Bonjour bonjour!
Non, vous ne rêvez pas, c'est bien le chapitre 4 qui arrive, sans trop de retard cette fois ci! Il n'est pas très long je vous l'accorde, mais ce n'est pas une fic qui a pour but d'être longue alors...
Je remercie fortement mes lecteurs et particulièrement naiade59, lynn hewett, sirius07, Elayna Black, Angie59 et tchingtchong pour leur reviews qui me font toujours autant plasir et m'encouragent à continuer cette fic! J'espère que ce chapitre vous plaira! Bisous
Bonne lecture!
NDA : Kate est toujours en italique et Sirius en gras!
Chapitre 4
Le 27 janvier :
Ce jour là, Sirius était bien déterminé à percer le secret de l'identité de sa mystérieuse correspondante. Il avait arrêté de neiger depuis deux jours, mais la température jouait toujours dans le négatif, aussi Poudlard et ses environs étaient-ils recouverts d'un fin manteau blanc cristallisé par le gel.
Chaudement emmitouflé dans sa cape doublée de fourrure, Sirius était installé sous le Saule Cogneur, la Carte du Maraudeur étalée sur ses genoux. Il y voyait ses amis dans la salle commune des Gryffondor, certainement en train de disputer une partie d'échec façon sorcier ou de préparer un futur plan de bataille contre les Serpentards.
Il voyait également un groupe de filles attablés dans l'autre coin de la pièce, certainement en train de travailler, Dumbledore faire les cents pas dans son bureau ou encore Slughorn dans sa salle de classe, certainement occupé à corriger les copies qu'ils venaient de lui rendre.
Mais personne dans le parc du château, et encore moins près de l'arbre magique. Il n'était même pas sûr qu'elle vienne aujourd'hui, mais ça faisait trois jours qu'il avait déposé une lettre et la réponse n'était toujours pas arrivée. Si ce n'était pas aujourd'hui, ça serait demain !
Au bout de deux heures, il commençait à être un peu frigorifié, malgré le sort de réchauffement lancé sur sa cape. Et pas un mouvement n'arrivait dans sa direction, tous les élèves restaient sagement enfermés dans le château.
Soudain, un petit point fit son apparition dans le hall du château. Se penchant un peu plus sur la carte, il y déchiffra le nom d' Héméra Lowell qu'il se rappela être une Gryffondor de troisième année. Elle sortit discrètement du château et se dirigea vers la droite, vers le Saule.
« Par Merlin, ce n'est pas possible ! Une gamine de treize ans ne peut pas écrire des choses pareilles ! Non, il doit y avoir une erreur ! » Il secoua la Carte dans tous les sens et ne fut rassuré que lorsqu'il la vit rejoindre un certain Aidan Fitz, Serdaigle de quatrième année, derrière les serres servant aux cours de Botanique.
Il attendit alors encore une heure et décida qu'il en avait assez pour aujourd'hui. De toute façon, il pourrait bien surveiller la carte depuis l'intérieur, même s'il risquait de manquer la jeune fille. Et puis la nuit n'allait pas tarder à tomber.
Quelque peu déçu de ne pas avoir découvert l'identité de sa correspondante secrète, il restait néanmoins une petite part de lui qui était toujours excitée à l'idée de garder un peu de mystère autour de la jeune fille, ça ne la rendait que plus attirante pour un garçon comme Sirius.
Un étrange sourire aux lèvres, mélange de désappointement et d'une exaltation nouvelle, il franchit le passage dévoilé par la Grosse Dame en échange du mot de passe et retrouva ses amis, effectivement lancés dans une partie d'échecs version sorcier. Cette fois ci, le duo James/ Peter tentait vainement de défaire Remus, champion en titre depuis des années. Il ne put s'empêcher de s'arrêter et de les observer, tous trois ainsi réunis autour d'une petite table, jouant, riant et s'exclamant à grands cris quand le duo parvenait à prendre un pion au féroce Remus. Ils étaient tout pour lui, ses amis, sa famille, sa vie. Et il se jura de ne plus jamais rien laisser les séparer…
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Malheureusement pour lui, il ne réussit pas à percer l'identité de sa correspondante, ni le lendemain, ni dans les semaines qui suivirent. Les lettres arrivaient et disparaissaient toujours sans qu'il ne s'en aperçoive ni qu'il ne sache comment.
Il commençait à avoir un sacré nombre de lettres, toutes soigneusement pliées et cachées dans le double-fond de sa malle, double-fond qu'il avait aménagé lui-même bien des années auparavant, pour empêcher sa mère de tomber sur les photos de ses amis et de lui détruire. Seulement, il savait que Remus était au courant de cette cachette et il l'avait surpris à plusieurs reprises en train de fixer bizarrement sa malle.
Comme ce soir là, alors qu'ils disputaient tous quatre une partie de cartes explosives, il sentit Remus fixer l'objet sous son lit d'un air sérieux.
-Eh Rem', tu joues ? Ca fait cinq minutes qu'on t'attend ! Le bouscula James.
-Pourquoi tu regardes la valise de Sirius comme ça ? Elle t'a fait quelque chose ?
-Oh Peter, ce que tu peux être bête parfois ! Comment veux-tu que ma malle fasse quelque chose à Remus ?!
-Qu'est-ce qu'il y a Lunard, tu parais ailleurs ?
-C'est rien, c'est juste que je sens un truc bizarre, une odeur suspecte…
-Dans ma malle ? Ca doit être une vieille paire de chaussette que les elfes ont oublié de laver ! Rigola Sirius pour essayer de détourner l'attention de Remus, tout en se promettant de déplacer les lettres le plus tôt possible.
-Oui, c'est sûrement ça ! Répondit-t-il en fixant son ami droit dans les yeux, lui faisant bien comprendre qu'il n'en était rien, et qu'il le savait. Sirius déglutit et détourna les yeux.
-Bon, on continue ?
Remus abattit sa dernière carte avec un sourire victorieux et remporta, encore une fois, la partie, sous les regards habitués de ses amis.
Le lendemain après-midi, Sirius profita de ce que James était à l'entrainement pour son prochain match et que Remus et Peter étaient à la bibliothèque pour récupérer ses précieux parchemins et les enfermer dans une boite métallique, qui autrefois contenait des chocolats que la mère de James lui avait envoyé pour Noël. Il ne restait maintenant plus qu'à trouver une cachette appropriée : Assez loin du dortoir pour que Remus ne puisse plus les sentir, mais pas trop loin non plus pour qu'il puisse y avoir accès facilement.
Finalement, au bout d'une heure d'errance dans les couloirs, il découvrit une salle minuscule dont l'entrée était masquée par la statue de la Reine Maëva, dont la légende disait qu'elle avait formé bon nombre de jeunes sorciers en Irlande avant même que Poudlard ne fut fondé.
La pièce était plutôt basse de plafond et étroite, ressemblant plus à un couloir pour nains qu'à une pièce, selon Sirius. Il réussit néanmoins à y entrer et à refermer le pan de mur derrière lui. Il faisait totalement noir et une odeur de renfermé et d'humidité monta au nez de Sirius. Il marmonna un vague Lumos et la lumière se fit dans la pièce. A sa grande surprise, un espace un peu plus vaste se dessinait quelques pas devant lui, et le plafond semblait plus haut.
Effectivement, il put s'y redresser et découvrit même une minuscule fenêtre sur la gauche du renfoncement. Il constata qu'elle n'avait pas du être ouverte depuis des lustres vu le grincement qu'elle lâcha lorsqu'il tenta de l'ouvrir manuellement. Finalement, un petit sort et le tour était joué ! Un courant d'air frais fit son entrée et chassa rapidement l'odeur entêtante de la pièce.
Examinant attentivement l'endroit, Sirius découvrit qu'une des pierres du mur en face de la fenêtre était mal celée. Grattant un peu le mortier autour, il réussit à la déloger de son emplacement et y découvrit à la place une petite cavité aussi large que deux mains et à peine plus haute. Sortant la boite de sous sa cape, il essaya de l'y glisser, mais n'y réussit qu'en la rétrécissant.
Pas peu fier de sa trouvaille, il remit la pierre à sa place et recula pour juger de l'effet de son travail. Un œil non avertit n'y verrait que du feu ! Et encore fallait-il qu'il déniche la pièce avant et ose s'y aventurer ! Ses lettres étaient en sûreté ici, il en était convaincu !
Heureux, il retourna dans sa salle commune, espérant y retrouver un James d'aussi bonne humeur que lui. Il avait une furieuse envie de s'amuser un peu, et cela faisait longtemps qu'il n'avait pas croisé le chemin de ce cher Servilus…
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Le 18 février :
A nouveau, Sirius profita d'une belle journée de cette fin d'hiver pour aller se poster sous le Saule Cogneur, avec l'espoir d'enfin découvrir qui se cachait derrière la fine écriture qui couvrait ses lettres. Il se couvrit de sa cape, doublée d'un sort de réchauffement, attrapa la Carte du Maraudeur et fila se mettre aux aguets.
Comme d'habitude, personne n'était dans les environs. Il actionna le mécanisme d'arrêt de l'arbre et se glissa jusqu'à leur « boite aux lettres ». Rien. Comme il s'y attendait, elle n'était encore pas venue. Parfait ! Il n'avait plus qu'à l'attendre ! Il s'installa le dos au tronc rugueux de l'arbre et attendit donc…
1 minute…
Puis 2…
Puis 3…
Puis 5…
Un mouvement sur la Carte ! Fébrile, il se pencha dessus mais sa joie fut de courte durée : ce n'était qu'Hagrid, le demi-géant garde-chasse du château, qui rentrait de la Forêt Interdite.
Se radossant à l'arbre, il reprit sa contemplation du lac qu'il voyait briller, au loin.
5 minutes passèrent…
Puis 10…
Puis 15…
Une demi heure s'était à nouveau écoulée, et toujours pas d'écrivain mystère… Jetant un rapide coup d'œil à la carte, il s'assura que personne n'était en vu. Il se leva et marcha un peu, histoire de se dégourdir un peu les jambes. Il fit le tour de l'arbre une première fois, puis une deuxième, une troisième, jusqu'à ce que le sang circule à nouveau normalement jusqu'au bout de ses orteils. Et il vint se rassoir, guettant toujours l'apparition d'une jeune fille.
A peine s'était-il posé contre l'écorce grise de l'arbre qu'il vit une enveloppe apparaitre de nulle part. Pas de main cette fois ci, juste l'enveloppe qui semblait tomber du ciel. S'emparant de la Carte, il resta bouche bé de n'apercevoir qu'un seul point près de l'arbre, le sien. Personne à moins de 200 mètres à la ronde ! C'était quand même incroyable ça !
S'emparant de la lettre, il l'ouvrit et s'assura qu'elle était bien de sa correspondante anonyme. Ne prenant même pas la peine de lire l'intégralité du papier, il griffonna rapidement un morceau de parchemin qui trainait dans sa poche et le déposa à la place de la lettre précédente.
Durant les quelques secondes qui suivirent, rien ne se passa. Puis son papier disparut. Tout excité face à ce qu'il venait de découvrir, il trépignait sur place, se retenant pour ne pas courir aller avertir ses amis. Finalement, son parchemin réapparut. Il s'en saisit et le déplia. Elle avait répondu, en-dessous de ces lignes à lui :
« Tu es encore là ? »
« Oui, je suis là ? Seule ! Ou est-ce que tu es ? »
« Sous le Saule Cogneur ! Juste devant la grosse racine tordue en forme de S »
« Ce n'est pas possible ! J'y suis aussi, à quelques centimètres près ! »
« Ce n'est pas possible…Et pourtant c'est vrai ! Cape d'invisibilité ? »
« Je ne sais même pas comment s'en procurer une, alors tu penses bien que je n'en ai pas ! »
« Moi non plus ! Et pourtant les faits sont là : nous sommes là, tous les deux, en train de nous parler, sans même nous voir ! »
« Comment est-ce possible ? J'avoue que je n'y comprend plus rien, là…Déjà qu'accepter de parler à un inconnu, ça n'a pas été facile, mais en plus s'il est invisible, c'est de la folie ! Je dois être en train de rêver, ce n'est pas possible… »
« Non tu ne rêves pas, ou alors on fait le même rêve depuis un mois et demi ! »
« Mais enfin, il y a bien une explication à tout ça ! Ce n'est pas normal ! »
« Nous sommes à Poudlard, ne l'oublies pas ! Et à Poudlard, tout est possible ! Il suffit juste qu'on comprenne ce qu'il se passe… »
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Durant les jours qui suivirent, Sirius s'enferma à la bibliothèque, sous une montagne de livre, en oubliant presque de manger et de dormir. Bien sûr, ses amis s'en aperçurent et le questionnèrent sans relâchement. Mais Sirius ne céda pas…pas totalement du moins…
Il leur expliqua qu'il voulait savoir s'il existait un moyen de communiquer avec d'autres personnes, présentes dans d'autres lieux.
-Comme dans le passé ? Ou comme dans une autre dimension ? L'interrogea Remus, un soir qu'il venait l'aider dans ses recherches, après lui avoir apporté un solide repas en provenance directe des cuisines.
-J'en sais rien, Rem', j'en sais rien. Je te le dirai quand j'aurai trouvé !
Au bout de plusieurs jours de recherche intensive, il avait réduit son choix à deux possibilités qu'il lui restait à vérifier : La théorie d'un passage entre deux mondes parallèles et la théorie d'une distorsion temporelle qui lui permettait d'avoir vu sur le passé ou le futur.
Les fenêtres donnant sur un autre monde nécessitant une quantité d'énergie énorme, il était marqué dans son grimoire, que la personne pouvait sentir le flot d'énergie dans l'air sous forme de picotements de plus en plus intenses comme il s'approchait de la zone perturbée. Or il ne se rappelait pas avoir ressenti quelque chose du genre. Un simple sort de révélation lui permettrait de vérifier son hypothèse.
Il ne perdit pas une minute et fila droit vers le Saule Cogneur, sans oublier d'emporter la formule de trois lignes de long avec lui. Encore une fois, personne n'était en vu et il put travailler tranquillement.
Une fois le sortilège lancé, les flux d'énergies allaient se mettre à scintiller dans un périmètre de 50 mètres, ce qui était largement suffisant. Il se concentra donc et déclama la formule écrite dans une langue qu'il ne comprit pas. En fait, il ne savait même pas si sa prononciation était correcte, et donc pas si le sort allait marcher.
Finalement, rien ne se produisit. Soit il s'était trompé, soit son grimoire racontait n'importe quoi. Il eut un petit sourire en se rappelant que Remus lui avait dit que jouer avec l'espace ou le temps n'était jamais une chose à faire, encore moins pour de simples étudiants comme eux. Pour une fois, il dut s'avouer que son ami avait raison, mais ça, il n'irait jamais lui dire !
Décidant de faire plus simple et de vérifier son hypothèse de distorsion temporelle, il déposa un morceau de parchemin à l'endroit habituel en demandant à la jeune fille en quelle année elle se trouvait. Une fois sa mission remplie, il retourna au château rejoindre ses amis.
La réponse mit du temps à venir, mais lorsqu'elle arriva, Sirius ne sut pas quoi en faire :
« Nous sommes en 1980, pourquoi ? »
C'était tout simplement incroyable ! Il correspondait avec le futur ! Il n'en revenait pas, son cerveau n'arrivait même pas à imaginer qu'une telle chose fut possible, même dans la meilleure école de magie du monde sorcier… Mais les faits étaient là : il arrivait bel et bien à communiquer avec le futur.
« Tout simplement parce que moi, je vis en 1977… »
Voilà voilà, des questions? Des remarques?
Je les attends dans les reviews et j'y répondrai avec plaisir!
Parallèlement je lance mon avis de recherche ici aussi: J'aimerais bien trouver une dessintrice (ou un dessinateur) qui serait intéressé par l'illustration de cette fic (ou d'une autre). Me contacter par review, MP ou mail (présent dans ma bio!) Merci!!
A bientôt!
Althea
