Un pari est un pari chapitre 4 \o/ Cette fois-ci, pas de Akame. Du RyoPi et un lemon (qui est un peu classique mais j'ai du mal avec ces choses là, malheureusement). Toujours aussi simpliste et absolument pas de prise de tête, parce que j'aime pas ça 8)

Un peu un cadeau de nowel, on va dire (oui, le 26 à 5h30 du matin, ça reste un cadeau è.é). Il est tard alors ne m'en voulez pas pour les fautes. En espérant que vous apprécierez ~

Point Je raconte ma vie (si vous n'êtes pas intéressés par ma vie et mes projets-d'écriture-cadeaux-de-nowel, ou que vous n'avez pas de temps à perdre, ne vous sentez pas obligés de lire 8)) :
J'envisage de faire des "recueils" d'OS de noël/nouvel an, qui mettront en scène, d'un côté des couples Johnny's, de l'autre des couples visus (parce que je les aime eux aussi). Mais je promet rien sur la quantité étant donné que je vais être un peu occupée ces vacances entre la famille, les amis et les révisions *pleure*. Mais j'ai très envie d'écrire, en plus j'aime la neige et les fêtes :D Bref, jemetais. Bonne lecture o/

Ah oui, pour le début, souvenez vous du Ch.2 quand Ryo appelle Pi pour lui dire qu'il est en retard alors que c'est absolument pas vrai.


Après avoir quitté Jin à l'entrée de l'agence, Yamapi se mit à courir jusqu'à la salle réservée aux NEWS. Quand il ouvrit la porte à la volée et s'écroula sur le sol, essoufflé, les membres présents le dévisagèrent.

- Pi, on peut savoir pourquoi t'es essoufflé ? lui demanda Tegoshi comme si c'était la première question à poser.

- Je suis en retard, désolé.

- Soit t'es encore bourré, soit ta montre est déréglée mais t'es à l'heure, lui fit remarquer Massuda, sceptique.

Yamashita le regarda, l'air franchement surpris, puis une lueur de colère s'alluma dans ses yeux. Il se releva d'un bond, oubliant sa légère course matinale.

- Il est où Ryo ? demanda-t-il sur un ton menaçant.

- On me demande ? dit innocemment l'intéressé qui venait d'entrer dans la pièce.

Tomohisa fit volte-face, à présent très énervé. Il détestait avoir à se dépêcher, il avait à peine pu profiter de son café et se remettre de sa cuite de la veille. Qui plus est, il n'avait absolument pas apprécié la douche avoisinant les zéros degrés que Jin lui avait fait prendre, bien qu'on soit en été.

- Dis donc, Pi, t'as l'air vachement énervé, on dirait que tu en as après moi, fit Nishikido en affichant une mine faussement outrée.

- Je vais te tuer ! Tu sais ce que j'ai du endurer à cause de toi ? J'ai du me forcer à me lever seulement cinq minutes après que le réveil ai sonné, je suis tombé du lit et je suis allé à la cuisine à quatre pattes. En plus, Bakanishi m'a foutu sous une douche glacée pour me réveiller. Non vraiment, tu vas mourir !

Pendant que le leader s'énervait contre Ryo, les autres membres s'étaient discrètement éclipsés. Personne ne voulait avoir à subir la colère d'un Yamashita Tomohisa qui n'avait pas eu sa nuit de sommeil complète. Nishikido, quand à lui, se mit à rire.

- Pour aller à la cuisine à quatre pattes, t'as pas du boire qu'un peu ! J'ai bien fait de t'appeler.

Alors qu'il allait renchérir, Yamapi se souvint du pari de la veille et des raisons pour lesquelles lui et Jin avaient bu outre mesure, et Ryo en faisait partie. Si Akanishi réussissait à avouer ses sentiments à Kamenashi alors Yamashita n'avait plus qu'à fuguer en Antarctique et à devenir un pingouin, en priant pour que Nishikido l'oublie. Johnny-san devrait alors prétendre qu'il était décédé, il viendrait ensuite réellement le tuer et vendrait ses affaires personnelles aux enchères afin de compenser tout l'argent que Yamapi aurait pu lui faire gagner durant les vingt années à venir.

Tout en projetant son avenir dans son esprit, Tomohisa s'était arrêter de crier sur Ryo qui finit par remarquer sa mine déprimée.

- Pi ? Ça va pas ? s'inquiéta-t-il.

- Si je deviens un pingouin, tout devrait aller pour le mieux, marmonna le cadet en posant sur lui un regard noir.

L'aîné le dévisagea un moment, interdit.

- Un pingouin ? répéta-t-il, étonné.

Yamapi ne répondit rien, et se dit qu'il était préférable de bouder. Il pourrait toujours tuer son ami plus tard. En attendant, il ferait mieux de prendre un nouveau cachet d'aspirine car crier avait fait revenir sa gueule de bois au galop. Il fit alors de cet objectif sa priorité, et, une fois qu'il eu trouvé et ingurgité un cachet, il s'écroula à nouveau au sol, au beau milieu de la pièce, snobant toujours Ryo. Celui-ci le regarda faire sans un mot, il ne saisissait plus bien la situation. Il tenta bien de l'interpeler, mais fut tout simplement ignoré. Il s'assit alors à côté de lui, malheureusement, en plus de ne pas vouloir lui parler, Yamashita ne voulait pas non plus le voir, et il se tourna sur le côte de façon à ce que son regard ne puisse plus croiser celui de Nishikido. Ce dernier soupira bruyamment.

- Je préfère que tu me hurles dessus ou que tu me frappes, plutôt que tu m'ignores.

Le plus jeune fut touché par cette aveu mais n'ouvrit pas la bouche pour autant. Il sentit alors qu'on le tirait de façon à ce qu'il se retrouve allongé sur le dos et, avant qu'il n'ai pu réagir, Ryo était assis sur ses hanches. Il rougit fortement devant cette situation et tourna la tête sur le côté pour échapper au regard inquiet de son aîné.

- Qu...Qu'est-ce que tu fait ? Bouges de là ! s'emporta-t-il.

- Expliques moi pourquoi tu boudes et je te laisserais peut-être partir, répondit Ryo, alors que ses lèvres s'étiraient en un sourire vainqueur.

- Crève, murmura Yamashita avant de bouger son bassin dans l'espoir de faire tomber son ami.

- Si tu refais un mouvement comme celui-ci, ça pourrait très mal finir pour tous les deux... fit Ryo qui souriait toujours.

Le cadet ne pu s'empêcher de rougir d'avantage devant ce sous-entendu qui faisait germer des idées louches dans son esprit. Il tenta de fuir un peu plus le regard de l'autre mais une main se referma sur sa mâchoire, le forçant à plonger ses yeux dans ceux de son vis-à-vis, dans lesquels brillait une étrange lueur. Yamapi fut longtemps absorbé par celle-ci, à tel point qu'il ne réalisa pas comme le visage de Nishikido était proche du sien, jusqu'à ce qu'il ne vienne s'y coller. Il écarquilla les yeux et rencontra ceux rieurs de son aîné. Il oublia alors raison et fierté et se laissa aller à goûter ces lèvres chaudes qui lui étaient offertes. Le cadet glissa sa main dans les cheveux de son ami afin d'approfondir le baiser et pressa avidement leurs bouches, prenant le temps de goûter tout ce que leurs langues rencontraient. Yamashita réalisa qu'il n'attendait que ça et en demanda plus, pourtant Ryo se redressa subitement. Alors que le plus jeune hésitait entre râler et ne rien dire, une voix se fit entendre :

- Ryo, tu peux violer Pi quand tu veux mais là, on a du travail.

- Koyaaaaa ! Tu casses tout le romantisme de la situation ! se plaignit Ryo.

- Désolé mais, si tu veux profiter de son corps, faudra attendre la fin de la réunion. Et faites pas ça dans notre salle ! Les Love Hotel, ça existe.

- C'est miteux les Love Hotel, on ira chez moi.

- Faites comme vous voulez mais épargnez moi les détails.

Tandis qu'il s'adressait au perturbateur, le brun ne détacha pas son regard de celui de Tomohisa, arborant un air fier et un énorme sourire. Puis, il se leva et aida son cadet à se mettre debout. Il glissa ensuite sa main dans la sienne et ils se dirigèrent ainsi vers la salle où une réunion les concernant devait avoir lieu.

Le reste de la journée se déroula sans encombre, Yamashita s'efforça d'oublier ce qui était arrivé pour ne pas être déconcentré dans son travail et Ryo, ne sachant plus trop où ils en étaient, s'abstint d'entrer physiquement en contact avec le leader. Ce dernier n'en était pas moins très perturbé, à tel point qu'il oublia de prévenir son meilleur ami de la manière dont avait tourné les choses, et de s'inquiéter pour sa situation à lui par la même occasion.

L'heure pour les NEWS de rentrer chez eux arriva, accompagnée de la tombée de la nuit. Alors que Yamapi rassemblait ses effets personnels, Ryo entra dans leur salle mais le cadet fit comme si il ne l'avait pas remarqué. Les autres membres étaient déjà partis, ils ne risquaient pas d'être dérangés, pourtant Tomohisa ne pouvait s'empêcher d'appréhender.

- Tu as maigris, fit remarquer l'aîné.

Yamashita s'étonna de cette remarque qui n'avait pas lieu d'être, s'attendant plutôt à entendre un commentaire sur le baiser de plus tôt.

- Normal, ça doit faire deux jours que je n'ai rien ingurgité de plus que de l'alcool et des cachets d'aspirine, répondit-il.

- Je t'invite au restau alors, annonça Nishikido.

- Mauvaise idée, je suis fatigué, je vais plutôt rentrer me coucher.

- Pour que tu sautes encore un repas ? Hors de question.

- Bon d'accord, soupira le plus jeune, mais je ne rentrerais pas tard. Et on ne bois rien d'autre que de l'eau !

- Promis.

À ces mots, les deux jeunes hommes quittèrent l'agence et se dirigèrent vers un petit restaurant non loin, où ils avaient l'habitude de manger.

Durant tout le trajet, qui dura environ trois minutes, Yamapi se posa mainte questions sur la situation et sur l'avenir de leur relation. Savoir cette main à quelques centimètres de la sienne tandis qu'ils marchaient côte à côte l'obsédait et obstruait son esprit de doutes mais il se refusa à la saisir tant que tout ne serait pas clair. Seulement, comment en parler quand on était sur de rien ?

Le temps qu'il en arrive à cette fatalité, Ryo et lui étaient déjà assis à une table isolée, attendant qu'on leur serve leur repas. Il soupira, ne sachant que faire ni par ou commencer, puis se remit à y réfléchir. Nishikido le contempla longuement, perdu dans ses pensées, songeant à quel point il était beau.

Quand le serveur déposa les plats commandés devant eux, ils sortirent enfin de leurs rêveries. Alors qu'ils se mettaient à manger, le cadet prit son courage à deux mains.

- Euh... Tu sais, j'aimerais bien qu'on... euuuh... qu'on parle de... de ce qu'il s'est passé... tout à l'heure, fit-il, hésitant.

- Oui, bien sûr, mais je doute qu'on soit dans l'endroit le plus approprié.

En effet, bien qu'il se fasse tard, il y avait encore du monde dans le restaurant et certains laissaient trop traîner leurs oreilles.

- Mais je ne veux pas attendre demain pour en parler, une journée c'est suffisamment long.

- On peux aller chez moi. Enfin... si tu veux, proposa l'aîné.

- D'accord. Mais je peux dire adieu à ma nuit de sommeil, soupira Yamapi.

- Tu peux... rester dormir, fit Ryo. En tout bien tout honneur, hein, s'empressa-t-il d'ajouter.

Le plus jeune acquiesça, et c'est ainsi qu'après avoir mangé, ils se retrouvèrent dans le salon du brun, assis sur son canapé, l'un attendant patiemment que l'autre se décide à remettre le sujet sur le tapis.

- Pourquoi... Pourquoi tu m'as embrassé ? commença Yamashita.

- Euh... Parce que j'en avait envie ?

- Merci, je me doute que si tu n'en avais pas envie, tu ne l'aurais pas fait.

- Et toi ? demanda l'aîné, envieux de retourner la situation. Pourquoi tu ne m'as pas repoussé ?

- Surement pour les mêmes raisons que toi, répondit le cadet, quelque peu décontenancé par la question.

Un silence s'installa entre les deux hommes avant que leur regards ne se croisent et qu'ils ne se mettent à rire.

- On est bêtes, n'est-ce pas ?

- Et très puérils, comme si on était face à notre premier amour !

Ils se regardèrent amoureusement, souriant à s'en décrocher la mâchoire, puis lentement, il se rapprochèrent, si près que leurs lèvres finirent par se sceller en un baiser passionné et langoureux. Très vite, leurs mains se joignirent à ce ballet buccal, glissant sous le tissus, caressant chaque parcelle de peau rencontrée. Yamapi frissonna quand il sentit les doigts de Ryo venir se glisser légèrement dans l'élastique de son sous-vêtement. Il grimpa à califourchon sur ses genoux et entreprit d'explorer son cou, léchant et suçant cette partie si appétissante. Il remonta ensuite vers sa bouche qu'il embrassa sans retenue. Il n'avait plus besoin de se poser de question, tout avait été dit en un éclat de rire, maintenant il pouvait laisser libre court à ses fantasmes et profiter pleinement de la situation. Il avait d'ailleurs atrocement envie de plus, alors il passa à nouveau ses mains sous le haut de son amant, le relevant au fur et à mesure que ses mains glissaient sur son torse pour le lui retirer. Devant la tournure que prenaient les choses, le brun ne put s'empêcher de demander :

- Tu n'étais pas fatigué ?

- Si, mais je n'ai plus sommeil. Et puis maintenant, je suis sur de très bien dormir cette nuit, lui répondit le cadet en souriant.

Cette réponse provoqua un léger rire chez l'aîné tandis que Yamashita s'attaquait déjà à son propre t-shirt, révélant ses abdominaux finement sculptés. Ryo renversa alors la situation, se retrouvant au dessus. Il redessina les contours de ces muscles avec la pointe de sa langue, provoquant quelques soupirs chez son vis-à-vis puis, lentement et sadiquement, il descendit. Yamapi se déhanchait un peu plus au fur et à mesure que Nishikido se rapprochait de sa partie sensible. Arrivé à la limite que formait le boxer du plus jeune, il déposa un baiser devant la peau qui s'offrait à lui et, toujours aussi peu rapidement, il déboutonna son pantalon qu'il fit glisser sensuellement le long de ses jambes, accompagné du sous-vêtement. Il se retrouva alors face à la virilité déjà bien dressée de son amant, il s'en saisit et la lécha de tout son long, arrachant un gémissement surpris à son cadet. Content de l'effet produit, il réitéra le mouvement plusieurs fois avant de prendre le membre en bouche. Il exerça plusieurs vas-et-viens lascifs, faisant soupirer Yamashita de bien-être. Ce dernier, désireux de ressentir plus, glissa ses mains dans les cheveux du brun mais celui-ci refusait de céder à cette requête silencieuse.

Hum... Ryo... S'il te plaît... gémit Yamapi.

Satisfait de ce qu'il venait d'entendre, Ryo accéléra ses gestes et fut gratifié d'un petit cri indécent échappé des lèvres de son amant. Il se fit encore plus rapide, réalisant à quel point entendre Yamashita Tomohisa gémir était grisant. Bientôt le plus jeune perdit pied dans la réalité, emporté par son plaisir qu'il se mit à crier sans retenue, pour la plus grande joie de la source de son bien-être. Bien-être qui devint de plus en plus insoutenable.

- Ryo... Je...Je vais... tenta-t-il de le prévenir, se sentant venir.

Mais le brun ne s'en formalisa pas et, alors que le cadet se déversa en un gémissement sonore, il ne retira pas sa bouche et reçu la semence qu'il avala. Il se redressa ensuite et Yamapi l'attira à lui, l'embrassant fougueusement. Quand ils se séparèrent, Nishikido se leva et quitta la pièce, Yamashita le regarda, étonné. Il revint quelques secondes plus tard, une petite bouteille dans les mains.

- Je ne veux pas que tu aies trop mal, lui expliqua-t-il.

Il reprit ensuite sa place initiale et enduit ses doigts du liquide, puis s'approcha de l'intimité de son amant, et, alors qu'ils partageaient un nouveau baiser, il en fit pénétrer un. Tomohisa se crispa légèrement. Quand il fut un peu habitué, il mit un second doigt, puis un troisième. Une fois qu'il sentit Yamapi prêt, Ryo les remplaça par son membre, sans cesser de l'embrasser. Il entreprit alors un lent et profond mouvement de vas-et-viens, allant et venant en lui. La simple idée d'entrer en Yamashita lui faisait perdre la tête. En proie à un violent plaisir, ils ne tardèrent pas à mêler leurs cris, s'embrassant partout où ils le pouvaient, laissant leurs mains se promener sur la peau, s'accrocher à la nuque, aux hanches, aux fesses ou encore se perdre dans les cheveux de leur vis-à-vis. Enfin, dans un ultime mouvement, et bien loin de la réalité, ils atteignirent le septième ciel et Nishikido se libéra à son tour.

Il se retira et s'écroula sur son amant, essoufflé. Puis tout doucement, il se leva, ramassa leurs affaires, saisit la main de son Pi et l'entraîna jusque dans sa chambre où ils se jetèrent sur le lit. Un sourire béat sur les lèvres, ils s'embrassèrent amoureusement, s'enlacèrent et s'endormirent ainsi, dans les bras l'un de l'autre.

Plus tard dans la nuit, Yamapi se réveilla et découvrit avec soulagement que son Ryo était toujours là, dormant comme un bébé à ses côtés. Il se leva avec difficulté, faisant le moins de bruit possible et chercha son portable aux milieu de leurs vêtements emmêlés. Quand il le trouva enfin, il fut surpris de voir qu'il avait reçu un message.

5h04

Akanishi Jin

Deux verres de plus, une

dose surdimensionnée

de courage, et je gagne.