Encore merci pour les commentaires : Stephanie1206, Huntress-dark, cinochie, Ysabelle, BlueAlice 9 (ton commentaire m'a fait beaucoup rire), Laura 1907 (je poste et je cours lire ton chapitre…mdr) et UnehistoireEstUneQuestion (original comme pseudo! Et c'est ainsi que j'aime Molly…forte). Vous me comblez.
Bonne lecture
Chapitre 4 : Une expérience qui tourne mal
Tout s'était bien déroulé, le camion de déménagement a ramené ses meubles au centre d'entreposage et ils ont ramené et installé son mobilier de chambre à coucher à Baker Street, et ce, sans supplément. Il ne restait que ses boîtes de vêtements et de livres et à sa grande surprise, Sherlock n'a pas fait que superviser, il a aidé. Tout avait été si simple et facile que Molly se demandait pourquoi tout le monde avait la haine lors de déménagement. Il soupçonnait encore le frère de Sherlock d'être intervenu afin de lui permettre de rentrer au 221B le plus calmement possible. Elle n'avait pas de preuve, mais à la première occasion, elle le remerciera en lui faisant de bons petits gâteaux. Elle avait la touche magique en ce qui concerne les pâtisseries et Sherlock lui avait déjà mentionné que c'était le péché mignon de Mycroft.
Il était donc deux heures de l'après-midi et tout était déballé et rangé à leur place. Elle était assise dans la cuisine de Baker Street, sirotant un café aimablement amené par madame Hudson, se familiarisant avec l'endroit. La cuisine était agréable et pratique et possédait un grand comptoir. Le garde-manger était vide, il semblait que la rumeur était vraie, Sherlock ne mangeait pas. « Peut-être est-il un vampire du style Twilight? » Molly se mit à rire de sa stupide pensée.
« Tu partages la plaisanterie? » La voix de Sherlock la prit par surprise, elle se pensait seule dans l'appartement, Sherlock ayant quitté un peu plus tôt pour se rendre à Scotland Yard à la demande de Lestrade.
« Ce n'est rien, Sherlock. Une « inside joke ». Il faudra que j'aille à l'épicerie. Tu ne manges pas beaucoup d'après ce que j'ai pu observer. »
« Bravo Sherlock Holmes! »
« Ne sois pas sarcastique. En tout cas, j'adore cuisiner, ça ne me dérange pas de préparer les repas, si tu ne les manges pas, je les rapporterai au bureau. Tu feras la vaisselle en contrepartie. »
« Pardon?! Je suis Sherlock Holmes, je ne fais pas les tâches ménagères, c'est… » Le détective cherchait un terme vraiment offensant. « Si domestique! »
« Qui faisait la vaisselle avant? Et maintenant? »
« Euh, bon il m'arrive de faire le ménage, mais c'est vraiment sous la contrainte. » Avoua-t-il d'une voix maussade.
« Enfin, nous progressons. » Molly se leva avec l'intention d'aller faire quelques courses. Madame Hudson lui avait dit qu'il avait une épicerie fine à quelques rues d'ici.
« Où vas-tu? » S'exclama le détective.
« Tu es le détective... déduis-moi. » Dit-elle d'une voix taquine.
« Très drôle Molly, je sais où tu veux aller. Ma question pouvait porter à confusion pour toute personne n'ayant pas mon intelligence. Mais ce que je vous voulais dire, c'est de rester. J'ai besoin de toi pour mon expérience. »
« Sherlock, je suis désolée, si mon intelligence ne rejoint pas la tienne, mais il en reste que JE suis tout de même intelligente et que mon erreur était parfaitement compréhensible. À part, pour la personne ayant posé la question, qui elle, pouvait savoir parfaitement ce qu'il voulait dire, alors, excusez-moi, Votre Majesté. Dois-je me prosterner à vos pieds et demander pardon? »
« Ironie maintenant? »Sherlock leva les yeux. « Quoiqu'il en soit, j'ai besoin de toi, la nourriture peut attendre un peu. D'ailleurs, il est de coutume de manger de la pizza et boire de la bière lors d'un déménagement, n'est-ce pas? »
« Où as-tu vu ça? »
« J'ai vu un reportage sur un canal canadien-français, apparemment, les Québécois ont une habitude étrange de déménager en même temps, soit le 1er juillet. À cette occasion, ils mangent de la pizza et boivent de la bière. »
« Je n'en reviens pas que tu n'as pas supprimé cette information. »
« J'imagine que je ne l'ai pas fait, car je savais que je l'utiliserais un jour. »
« C'est bon, je dis oui pour la pizza. De quel genre d'expérience parles-tu? »
« Chimie, bien sûr. »
Quatre heures plus tard, c'est une Molly plus qu'exaspérée et sur le point de tuer son nouveau colocataire qui s'exclama.
« Ah bravo! » Dit-elle sarcastiquement. « Mais étais-tu obligé d'ajouter un colorant violet dans le mélange? Cette expérience est un échec total. »
« Molly, l'expérience a tout de même été utile. »
« Ah oui? Dans quel sens parce que je ne pense pas que le liquide violet qui se retrouve partout sur moi fait partie de ma palette de couleur, Sherlock! »
« Non, cette couleur me va nettement mieux, n'est-ce pas? » Ils se regardèrent et partirent à rire. Ils étaient un vrai gâchis vestimentaire. L'expérience avait mal tourné et une réaction chimique des plus inopportunes s'est passée. Une erreur de calcul de 0,005 psi sur la pression les avait aspergés tous les deux du résultat de leur expérience, ce qui en soi n'était pas trop grave, mais le colorant violet n'avait pas aidé, car non seulement ils étaient trempés, mais également parsemés ici et là de coulisse violette sur leur peau.
Molly se mit à sentir ses vêtements. Malgré la couleur, le produit sentait merveilleusement bon. Elle s'approcha de Sherlock et le renifla; le poil de ses bras se hérissa par le désir. Finalement, l'expérience n'avait pas été totalement un échec. Ce produit activait les phéromones et elle se demandait si Sherlock pouvait le ressentir. Elle leva les yeux et elle a vu qu'il la fixait étrangement. Autant, il semblait joyeux un instant plus tôt, autant il la regardait gravement. Apparemment, le produit fonctionnait dans les deux sens. Il ferma l'espace entre eux, mais hésitait toujours. Molly voyait que Sherlock se débattait avec lui-même, alors elle concentra tous ses efforts à reculer tranquillement et lorsqu'elle prit suffisamment de distances, elle courut vers la salle de bains et claqua la porte. Elle savait que si Sherlock avait succombé, il ne lui aurait pas pardonné ce moment de faiblesse, même si ce n'était pas de sa faute.
Sherlock ne savait pas s'il était déçu ou soulagé de la résistance de Molly envers son désir. Il ne savait qu'une chose, le parfum avait découplé son désir qu'il ressentait déjà pour elle. Désir, qu'il n'avait aucune peine à contenir en temps normal. Il prit une petite fiole et versa le restant du produit aux fins d'analyse. Il alla à sa chambre et s'essuya du mieux qu'il put et changea ses vêtements. L'odeur était toujours présente, mais faiblement. De plus, il n'était pas affecté par son parfum, mais bien par celui-ci de Molly. La microscopique erreur qu'il avait faite avait changé la pression et activé une nouvelle donnée. Au lieu de fabriquer un produit bloquant l'odeur en putréfaction des corps, ils avaient créé un produit qui inhibe les défenses du cerveau. Il ressentait encore les effets sur une certaine partie de son anatomie. En fermant les yeux, il se représentait très bien le scénario qui aurait pu avoir lieu sur la table de la cuisine. « Oh oui, ce produit marchait à merveille pour lui et Molly. » Pensa-t-il. Mais il était curieux de vérifier s'il fonctionnait aussi sur d'autres personnes. » Il entendit les pas caractéristiques de John qui montait à l'appartement. Sherlock était ravi, il pourra aussi tester son produit plus vite qu'il le pensait.
« John, heureux de te voir ici. » John observa Sherlock et le faux sourire qu'il voyait ne lui disait rien qui vaille.
« Oui, je passais pour voir comment Molly allait et si tu étais encore vivant après cette première journée. »
« Ridicule John, Molly ne me fera jamais de mal, elle est mon… amie. »
« Ah oui? Comment appelles-tu les trois superbes gifles qu'elle t'a données avec un plaisir assez évident, il y a quelque temps? » Lui dit John en riant en se prenant une bouteille d'eau dans le réfrigérateur.
« Des préliminaires? » John cracha sa gorgée d'eau à cause de la réponse du détective. Il s'apprêtait à lui répondre lorsqu'il vit sortir Molly de la salle de bains vêtue d'un simple peignoir. Il regarda à nouveau Sherlock, les cheveux ébouriffés et humides et de nouveau Molly qui ayant aperçu le visiteur s'empressa d'aller dans sa chambre pour s'habiller.
« Ce n'est pas ce que tu penses, John. C'était une expérience. »
« Quoi, tu as couché avec Molly dans le cadre d'une expérience! Tu n'es qu'un salaud. » Sherlock ne put s'empêcher de rire de sa confusion.
« Franchement John! Comme d'habitude, tu vois, mais tu n'observes pas. Nous faisions une expérience de chimie et elle a mal tourné. » L'attitude menaçante de John s'estompa immédiatement et il rougit de honte. C'est à ce moment que la jeune femme vint les rejoindre. Le parfum flottait toujours sur elle, mais c'était supportable pour Sherlock. Il regarda John qui semblait tout à fait à l'aise avec la pathologiste et ne montrait pas le moindre signe d'attirance. « Intéressant », se dit-il. « Le produit ne semble fonctionner que si l'attirance est déjà présente. » Arrivé à cette conclusion, il n'avait pas l'intention de la partager avec personne et surtout pas avec Molly.
« John, on s'apprêtait à commander une pizza, veux-tu te joindre à nous? »
« Volon… » Commença le médecin.
« Il ne peut pas, Marie a besoin de lui pour s'occuper de leur fille. » Surpris par l'attitude du détective, John ouvrit la bouche pour protester.
« En fait, elle n'est pas à la maison. Mais, Sherlock a raison, je devrais y aller. » Molly regarda Sherlock d'un air mauvais et mit la main sur le bras de John.
« N'écoute pas Sherlock, il est juste de mauvaise humeur, car son expérience a échoué. Tu es le bienvenu. » Molly l'embrassa naturellement sur la joue. John remarqua immédiatement la lueur mauvaise qui s'alluma dans le regard du détective à cause du geste de Molly. Il se fit une note mentale d'en parler avec Mary à son retour.
« Dans ce cas, j'accepte. » Il entendit Sherlock marmonner un « super ».
Les deux prochaines heures, Sherlock fit de son mieux pour être le plus désagréable possible envers Molly et John qui décidèrent de l'ignorer tout simplement. Si l'on excluait Sherlock Holmes, le repas avait été très divertissant, car John aimait conter des blagues et Molly lui rendait justice en riant chaque fois avec bonne humeur. Il faut dire que la bière aidait beaucoup. John était à sa troisième et Molly à sa deuxième. N'en pouvant plus d'être mis de côté, Sherlock se leva de table et alla bouder sur le canapé. John et Molly le regardèrent partir, se regardèrent et pouffèrent de rire. John était content d'avoir pu passer du temps avec la jeune femme, habituellement, Sherlock était assez possessif et cachottier de sa « relation » avec Molly et il n'avait jamais eu beaucoup d'interaction avec elle. Il fut donc enchanté de constater qu'il l'appréciait vraiment beaucoup. De plus, d'après ce qu'il avait pu voir ce soir, Molly sera capable de gérer l'homme enfant qu'était Sherlock. Il passait le flambeau à des mains, on ne peut plus compétentes.
À regret, John se leva. Il était temps pour lui de rentrer à la maison. Heureusement, il était venu en taxi. Il prendra le même moyen de transport pour retourner chez lui. Le taxi arrivé, il embrassa Molly sur la joue et salua Sherlock, qui perdu dans son palais d'esprit ne prit pas la peine de répondre. Habitué par l'attitude de son ami, il n'en fit pas de cas. Mais Molly le vit autrement. Elle se dirigea vers le détective et secoua son épaule.
« John s'en va. Pourrais-tu faire preuve d'un peu de politesse et le saluer? »
« Molly, je suis dans mon palais d'esprit. Ne jamais me déranger lorsque j'y suis. » Répliqua durement Sherlock. Molly lui rétorqua qu'elle se foutait un peu qu'il était perdu dans les méandres de son esprit; son ami partait, il devait aller le saluer, point. John regardait leur échange avec incrédulité, surtout, lorsqu'il vit Sherlock soupirer bruyamment, mais se lever pour venir le saluer brièvement, mais le saluer tout de même.
« Oh oui, la cohabitation s'annonçait explosive entre eux et il était content d'habiter à 20 KM de Baker Street. » Se dit John.
