Salut !
Désolée pour le retard, mais un chat noir a croisé ma route et j'ai dû faire un détour pour éviter la mauvaise chance !
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Remarques :
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Merci pour tout vos commentaires, ils me font vraiment plaisir et je suis contente de voir que cette histoire vous plaît.
Mes chapitres ne sont pas bêta donc désolée s'il y a quelques fautes ici et là.
Sal n'est pas une créature magique.
Merci de me lire !
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Bonne lecture.
Pilou.
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Chapitre 4 : Discussions
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La vie au château après l'obtention d'une baguette pour Harry devint un peu plus... Salazard ne savait comment le dire, alors il décida simplement de suivre l'exemple de son élèves et de qualifier sa vie de chaotique au mieux et juste bordélique et impossible au pire.
Il ne savait pas qu'il était possible de s'attirer autant d'ennui en seulement deux mois juste en explorant les parties du châteaux qui étaient sensées être sécurisées.
Comme la situation que les explorateurs (Merlin, Zac, Leon et Altea) venaient tous juste de rapporter. Salazard se pinça l'arrête du nez alors qu'il soignait une entaille dans le bras de Leon et dit d'un ton exaspéré :
_ Laissez-moi juste confirmer ce que vous venez de me dire. Vous avez décidé d'aller explorer le cinquième étage de l'aile Sud, qu'on vient tout juste de finir de rénover, et vous êtes tombés sur un nid de chauve-souris géantes, qui vous ont attaqués parce que Zac les a réveillées en éternuant. Et pendant que vous fuyiez en leur lançant tous les sorts que vous connaissez, Harry a trébuché dans les escaliers et s'est rattrapé de justesse sur le seuil juste en dessous, ce qui a attiré toute leur attention, vous laissant tous les quatre passer sans trop de blessures. Et il a réussi, personne, pas même lui, ne sait comment, à les faire fuir en lançant un simple lumos maxima, qui a attiré des pixies qui dormaient non loin, sur lesquels les chauves-souris se sont lancées pour manger, parce qu'apparemment, c'est leur friandise préférée.
_ C'est exactement ce qu'il s'est passé, oncle Sal, répondit joyeusement Leon.
_ Par tous les dieux, comment est-ce que vous arrivez à vous retrouver dans ces situations en permanence ?
Les quatre enfants pointèrent Harry qui était en train d'écrire dans le journal qu'il avait commencé après leur première expédition et dirent en même temps :
_ On blâme Harry.
L'adolescent leva les yeux de son dessin de chauve-souris et répondit simplement :
_ Je vous avez prévenu pour ma chance aléatoire.
Puis, il retourna à ce qu'il faisait. Salazard soupira, finit de soigner le dernier des enfants et les laissa repartir pour dire à leurs parents ce qu'il s'était passé. Il se tourna ensuite vers Harry et commenta :
_ Je croyais que tu étais capable de te défendre facilement contre ce genre de créatures. Tu n'es pas sensé avoir plus de formation que les autres ?
_ J'ai trois ans et demi au mieux de formation. Pendant mes quatre années dans la communauté, j'essayais plus de survivre que d'apprendre de la magie. Je connais quelques sorts utiles et j'ai des bases plus solides que les autres en métamorphose, sortilège et défense magique, mais je suis loin d'être un génie ou de tout connaître. Le peu de runes que je connais, je les ai apprises des jumeaux et en lisant le journal de ma mère quand j'avais le temps l'année dernière. J'ai peut-être beaucoup de magie, mais sans contrôle ou sans connaître les bon sorts, cette puissance ne me sert à rien.
Salazard soupira en s'asseyant sur un lit à côté du sien et en hochant la tête. Il pouvait voir son point. Il avait de gros avantages grâce à sa puissance magique et à son éducation précédente, mais il n'était pas invincible.
_ Est-ce que ce genre d'accident est vraiment aussi régulier pour toi ?
_ Malheureusement, oui. Mais je m'en sors toujours plus ou moins indemne, même si les trois quarts du temps c'est totalement par hasard sans que je sache comment j'ai fais. Et encore, ça peut être pire.
_ Comment ? Ta chance est déjà suffisamment horrible comme ça.
_ Elle est encore plus stupidement horrible à Samain et fin mai – début juin.
_ Du calendrier chrétien ?
_ Oui. C'est celui avec lequel je suis le plus familier.
_ Mais tu ne crois pas en leur Dieu ou que les humains sont fait de terre.
_ Non. Et actuellement, les humains sont composés d'environ soixante pour cent d'eau.
Il leva un sourcil à ça, sceptique. Ça semblait presque aussi absurde que ceux qui pensaient qu'ils étaient fait de terre. Honnêtement, ce que certains allaient inventer... Pas étonnant que les sorciers croyant ça soient moqueusement appelés sang-de-terre ou sang-de-bourbe.
_ Vraiment ? Et comment tu sais ça ?
_ Biologie de base... Je ne vais pas essayer d'expliquer ça parce que je n'ai aucun moyen de prouver ce que je sais, donc autant ne pas me fatiguer avec ça. Ou la théorie de l'évolution.
Puis, il se mit à marmonner dans sa langue qui semblait à la fois légèrement familière et totalement étrangère. Salazard n'essaya pas de le forcer à développer ce qu'il savait sur le sujet. Ce n'était pas la première fois qu'il affirmait quelque chose et leur disait juste après qu'il ne pouvait pas expliquer ou ne voulait pas le faire parce qu'il ne voulait pas perdre son temps à essayer de les convaincre d'un concept alors qu'il n'avait aucune preuve de ce qu'il avançait.
Comme le fait que la planète était ronde.
Ou qu'il y avait un continent loin à l'Ouest sur lequel vivaient des peuples au mœurs beaucoup plus tournées vers le spiritisme et le sacrifice humain que le leur.
Ou que se laver les mains avant de manger, après êtres allé aux toilettes et entre deux soins était un bon moyen d'éviter les maladies contagieuses ou intestinales. Tout comme bien cuir sa viande pour éviter des parasites. Même si dans ce cas là, Salazard était enclin à le croire, si ça fonctionnait pour sa communauté, pourquoi pas la leur.
Harry avait toujours des commentaires dans ce genre qu'il n'expliquait jamais, malgré les questions de Rowena et celles de Salazard quand les deux érudits voulaient en savoir plus.
Salazard ne savait pas vraiment s'il voulait en savoir plus, même sans preuve, ou s'il préférait laisser Harry croire ce qu'il voulait et commenter de temps en temps sur ce qu'il savait et qu'ils ne savaient pas. L'adolescent était parfois juste difficile à comprendre et lui faisait questionner un peu trop souvent ce qu'il croit savoir sur n'importe quel sujet.
_ Dans tous les cas, est-ce que tu es prêt pour la fête du solstice ?
_ Oui, Rowena et Helga m'ont toutes les deux expliqué plus d'une fois ce qu'il fallait faire. Et je refuse toujours catégoriquement de chanter quoi que ce soit.
_ Pourquoi ? Tu ne peux pas être pire que Godric. Je jure que la dernière fois, le peu de verrerie qu'il y avait autour de nous s'est craquée quand ça a été son tour.
Il fut légèrement surpris de voir le jeune homme rougir brutalement et détourner le regard avant de marmonner :
_ Je ne chante pas, c'est tout.
_ Est-ce que ça a à voir avec quelque chose de culturel ?
Il rougit un peu plus avant de hocher légèrement la tête en se triturant les mains.
_ C'est généralement réservé pour la famille proche et notre partenaire ou futur partenaire. Je sais que vous avez tous l'habitude de chanter une chanson pour fêter les solstices, mais je ne peux vraiment pas le faire. C'est privé.
Il hocha la tête pensivement. C'était une autre culture et il pouvait comprendre que Harry ne veuille pas chanter devant eux si c'était aussi important. Ce n'était pas comme s'ils étaient obligés de le faire pour le rituel du solstice, c'était juste une petite tradition entre eux.
_ Mais Salazard, tu es son futur compagnon, donc tu devrais pouvoir l'écouter chanter sans problème, non ?
_ Silas... je ne vais pas me répéter encore un fois. Arrête avec ces histoires, d'accord ?
_ Tu finiras pas craquer et admettre qu'il est le parfait compagnon. Physiquement et mentalement.
Il se contenta de lever les yeux au ciel et de se tourner vers la porte, ignorant totalement son serpent et ne remarquant pas du tout l'air intéressé et amusé de l'adolescent.
_ On ferait bien de descendre pour manger.
Harry le suivit aussitôt, après avoir rangé son journal dans sa bourse. Ils descendirent et arrivèrent juste à temps dans la grande salle pour entendre Zac raconter la fin de l'histoire du jour. Tous les regards se portèrent sur Harry qui haussa les épaules, il avait l'habitude. Helga commenta :
_ Je ne sais pas si c'est une bonne idée de vous laisser continuer d'explorer le château sans adulte pour s'assurer que vous reviendrez en un seul morceau.
_ Vous inquiétez pas m'dame Helga, répliqua Harry, tant qu'on est pas à Samain ou fin mai – début juin, il devrait y avoir rien de mortel qu'il leur arrive.
_ Harry, on dit « Il ne devrait rien leur arriver de mortel », corrigea Salazard. Est-ce qu'il faut vraiment que je te fasse des cours de grammaires ?
_ C'est pas ma faute si votre langue est différentes... grommela-t-il.
_ Ce n'est pas parce qu'ils sont en vie qu'ils sont intacte, répliqua Hunith. Je ne veux pas que Merlin soit estropié parce que ta chance l'aura envoyé dans des situations dangereuses.
Harry leva les yeux au ciel à ça et répliqua :
_ Il n'a été blessé qu'une fois et Salazard l'a parfaitement bien soigné après coup.
_ Il a failli perdre son œil !
_ En même temps, je lui avait dit que le lapin qu'il voulait attraper était dangereux.
_ Comment est-ce que je pouvait savoir qu'il s'agissait d'un lapin carnivore qui essayerait de m'arracher la gorge avec ses dents ?! Il était tout petit et blanc et inoffensif...
Salazard soupira encore une fois face aux nombreuses discussions concernant leurs escapades. Et le coup du lapin n'était même pas le plus étrange, même si Merlin était désormais traumatisé par eux. Il s'assit pour manger et ignora ce qu'il se disait autour de lui avec la force de l'habitude. Au moins, il gagnait de la pratique sur des blessures superficiels et étranges qu'on pouvait visiblement obtenir dans une école de magie.
Harry finit par s'asseoir à côté de lui avec une moue boudeuse. Visiblement, les adultes avaient décidé que l'un d'eux devrait aller avec les enfants lorsqu'ils exploraient, ne serais-ce que pour s'assurer qu'ils resteraient en un seul morceau. Salazard posa un plat remplit de viande et de fruits sucrés devant son élève avec un sourire en coin.
_ Ils ont un point, tu sais.
_ Je sais, soupira-t-il. C'est juste que j'ai l'habitude de ne pas être supervisé par des adultes et de devoir me débrouiller tout seul pour régler mes problèmes et ceux des autres.
_ Ton indépendance est une bonne chose, mais il faut que tu apprennes à faire confiance aux adultes du château pour faire leur travail. On sait tous que tu peux te débrouiller et que tu as l'habitude d'avoir des accidents, mais les autres sont moins entraîné et courent le plus de risque dans ces aventures. Je suis sûr que tu peux supporter la supervision si c'est pour leur protection, pas vrai ?
Il soupira de nouveau avant de hausser les épaules.
_ Je suppose.
Il se mit à manger en silence après ça et Salazard le laissa tranquille. Il avait découvert très tôt que le jeune homme était très indépendant et réfractaire à toute forme d'autorité. Il détestait avoir l'impression d'être enchaîné ou d'avoir sa liberté d'agir remise en question. Être supervisé lors de leurs sorties devait le déranger plus sur le fait d'être surveillé, et donc un peu moins libre de ses actions, que d'être accompagné par un adulte.
Salazard n'oubliera jamais l'incident où Harry s'était retrouvé coincé dans une vieille salle avec des runes d'emprisonnement lorsqu'il y était entré en premier pour s'assurer que la voie était libre pour les autres. Le temps que les enfants trouvent Salazard et Rowena dans la tour Ouest, Harry avait déjà commencé à paniquer et avait une attitude presque férale et très agressive, au point où ils avaient dû envoyer les enfants dans la grande salle avant de le faire sortir. Pendant que Rowena travaillait sur les runes pour le libérer, Salazard avait été celui qui l'avait calmé peu à peu. Lorsque les runes avaient enfin été désactivées, Harry était sorti de la cellule en courant et ils ne l'avaient pas revu de la l'après-midi. Salazard avait dû le chercher dans tout le château pour s'assurer qu'il allait manger son dîné le soir venu et l'avait trouvé sur le toit de la tour Nord, en train de regarder le paysage et le ciel.
Après cet incident, il avait été évident que Harry était légèrement claustrophobe et haïssait être enfermé de quelque manière que ce soit et ils avaient fait tous attention à ne pas provoquer une autre crise de panique pour le jeune homme. Quelque chose leur disait que si un humain avait été la cause de son enfermement, il l'aurait traqué et massacré. Après tout, il avait passé un an à fuir pour sa vie et sa liberté, il valait donc mieux éviter de le faire se sentir enfermé ou menacé.
Il vit du coin de l'œil Helga et Altea discuter à voix basse avec Conrad qui intervenait de temps en temps. Salazard se doutait bien de ce qu'ils parlaient et il ne savait pas vraiment ce qu'il ressentait à ce sujet. Il savait qu'Altea était plus qu'en âge de se marier, même si ses parents la laissaient choisir son futur époux et il savait aussi qu'elle s'entendait bien avec Harry grâce à leurs âges similaires. Il pouvait cependant avouer, ne serais-ce que dans son esprit, qu'il préférerait qu'ils restent juste amis. De plus, il était d'accord avec Helga, Altea devrait attendre d'avoir passé la première année d'école, où il y aura d'autres élèves de son âge avec qui elle pourrait s'entendre, plutôt que de se précipiter sur le premier venu. Finalement, Helga sembla prendre une décision et interpella Harry :
_ Harry, je peux te demander quelque chose ?
Il leva les yeux de son assiette et hocha la tête en s'essuyant la bouche.
_ Bien sûr, m'dame Helga.
Elle soupira à l'appellation mais ne lui demanda pas de juste l'appeler « Helga » comme elle lui avait déjà demandé quelque fois. Harry avait cette tendance d'appeler tous les adultes autour de lui avec « m'dame » ou « m'sieur » devant. Enfin, tous sauf Salazard qu'il appelait Salazard ou Sal. L'homme en question pensait qu'il faisait ça pour ennuyer les gens autour de lui tout en restant polis, un peu d'agression passive qui le mettait à distance de tous. Il ne savait pas ce qu'il avait fait pour que Harry soit aussi familier avec lui, mais il n'hésitait jamais à lancer un sourire narquois aux autres quand l'adolescent leur donnait l'honorifique ou s'adressait à lui par son nom.
_ Est-ce que tu comptes te marier un jour ?
Harry cligna des yeux avant de la fixer d'un air incrédule. Il se reprit cependant rapidement et secoua vivement la tête.
_ Bien sûr que non ! Pourquoi diable est-ce que je voudrais m'enchaîner à qui que ce soit de cette manière ?
_ Parce que tu aimes une fille, fit Helga.
_ Ou pour avoir une descendance, ajouta Godric.
Harry pâlit en entendant Godric et eut un frisson d'horreur parfaitement visible.
_ Non. Définitivement non.
_ Pourquoi ça ? demanda curieusement Salazard.
Harry prit une inspiration pour se calmer et répondit à peu près calmement :
_ Première raison, j'ai l'habitude que les choses tournent mal autour de moi et j'ai pris l'habitude de toujours être prêt à partir immédiatement dés que ceux qui m'entourent essayeront de me tuer ou de m'enfermer. Ce qui voudrait dire abandonner toute possible épouse ou enfants à leur sort en disparaissant du jour au lendemain. Ça ne serait pas juste pour eux. Deuxième raison, je haïs avoir l'impression d'être enfermé et c'est ce qu'un contrat comme un mariage me ferait. Dans ma communauté, on me faisait pression pour que je me mette en couple avec une fille qui ressemblait beaucoup trop aux portraits montrant ma mère pour que je sois confortable avec une relation plus qu'amical ou fraternel avec elle et toute cette pression était suffocante. Je refuse de vivre comme ça. À moins que ce ne soit le grand amour ou une âme sœur, je ne m'imposerais jamais une relation durable avec qui que ce soit. Et la troisième raison, je ne compte pas avoir d'enfant un jour. Ça ne serait pas juste pour la fille en question parce que je sais que dans la plupart des cultures on met un accent particulier sur la nécessité d'une descendance.
Il y eut un silence après sa longue déclaration et Salazard remarqua l'air un peu déçu d'Altea mais elle ne semblait pas avoir le cœur brisé, donc ce n'était pas des sentiments sérieux, juste une idée qui lui tournait dans la tête. Godric avait une moue pincée mais ne commenta pas, Salazard savait que son collègue était traditionaliste et voyait les mariages stériles et les relations entre deux personnes du même sexe d'un très mauvais œil. Cependant, Salazard savait que Godric n'interviendrait pas avec Harry parce que le garçon prévenait dés le début qu'il ne comptait pas avoir d'enfants, donc il ne risquait pas de déshonorer une futur épouse. Par contre, si Harry faisait savoir qu'il préférait les garçons... Salazard frissonna, il avait vu Godric faire lapider un couple justement pour ce crime. Rowena ne semblait pas avoir d'opinion définie, mais elle avait toujours était une scolaire et ne s'était mariée que parce que ses parents le lui avaient demandé et elle s'entendait bien avec Alexander, son époux, qui était aussi passionné par la recherche magique, donc les préférences de Harry ne les concernaient pas plus que cela. Helga avait un peu l'air déçu et tenait la main de sa fille, mais ne commenta pas et Conrad hocha la tête, acceptant simplement la décision de Harry. Hunith semblait indifférente et ne comptait visiblement pas se mêler de ces histoires et Duana, la femme de Godric, avait l'air du même avis, ce n'était pas comme si elle avait une fille à marier donc ce n'était pas important pour elle.
Salazard resta pensif. Il appréciait le jeune homme, que ce soit son esprit ou son physique, mais ce n'était pas vraiment ce qu'il pouvait considérer comme des sentiments. Un intérêt passif et physique était une description plus appropriée de ses pensées envers Harry, quoi qu'en dise Silas. Et en parlant du serpent...
_ On dirait que ce sera plus difficile d'en faire ton compagnon que prévu.
_ Ce n'est pas comme si j'avais eu l'intention de le faire, Silas. C'est toi qui passes ton temps à essayer de me convaincre de le faire, pour je ne sais quelle raison.
_ Il a une bonne odeur ! Elle est forte et montre qu'il sera parfait pour toi.
_ Il ne veut pas de petits, je croyais que c'était la raison principale pour laquelle tu essayais de me mettre en couple.
Le serpent resta silencieux un moment avant de répondre aussitôt :
_ Il changera bien d'avis à un moment ou un autre. Son odeur est forte, il aura des serpenteaux forts.
_ J'en doute. Laisse tomber, Silas, c'est une cause perdu d'avance.
_ Non.
Puis, le serpent se laissa tomber sur ses genoux pour bouder. Salazard leva les yeux au ciel et se tourna vers Harry pour éclaircir un point alors que les autres retournaient à leurs assiettes et discussions.
_ Tu dis que tu es prêt à partir et disparaître au moindre signe d'hostilité. Est-ce que ça veut dire que tu quitteras Poudlard comme ça ?
_ Oui. Les choses finissent toujours par mal tourner pour moi. Lorsque l'un d'entre vous voudra immanquablement me tuer ou m'enfermer, je partirais sans hésiter.
_ Comment ? Poudlard est au milieu des montagnes.
Il haussa les épaules en mangeant un morceau de poulet.
_ J'appellerais juste Fumseck ou Loki. Je sais qu'ils répondront à mon appel si j'ai vraiment besoin d'eux.
Phoenix. Salazard avait oublié pendant un instant que Harry avait une affinité particulière avec ces créatures. Il hocha la tête et laissa tomber le sujet. Ça l'attristait un peu de savoir que Harry avait aussi peu confiance en eux, même après deux mois, mais ce n'était pas étonnant avec la vie qu'il avait eu jusque là. Il allait juste devoir lui montrer qu'il était en sécurité avec eux et qu'il pouvait leur faire confiance. Ou au moins avoir confiance en Salazard, parce que Harry était son élève et il comptait bien le garder.
_ Au fait, Sal, fit-il à voix basse. Est-ce que vous avez quelque chose de prévu pour les gens comme Hunith ?
_ C'est à dire ?
Est-ce qu'il parlait des non-magiques ou des familles des élèves ? Hunith et Conrad étaient tous les deux des non-magiques et il savait que Harry n'avait rien contre eux, et il n'avait évoqué que la première, donc il devait sûrement parler des familles des élèves. Ce que confirma le jeune homme ne lui répondant :
_ Les autres élèves, si ça se trouve leur famille aura aussi besoin d'un sanctuaire si leur village se retourne contre eux. Est-ce que vous allez les loger comme Hunith et Merlin ou est-ce que vous avez prévu quelque chose d'autre ?
_ Maintenant que tu le dis... non, on n'a pas penser à ce genre de problème. Une chose est sûr, on ne pourra pas tous les loger au château. C'est une école, pas un refuge.
_ Faudrait trouver une solution dans ce cas.
_ J'en discuterais plus tard avec les autres.
Harry hocha la tête et termina son repas. Ils se dispersèrent tous peu après pour la soirée et Salazard s'installa sur le canapé devant le feu dans la salle commune pour lire un peu. Harry le rejoignit rapidement avec un livre sur la manipulation élémentaire que Salazard lui avait prêté. Le test avait dévoilé que le jeune homme était un feu primaire avec un air secondaire et une obscurité tertiaire. Salazard comptait lui montrer comment manipuler les Ombres à sa volonté et s'était mis d'accord avec Rowena pour qu'elle s'occupe du feu et Alexander de l'air. Mais ils ne commenceront ces cours là que lorsque Harry aura une meilleur maîtrise des autres matières. La manipulation élémentaire était une discipline compliquée et dangereuse qui pouvait vraiment mal tourner si on s'y prenait mal.
Le reste de la soiré passa dans le calme et Salazard partit se coucher en anticipant un peu les célébrations du lendemain. Après tout, le solstice était une fête importante. Même si Godric chantait horriblement mal. Il se demandait quand même comment serait la voix de Harry s'il se mettait à vraiment chanter. Il l'avait entendu fredonner à voix basse une ou deux fois quand il cousait et savait qu'il aurait une bonne voix s'il chantait vraiment. Mais si c'était culturel pour lui de ne pas le faire devant des étrangers, il allait respecter ça. Il pouvait attendre qu'ils se connaissent mieux pour ça.
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Merci d'avoir lu !
Votre avis ?
Pilou.
