PDV Victoria
-Vic ?
C'était James qui m'appelait, je lui criais que j'étais dans la cuisine et il s'approcha de moi.
- Je peux te parler ? C'est à propos de Laurent... dit-il d'un ton très calme
- J'ai peur quand tu prends ce ton là avec moi, qu'as t-il encore fait ?
- Rien de nouveau ne t'inquiètes pas ! Il m'a parlé, et m'a tout avoué, les raisons de ses actes, tout ça...
- Enfin, il se décide ? Et alors, c'est parce que Carlisle vit dans une maison plus grande que lui ?
Je parlais d'un ton sarcastique mais je n'avais pas envie d'être polie au propos de Laurent. Il m'avait trahie et fait souffrir deux fois, et ça avait l'air de l'amuser. Je l'avais prévenu la première fois et il avait recommencé. Je ne voulais plus faire d'efforts et pour le moment, ne plus lui adresser la parole quelque soit ses raisons. Pour moi, il ne pouvait pas en avoir et même James ne me ferait pas changer d'avis.
- Ne le juge pas si vite, il..
- Je ne dois pas le juger ? Mais ça y est tu es de son côté maintenant ? Il a réussi à t'affluencer ?! le coupai-je
- Non non ! Ca a été compliqué de lui d'en parler, et si il avait pu pleurer, il l'aurait fait je t'assure. Il a déjà réussi à m'avouer ses fautes et surtout se confier
- Et alors que t'as t-il dit ?
- Ne te mets pas en colère... Il était jaloux du père de Carlisle et toujours actuellement jaloux de Carlisle lui-même. Car pendant que tu étais en couple avec tu-sais-qui il essayait de tout faire pour oublier ses sentiments pour toi. Et a pensé que tué celui que tu aimais te ferait tomber dans ses bras. Ca n'a pas marché et maintenant déteste Carlisle Cullen, ça va de soi.
J'étais restée choquée. Je ne m'étais jamais rendu compte de rien et son comportement avait changé pour de la jalousie ? Ma colère monta encore plus, je gardais les poings serrés pour ne rien briser, ce qui aurait été un désastre avec ma force surnaturelle et ma haine fut encore plus renforcés à l'égard de ce traître. Je ne voulais définitivement ne plus le croiser. Je sais que ce n'était pas de sa faute mais j'avais peur qu'il s'en prenne à un de mes proches maintenant, et surtout James. Dans ce cas là, c'est certain que je ferai tout pour le tuer. Pourquoi me faisait-il ça ? Etait-ce la vérité ? Il ne pouvait bien sûr pas contrôler ses sentiments mais je ne pouvais plus le regarder comme avant.
- Victoria ? Ca va ?
James s'inquiétait. Je n'avais pas parlé pendant plusieurs minutes, mon regard dans le vide.
- Ou...oui. Je ne veux plus le voir, ni l'approcher. Il part de cette maison !
- Mais on ne va pas le chasser ! Fais toi une raison !
- Tu ne me défends définitivement plus ?
- Mais si ! Mais où va t-il aller ? On ne peut pas le laisser seul !
- Alors c'est moi qui part. Amuse toi bien.
Je disparus dans un tourbillon. J'avais perdu Laurent depuis un moment et maintenant c'était James. Je ne pourrais pas survivre mais je devais réfléchir longuement et s'il ne voulait pas que Laurent parte, alors je partirais.
PDV James
Victoria venait de disparaître devant mes yeux, sans que je puisse la retenir, sans attendre une réaction de ma part. Que lui arrivait-il ? Bien sûr, nous avions traversé des périodes de crises mais pas aussi intenses et surtout personne ne s'était jamais enfuit. Je priais pour qu'elle revienne, mais vu son caractère, ce serait plutôt à moi d'aller la chercher. Mais où ? Où était-elle partie ? Tout ça à cause de Laurent, je me retrouvait dans une situation terrible, partagée entre une relation d'amitié et une relation d'amour. Jamais je ne pourrais chasser Laurent de sa maison, car elle lui appartenait aussi, même si je le voulais je ne pouvais pas.
Je l'entendis tousser pour montrer sa présence derrière moi. Je me retournai et il dut voir de suite mon expression contrariée sur le visage.
- J'ai entendu crier, que se passe t-il ? Où est Victoria ?
- Si je le savais ! C'est de ta faute alors ferme là. Je t'adore Laurent mais cette situation devient juste impossible ! Victoria ne veut plus te voir, tu ne veut plus la voir non plus et moi je me retrouve entre vous deux à ne pas savoir quoi faire et maintenant j'ai perdu ma copine ! Super.
- Je suppose qu'elle a mal réagi. Je n'aurais pas dû tout t'avouer et tout aurait été au mieux à l'heure actuelle. Je resterais dehors toute la journée et ne reviendrait juste pour me nourrir, si tu l'acceptes je suis près à le faire, pour toi.
- Je ne peux pas te chasser mais tant que tu n'es pas parti Vic ne revient pas ! Donc fais ce que tu veux, j'attendrais.
Il sortit. Je décidai de me jeter sur le canapé et attendre...
PDV Carlisle
Ce matin, je me sentais d'aplomb à reprendre le travail. J'avais caché au mieux ma gorge qui formait maintenant des cicatrices et des croûtes. Je m'habillai, alla chasser avant de partir. La pluie tombait à verse et la visibilité n'était pas terrible mais je voulais recommencer mes journées comme ma vie d'avant. J'arrivai à mon cabinet et salua la secrétaire qui me détailla puis tourna le regard. Ca en devenait gênant. Mon premier patient arriva une demi-heure après. Il souffrait de la gorge, je lui fournit donc une ordonnance pour avoir des antibiotiques et enchainai avec les visites suivantes. Toute la matinée se passa agréablement bien et ce n'est que vers 13 heures que la faim commença à me tirailler. Je ne devais pas faiblir, encore une visite et je pourrais avoir une pause pour aller me rassasier.
Une jeune femme entra dans le cabinet. Elle était magnifique et était enceinte. Elle avait les cheveux blonds courts et les yeux marrons clair. Je ne pus détacher mes yeux de cette si belle femme pendant quelques minutes. Mais elle était enceinte, donc je n'avais aucune chance.
- Que puis-je faire pour vous Madame ?
- Bonjour Docteur Cullen. J'ai d'intenses douleurs dans le ventre depuis ce matin, j'espère que mon bébé va bien.
Sa voix était douce et cristalline. Son parfum sentait le miel et je vis son coeur battre dans ses tempes et je pensais à son sang dans tout son corps. Mais je ne devais pas tuer cette magnifique femme.
- De combien de mois êtes vous enceinte Madame... ?
- Appelez moi simplement Esmée. Je suis enceinte de 4 mois, et le père est parti, donc je vis ma grossesse seule...
- Désolé. Allongez vous s'il vous plait. Je vais écouter son coeur.
Normalement c'était à l'hopital qu'on se déplaçait pour ce genre de choses mais je n'eus pas la force de lui dire. J'avais fait quelques études donc savait comment faire les examens de bases. Et surtout je voulais rester le plus possible à ses côtés. Carlisle calme toi ! me dis-je dans mon esprit.
J'auscultai Esmée et ne sentis rien comme battements dans son ventre. C'était un très mauvais présage et j'avais très peur pour elle. Je ne me sentais pas lui annoncer une mauvaise nouvelle comme telle, ce n'était pas possible, je devais me tromper !
- Quelque chose ne va pas docteur ? me dit-elle calmement
- Si si tout va bien !
Elle avait du voir mon expression angoissée et j'essayais de me radoucir. Malgré tous mes essais, aucun son ni battement ne venait au niveau de son ventre. Le coeur du bébé ne battait pas. Je devais lui annoncer.
- Esmée, je... je suis désolée...
Si j'avais pu fondre en larmes je l'aurais fait sans gênes. Je ne savais pas comment lui exprimer ma tristesse, ma pitié et ma compassion.
- Il est arrivé quelque chose au bébé ?
- Malheureusement, oui... Je suis désolée que je doive vous annoncer cette horrible nouvelle mais le coeur ne bat plus... Vous devez l'enlever au plus vite, sinon il y aura beaucoup de risques...
- NON ! Pas mon bébé ! Je vous en supplie, sauvez le ! Je sais que vous le pouvez s'il vous plait ! Je veux mourir avec, plus rien ne sert à vivre sans lui !
- Je ne peux plus rien faire. J'éprouve une profonde compassion pour vous et je suis là pour vous si vous avec besoin. Surmontez cette épreuve, vous le pouvez. Faites le pour vos proches, pour...moi.
Elle pleurait, ses larmes inondaient son visage. Elle avait perdu son bébé et c'était la plus triste nouvelle que j'ai eu à apprendre dans mon expérience de médecin. Mais il n'y avait plus rien à faire et elle devait l'enlever au plus vite. J'avais d'autres visites en attente mais je m'en fichais. Voir cette magnifique femme pleurer me faisait mal au coeur. Esmée se releva difficilement et partit. Je la serrai dans mes bras et elle frissonna. Merde c'est vrai que je suis super froid. Elle partit, ses yeux gonflés et rouges et ses joues trempées. Je décidai d'annuler mes consultations pour la journée, je ne pourrais pas les assurer correctement, mon esprit enivré par cette femme. Je rentrais chez moi, tuais deux élans et m'allongea sur le canapé.
PDV Esmée
J'avais eu du mal à reprendre la route, beaucoup de mal. Pourquoi une bonne chose m'arrivait et pourquoi me l'arrachait-on ? La mort de mes parents quand j'étais adoloescente, la disparition soudaine de mon mari et maintenant mon enfant disparu, mort à l'intérieur de moi. Je n'avais plus besoin de vivre sans lui. Me noyer dans ma tristesse ne servait à rien. Si on tuait mon bébé, je me tuerais aussi. Je parcourus la route jusqu'au centre hospitalier le plus proche, des idées suicidaires me traversaient plus que jamais la tête et savoir que je ne donnerais pas naissance comme prévu me démoralisa encore plus. Je n'arrivais pas à y croire et l'espoir qu'il soit toujours en vie et qu'on me le dise dans quelques minutes persistait. J'avais beaucoup de mal à y croire mais je le devais. C'était la première fois que je rendais dans le cabinet de Carlisle, j'avais ressenti comme un grand froid en entrant mais tombée sous le charme de ses yeux et il m'avait tellement réconfortée alors que nous nous connaissions à peine.
Je me garais et entra dans l'hôpital. Mes larmes coulaient malgré moi mais je ne comptais pas les cacher. Une femme à l'accueil me demanda la raison de ma visite et expliquais avoir besoin d'une intervention urgente. Elle me conduit dans une salle et je dus m'installer sur une table. Deux personnes arrivèrent un moment après et m'expliquèrent ce qu'ils allaient faire. Ils avaient un sourire rassurant et comprenaient ma douleur. Ils me déshabillèrent et je mis un habit différent. Je subis ensuite une anésthésie et tombais dans le vide total.
Quand je me réveillai, des pansements recouvraient mon ventre. Ca y est, je n'avais plus personne à l'intérieur de moi et je ressentis un grand vide. Ma douleur qui avait disparue durant l'opération revint plus forte. Les médecins me procurèrent des soins et m'adressèrent leurs condoléances et des messages de courage. Si il savait ce que je m'apprêtais à faire quand je serais sortie...
La nuit passa, et l'aube arriva très lentement. Je n'avais pas fermé l'oeil, repensant à toute ma peine et pourquoi cet acharnement du destin. Je n'avais rien mangé, je n'avais même pas faim et mon ventre s'était bien remis. Il y avait une fine cicatrice mais les pansements n'étaient pas nécessaires. Les médecins arrivèrent 2 heures après et me parlèrent de ma sortie. Je pourrais sortir dès 10 heures, m'étant remis très vite. Je ne toucha pas à mon petit déjeuner, m'habillai en vitesse, regardant mon ventre redevenu plat. Disparue la légère petite bosse qui commençait à apparaître. Je devais maintenant mettre mon plan à éxécution. Je ne savais pas la façon dont allait se passer mon suicide mais je ne serais plus de ce monde ce soir. Je partis en direction de la forêt, où avait été détecté la présence d'ours...
PDV Victoria
J'étais partie depuis une journée maintenant. Je voulais revenir mais ce n'était pas mon genre, je voulais me faire désirer. Et surtout tant que Laurent n'était pas partie, je ne pouvais pas revenir dans ma maison. Cela faisait du mal à James, il n'avait pas mérité mais je ne pourrais pas supporter cette situation plus longtemps. Laurent et lui avaient du discuter longuement ou alors pas du tout. Je n'en avais aucune idée. Je m'étais réfugiée dans la forêt à la vue de la maison de Carlisle. Cette maison dans laquelle j'avais vécue et que ses parents lui avaient légués. De nombreux souvenirs me revinrent en mémoire. Mes moments de crise, de doutes, de tendresse ou d'amour dans ce lieu.
Je vis Carlisle rentrer. Comment réagirait-il s'il savait que je l'espionnais ? Quoique le terme n'était pas exact, je me remmémorais le passé, rien de plus. Puis il me devait une dette donc je me sentais pas responsable. J'entendis des craquements de branches et des gémissements en dessous de l'arbre dans lequel je m'étais réfugiée. Qui osait me déranger ? J'étais cachée par le feuillage et les branches donc l'humaine ne pouvait pas me voir. Je vis une femme assise, elle semblait blonde. Etait-elle perdue ? Elle était en tout cas très triste et avait la tête reposée sur ses genoux qu'elle avait ramené devant elle. Que faisait-elle là ? S'était-elle perdue ?
J'avais tellement faim, son parfum sentait le miel et je pouvais perçevoir les battements de son coeur de la hauteur où je me trouvais. Après tout, si je mettais fin à sa peine, telle qu'elle soit, ça ne la dérangerait pas ? Je descendis donc, prête à calmer ma faim et m'approchai d'elle. Quand elle releva la tête, elle sursauta. Ses yeux étaient baignés de larmes et je m'apprêtais à commettre un nouveau crime.
- Q...qui êtes... vous ? me demanda t-elle
- Une méchante personne, très cruelle ! Tu ne sentiras rien ne t'inquiètes pas...
Je me jetai sur elle, sans qu'elle puisse se lever. Elle émit un cri de souffrance et de douleur mais je continuais. Je la laissai tomber sur le sol, et partit. Il était maintenant temps pour moi de retourner vivre où je le devais. Tant pis si Laurent s'y trouvait aussi.
PDV Carlisle
Très tôt dans la nuit, mon téléphone sonna. Qui m'appelait à cette heure là ? Bon j'avoue ne pas être dérangé car ne pouvant pas dormir, ce n'était pas si grave mais personne ne devait le savoir.
- Allô ?
- Allô, Shérif à l'appareil. Désolée de vous déranger si tôt mais un corps a été retrouvé près de chez vous dans la forêt, la gorge en sang et dans un triste état. Je pensais que vous pourriez vous déplacer au plus vite. Ou à la première heure demain. Je ne suis pas sûre que la victime survive, elle ne s'est pas réveillée.
- Comment s'appelle t-elle ?
- Aucune information sur elle, pas de carte d'identité ou de quelconques papiers...
- J'arrive au plus vite. Merci de votre appel Shérif.
- Je vous attends, à tout de suite Docteur.
Je raccrochai et me précipitai dans ma voiture. Je ne savais pas qui était cette personne mais aucune importance, je me devais de sauver chaque corps retrouvé et il y en avait étonnement beaucoup en ce moment. La présence d'ours avait été détecté et le shérif et son personnel faisait tout leur possible pour les éliminer.
J'arrivai sur les lieux assez vite. Le Shérif attendait devant la porte, l'air fatigué.
Le Shérif de police était un vieil ami. On était souvent appelé à collaborer ensemble. Il vivait à Forks aussi, dans une belle maison. Mais il avait une longue maladie fatale et serait amené à arrêter son travail très vite.
- Bonjour Carlisle !
- Bonjour. Ca va ? Comment va la victime ?
- Ca va ça va ... Rien de nouveau pour la victime, elle reste inconsciente...
- Quand a t-elle été retrouvée ?
- Elle a été retrouvée il y a une heure dans la forêt près de chez toi. Aucune trace comme d'habitude mais la piste des ours est encore envisagée.
- Ne soyez pas jaloux ! Il faut interdire l'accès à la forêt, je ne vois que ça ou le taux de victimes va continuer d'accroître...
- Je le pense aussi malheureusement. Il y a de nombreux morts et cette victime est en bien mauvais état. J'imagine que vous voulez l'ausculter ?
- Oui, bien sur ! Je vais entrer !
- D'accord, je reste un peu prendre l'air, voir ce sang et cette pauvre femme m'a un peu retournée. Elle est allongée dans la première pièce à droite.
- A tout de suite !
J'entrai dans la pièce, J'ouvris la porte et ...
- Esmée !
Alors ce chapitre ? Pas trop triste ? J'ai essayé de faire au mieux pour faire ressentir la tristesse, que pensez-vous de Victoria ? C'est du totalement inventé mais il faut bien que je fasse une histoire pour le tout début du clan Cullen :p
Bonne journée à tou(te)s !
