolie petite demoiselle qui avait l'air énormément timide, mais qu'est-ce qu'elle était mignonne !
Des cheveux parmes, arrivant jusqu'aux épaules, coupés carrés, un peu ondulés, couronnés de tresses. Elle portait une jolie petite robe grise, la même couleur que celle de ses yeux. Elle tenait dans ses bras une énorme pochette de dessin.
Le beau Nathaniel se retournait et aperçu Erza qui rougie sous son regard.
Il présenta les filles à sa camarade, Violette.
-Mais, tu es dans ma salle non ? demanda Lucy.
-Euh… Dans ta classe oui…
-Mais c'est génial ça ! Renchérit Nathaniel.
-D'ailleurs on démarre bientôt, on va vous laisser. Tu viens Violette ?
-Commencer, Lucy, la corrigea t-il.
-Oui… se renfrogna-t-elle A tout à l'heure Nath…
-Oui à tout à l'heure, sourit-il.
- A tout à l'heure Erza, finit-elle en lui baisant la joue.
Laissant Erza seule avec Nathaniel, les deux filles partirent vers leur salle.
*PDV ERZA*
Je sentais mes joues si chaudes. Il ne fallait pas que je rougisse, il va le voir sinon…
J'avais énormément chaud, je ne comprenais pas vraiment pourquoi… Etait-ce sa présence qui me faisait de l'effet comme ça ? Non. Ca ne se pouvait pas…
-Erza ça va ? demanda Nathaniel.
Je souriais en guise de réponse. Pourquoi je n'arrivais pas à lui répondre simplement ?
« Ne me regarde pas, ne me regarde pas… » je le suppliais dans ma tête.
Nos regards se sont pourtant croisés, il me fixait avec instance, il ne me lâchait pas… Je sentais mes joues rougirent de plus belle.
-Erza ?
-Je… On va vers la salle ?
Pourquoi je n'arrivais pas à lui répondre ?!
Il acquiesça perplexe… Puis quelques minutes après, il se rappelait qu'il avait de la paperasse à remplir et qu'il était donc dispensé de cours d'anglais.
-Je t'emmène en cours et après je rejoins le bureau, je viendrais te chercher pour notre prochain cours si tu veux.
Pendant le trajet, il me parlait, mais je lui répondais sans grande conviction, je ne me sentais vraiment pas bien…
Il se plaça alors devant moi. M'attrapa par le bras et mis sa main sur mon front.
-Je le savais, Erza tu es brûlante ! Je t'emmène à l'infirmerie.
Ma tête tournait, je commençais à voir trouble, et je ne distinguais plus rien, je…Nathaniel ? C'est toi ?
Aahhhh… Ma tête…
Je me réveillais, mais je n'étais pas dans mon lit, ni dans ma chambre. J'étais dans une pièce assez blanche, on aurait dit un hôpital. J'étais dans un lit en acier blanc, sous des draps blancs cassés. Ils étaient rêches et peu confortables.
Autour de moi il y avait une table et des chaises, plus loin il y avait un bureau, des étagères emplies de médicaments en tout genre.
Mais bon sang, ou est-ce que je me trouvais ?
-Tu es enfin réveillée.
Je me tournais et voyais le délégué au pas de la porte.
-What happened ? (qu'est-il arrivé ?)
-Et bien, je t'emmenais en cours, quand j'ai remarqué que tu n'allais pas bien, tu étais bouillante, et tu t'es écroulée avant même que je ne t'amène voir l'infirmière. Je n'ai pas eu d'autre choix que de t'amener ici en te portant.
Il m'avait porté ? Je ne pouvais m'empêcher de rougir encore à cette idée.
-En attendant que tu te réveilles, je me suis bien occupé de toi, la température à bien chutée. Mais tu dois encore te reposer, et je resterai avec toi. Tu as dormi presque une heure, mais je te garde avec moi jusqu'à dix-sept heures.
Malade ? Moi malade ? Alors les rougissements, la chaleur ? J'étais seulement fiévreuse ?
J'étais juste malade, j'étais soulagée à cette idée…
Je souriais bêtement, je n'étais pas amoureuse…
-J'ai aussi prévenu Adam et Lucy…
-Erza ! Erza !
Lucy venait de débouler dans l'infirmerie suivit de Castiel, qui lui apparemment se demandait pourquoi il était ici.
-Lucy tais-toi un peu elle a besoin de repos, dit Nathaniel.
Lorsqu'elle me vit rire, son visage inquiet changea du tout au tout. Elle avait de nouveau ce sourire jusqu'aux oreilles, me scrutant moi et Nathaniel tour à tour.
-Non Lucy, ne te fais pas de fausses idées, je suis malade c'est tout.
-Ouais ouais, malade… Profite bien de ton aide soigneur…
-Lucy !
*FIN PDV ERZA*
Les deux filles riaient, Castiel et Nathaniel eux ne comprenaient pas pourquoi. Comme d'habitude. C'était un peu lourd de les entendre parler entre elles, sans rien n'y comprendre.
Erza allait mieux, elle allait pouvoir profiter de son ami Nathaniel comme il se doit.
Ils étaient bien resté toute l'après midi jusqu'à dix-sept heures, avec le passage de Lucy à chaque fois qu'elle le pouvait. Sinon, elle discutait avec lui, de son poste, ou bien ils jouaient aux cartes…
Il n'y avait vraiment pas mieux à faire à l'infirmerie. Ils profitèrent d'une petite heure pour s'avancer dans leurs devoirs.
Suite à l'incident d'Erza, le rendez-vous chez la directrice fût reporté à la semaine suivante.
C'est Adam qui était venu les chercher pour une fois. Erza était dans l'incapacité de marcher, elle avait encore besoin de repos, Nathaniel ne voulait pas qu'elle rentre seule avec Lucy, ce n'était pas prudent.
Le lendemain, Lucy alla en cours sans son amie. Erza avait encore besoin de se reposer à cause de la fièvre de la veille qui l'avait achevée.
Heureusement pour Lucy, c'était un mercredi et elle n'avait cours que le matin. Pareillement pour Erza, qui détestait rater des cours, n'avait que Mathématiques et Histoire-Géographie.
*PDV LUCY*
J'avais ce matin deux heures d'Economie et deux heures de Français. Je retrouvais Castiel adossé à sa moto, il parlait avec un mystérieux jeune homme.
Plus je m'approchais et mieux je distinguais le personnage.
Il avait un style un peu particulier, vous savez celui de l'époque victorienne. Ca lui allait comme un gant, il en imposait sous ses vêtements.
Je m'approchais encore jusqu'à pouvoir le détailler parfaitement.
Il avait les cheveux platines, ses pointes étaient noires, cela lui faisait un joli dégradé.
Je saluais Castiel, puis me retournais vers le jeune homme en question.
WOUAAAHHH !
Il me fixait. Un peu mal à l'aise, je le fixais moi aussi, il me sourit, me salua, et commença à se présenter.
-Enchanté, je m'appelle Lysandre.
-J-j-jjee…
-La gamine s'appelle Lucy. Depuis quand tu es devenue timide ?
Castiel riait sous mon silence. Son ami avait les yeux vairons, ils étaient magnifiques, envoûtants… J'étais obnubilée par ses yeux de couleur émeraude et doré.
-Bon tu réponds fillette ?! Tu ne va pas rester bloquée comme ça !
-Laisse-la, ce n'est pas bien grave, et puis il est temps de se diriger vers nos salles, ça va bientôt sonner.
Ce dénommé Lysandre souriait. Il nous amena à notre salle, et partit à la sienne. J'étais comme déconnectée…
-Comment un aussi beau garçon peut rester avec un pepper comme toi…
-Je t'ai entendu saleté ! Eructa-t-il tout en me décoiffant d'un coup de main.
J'écoutais le cours d'une oreille distraite. Oui j'étais en économie, mais ça ne me passionnait pas vraiment… Après tout, je trouvais ça trop compliqué, toutes ces définitions, ces notions à apprendre, à comprendre… C'était trop pour mon petit cerveau.
Castiel qui n'écoutait pas non plus, semblait s'ennuyer à mourir. Je décidais donc de lui parler pour nous occuper tous les deux. Bien sûr, je devais faire attention au professeur qui avait des yeux de lynx.
-Dis-moi Cast, ce Lysandre, ça fait un long temps que tu le connais ?
-Longtemps, pas un long temps. Mais oui à ce que je sache je le connais depuis toujours.
-Owhh… Et… Quel genre de personne il est ?
-Pourquoi il t'intéresse ?
Il affichait désormais un sourire satisfait.
-N-n-nnoon mais you're crazy (tu es fou)!
Il riait, fit retourner tous les élèves, et le professeur qui arrivait vers nous.
-Tais-toi idiot !
Il ne s'arrêtait pas.
-Je vois que mon cours vous fait rire, une chose à ajouter peut-être ?
-Non monsieur… Répondis-je gênée.
La sanction était tombée, nous avions le droit à un exercice supplémentaire. Grâce à ce crétin.
Une fois sortie de la classe, je lui reposais la même question, en précisant que non je n'étais pas intéressée. Il me répondit par un « tu lui demanderas toi-même ».
A la pause, nous allions donc retrouver Lysandre, je n'osais même pas le regarder.
- Eh vieux, tu n'sais pas ce que la gamine m'a dit ? Alors pour commencer elle m'a posé pleins de questions sur toi…
Je réalisais à peine ce qu'il était en train de dire… Rouge comme une pivoine, je commençais à lui sauter dessus essayant de l'empêcher d'aller plus loin… Hélas je n'y parvins pas.
-T'as une touche !
Le mot de trop, j'allais le tuer. Mille et une idées de meurtres m'avaient traversés l'esprit.
-Je…
-Quoi ?
-Je… je vais…
-Tu vas ?
-Tuer toi…
-Quoi ?
-JE VAIS TE TUER IDIOT !
Lysandre nous regardait d'un air amusé, bien que je démente, rouge de honte, il semblait prendre plaisir à rentrer dans le jeu de Castiel.
Mais au bout d'un moment, il demanda au poivron d'arrêter de m'embêter. Celui-ci, vexé, partit, me laissant seule avec le beau Lysandre, qui lui riait de la situation.
-C'est vraiment un gros bébé, dis-je.
-Oui tu as raison et tu devrais vite le rejoindre Il a tendance à être jaloux. Je te remercie d'être là pour lui d'ailleurs. C'est bien la première fois que je le vois fréquenter une fille ainsi.
-Comment ça ?
-Castiel a pour réputation d'être un solitaire. Il n'aime pas beaucoup la compagnie. J'ai appris ton arrivée et celle de ton amie grâce à lui d'ailleurs. Alors qu'il est de nature assez... égocentrique. Mais là je le trouve changé.
-Tu veux dire qu'il est toujours seul ?
-Habituellement oui, et il est froid avec tout le monde mais tu l'as adouci un peu, dit-il en souriant. En quelques jours il s'est trouvé de la compagnie, charmante, et qui plus est lui tient tête.
-Je… Je me juste permets de le remettre en place quand il faut…
-Il a l'air d'être ouvert avec toi, continue d'en prendre soin.
-J'ai peur de ne pas tout comprendre…
-Ce que je trouve curieux… c'est qu'il ne m'a toujours pas parlé de toi. En général il se vante de ses conquêtes, dit-il en croisant ses bras.
-Vante ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Ca veut dire qu'il en parle tout le temps avec un air plutôt satisfait.
Je le regardais avec des yeux ronds. Je m'en doutais. Il me croyait vraiment avec lui. Mais non !
-Lysandre, je crois que tu fais l'erreur, tu as bien dis conquêtes ?
-Oui.
Il était devenu rouge… Rouge de honte je crois bien…
-Je te prie de m'excuser pour cette méprise, je ne voulais pas… Je croyais vraiment… Quoi que c'est vrai que je le connais beaucoup plus tactile que ça avec ses petites copines…
-Avec ses petites copines ? Tu m'as prise pour une de ses petites copines ?!
-Je suis désolé, j'ai mal évalué la situation.
Il était vraiment difficile à comprendre, il n'utilisait pas un français courant, mais je dirais plutôt soutenu.
Nous finissions de discuter tranquillement, et puis à la sonnerie, Lysandre ma ramena à ma salle. J'en avais oublié Castiel. Tant pis, il saura bien la trouver tout seul la salle.
A la fin des cours, je repartais directement à la maison, il fallait que je raconte tout ça à Erza.
Erza allait beaucoup mieux, je décidais donc de l'emmener avec moi au parc. Elle se dégourdirait les jambes pendant que moi je lui raconterais ma journée.
Une fois assises, je commençai donc à tout lui dire.
-Tu sais quoi ? J'ai rencontré un garçon, il côtoie Castiel… Et d'ailleurs je me demande comment il fait pour supporter cet idiot. Bref, il s'appelle Lysandre et il est vraiment très beau, demain je te le présenterais. Il est vraiment sympa et…
-Ah oui ? Alors comme ça, il s'appelle Lysandre c'est ça ? Il est vraiment très beau… et sympa…
-Je peux savoir ce que tu insinue ?!
-Moi ? Rien du tout…
Elle avait ce sourire plein de malice qui m'était familier…
-Bref. On continue la balade ? Dis-je.
-Si tu veux.
On se levait, et on continuait notre promenade, longeant le petit lac du parc. Des bancs entouraient le lac, et je vis quelqu'un qui me disait vaguement une personne que j'avais vu récemment…
-LYSANDRE !
Ce dernier était assis en train de gribouiller quelque chose sur son carnet, il leva vivement la tête et me reçu avec un large sourire.
-Salut Lysandre, qu'est-ce que tu fais là ?
-Et bien, j'écrivais, la nature m'inspire, j'aime bien venir me promener ici.
-Tu écris ?
-Oui un peu… J'aime bien m'évader grâce à ma plume.
Erza me donna un immense coup de coude qui m'arracha un cri de douleur étouffé… Oui je l'avais oubliée.
-Je te présente Erza, ma meilleure amie.
-Enchanté Erza, je suis Lysandre.
-Moi de même, ô grand Lysandre. Si tu savais ô combien mademoiselle ici présente m'a parlé de toi. Je le fais bien hein ?
-Erza !
-Vous m'en voyez flatté, sourit-il.
Je n'osais même plus le regarder, j'étais sûrement rouge comme une tomate… Petit facepalm intérieur.
Un énorme silence pesait désormais, mais Lysandre le coupa en maitre.
-Castiel m'a dit que Lucy était une fan incontestée de musique je me trompe ?
-Incontestée ?
-Oui j'entends par là que tu aimes la musique.
-Absolument, j'aime beaucoup la musique, je joue même d'un instrument, comme Erza.
-Vraiment ? Une musicienne ? Intéressant, dit-il d'un sourire satisfait.
-Oui tu as devant toi, la pianiste renommée de Canberra, et à ma droite, la guitariste la plus célèbre au près des garçons de Canberra aussi.
-Canberra ? Et bien, autre chose qui vous passionne ?
Nous avions répondu en même temps « les promenades », ce qui fit rire le jeune homme.
-Très bien. Je crois connaître une fille qui vous ressemble un peu, c'est marrant vous me faites vraiment penser à elle. Je pense que vous vous entendriez parfaitement ensemble.
-Vraiment ? D'où vient-elle ? demanda Erza
-Elle vient d'emménager, comme vous, mais elle habitait Paris, il me semble que tout comme toi, elle est pianiste. Par contre sans grande conviction je dirais qu'elle est étrangère, un de ses deux parents n'est pas français.
-Hmmmm, d'accord… Ca me dit un peu quelque chose…
-Ton téléphone sonne, dit Erza à Lysandre tandis qu'il s'emprassa de répondre.
-Oui, pardon… Allo ?... Oui tu es où ?... Oui je vois, j'arrive tout de suite…
Il se retourna vers nous.
-Bon mesdemoiselles, je vais devoir vous laisser, passez une bonne soirée, et à demain.
-A demain Lysandre, répondis-je en souriant.
Il nous salua encore de loin, puis disparut derrière la broussaille. Je me retournai vers Erza pour lui faire signe qu'il était temps de repartir pour nous aussi.
Elle affichait un sourire sadique, mon sourire sadique, celui dont je suis experte. Elle me fixait, toujours de ce regard qui en disait long.
- Erza, s'il te plait, ce n'est franchement pas l'endroit et franchement pas le moment.
-Il est vachement mignon je trouve…
-Erza.
-Ces yeux sont magnifiques.
-Erza.
-Son timbre de voix est clair et posé, ce qui ferait de lui un excellent chanteur.
-Où est ce que tu t'en vas là ?
-Ses cheveux, qui cadrent superbement son visage angélique…
-Je me demande vraiment pourquoi je continue à t'écouter…
Je continuais mon chemin faisant mine de ne pas l'écouter mais elle me rattrapait vivement, ne semblant pas vouloir lâcher le morceau.
-As-tu cherché à te renseigner sur lui ?
-Pour qui ? Pour moi ou pour toi ? Répondis-je d'un ton moqueur.
-N'empêche il n'est pas facile à comprendre… Je n'ai pas tout tout suivi…
-Trop captivée par sa BEAU-TE, dit -je en prononçant distinctivement le dernier mot de sa phrase.
Elle soupira d'exaspération… Elle finit par abandonner et nous rentrâmes chez Adam, il se faisait tard et nous commencions très tôt le lendemain matin…
*FIN PDV LUCY*
Ce matin, Lucy commençait avec deux heures de travaux personnels surveillés. Erza, elle, avait deux heures de mathématiques. Au moins, une sur les deux allait s'amuser…
*PDV ERZA*
Allez c'est parti pour deux heures de maths… Génial !
-Erza, aujourd'hui Mélodie veut s'asseoir à côté de moi, parce qu'elle veut que je l'aide elle n'a pas tout compris le cours d'hier.
Je me retournais et découvrais un Nathaniel tout confus, et qui semblait être embêté par la situation.
-Elle ne peut pas demander au professeur ?
-Euh… Et bien…
-Non c'est bon, tu fais ce que tu veux en toute façon.
-Je suis désolé, tu ne m'en veux pas de t'abandonner ?
Si je te réponds oui ça va changer quelque chose peut-être ?!
-Non c'est ok.
-Tu peux te mettre derrière si tu veux ?
-Mais il y a Iris. Et devant il y a Charlotte, c'est pas que je ne l'aime pas, mais je pense qu'elle ne m'aime pas beaucoup…
-Ah…
-Non mais c'est bon, je vais aller devant.
Punaise, sale peste, tout ça parce que madame est jalouse ! Pfff…
Cette fille m'avait vraiment sortie de mes gonds.
Mélodie, était de loin l'une des meilleures élèves du lycée Sweet Amoris. Bon, c'est vrai que je la battais à plat de couture ! Mais il fallait avouer que c'était une tête. Elle faisait partie du conseil des délégués, et elle assistait Nathaniel dans ses tâches administratives. J'avais cru comprendre que mademoiselle était tombée amoureuse de Nathaniel peu après l'avoir rencontré en primaire. Du coup, elle était jalouse pour un rien, surtout depuis que j'étais là. Je pense que le pire était que Nathaniel ne s'en rendait pas compte.
Enfin bon, deux heures de mathématiques sans lui ce n'était pas la mer à boire, si ?
*FIN PDV ERZA*
*PDV LUCY*
Encore cinq petites minutes…
-Lucy je peux savoir pourquoi tu es tant surexcitée ? Me chuchota Castiel.
-Il faut que je vois Lysandre…
-Ah ça y est c'est officiel ? Plaisanta t-il.
-Sorry ?
-Tu es bien rapide, tu l'aime tant que ça ? Pouffa t-il.
-IDIOT !
-Mademoiselle Heartfillia, je vous prierais de ne pas hurler dans mon cours, oui moi aussi je suis pressé de quitter cette salle, mais je n'en fais pas tout un fromage. Intervint Mr Faraize.
-Excusez-moi monsieur. Toi, tu vas le regretter, chuchotais-je à Castiel.
-Tenez, rendez-vous utile, et allez me faire l'exercice au tableau, continua le professeur.
-Bien monsieur. Mais je ne suis pas sûre d'avoir tout compris…
Castiel éclatait de rire derrière moi. Je vais le tuer poil de carotte.
-Puisque ça vous fait tant rire que ça, monsieur Castiel vous irez le faire à sa place.
J'étais vraiment morte de rire après ce retournement de situation. Castiel par contre, avait viré de bord. Il était blanc comme un linge, ce qui amusa beaucoup le reste de la classe.
Ainsi, les cinq minutes restantes passèrent toutes seules, et je n'eus pas le temps de faire l'exercice. Sauvée par le gong !
Mais du coup, je n'ai pas pu voir Castiel au tableau non plus…Tant pis, il fallait que je rejoigne vite Erza pour trouver Lysandre.
*FIN PDV LUCY*
Une fois retrouvées, les filles se mirent à chercher Lysandre dans tout l'établissement.
Il était devant la cafétéria, avec ce qu'il semble être une jeune fille brune aux cheveux long.
Une fois arrivées devant Lysandre, celle-ci se retourna et à leur plus grande surprise, il s'avéra qu'elles la connaissaient.
Jeune fille brune aux longues boucles, les yeux marron, de grande taille, toujours habillée convenablement, tirée à quatre épingles. Kanna Alperona.
-KANNA ! Crièrent-elles ensemble.
Cette dernière se retourne sous le cri des deux filles, et fût surprise en les voyant.
-Kanna, do not you recognize us?(tu ne nous reconnais pas?) demanda Lucy un peu déçue.
-Lysandre, pourquoi parlent-elles anglais ?
-Si l'on te dit, Australie, Canberra…
-… Lucy ? Erza ?
En voyant qu'elle avait compris, elles sourirent heureuses. Elles se prirent donc dans les bras. Bien sûr Kanna avait compris tout de suite que le meilleur langage à utiliser était l'anglais avec ses deux là. Elle oublia donc le français afin de pouvoir mieux communiquer avec les filles.
-It's being a long day that I have'nt seen you!(Mais ça fait des années qu'on ne s'est pas vue !) s'exclama Kanna.
-Yes, since you moved in Paris..(Oui en effet, depuis que tu as emménagé à Paris, on ne s'est plus vue…) dit Erza.
Kanna se mit à pleurer… Elle se souvenait de tous les moments qu'elles avaient passés ensemble, pendant des années, comme trois sœurs.
-I never thought of seeing you again...(Je… Je… Je croyais que jamais je ne pourrais vous revoir…)
La sonnerie retentit.
Lucy prit Kanna dans ses bras. Elles repassèrent au français, se rappelant que Lysandre était là.
-C'était un peu court comme retrouvailles, mais ne t'inquiète pas, on est désormais dans le même établissement, on sera amenée à se voir.
-Oui ! Eh bien, à plus tard Lucy ! J'étais contente de te revoir, toi aussi Erza !
-Lucy, je vais te ramener à ta salle si tu veux, intervint Lysandre, qui suivait la discussion sans vraiment comprendre.
Oui, Lysandre était là depuis le début, juste un peu effacé, à contempler ce magnifique tableau de retrouvailles.
-D'accord, bon Erza à tout à l'heure et Kanna, peut-être à demain.
-Oui, salut.
Erza regardait sa meilleure amie s'éloigner malicieuse.
-C'est quoi ce sourire Erza ? Demanda Kanna.
-Regarde-les, tu ne les trouves pas mignons ?
-Si ! Beaucoup même, mais je ne vois pas ou tu veux… Ahhh !
-Compris ?
-C'est vrai que Lysandre me parlait d'une fille en ce moment…
-Ah oui ?
-Ben je suis la seule fille qui ose l'approcher…
-Quoi ?
-Oui. Tu connais la sœur de Nathaniel ?
-Euh… Non ?
Kanna se mit à m'expliquer qu'une certaine Ambre, qui ne faisait pas partie de l'établissement semait la terreur dans toute l'école. Elle était la sœur de Nathaniel et avait un groupe de petits soldats qui veillaient au grain à sa place. Personne ne devait approcher de son frère où encore Castiel sous peine de l'avoir sur le dos. Cela était sans compter que Lysandre en faisait partie aussi. C'était un peu fou comme histoire, je ne comprenais pas bien comment cette fille pouvait avoir une telle emprise sur toute l'école. Ce n'était que des rumeurs mais tout de même.
- Ah oui je voulais te demander quelque chose...
-Attends, on avance vers nos salles, tu me parleras en même temps, la coupa Erza.
Elles se mirent donc à marcher en direction de leurs salles.
-Oui, donc je voulais vous demander des nouvelles de vos parents, parce que c'est vrai que je n'ai pas eu l'occasion d'en prendre dernièrement.
Le visage d'Erza s'assombrit… Cela devait arriver tôt ou tard… Mais elle ne s'attendait pas à ce que ça soit aussi vite. Au début elle ne su pas quoi dire, mais son silence en disait déjà long, ce qui inquiéta rapidement Kanna. Elle demanda à s'éloigner un peu pour se cacher des regards. C'est avec un ton saccadé par ses sanglots qu'elle finit par lui faire un bref résumé de la situation, lui imposant les faits…
Désolée, Kanna s'excusait sous ses pleurs…
C'était dit trop vite, trop rapidement… Erza décida de rater un peu le début des cours pour rester avec Kanna et lui expliquer en détail. De toute façon, elle ne pouvait pas la laisser juste après lui avoir annoncé ça.
Toujours se vidant de ses larmes, Kanna n'en revenait pas. Cette histoire l'avait bouleversée. Mais Erza la coupa feintant un léger sourire pour essayer de la rassurer. Elles avaient désormais un tuteur charmant, qui prenait bien soin d'elles. Grâce à lui, elles encaissaient petit à petit.
La rentrée aussi les avait aidées, elles y pensaient moins. Elles reprenaient leur vie doucement, prudemment.
« Oui, la mort d'êtres chers à nos yeux est au premier abord invivable au point de nous rendre dans un état de décadence morbide. Mais il y a toujours quelqu'un pour nous tendre la main, et nous faire reprendre goût à la vie. »
