Hey ! Me revoici ! Ce chapitre était assez fun à écrire et même temps une vrai galère au niveau du rythme ! Mais j'en suis assez satisfaite !
Je vous souhaite bonne lecture
(ps : le prochain chapitre de No Remorse est traduit à moitié ! hourra ! )
Disclaimer : Shingeki no Kyojin ne m'appartient pas ainsi que l'univers de Project Zero 2 , longue vie à leurs créateurs
Je regardais Eren en silence, à travers les barreaux.
- « Bien sûr que je dois la sauver, imbécile, c'est ma sœur ! Je ne vais pas la laisser se balader dans ce village ! »
Le jeune homme aux yeux verts me regarda, stupéfait, puis il éclata de rire. Comment peut on sérieusement rire dans un endroit pareil ?
- « Ah pardon, tu as raison, évidemment ! Pars maintenant, je te parlerai par la boucle d'oreille. », dit Eren.
- « Pas si vite, gamin ! Je te sors d'ici, il vaut mieux que tu sois avec moi si tu connais le terrain. »
- « Ça va aller, ta sœur a besoin de toi, plus que je n'ai besoin de ton aide. Et puis, ce n'est pas comme si tu allais ouvrir la porte. »
Je sentais le sarcasme dans sa phrase. Croyait-il vraiment que je ne pouvais pas ouvrir la porte d'un bâtiment miteux ?
- « Si tu dis ça à cause de ma taille, je te jure... »
- « Non, ce n'est pas le problème, mais il y a un verrou. »
- « Et alors ? Un bon coup de pied dedans, et on en parle plus… T'as jamais été scout ou quoi ? »
- « Et bien, va voir. », me dit-il, moqueusement.
Ni une ni deux, j'y allai. Je passai le portique et me posta devant la porte qui, effectivement,
portait un cadenas assez massif.
- « Eren, recule. »
- « Ça ne sert à rien... »
Je soufflai d'exaspération et donne un magnifique coup de pied dans la porte. Rien. La porte ne bougeait pas d'un pouce. C'est quoi ce truc, de l'adamantium ?
- « Je te l'avais dit. », renchérit Eren derrière la porte. « Levi, tu t'occuperas de ça plus tard. Pars chercher Mikasa, je pense que la première partie de la clé se trouve vers le petit pont ; normalement, c'est tout droit à parti d'ici. »
Je me résolus à faire ce qu'il dit. Être enfermé ici ne semblait pas le faire paniquer.
- « Bon, j'y vais. Je reviendrai te voir, gamin. », lui dis-je.
Je partis donc dans la direction qu'Eren m'avait indiqué.
- « Hey ! », retentit une voix.
Je pris la boucle d'oreille, et répondis en humant.
- « Levi, tu vas bien tout droit ? À un moment, tu seras forcé de tourner à gauche ; à ce moment-là, cherche une pierre jumelle. »
- « Dis-moi, Eren… c'est quoi cette boucle d'oreille ? Où t'as trouvé ça ? » Pitié, ne me dis pas que tu as trouvé ça par terre.
- « C'est une pierre Écho, j'ai trouvé ça dans une des maisons. »
- « Dégueulasse ! », dis-je en éloignant le bijou de mon oreille.
- « Quoi ? »
- « Comment tu peux utiliser ce truc sans l'avoir désinfecté ? »
- « On ne supporte pas la saleté ? »
- « Oui, et dès que je te libère, je t'enfonce ce bijou dans la bouche ! »
- « Aouch… Tu ne vas pas en mourir, tu sais. Tu as un système immunitaire, ça sert à quelque chose. »
Encore ce ton moqueur… ça m'énervais un peu.
- « Je m'en fiche, c'est mon problème. »
- « Levi ? »
- « J'y suis pas encore, attend un peu ! » Ce qui était vrai, je traversais le village ; seulement, je me sentais moins oppressé que tout à l'heure, sans doute grâce à Eren qui me parlait. Sa voix avait quelque chose de rassurant.
- « Non, c'est pas ça. Je voulais savoir quel âge tu as. J'ai 17 ans. »
- « J'en ai 18. » Alors, Eren serait encore un petit mineur ? « Eren, comment tu es arrivé ici ? »
Un silence.
- « Je… je me suis perdu en forêt, et je suis arrivé ici ; et comme je te l'ai dit, j'ai pu visiter le village de fond en comble en tentant de chercher une sortie. En vain. »
- « Comment as-tu échappé aux fantômes ? Tu avais la Camera Obscura ? »
- « La quoi ? » Alors, soit Eren était chanceux, soit il était très suspect.
- « C'est un appareil photo qui conjure les esprits, apparemment, je l'ai trouvé dans la maison Osaka. C'est ce qui m'a protégé des esprits. »
Eren ne dit rien, et je crus même entendre un petit soupir de soulagement.
- « Garde cet appareil très précieusement. Pour ma part, j'arrivais à me cacher ; dès qu'un fantôme me repérait, je courrais jusqu'à ce qu'il me perde de vue. »
- « Donc tu es chanceux. »
- « Pas vraiment... » Sa voix était devenue soudainement grave. Sans vraiment pousser le sujet plus loin, je continuais ma marche.
Sans aucun autre mot d'Eren, j'arrivai face à un petit pont et je reconnus le bruit d'un ruisseau.
- « Eren. », appelai-je.
- « Hum ? Tu es arrivé ? »
- « Oui, il y a un pont et un ruisseau qui passe dessous. »
- « Regarde dans les alentours, tu trouveras une petite stèle. »
Je fis comme il me disait, je regardai dans la végétation près d'une grande maison – bien glauque, pour changer ; et je traversai le pont. Il n'empêche, avant qu'il ne devienne dans cet état, ce village ne devait pas être trop moche… Imaginez : c'est l'été, vous avez dans les 10 ans et vous pataugez avec vos amis dans le ruisseau ; peut-être même que les enfants d'ici pêchaient. Cela me rappelle quand Mikasa et moi jouions dans la montagne, Kenny venait même avec nous.
- « Levi ? », fit Eren.
Je humais en marchant vers un sentier qui montait.
- « Tu étais vraiment scout ? »
- « Qu'est-ce que tu racontes ? » Moi, scout ? La bonne blague… vivre parmi d'autres crasseux en camping, la pire équation au monde !
- « Et bien, tu m'as demandé tout à l'heure si j'avais été scout. »
- « Ah, ça… Bien sûr que non, je déconnais. »
Soudain, une lueur rougeâtre voleta non loin de moi. Encore ces papillons… Il forma un cercle autour d'une stèle en pierre noire qui, même avec la lampe torche, m'aurait été
difficile de voir.
- « Eren, j'ai trouvé la stèle. »
- « Tu devrais voir une clé, normalement. »
- « J'ai une question : vu que tu sais pas de choses d'ici, tu dois savoir ce que sont ces papillons rouges ? »
- « Hum… et bien, je sais qu'ils ont un caractère sacré et apparaissent souvent à des jumeaux, car ceux-ci sont eux-mêmes considérés comme des êtres divins. »
- « Des jumeaux ? »
- « Oui, rien que les pierres jumelles en attestent. En fait, j'ai appris que les jumeaux sont ici considérés comme un être divin qui serait arrivé sur Terre, mais dans deux corps. Ils sont très respectés, et ce village a connu depuis un fort taux de naissance de jumeaux ; d'où son nom : Minakami. »
- « Minakami… Le village de tous les dieux ? » Je ne suis pas très fort en étymologie, mais bon…
- « Exact. Bon, tu as la clé ? »
- « Oui, mais il y a un truc... » J'avais ramassé une clé avec un motif, mais celui semblait incomplet. Je concentrai un peu plus mon regard sur l'objet, et…
- « Putain, les cons ! »
- « Quoi !? » La voix d'Eren était surprise, je crois que je lui ai peur… Pauvre chou, va.
- « Cette bande de couillons ont cassé la clé en deux ! Putain de bordel de merde, ils sont débiles ou quoi ? »
- « Calme-toi, ce n'est pas un drame, vu l'importance de cette porte, il y a sûrement l'autre moitié quelque part. »
- « Mais à quoi ça pouvait bien leur servir de péter une clé en deux !? »
- « Surtout : comment ont-ils réussi ? »
Là, mon cher, je ne peux qu'approuver ton raisonnement ; mais depuis que je suis entré dans ce village, la logique n'a plus vraiment lieu d'être. Quelque chose attira mon regard….
- « Eren, les papillons partent vers un sentier qui monte. »
- « Il y a un temple au bout, tu trouveras peut-être quelque chose. »
- « Donc, en gros, tu me demandes de suivre les papillons ? »
Je ne voulais pas suivre ces insectes. Lui, il les voyait de loin, derrière des barreaux, c'est normal qu'il puisse les trouver beaux ; mais de près, on se rend compte de la mascarade : c'est une créature hideuse avec une tête de psychopathe. En fait, je déteste les insectes autant que la saleté… enfin, presque.
- « C'est quand même pas un drame. », dit Eren tout jovial. Aurait-il décelé mon mécontentement ?
- « Je déteste les insectes. »
- « Hé ! Dans Harry Potter, ils suivent des araignées, même Ron espérait suivre des papillons… C'est quand même mieux, non ? »
- « Ça ne change, ça reste des insectes. Certes, ils sont jolis ; mais si un seul d'entre eux me touche, je l'éclate. »
Je suivis donc les papillons, en écoutant Eren rire avec la grâce d'une baleine dans de la vase. J'aperçus un escalier bifurquant à droite pour monter encore plus abruptement. Mais les insectes écarlates s'étaient arrêtés près d'une autre stèle. Au moment où j'allais m'abaisser, les papillons disparurent comme par magie… Et le vent devint glacial, la Camera Obscura se mit à vibrer légèrement.
Un fantôme.
Je vis une main se glisser autour de mon cou, avant de se resserrer dessus. Je pris l'appareil, mais déjà le fantôme me secouait et je sentais que je commençais à manquer d'air. Par réflexe, j'essayai d'attraper la main de mon adversaire pour la dégager, or je passai immanquablement au travers. Je crus entendre Eren crier mais, déjà, mes sens s'affaiblissaient et je commençais à voir trouble.
Non, je ne laisserai pas faire !
Je serrai les dents, et j'armai la Camera Obscura et pris une photo dans le vide. Un cri inhumain retentit, et je vis le fantôme se couvrir le visage. Toujours au sol, je repris un cliché ; celui fut fatal. Le fantôme disparut dans une lente plainte.
Je repris mon souffle et me laissa tomber au sol.
- « Levi ! Levi, tu vas bien ? », fit Eren.
- « Je suis toujours vivant... » Je fermais mes yeux, je voulais une pause… Le sol ne me semblait même pas sale.
- « Levi… tu as la clé ? »
- « Laisse-moi 2 minutes, Eren… je reprends mon souffle. » J'entendis faiblement la respiration d'Eren s'intensifier.
- « On n'a pas le temps pour ça ! », cria-t-il. Je me remis sur mes pieds,
soudainement secoué par la voix du jeune homme.
- « Tu vas te calmer, oui ? Ce n'est pas toi qui cours partout dans cet endroit horrible ! », dis-je. Un moment de silence, et comme émergeant d'un rêve, Eren reprit la parole calmement.
- « Pa… pardon. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. »
Je n'en dis rien. Eren était ici depuis plus longtemps que moi, je n'osais même pas imaginer depuis combien de temps, en fait. Et quoi qu'il en disait, il avait certainement vu des choses qui l'ont traumatisé. Je finis par trouver l'autre morceau de clé. Eren me guida vers le portail par lequel Mikasa était passé.
L'imposante porte bougea avec aisance après s'être déverrouillée. Je vis alors un immense lac, au centre duquel trônait une grande bâtisse ; un pont reliant cette dernière. La luneronde éclairait ce lac et donnait à la demeure une prestance sacrée. Le tout créait une vision magnifique.
- « C'est immense. », laissai-je échapper.
- « Ne te laisse pas berner, Levi. Cet endroit est sans doute le pire de tout le village. », cracha Eren.
- « Ça, je m'en doute, gamin. »
J'entendis soudain une femme crier et se lamenter. Au loin, un fantôme tournoyait au dessus du pont. Puis elle me vit, et marcha sur l'eau, doucement, sans me quitter des yeux.
- « Si cruel… Secret… Ai été noyée... », fit-elle, puis elle me tourne le dos et disparut.
- « Eren… il y avait une femme qui... »
- « Je sais, Levi, cette femme a été noyée pour avoir été trop curieuse. »
- « Qui ça ? Et pourquoi tuer quelqu'un pour un secret ? »
- « Ceux qui habitaient dans le manoir. Ce n'est pas n'importe quelle habitation où une simple famille vivait : elle était occupée par le chef religieux du village Minakami, ainsi que d'autres prêtres. C'est un endroit sacré pour les habitants. Et ce secret, Levi, il a sans doute un rapport avec ce qui s'est passé cette fameuse nuit. »
- « Et le village revit sa dernière nuit, c'est ça ? »
- « Exact ; et toi, Mikasa et moi-même avons un rôle dans la pièce. »
- « Et chaque fantôme te fait revivre sa mort… Tss. »
- « Tout ça pour te dire, Levi… ce manoir, c'est la maison Kurosawa1. Soit encore plus prudent, beaucoup de gens y sont mort. »
Eren en savait décidément beaucoup. Sans poser plus de questions, Levi resserra sa prise
la Camera Obscura.
Mikasa, attend-moi.
Dans les yeux de Mikasa
J'avançais dans cette grande maison. La jeune fille blonde me guidait, je ne sentais pas sa main mais sa vision m'était rassurante. Elle me regardait de ses yeux bleus, un peu ternes.
- « Toi aussi, tu as peur. »
De quoi parlait-elle ? Rien ne sortit de ma bouche
- « Nous ne serons plus seuls. Freiya nous rejoindra. »
A ces mots, nous pénétrions au centre d'un atrium éclairé par un orage.
Notes :
Kurosawa (黒澤) : ce nom apparaît dans le jeu original (Project Zero, sorti en 2001 sur PS2 et Xbox). Chaque nom dans la saga a son importance : celui-ci signifie en l'occurrence « lac noir » (黒, kuro = noir ; 澤 , sawa : lac, marécage, marais) ; et il est récurrent dans la série des Project Zero (ou Fatal Frame aux États-Unis, ou Zero au Japon) : il est d'ailleurs utilisé par deux personnages du dernier opus sorti dernièrement sur Wii U (Project Zero 5 : La Prêtresse des Eaux Noires).
En espérant que la prochaine update soit bientôt ! On commence a attaquer le gros morceau ! Encore merci de suivre cette histoire et Merci à toi mon Beta correcteur !
