Sorry pour le délai, j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !
— Oh, c'était pas mal, dit Al en se léchant les doigts, avec un sourire destiné à Scorpius. Je suis encore plus impatient de voir le dessert, cela dit.
— Qu'est-ce qu'il y a pour le dessert ? demanda Scorpius en fronçant les sourcils.
Ils avaient mangé pratiquement tout ce qu'il y avait en vue. Le repas avait été la dernière chose qu'il avait eue à l'esprit, mais la suggestion de Al s'était révélée bonne. Avec un estomac plein, les derniers vestiges de sa faiblesse s'étaient évanouis.
Al eut un sourire en coin :
— Toi.
Scorpius eut soudain très chaud et souhaita posséder ne serait-ce qu'un tout petit peu plus de contrôle sur son corps. Il était censé être un Serpentard rusé et énigmatique, bon sang, pas un écolier rougissant !
Al se pencha sur lui et l'embrassa. C'était différent de leur dernier baiser. Plus respectueux. Plus doux. Al bougeait avec précaution, ses lèvres effleurant les siennes avec une lenteur agonisante. Scorpius entrouvrit la bouche pour lui en autoriser l'entrée et leurs langues se rencontrèrent pour une danse tendre et taquine.
Du temps passa. Des minutes. Des heures. Des secondes. Tout ce dont Scorpius avait conscience était sa bouche – rouge et gonflée de l'excès de baisers – et l'impérieuse et douloureuse pulsation de son sexe, prisonnier de son pantalon. Putain, s'inquiéta-t-il alors que la langue de Al pointait hors de sa bouche pour caresser la sienne, il n'allait quand même pas éjaculer sans même qu'on l'ait touché ?
Et puis Scorpius se retrouva étendu sur le dos avec Al qui l'enjambait à moitié et était à moitié allongé sur lui, une main près de sa tête et l'autre descendant le long de son torse, tandis que son genou forçait ses cuisses à s'ouvrir. Quand les doigts d'Al effleurèrent l'entrejambe de son pantalon, il s'arqua contre lui, essayant désespérément de prolonger ce contact électrifiant. Son cœur tambourinait et il pouvait carrément entendre le sang pulser dans ses veines.
La main de Al – oh putain, sa main – reposait maintenant fermement contre le tissu qui couvrait le sexe engorgé de Scorpius et il frottait sa paume contre lui tout en caressant en rythme sa langue de la sienne.
Quand Al retira sa main, Scorpius protesta en gémissant, avant de se figer en sentant l'autre se déplacer vers la fermeture de son pantalon.
— Ca va ? chuchota nerveusement Al.
Scorpius essaya de respirer. Il ouvrit la bouche mais aucun mot n'en sortit. Il se lécha les lèvres et hocha la tête.
Al se débattit avec son pantalon qu'il descendit sans finesse sur ses chevilles. Quand Scorpius sentit une main le toucher – avec seulement une fine barrière de coton entre cette main et son sexe – il hoqueta et se pressa contre Al.
— Ouvre les yeux, dit celui-ci.
Scorpius rassembla tout son courage et obéit. Al le fixait et sa bouche était entrouverte.
— Tu es tellement beau, dit-il.
Scorpius s'apprêtait à sortir une réplique pleine d'esprit (Oh, oui, je suis au courant, merci), quand Al glissa ses doigts sous la ceinture de son sous-vêtement et prit son sexe dans sa main.
Pour les quelques instants qui suivirent, le monde se résuma à la main de Al, qui allait et venait, à la bouche de Al qui mordillait la peau sensible autour de sa clavicule, et à la pression incroyable, merveilleuse, et terriblement gênante qui montait dans son bas-ventre, faisant trembler tout son corps de désir et d'excitation, et qui indiquait qu'il allait jouir dans le plus bref délai jamais vu sur terre.
Et puis Al – la respiration laborieuse, le visage rougi – se convulsa contre Scorpius en faisant un son incroyable. Il serra le sexe de Scorpius et cela, combiné avec le fait d'avoir, apparemment, fait jouir Al sans même le toucher, lui fit atteindre le point de non-retour. Il jouit fort, tout son corps vibra alors qu'il se répandait dans la main d'Al.
Scorpius était aussi essoufflé que s'il avait couru un marathon. Mais il fallait qu'il sache malgré tout.
— Est-ce que tu… est-ce que tu viens juste de… tu sais ?
Al sourit.
— Putain, oui.
Et puis il leva la main jusqu'à sa bouche – une main couverte du sperme de Scorpius – et la lécha.
C'était définitivement la chose la plus sexy que Scorpius ait jamais vu. Il allait avoir une érection pour le reste de sa vie. Son sexe se raidissait déjà à nouveau.
Al s'effondra à côté de Scorpius et l'embrassa. Scorpius pouvait sentir le goût de sa semence sur la langue d'Al – un goût étrange, musqué. Ça aurait dû être déplaisant. Ça ne l'était pas. C'était incroyablement sexy.
— Je… dit Scorpius quand ils se détachèrent enfin l'un de l'autre.
Al faisait courir ses doigts dans ses cheveux d'une façon très perturbante, et Scorpius se demanda s'il serait jamais capable à nouveau d'avoir des pensées rationnelles en sa présence.
— Oui ? demanda-t-il avec un grand sourire.
— Putain, dit Scorpius, incapable d'articuler davantage tandis que Al le faisait frémir en passant son doigt dans son cou.
— Eloquent, commenta-t-il.
Scorpius ressentit une envie irrépressible de lui tirer la langue mais parvint à se contenir.
— Tu portes bien trop de vêtements, dit Al en plaçant sa paume sur la poitrine de Scorpius et en le poussant en arrière.
Scorpius rougit.
— Toi aussi, dit-il.
C'était la première fois que prononcer ces mots – si totalement innocents – se révélait aussi difficile.
Al rit et s'extirpa de son uniforme d'école, pour se retrouver uniquement vêtu de son boxer. Son érection était pressée contre le tissu fin et mouillé. Scorpius se débarrassa du pantalon qui pendait toujours à ses chevilles, et se débattit avec les boutons de sa chemise. Il avait complètement perdu son aplomb et sa grâce naturelle, et était désormais un abruti maladroit dépourvu d'habileté motrice.
Al repoussa ses mains et défit adroitement les boutons restants, avant de faire glisser la chemise de ses épaules avec précaution.
Scorpius était submergé par une sensation qu'il aurait décrit comme de la panique, si elle n'avait pas été si… bienvenue. Doux Merlin, il voulait ceci. Une part importante de sa vie lui avait échappé jusqu'à présent, et maintenant qu'elle était là il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait été un idiot de ne pas s'en apercevoir.
— Je suis gay, dit-il, et il s'en sentit un peu surpris.
Comme si c'était quelque chose dont il venait juste de se rendre compte. Il supposait qu'en un sens, étrangement, c'était le cas.
— Non… tu te fiches de moi ? demanda Al en lui souriant affectueusement. Putain, tu es vraiment beau.
Scorpius leva les yeux au ciel, retenant le sourire qui essayait de lui échapper. Ses doigts firent courir une caresse fantôme sur le corps de Al, l'examinant. Il était à la fois exactement comme il l'avait imaginé, et beaucoup mieux. Sa peau était plus pâle, d'une couleur plus crémeuse que ce à quoi il s'était attendu, avec des marques de bronzage presque disparues qui lui donnaient envie de rire. Son corps était plus léger, moins musclé, et presque aussi peu poilu que le sien – en dehors d'une ligne sombre qui descendait de façon intrigante. Le cœur de Scorpius se mit à battre plus vite.
— Tu es…
— Ouais, maigrichon, je sais, dit Al sans le moindre complexe.
Il fit courir ses doigts sur le ventre de Scorpius, une vague expression d'émerveillement sur le visage.
— Tu es beaucoup plus musclé que ce que je pensais.
— Quidditch, expliqua Scorpius, hypnotisé par la vue des doigts minces d'Al qui bougeaient sur sa peau. Et non, ce n'est pas vrai.
— Pas vrai quoi ?
— Tu n'es pas maigrichon. J'aime comme tu es fait, répondit Scorpius, pas certain de savoir pourquoi c'était si gênant de le dire.
Peut-être que c'était dû au fait que – Merlin – Al était maintenant en train de glisser ses doigts sous la ceinture de son sous-vêtement.
— Je peux ? demanda-t-il.
Scorpius prit une profonde inspiration et hocha la tête.
— Enlève, commença-t-il avant de s'interrompre, la gorge inexplicablement sèche. Enlève le tien aussi.
La bouche de Al s'ouvrit et il hocha la tête en s'humectant les lèvres. Il hésita.
— Qu'est-ce que tu attends, un compte-à-rebours ?
Le rire de Scorpius était un peu tremblant. Al sourit largement et commença à baisser son caleçon – Scorpius se rappela au dernier moment que ça pouvait aider s'il levait les fesses et il essaya de ne pas mourir d'excitation quand le tissu effleura son sexe.
Il frémit, se sentant très exposé et très vulnérable. Et très, très, très excité.
Al s'extirpa de son propre sous-vêtement, son sexe érigé jaillissant librement tandis qu'il baissait son boxer et le jetait de côté. Scorpius avala avec difficulté, horriblement conscient d'être totalement inexpérimenté. Avait-il besoin de rappeler cette vérité hideuse et mortifiante à Al ? Y avait-il un moyen de le faire qui ne mettrait pas totalement sa dignité en lambeaux ?
Et puis Al se retrouva sur lui – peau contre peau – envoyant des étincelles à chacune de ses terminaisons nerveuses et, nom de Dieu, leurs sexes se touchaient et Al l'embrassait, ses doigts crispés sur ses hanches, et Scorpius était raide dingue de désir.
Il n'avait jamais, de toute sa vie, voulu quelque chose autant qu'il voulait toucher Al maintenant – le regarder se tordre à son contact, et jouir, ne plus être capable de respirer et crier son nom – mais il ne parvenait pas à se lancer. Et s'il n'était pas bon, s'il était totalement nul ? Il n'avait jamais été du genre à douter de lui mais là… bon. Il ne parvenait simplement pas à s'en empêcher.
Al s'agita sur le lit et avala sa salive avec difficulté, sa pomme d'Adam se contractant de façon visible.
— Comment faut-il que je supplie pour que tu me branles ?
Scorpius devint écarlate.
— Comment tu aimes ça ?
Al attrapa la main de Scorpius et la lécha, y déposant sa salive jusqu'à ce qu'elle soit moite et glissante, et la guida jusqu'à son sexe. Quand il enroula ses doigts autour de lui – les faisant glisser expérimentalement de haut en bas, son estomac se contractant de nervosité et d'émerveillement au contact de cette chair chaude et intime – Al eut un hoquet qui se répercuta directement sur l'ego de Scorpius.
Al se pressa contre la main de Scorpius, tout en l'embrassant désespérément. Avant que celui-ci puisse simplement penser aux notions de vitesse et de rythme, Al avait enroulé ses doigts autour des siens et guidait son allure, lui montrait.
Puis – et oh bon sang Scorpius pensa qu'il pourrait bien en mourir – Al arrêta de l'embrasser, cracha dans sa main, et la fit descendre entre les jambes de Scorpius.
Froid, glissant, et époustouflant. Ce n'était pas nouveau. Scorpius s'était déjà masturbé de cette façon auparavant. Mais c'était la main de Al autour de son sexe. Merlin. Une prise serrée et ferme. Les doigts qui glissaient sur la pointe de son sexe. Ça ne ressemblait à rien de ce qu'il avait pu ressentir seul. Putain, il était nu. Nu dans un lit avec Al. En train de le masturber.
Al faisait les bruits les plus incroyables. Des gémissements et des inspirations courtes et haletantes. La meilleure fois de Al, espérait Scorpius. Et pour lui, sa première fois tout court. Et puis Al l'embrassa à nouveau, presque assez fort pour laisser des marques, leurs dents s'entrechoquant. Scorpius répondit au baiser avec férocité, sentant monter en lui une vague de chaleur et, oh mon dieu, oh mon dieu.
— Je vais… haleta Al tout contre sa bouche. Putain. Scorpius.
Les muscles de Scorpius se contractèrent comme Al disait son nom, et ce fut soudain trop. Il jouit fort, son corps parcouru de spasmes, allant et venant dans la main de Al.
— N'arrête. Pas, parvint à dire celui-ci.
Scorpius frotta son nez dans le cou de Al et ralentit le rythme de sa main. Al tremblait et la sueur perlait à son front.
— Enfoiré, murmura-t-il à travers ses dents serrées. Plus vite. S'il te plaît.
Scorpius sourit contre son cou mais n'accéléra pas. Al frissonnait et produisait des sons incohérents, agitant ses hanches dans une manœuvre destinée à forcer Scorpius à accélérer.
— Putain, siffla-t-il, la mâchoire crispée. S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.
Le cœur battant, Scorpius dessina un chemin de baisers sur la ligne de sa mâchoire avant de se retirer, et d'imprimer un rythme plus rapide à sa main.
Al rouvrit les yeux et ses lèvres s'écartèrent, la respiration difficile. Scorpius réalisa, dans un flash d'excitation qui fit tressaillir son sexe épuisé, qu'il allait pouvoir regarder Al dans les yeux en le faisant jouir. Existait-il quelque chose de plus intime ?
— Oh, dit Al.
Son visage se contorsionna avant de se détendre, ses hanches s'agitant follement tandis qu'il venait à bout de son orgasme, les yeux dans les yeux avec Scorpius. C'était la chose la plus merveilleuse que celui-ci ait jamais vu.
Al s'effondra et, après quelques secondes, ses lèvres se recourbèrent en un sourire.
— C'était épatant, dit-il en repoussant ses cheveux trempés d'une main.
Scorpius se sentit obligé de se pencher et d'embrasser Al avec beaucoup d'application. Quand il eut terminé, Al avait une expression rêveuse sur le visage, et Scorpius se demanda s'il avait l'air aussi béat que lui. L'idée ne lui paraissait pas si grave que ça.
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Scorpius se réveilla en étant totalement désorienté. La pièce – qui n'était pas sa chambre à lui, ça c'était certain – était emplie de lumière. Est-ce qu'il avait dépassé l'heure de se lever ? Et puis il se rappela – tout ce qui s'était passé la veille lui revint d'un coup. Il jeta un coup d'œil à l'emplacement – décidément vide – dans le lit à côté de lui et sentit ses entrailles se nouer. Il était vraiment un idiot. Comment avait-il pu se laisser prendre à un piège si évident et ridicule ? A l'instant même la salle commune de Gryffondor devait résonner du rire de gens se moquant de lui, tandis que Potter leur révélait à quel point lui, Scorpius, était inexpérimenté et, sans aucun doute, abominable au lit.
La porte de la minuscule salle de bains attachée à la chambre s'ouvrit alors, et Al en émergea, à moitié habillé, se frottant les cheveux avec une serviette.
Scorpius s'en évanouit presque de soulagement.
— Bonjour, dit Al.
Il ajouta, l'air un peu gêné :
— Ca va ?
Le cœur de Scorpius se mit à battre plus vite. C'était abominablement embarrassant. Et si Al regrettait ce qu'ils avaient fait ? S'il l'avait seulement fait par – beurk – compassion, ou pire, pitié ? Mais il ne pouvait pas lui poser une telle question. Absolument pas moyen.
Al fronça les sourcils et s'assit sur le côté du lit. Il ôta la serviette de ses cheveux et se mit à la tordre entre ses mains. Ses cheveux formaient des pics ridicules et adorables. Ça rendait Scorpius vaguement malade de se rendre compte à quel point il avait envie de le prendre dans ses bras.
— Est-ce que… c'était trop ? demanda Al. Est-ce que j'ai… est-ce que tu…
Il regarda la serviette dans ses mains comme si c'était quelque chose de réellement fascinant.
— Je… j'aimerais bien qu'on sorte ensemble. Si tu veux.
Scorpius avala sa salive avec difficulté, plus déchiré qu'il ne l'avait été de toute sa vie.
— Mon père… dit-il avant de s'arrêter, dégoûté par lui-même.
Allait-il vraiment faire passer l'opinion de son père avant son propre bonheur ? Mais s'il perdait le respect de son père – son amour… Scorpius se mordit la lèvre.
Al releva les yeux vers lui et lui sourit, mais ça semblait un peu forcé, crispé.
— Je ne vais pas en parler à qui que ce soit. Même si je ne te plais pas de cette façon là.
— Tu es un crétin ou quoi ? coupa Scorpius. Bien sûr que tu me plais. Mais je suis un Malefoy. Les gentilshommes Malefoy ne sortent pas avec des garçons. Et ils ne sortent certainement pas avec des Potter.
Al ouvrit la bouche, sur le point de répondre avec colère, mais il la referma sans rien dire. On aurait dit qu'il était en train de compter jusqu'à dix. Quand il parla finalement, il donnait l'impression de faire de gros efforts pour garder son calme.
— Nous ne sommes pas nos parents.
Scorpius ne savait pas vraiment quoi répondre à ça. Il se sentait totalement misérable.
Et puis quelque chose de plutôt merveilleux arriva. Al passa ses bras autour de lui, l'attirant plus près et se contenta de… le tenir dans ses bras. Il sentait bon, une odeur fraîche et douce, et son corps était tiède et confortable. Scorpius prit sa décision.
— Oui.
— Oui, quoi ? demanda Al.
— Tu sais quoi.
— Oui, mais j'aimerais te l'entendre dire.
Al souriait d'une oreille à l'autre.
— Oui, je veux bien qu'on… sorte ensemble, se força à dire Scorpius.
Les mots sonnaient bizarrement.
— Mais si tu le dis à qui que ce soit, je remplirai tes os de plomb fondu, je t'étriperai avec une cuillère à café émoussée, et je t'étranglerai avec l'écharpe de ton uniforme.
Al éclata de rire.
— Tout ça ?
Scorpius essaya de sourire.
— Tout ça. Sérieusement, Al. Mon père ne doit pas être mis au courant.
Il renifla.
— Je viens tout juste de m'en rendre compte.
Al le serra fort.
— Tu as ma parole.
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Dans les quelques semaines qui suivirent, Scorpius réalisa – de façon assez perturbante – qu'il n'avait jamais été aussi heureux. Il y avait des tas de choses qui auraient dû l'irriter ou le mettre en colère. Les cours pour les ASPICs avaient pris un tel rythme qu'il avait à peine le temps de penser, et que le temps libre n'était pas du tout du temps libre : c'était du temps de révisions.
Al jouait si bien la comédie de « je ne sors pas avec Scorpius » que celui-ci le voyait à peine. Ils volaient des baisers dans des classes vides et s'autorisaient quelques sessions – plus frustrantes qu'autre choses – de caresses dans la salle de bains des préfets.
Même conserver sa place de chef officieux des Serpentard était épuisant. Il passait plus de temps à gérer les luttes intestines de ses sous-fifres qu'à jouir des fruits de son autorité.
Il voulait Al.
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— Je veux le dire à certains de nos amis, annonça Scorpius, profitant d'une occasion où le dortoir était vide pour lui sauter dessus.
Etre si proche de lui pendant la nuit et ne rien pouvoir faire était une vraie torture. Al passa une main dans ses cheveux emmêlés et sourit.
— D'accord.
Il avança vers Scorpius qui jeta un regard nerveux autour d'eux des fois qu'un Serpentard se serait caché sous les lits. Il y avait une différence entre le dire aux gens et le dire aux gens. Scorpius savait qu'il n'était pas prêt à aller si loin.
Al eut l'air blessé. Si blessé que Scorpius n'eut d'autre choix que de franchir la distance entre eux et l'embrasser. Il fit descendre ses mains sur les fesses de Al et frotta ses hanches contre les siennes. Ils trébuchèrent et Scorpius plaqua Al contre un mur.
— Putain, jura celui-ci alors que son sexe se retrouvait emprisonné entre leurs corps. Arrête. Quelqu'un pourrait…
Scorpius se frotta contre lui et lécha son oreille tout du long, mordant doucement le lobe charnu.
— Oh bon sang, murmura Al. La Directrice en personne pourrait arriver, j'en aurais rien à faire.
Scorpius leva les yeux au ciel et le lâcha à contrecœur.
— Tue l'amour.
Al rit et rajusta sa robe.
— Idiot.
— J'étais sérieux. Sur le fait de le dire à des gens.
— Vraiment ? demanda Al, son visage s'éclairant. A qui je peux le dire ?
— Circé, dit Scorpius en réfléchissant fort. Primrose, peut-être. Lily.
— Je peux le dire au reste de ma famille ? demanda Al après une courte pause. Tu peux leur faire confiance. Ils ne le répèteront pas.
Scorpius fronça les sourcils.
— James…
— …tiendra sa langue ou sentira passer la colère de ma mère. Et crois-moi, c'est une sacrée colère, sourit Al. Intéressante à voir tant que tu n'en es pas la victime.
Scorpius se demanda s'il n'était pas en train de faire une très, très grosse bêtise.
— D'accord.
L'expression sur le visage d'Al aida considérablement à alléger ses peurs. Et plus tard, avec la bouche chaude et humide de Al autour de son sexe, Scorpius réalisa qu'il n'y avait rien qu'il ne ferait si Al le lui demandait. Et il ne parvenait même pas à trouver que c'était un problème.
