Bonjouuuuuuuuur !

Comme je vous l'avais déjà dit, pour ceux qui ont lu les drabbles "If Stiles was on the road with the Winchester", je suis partie à Londres avec pour objectif de poster deux fictions, et je suis revenue de mon Voyage avec Le Saucisson des Ténèbres avec quatre fictions en tout...

Alors voilà la nouvelle fiction surprise dont vous n'avez pas entendu parler, et la plus machiavélique que nous avons imaginé ! C'est un Xover Teen Wolf/Supernatural (aucune de ces deux séries ne m'appartiennent, ni leurs persos malheureusement... et heureusement pour eux !) imaginé à partir de deux mannequins se fixant dans une vitre et de la chanson "A ma place" de Zazie et Axel Bauer.

La rédaction étant terminée, je posterais un chapitre tous les deux jours, sauf pour le dernier, vous comprendrez pourquoi ;) Ce sera certainement la dernière fiction que je posterais cet été, et la dernière avant un moment, car à partir de septembre, je souhaite me consacrer à l'édition de mes romans et surtout à mes études de théâtre !

Je vous souhaite une bonne lecture, n'hésitez pas à me donner votre avis sur cette fiction si étrange ;) !


Jour 5 et 6 : Résignés et communication

La joue appuyée contre la vitre fraiche, Dean fixait la trappe, se frottant son poignet meurtri. Ce n'était pas foulé, juste un bleu. Il s'était mis tellement, tellement en colère il y a deux jours. Il admirait Stiles pour le calme dont il faisait preuve. Aujourd'hui, tous deux semblaient éteints. Cinq jours… Enfermés ici avec pour seul occupation, une assiette qui apparaissait chaque jour et leurs pensées sombres.

Leurs pensées sombres ? Dean ne se sentait même plus capable de penser, de toute manière, il ne savait plus quoi penser. Il abandonnait. Que pouvait-il faire d'autre ? Il attendait quelque chose, une aide quelconque, un éclat de génie. Il prit son verre posé à côté de lui et but une gorgée. Au moins, ils étaient nourris, on les tuait à petit feu en les empêchant de mourir. Dean n'aurait jamais pensé qu'être enfermé lui ferait autant de mal. Il se tourna vers Stiles.

Stiles tenait lui aussi son verre. Appuyé contre le mur, il adressa un sourire à Dean. Il sentait ses paupières lourdes. Comment pouvait-on être si fatigué en n'ayant rien à faire des jours entiers ? Presqu'une semaine qu'il était là. Parfois, il fermait les yeux et grâce à la lumière du néon, il pouvait s'imaginer être ailleurs. Dans les nuages, au ciel, sur une plage de sable chaud, ébloui par la lumière du soleil, à l'hôpital, dans un coma duquel il ne tarderait pas à sortir… Parfois, il essayait de compter le nombre d'heures qui passaient avant que le néon ne s'éteigne à nouveau, mais Dean et lui n'avaient pas réellement d'indicateur de temps. Tout ce que Stiles savait, c'est que le néon s'éteignait pour la nuit, mais il ne savait ni à quelle heure il s'éteignait, ni l'heure à laquelle il se réveillait à nouveau. Et de toute manière, compter les secondes, les minutes, les heures… tout cela ne rendait sa situation que plus insupportable. Il posa son verre, vit Dean lui rendre son sourire avant que la nuit tombe.

Jour 6 : Communication

Dean fut réveillé par Stiles qui tapait contre la vitre, assis en tailleur devant celle-ci. Il s'approcha et s'assit également devant. L'adolescent affichait une expression enthousiaste, ce qui surprit l'aîné. Qu'est-ce qui pouvait bien le rendre si joyeux, tout d'un coup ? Stiles sourit et se pointa du doigt, avant de montrer ses doigts. Tous, puis sept.

- Dix-sept, comprit Dean.

Il lui disait son âge, il voulait communiquer. Très bonne idée ! Il pourrait enfin lui demander s'il est un chasseur, mais à dix-sept ans, il devait avoir bien d'autres problèmes. Dean fit pareil, lui indiquant son âge à lui : 32 ans. Stiles hocha la tête, masquant son sourire. Il faisait plus jeune que son âge. Puis il attendit. Dean devait trouver le moyen de lui demander s'il était un chasseur, ils devaient instaurer une technique de communication. Il se pointa du doigt. Bon, voilà comment montrer qu'il parlait de lui, rien de plus simple. Il mima une arme. Stiles inclina la tête et grâce à la buée écrivit : « guerre ? » Dean secoua la tête et se dit que c'était tout aussi simple d'écrire chasseur sur la vitre. Stiles cligna des yeux, et avant que Dean ait pu préciser quel genre de chasseur, Stiles écrivit quelque chose qui le surprit énormément : « de loups garous ? ». Dean hocha lentement la tête et écrivit « et autres ». Il grogna de frustration. Ce n'était pas simple d'écrire à l'envers. Il espérait qu'ils arriveraient rapidement à trouver un autre moyen. Dean le désigna d'un signe de tête.

- Et toi ?

Ces petites phrases étaient faciles à lire sur les lèvres. Stiles secoua la tête, se mordillant la lèvre. Il semblait gêné. Dean ne comprenait pas. Comment cet adolescent connaissait l'existence des chasseurs ? Etait-il… un loup garou ? Ou autre ? Non, il l'aurait remarqué si cela avait été le cas.

Stiles réfléchissait à toute vitesse. Il avait enfin un semblant de point commun entre Dean et lui. Il ne savait pas s'il devait lui dire pour ses amis loups garous, mais après tout, que pouvait lui faire le chasseur de là où il était ? Non, ils devaient parler un maximum, peut-être que cela aiderait, et surtout, Stiles avait besoin de communiquer, de s'occuper l'esprit, et il était sûr que Dean aussi. Il secoua une nouvelle fois la tête et réfléchit à la manière dont il pourrait expliquer qu'il était ami avec des loups garous. Il se désigna, serra ses deux mains ensemble.

- Ami.

Dean hocha la tête et répéta ami, lui indiquant qu'il avait compris. Stiles écrivit chasseur, puis loups garous. Dean écarquilla les yeux et se frotta le visage, semblant perdu. Il semblait lui aussi réfléchir à la raison de leur présence ici à tous les deux. De ce que Stiles comprenait, Dean n'était pas le genre de chasseur qu'étaient devenus les Argent. Il semblait particulièrement perplexe à l'idée qu'il soit ami avec des chasseurs ET des loups. Stiles se montra et écrivit humain. Dean lui sourit et écrivit merci. Stiles eut alors une idée. Ils avaient plusieurs moyens de communication. La vitre, lire sur les lèvres et leurs mains. Lorsqu'il était petit, Claudia lui avait appris quelques mots en langage des signes, car un de ses petits camarades était mal entendant. Par la suite, Stiles, fidèle à lui-même, en avait appris davantage. Ce n'était pas grand-chose, mais s'il arrivait à inculquer ces bases à Dean, cela faciliterait leurs échanges. Il posa ses doigts sur son menton et tendit la main vers l'avant. Dean le regarda bizarrement. Il écrivit merci. Dean secoua la tête, ne comprenant pas où il voulait en venir. Stiles choisit alors quelque chose connu de tout le monde. Il secoua les mains et écrivit bravo. Le visage de Dean s'éclaira. Il reproduit le geste fait précédemment par Stiles et articula merci. Stiles hocha vivement la tête, et continua à lui apprendre d'autres mots : le même geste que pour merci mais partant de la bouche, bonjour. Trois doigts levés à chaque main, les pouces vers l'extérieur, ça va. Les deux index que se serrent, amis. Dean sourit à celui-ci, et le reproduisit en fixant Stiles droit dans les yeux. L'hyperactif sourit et remercia Dean. Stiles posa sa main sur son cœur et tourna dans le sens inverse des aiguilles d'une montre : s'il te plaît. Puis il serra le poing et fit un « U » en partant de l'épaule, désolé.

Dean était allongé sur son matelas, souriant. Il se remémorait encore et encore ce que Stiles lui avait appris pour ne pas oublier. Ils avaient « discuté » un moment. Stiles lui avait dit qu'il était au lycée, que les loups garous qu'il connaissait n'étaient pas mauvais. Bon, ça, cela ne suffisait pas pour convaincre un Winchester, mais peu importait étant donné qu'aucun d'eux ne pouvait sortir. Dean lui avait dit qu'il avait un frère avec qui il chassait. Pour l'instant, malheureusement, à part le fait que tous deux connaissaient le monde surnaturel, ils n'avaient pas réussi à en savoir plus sur ce qui les liait. Mais ils avaient une piste. Peut-être qu'en continuant à creuser sur ce sujet, ils arriveraient à quelque chose. Le chasseur était plutôt confiant. A présent, ils avaient quelque chose à quoi s'accrocher. Quelqu'un. L'un et l'autre.