Je ne sais pas trop pourquoi le site n'a pas arrêté de supprimer le chapitre précédent quand je l'ai sortit... C'est étrange. M'enfin bref, il est un peu capricieux en ce moment, non ? J'espère que ce chapitre vous plaira ;D
- Forever and Everything – Chapitre 3 -
Il restait à Derek un petit quart d'heure d'ombrage à faire sur son client lorsque Stiles entra dans sa boutique. Il resta près de lui, l'observant travailler sur l'omoplate de l'homme.
- Hey ! Dit-il en relevant les yeux vers Derek.
Ce dernier arrêta son pistolet et regarda par-dessus son épaule.
- Hey, passe dans l'arrière-boutique. Dernière porte sur ta droite.
Stiles hocha la tête, mais il s'arrêta aux côtés de Derek pour déposer un baiser sur sa joue. Le tatoueur se souvient qu'il disait qu'il voulait l'embrasser en le voyant et avant qu'ils ne se séparent.
- Mignon, déclara son client.
Derek secoua légèrement la tête en se reconcentrant sur le tatouage, armé de son pistolet.
- Ouais... souffla-t-il en se souvenant des suçons violacés sur le cou de Stiles, dépassant du col de sa chemise de flanelle ouverte.
Mien... pensa-t-il en achevant l'ombrage sur le tatouage d'aigle.
Quand il eut terminé, il donna au client le boniment habituel, mais rapidement et sans entrer dans les détails, après tout ce n'était pas le premier tatouage de cet homme. Puis après avoir été payé, il ferma la boutique, nettoya son plan de travail, le préparant pour le lendemain et passa enfin à l'arrière. Stiles était en train de regarder dans les livres de tatouages, retraçant les motifs du bout des doigts.
Il leva les yeux lorsque Derek entra dans la pièce.
- Tu fais du design, j'avais pas réalisé. Et tu dessines... Enfin je veux dire, oui, mais... tu dessines ! S'exclama-t-il en mettant l'accent sur le dernier mot, montrant les quelques croquis que Peter avait encadré et accroché.
Hochant la tête, Derek s'avança.
- Oui. Maintenant, où est mon baiser de bonjour ?
Il observa avec amusement les rougeurs prenant place sur le visage de Stiles à sa question. Puis il se redressa et s'avança en même temps que lui.
- Mais juste là, mon cher, dit-il en glissant ses mains sur les épaules du tatoueur.
Derek s'accrocha à la taille de Stiles et le tira à lui pour l'asseoir sur la table. Puis il se glissa entre ses jambes et le laissa stupidement l'embrasser.
Quand il s'écarta, ses paupières étaient lourdes.
- Est-ce que c'est Ok ?
Derek hocha la tête.
- Permets-moi de te rendre la pareille, dit Derek.
Avant que Stiles ne puisse s'écarter, il s'agenouilla, ses mains ouvrant le jean du plus jeune.
- Oh putain, t'es... Oh putain.
Stiles se laissa aller contre la table, s'appuyant sur ses paumes tandis que Derek s'occupait de sa queue. Il glissa sa langue sous le prépuce, lapant les perles qui glissaient, puis le repoussa doucement contre la table pour pouvoir se concentrer sur ce qu'il faisait.
Il leva un instant les yeux pour voir le jeune homme, les yeux fixés sur lui, les pupilles dilatées et le visage rougit.
- Retire ton haut, je veux voir mes marques, dit Derek, et Stiles se redressa, arrachant son maillot en prenant sa chemise de flanelle avec.
Derek gémit en voyant ses suçons parsemés partout sur le torse de Stiles. Il passa un pouce sur l'un des derniers qu'il avait fait, au niveau du bassin, tout en bas juste là où il voulait le tatouer. Puis il s'enfonça sur la queue de Stiles et le suça jusqu'à ce qu'il vienne avec un gémissement proche du cri. Ses bras le lâchèrent et il s'étendit sur la table, son jean et son boxer pendant à ses chevilles, les jambes toujours écartées.
- Putain, c'est le meilleur 'hello-kiss' qu'on puisse espérer, dit-il dans un halètement sourd.
Souriant, Derek se leva et se pencha sur Stiles. Il plana au-dessus de lui pendant quelques secondes avant qu'il ne s'affaisse et ne l'embrasse. Lorsque Stiles ouvrit la bouche, il partagea avec lui les quelques gouttes de sperme qui lui restait, le faisant doucement glisser sur la langue du jeune homme. Celui-ci gémit en acceptant et l'avala.
- Comment tu fais pour transformer quelque chose de 'sale' en un truc vachement sexy ? Demanda-t-il à bout de souffle en s'asseyant, regardant autour de lui pour trouver sa chemise.
- Pour moi, le sexe n'est pas sale, il n'y a rien de sale. Nauséabond, maladroit, parfois mauvais et douloureux, mais pas sale, expliqua Derek en se redressant et regarda Stiles glisser sa chemise sur ses épaules.
Puis il se leva et remonta son jean. Enfin debout, il s'arrangea un peu, puis se rassit sur la table en regardant Derek.
- J'aime beaucoup cette manière de voir les choses. Parce que tu vois, j'ai passé la nuit dernière à réfléchir à tout ce que je voulais te faire et c'est plutôt... Vilain, sourit Stiles et Derek secoua doucement la tête, se penchant pour un baiser rapide.
- Allons dîner. Tu pourras tout me dire et je m'assurais que tu en ais pour ton compte.
Stiles bouda de nouveau et Derek secoua la tête.
- Sache que ce qui pourrait fonctionner sur un grand nombre de personne ne fonctionnera pas sur moi, dit-il fermement en croisant les doigts derrière son dos.
Merde, il était tellement épris de ce bonhomme. Enfermons-le et jetons la clé.
Avec un sourire éblouissant, les yeux de Stiles se perdirent un instant le long de sa silhouette, le faisant déglutir alors que lui se léchait les lèvres.
- Tu n'aurais sûrement pas dû admettre ça, Der', maintenant je vais redoubler d'imagination pour trouver ce qui te convient.
Il se lécha de nouveau les lèvres en faisant un pas en avant, posant sa main sur l'entrejambe de Derek.
L'ignorant, ce dernier secoua la tête.
- Der' ? S'étonna-t-il.
- Ouais, j'aime bien, m'en fout si pas toi, répondit Stiles en frôlant Derek avant de se diriger vers la porte. Maintenant, allons-y, tu m'as promis à manger et je meurs de faim !
Derek suivit Stiles à la porte et verrouilla la boutique derrière eux.
- Restaurant thaï en bas de la rue, ça te va ? J'ai fait une réservation.
Stiles hocha la tête et ils y allèrent dans un silence confortable. Après quelques instants, Derek sursauta imperceptiblement en sentant le bras de Stiles glisser autour de ses hanches et sa main se glisser dans la poche arrière de son jean, palpant sa fesse dans le mouvement.
Mais il ne fit rien de plus, aucun commentaire graveleux, gardant juste la tête baissée, se promenant tout en étant pressé contre son flanc. Derek vit à la lumière d'une vitrine que les oreilles de Stiles étaient roses vif. Souriant intérieurement, il leva doucement le bras et le laissa tomber sur les épaules du jeune homme, le déplaçant ensuite autour de son cou pour l'attirer contre lui pour brosser ses lèvres à la naissance de ses cheveux, encore broussailleux et en désordre.
- Est-ce qu'il t'arrive de coiffer ce nid de corbeau ? Demanda-t-il. Et les as-tu lavés aujourd'hui ? Ça sent encore comme... Eh bien, nous.
Il vit les oreilles de Stiles tourner à un rouge plus sombre.
- Euh, je, non, répondit-il finalement.
Derek s'arrêta un instant en le regardant.
- Tu ne t'es pas douché après la nuit dernière ?
Stiles secoua la tête, les yeux toujours baissés. Derek posa un doigt sous son menton pour remonter son visage vers lui, le forçant à le regarder.
- Et je suis celui qui est sale ? Demanda-t-il avec un sourire malicieux, observant Stiles rougir d'embarras.
- Merde, je ... non ? Répondit Stiles après un instant.
Derek les fit traverser pour s'arrêter devant le restaurant Thaï, alors qu'ils se regardaient dans les yeux.
- Donc, en s'appuyant sur cette idée que j'aime tout ce qui est sale, je dois t'avouer que là, ici et maintenant, je vais avoir vraiment du mal à me retenir de te jeter sur la table là-bas et de te dévorer.
Avec un sourire, il tira Stiles à l'intérieur alors que celui-ci gémit, tentant de le retenir en le tenant par le t-shirt.
- Non, mais tu sais, mon père n'est pas là, on peut s'arranger ! S'exclama-t-il.
Derek secoua la tête et déclara à l'hôtesse qu'ils avaient une réservation.
Quand ils furent installés dans une alcôve, Derek glissa immédiatement son pied entre les jambes de Stiles pour observer cette rougeur si sexy revenir sur le visage du jeune homme.
Ils commandèrent leur menus et Derek laissa son pied là où il était, n'appuyant pas, ne bougeant pas, le laissant simplement là pour que Stiles le sache, qu'il soit conscient de lui d'une manière purement sexuelle. Il sourit et écarta légèrement les jambes après un temps lorsqu'une des baskets de Stiles se faufila au même endroit.
- Donc, ton père est d'accord pour dimanche ? Demanda Derek en se penchant en arrière alors que leurs entrées leur étaient servies.
- Yep, il est d'accord, genre la même heure à laquelle vous être venus la dernière fois.
Derek hocha la tête.
- Cora viendra un peu plus tard, j'crois qu'elle a un rendez-vous, ou quelque chose du genre, dit-il en prenant un bout de poulet frit, le trempant dans la sauce avant de le faire sauter dans sa bouche.
Il regarda Stiles manger son rouleau de printemps et ils commencèrent à papoter légèrement.
Facilement.
C'était d'ailleurs surprenant. L'école, le père de Stiles, Peter et Cora. La manière dont Derek était devenu tatoueur. Celui-ci écoutait attentivement alors que Stiles parlait du bal du printemps.
- Tu y vas avec qui ? Demanda-t-il tranquillement, supposant que Stiles y irai avec quelqu'un de sa promo.
- Euh... Si on se cache pas, toi... Sauf si tu trouves que c'est trop... Dit-il, pâlissant soudainement.
Derek y réfléchit un instant, essayant d'ignorer le regard blessé de Stiles pour le moment.
- C'est pas ça, c'est juste que je ne suis jamais allé à un bal du lycée pour être honnête. Et puis, les Hale n'ont pas vraiment une bonne réputation ici. J'espère que ça va changer, mais ça va être long tu vois. Quel genre de réputation tu vas te traîner si j'y vais avec toi ? Demanda-t-il en se laissant aller dans sa chaise, posant sa main sur le pied de Stiles posé entre ses jambes. Réponds-moi franchement, Stiles.
Stiles se redressa alors que leurs plats principaux arrivaient. Il ne toucha pas tout de suite au siens en laissant son regard dériver au loin à travers la fenêtre du restaurant. Puis il se reconcentra sur Derek et le regarda avec tant de maturité que Derek en fut bluffé.
- Pour te répondre honnêtement, Derek Hale, j'en ai rien à foutre. Je serais critiqué de toute manière, ce n'est pas comme si, je n'y étais pas habitué à la longue, et ce n'est pas comme si j'allais échapper aux piques dans les vestiaires quand je vais revenir circoncis après les vacances de printemps, déclara-t-il presque dans un souffle.
Puis il prit une gorgée de son soda et se réinstalla en haussant les épaules, le regardant de nouveau.
- J'ai le pressentiment que tu vaux chaque connerie que mes camarades vont me sortir sur le fait que je couche avec un Hale, termina-t-il enfin avant de se pencher enfin sur son repas.
Derek ne répondit pas. Il ne le pouvait pas, sa gorge était comme bloquée par une émotion si forte qu'il sentait les larmes envahirent ses yeux. Clignant rapidement des paupières, il s'éclaircit la gorge et prit une gorgée de sa boisson.
- Cora, elle a l'habitude, j'ai l'habitude, Peter a plus que l'habitude, double doses pour lui pour être un ex-détenu et un Hale à la fois. Mais quand on a pris un peu de temps pour décider où est-ce qu'on voulait se poser, c'était ici et rien d'autre... malgré tout.
Derek se tut pour commencer à manger son propre repas. Stiles continua de manger lentement en le regardant, attendant qu'il continue de parler, sachant très bien qu'il n'avait pas fini.
- On aime les alentours, la ville en elle-même, c'est près d'une métropole - sans mauvais jeu de mots (1) - et on aime aussi le climat. On possède déjà le terrain, l'argent de l'assurance est suffisant pour reconstruire et pour autre chose. Et quand est arrivée la libération de Peter, on a réalisé qu'il y avait un marché pour moi, du boulot ici. Jusque-là, on a anticipé tout ce qu'on pouvait nous reprocher.
Derek se tut une nouvelle fois pour se désaltérer un instant.
- Mise à part peut-être cette famille de deux, un père et son fils, avec ce foutu nom de famille, termina-t-il avec un sourire haussé, prenant une nouvelle gorgée de sa bière. Mais, s'ils peuvent interagir avec nous, malgré toute la merde que cette ville nous jette à la tronche, eh bien...
Derek haussa les épaules et se pencha en arrière, fixant Stiles.
- Le moins que l'on puisse faire, le moins que JE puisse faire, c'est bien de me montrer à une pauvre danse de lycéens quand tu as besoin de moi.
Le regardant silencieusement tandis qu'il mangeait, Stiles termina son assiette. Il refusa un dessert quand la serveuse lui en proposa, tout comme Derek. Ils commandèrent juste un autre verre.
- Tu penses sérieusement que je pourrais les prendre au sérieux, et que mon père aussi ? Demanda-t-il curieusement.
Hochant la tête, Derek termina son verre.
- Oui, ton père est déjà au courant je pense, vu la manière dont il se comporte avec moi quand on se voit, quand il me parle en public et tout le reste. Presque comme s'il voulait convaincre les gens de me traiter comme il le fait.
- Les gens sont cons, foutrement cons la plupart du temps, voire tout le temps, maudit le jeune homme soudainement et vicieusement.
Souriant, Derek bougea pour se réinstaller.
- Merci.
Stiles secoua la tête.
- Je veux que tu viennes au bal du printemps avec moi. Si les gens ne peuvent pas gérer ça, qu'ils aillent se faire mettre. Et oui Derek, je suis sérieux. Si on est rembarré, on sera rembarré et puis c'est tout. Ils ne peuvent pas me virer juste parce que je sors avec toi, même s'ils peuvent nous jeter du bal en lui-même. Même si le fait que Cora est élève et que du coup, ça pourrait être coton pour eux, ils peuvent toujours essayer. Mais, je suis majeur donc techniquement, je peux amener qui je veux et qu'importe l'âge. Et j'ai déjà vérifié s'il n'y avait pas une loi archaïque toute bizarre. Et y en a pas. Tout comme le fait que ce soit un mec, c'est ok.
Secouant la tête, Derek prit sa deuxième bière.
- Je ne sais même pas pourquoi je suis surpris que tu ais pensé à vérifier le code de bienséance de l'école. Et pourtant je le suis, et je suis aussi impressionné par le fait que tu ai véritablement vérifié.
Il attrapa doucement la cheville de Stiles et la serra affectueusement.
- Je te le dis comme je le pense, tu le mérites, clama Stiles en rougissant, et le cœur de Derek se retourna de nouveau.
- Idem, répondit-il avant que sa gorge ne se serre de nouveau par l'émotion.
- Une putain de référence à Ghost, t'es un putain de romantique, je le savais ! S'exclama Stiles en se penchant en arrière, jetant théâtralement ses mains en l'air.
- Non, ça c'est Peter, répondit Derek sans vraiment y penser et grimaça quand Stiles se mit à rire plus fort. Il va me tuer si tu en parles.
Stiles mima une fermeture éclair sur ses lèvres et jeta la clé.
- On y va ? Demanda le tatoueur et le jeune homme hocha la tête.
Ils rentrèrent tranquillement à la boutique de Derek et de nouveau, Stiles avait glissé sa main dans la poche arrière de son jean et l'aîné avait de nouveau passé son bras autour de ses épaules.
Une fois arrivé, Derek fit tinter ses clés.
- Tu veux que je fasse ton sourcil ce soir ?
Stiles pinça ses lèvres en réfléchissant.
- Ouais, je n'ai pas de rencontre d'athlé avant la semaine prochaine et le week-end d'après, alors ça semble parfait.
Derek ouvrit l'arrière de la boutique, verrouillant la porte après que Stiles soit rentré.
Allumant la lumière de la salle de pierçage, le tatoueur fit un geste à Stiles pour qu'il s'installe dans le fauteuil et alla fouiller dans les bijoux pour voir ceux qu'il pourrait utiliser.
- J'utilise de l'acier inoxydable, j'aime pas utiliser du métal précieux sauf si la personne a déjà un autre piercing. Comme ça, si tu l'enlèves au bout de quelques semaines, tu ne risques pas d'infection.
Il revint auprès de Stiles et s'assit sur un des tabourets.
- A quel point tu te sens aventureux ? Demanda-t-il en tenant les bijoux.
- Pourquoi ? Tu as quelque chose en tête ? Répondit Stiles en baissant les yeux vers les bijoux.
Cependant, Derek referma ses doigts dessus.
- Eh bien, deux barres seraient bien je pense, tu as les sourcils pour.
Il prit un marqueur et se déplaçant pour être face à Stiles, il posa quatre petits points où il piercerait et où les billes seraient placées. Puis il lui tendit un petit miroir.
- Wow. Sérieusement ? C'est de la folie.
Stiles inclina la tête en regardant les points, haussant le sourcil pour voir comment ça pouvait bouger, puis l'abaissa et fronça les sourcils, les tortillant comme une expérience scientifique. Puis finalement, il hocha la tête.
- Fais-le.
Derek prépara donc la peau, la nettoyant, puis refit les marques. Puis il ouvrit les bijoux mais n'y toucha pas. Enfilant ses gants, il fixa Stiles.
- Prêt ? Je serais rapide, reste juste immobile et tout ira bien.
Stiles hocha la tête de nouveau. Piquant à travers la peau de Stiles, Derek glissa la première barre mais ne la referma pas. Rapidement, il pierça une seconde fois et recommença. Puis il les vissa toutes deux, l'une après l'autre. Tamponnant ensuite avec une compresse stérile, il essuya doucement deux minces traînées de sang et désinfecta une dernière fois les toutes nouvelles plaies.
- Terminé. Comment tu te sens ?
Seul un gémissement lui répond. L'observant, il vit les pupilles dilatées de Stiles, haletant de plaisir et sa queue compressée dans son jean. Derek secoua la tête avec un sourire en posant sa main sur lui.
- Tu as besoin de quelque chose peut-être, bébé ?
Stiles hocha la tête.
- Ouais ?
Un autre mouvement de tête haché.
- Tu as besoin de quoi exactement, dis-moi.
Il frotta légèrement l'érection de Stiles, qui ne répondit que par un mouvement de hanche avide.
- Hm... Tu aimes ça, alors ? Demanda doucement Derek alors qu'il se redressait, ses lèvres frôlant légèrement les siennes sans pour autant l'embrasser. Oh oui, tu adores ça. Allez, viens.
Derek recula et attrapa les mains de Stiles pour le tirer à lui alors qu'il s'accroupissait puis le chargea sur son épaule comme un sac à patate.
Riant au cri de Stiles, il gifla gentiment son cul.
- Calmes-toi.
Il déposa Stiles sur la table de la petite cuisine où il avait fantasmé sur lui plus tôt dans la soirée. Puis Derek déboutonna le jean du jeune homme, le tirant vers le bas avec son boxer et jeta ses baskets et chaussettes au loin, et Stiles était désormais nu de la taille jusqu'aux pieds. S'installant entre ses jambes, Derek retira le t-shirt de Stiles en prenant sa chemise avec.
Se reculant un peu, il regarda Stiles assis devant lui. Les jambes écartées, la queue assez dure pour que le gland dépasse du prépuce et cette peau rougissante qui prenait une belle teinte rosée.
- Alors... Tu ne t'es vraiment pas douché depuis hier soir ?
Secouant la tête, Stiles se pencha en arrière sur ses mains, écartant un peu plus les jambes face au tatoueur. La petite goutte de sang qui dégoulinait de son sourcil rappela à Derek qu'il devait en prendre soins avant de laisser Stiles repartir ce soir.
- Bien, montre-moi ton cul maintenant, et plus vite que ça, ordonna-t-il d'une voix rauque.
Les yeux de Stiles roulèrent un instant avant qu'il bouge sur la table, tirant ses jambes sous lui. S'offrant totalement à Derek, il se laissa aller sur la table, en saisissant les bords de ses mains avant d'écarter lentement les genoux.
Gémissant, Derek s'avança. Sa propre queue était dure comme la pierre dans son jean, mais il ne s'en souciait pas encore. Réduisant la distance qu'il y avait entre eux, il glissa doucement un doigt à l'arrière de sa cuisse, puis remonta pour caresser le pli sous la fesse. Puis il glissa sa main à l'intérieur de sa cuisse, remontant doucement dans un toucher fantomatique jusqu'à doucement palper les bourses de Stiles. Elles étaient étonnamment pleines.
- C'était quand la dernière fois que tu t'es touché ? Demanda-t-il tranquillement en continuant de le caresser.
Stiles gémit et respira profondément.
- Euh... La nuit dernière... Pas ce matin, ni même après les cours, je t'attendais...
Derek sourit. Stiles avait patiemment attendu de le voir ce soir.
- J'aime cette réponse, donc je vais te goûter jusqu'à ce que tu jouisses sans te toucher une seule fois, entendu ?
Stiles ne répondit que par un gémissement.
- Est-ce que tu as compris, Stiles ? Demanda de nouveau Derek, tirant un peu plus fort ses bourses.
Il les sentit se contracter entre ses doigts et il les saisit d'un coup plus sec. Mais c'eut l'effet inverse à ce à quoi il attendait.
Stiles jouit. Fort. Derek le regarda avec émerveillement alors qu'il ruait, gémissait et se tortillait sur la table sans aucune pudeur. Il ne le verrait plus jamais de la même manière, maintenant.
Sans avoir été touché une seule fois, juste une infime pression sur ses testicules. Stiles était si impatient et si prêt pour lui qu'il est venu sans préavis. Et Derek en avait plus qu'assez d'attendre.
Il se pencha alors, ses mains agrippant les fesses de Stiles et les écartant. Il gémit alors que son odeur l'embaumait. Leurs odeurs en fait, parce qu'il était venu en lui la nuit dernière. Donc, c'était leurs odeurs qu'il respirait.
Forte et musquée, amère et salée. Derek passa un coup de langue comme s'il léchait une glace, passant longuement, lentement et paresseusement sa langue sur l'entrée de Stiles et descendant le long de son périnée. Maintes et maintes fois, encore et encore. Il voulait faire venir le jeune homme de nouveau, ne se préoccupant pas de son propre plaisir, juste celui de Stiles.
Au bout d'un moment, il put enfin sentir Stiles se tortiller sous ses mains et sous sa langue, s'appuyant contre lui, en redemandant. S'écartant un peu, le tatoueur ignora ses gémissements de protestation. Ouvrant la bouche, il aspira la peau tendre d'une fesse dans un baiser mouillé, puis fit la même chose sur l'autre.
Stiles continua de gémir, son érection tressautant sous lui, mais il gardait pourtant sagement ses mains enroulées autour de la table. Regardant entre ses jambes, l'aîné vit un peu de liquide séminal goutter sur la table, se mêlant au sperme déjà présent. Derek glissa ses doigts sur la table pour en prendre un peu.
Puis il glissa dans le jeune homme, poussant lentement et régulièrement, pressant ses doigts à l'intérieur de lui. Il laissa ses doigts là, sentant la chaleur de Stiles envelopper son doigt alors qu'il semblait vouloir l'engloutir tout au fond de lui. Il bougea doucement ses doigts jusqu'à pouvoir toucher la prostate de Stiles. Il recommença et joua avec, la brossant, la poussant, l'accrochant pour rendre Stiles complètement fou de plaisir.
Enfin, lorsque le jeune homme sanglota pour être enfin soulagé, Derek plongea de nouveau et remplaça ses doigts par sa langue pour le baiser avidement. Il glissait autour, passait sur son entrée, léchant tout ce qui se trouvait à sa disposition. Il cracha sur son entrée avant de retourner en lui, le gouttant avidement.
Et cela fit jouir de nouveau Stiles, comme une explosion. Il s'abandonnait totalement, les genoux faibles de telle sorte que Derek du le soutenir et même le stabiliser pour continuer de le lécher, de le grignoter dans son orgasme. Ce fut seulement quand il arrêta de frémir que Derek s'arrêta aussi.
Posant sa tête sur les fesses du jeune homme, il respira profondément, tentant de calmer son excitation alors que le jeune homme se prélassait dans la brume post-orgasmique. Derek, lui, avait presque joui dans son pantalon. La prochaine fois qu'ils faisaient ça, ce serait dans un lit pour qu'il puisse venir lui aussi.
- J'avoue, parce que, merde, je vais te rendre la pareille, le plus tôt possible, murmura Stiles d'une voix enrouée, lui faisant réaliser qu'il avait parlé tout haut.
Il sourit, mais ne répondit pas.
- Tu souris, je peux le sentir contre ma fesse. Eh merde ! Tu m'as fait un suçon là aussi, non ? Putain, j'ai sport demain ! S'exclama Stiles et Derek céda enfin à son envie, riant fort alors que le jeune homme le bousculait pour tenter de se déplacer sur la table.
Enfin assit, Derek attrapa Stiles et le souleva jusqu'à ce qu'il soit affalé sur la chaise de la cuisine avec le jeune homme installé sur lui, son dos appuyé sur la poitrine de Derek, ses jambes de part et d'autre de celles du tatoueur dans une position plus qu'obscène, et Derek écarta ses jambes délibérément. Jetant un regard dans le miroir de plein pied que Peter avait accroché dans le couloir pour que les clients puissent vérifier le boulot fait, il put les voir tous deux.
Inclinant doucement la tête de Stiles dans la même direction, il aperçut le plaisir s'épanouir sur son visage alors que Stiles les apercevait ensemble.
- Je pense que ma chambre pourrait avoir besoin d'un miroir pareil installé quelque part, murmura Derek en glissant sa paume le long de son torse, commençant à jouer avec un des mamelons du jeune homme. Veux-tu les piercer aussi ? Demanda-t-il tranquillement alors que Stiles le regardait faire.
Leurs regards se croisèrent dans le miroir. Stiles pinça doucement des lèvres.
- Peut-être bien. Oh ! Montre-moi le tien !
Se trémoussant un instant en bougeant ses longues jambes, il parvint à se retrouver à cheval sur ses hanches sans même se lever. Il glissa ses mains le long de ses flancs pour tendre son haut sur son torse et se stoppa en fixant le t-shirt.
Les barres étaient évidentes, dressant les mamelons face à lui. Observant attentivement, Stiles haussa son sourcil nouvellement piercé avant de le baisser dans un froncement de sourcil. Derek gifla sa main taquine pour la repousser.
- Pas touche, sauf si tu as désinfecté tes mains.
Stiles sourit et avec un clin d'œil, il se pencha et posa sa bouche sur le mamelon piercé et aspira fort. Sa langue passait et repassait sur le piercing, et le fait de le faire à travers le T-shirt semblait renforcer la sensation.
La tête de Derek retomba en arrière avec un gémissement et il jura salement lorsque les dents de Stiles agrippèrent le piercing pour le tirer légèrement. Puis son autre main glissa le long de son flanc, les doigts s'attaquant à l'autre piercing de telle sorte que ses deux mamelons se retrouvaient inondés de sensations. Puis le jeune homme intervertit, et la matière mouillée sur son mamelon excité rajoutait des sensations que Derek n'avait jamais ressenti auparavant.
- J'ai maintenant une petite idée de comment les nanas se sentent dans une compèt' de t-shirt mouillé, marmonna-t-il en gémissant.
Stiles rit légèrement avant de se redresser. Ses deux mains remplacèrent sa bouche, ses mamelons stimulés simultanément. Puis Stiles se pencha et referma ses lèvres autour du cou de Derek pour aspirer vivement.
- Putain, tu vas me faire venir dans mon pantalon comme un ado, gémit le tatoueur en glissant ses mains le long de la peau lisse de Stiles.
Agrippant l'arrière de sa tête, Derek l'attira tout contre lui, lui permettant de lui rendre la pareille pour tous ses suçons. Lorsque le jeune homme se retira, Derek glissa ses doigts dans ses cheveux en désordre pour tirer son visage contre lui, respirant lèvres contre lèvres, les doigts de Stiles malmenant toujours ses piercings.
Puis le tatoueur l'attira plus près encore et ils s'embrassèrent. Doucement et sans précipitation, mordillant et suçant les lèvres de l'autre avant de se fondre l'un dans l'autre, leurs lèvres se pressèrent ensemble alors que leurs langues se rencontraient pour danser, d'abord dans la bouche de Stiles, puis dans celle de Derek, allant et venant en apprenant à connaître ce qu'ils aimaient avec un baiser.
Soudainement, le thème de la série télé des années 80 'Miami Vice' retentit bruyamment. Stiles sursauta et Derek s'ébroua.
- Laisses-moi deviner, ton père ? Demanda-t-il avec ironie.
- Yep, mais pour ma défense, c'est lui qui a choisi, tu sais.
Se penchant en arrière, Stiles faisait toute confiance à Derek pour le retenir, histoire qu'il ne tombe pas à la renverse.
- Hé 'pa ! Répondit-il retournant dans ses bras.
Il passa son autre bras autour de son cou et se blottit contre lui. Il permit ainsi à Derek d'entendre la voix du shérif très clairement.
" Hey gamin, tu es avec Derek ? "
- Yep, on vient juste de revenir à la boutique, je serais bientôt à la maison, répondit-il en bougeant des hanches sur la queue de Derek.
Ce dernier roula des yeux et resta aussi immobile qu'il le pouvait. Il était désormais dans une position délicate : s'il se déplaçait ou faisait un seul bruit, le shérif risquait de l'entendre. Et il n'était pas un homme stupide.
Glissant ses mains autour de ses hanches, il l'enlaça fermement pour l'appuyer durement contre son membre encore dressé.
" Est-ce qu'il te pierce la queue ? "
Derek grimaça en l'entendant et Stiles rit.
- Non papa, n'oublie pas ce que le médecin a dit, je n'aurais pas de piercing avant six mois, le temps que ça cicatrise, ricana-t-il en déposant un baiser léger et silencieux sur la marque rouge qui commençait à fleurir dans le cou de l'aîné.
En les regardant dans le miroir, Derek s'imaginait l'encre qu'il pouvait mettre sur sa peau, recouvrir son dos, ses bras, même son cul ; et il sentit sa queue se durcir encore un peu plus. Pas moyen qu'il quitte cette chaise sans avoir joui, réalisa-t-il. Son besoin était presque douloureux.
" Ouais, ouais, mais j'te connais. Alors, vous avez fait quoi ce soir ? Ou qu'êtes-vous en train de faire ? Tu as intérêt à sortir couvert, gamin. "
Stiles roula les yeux si fort que Derek les imagina bien rester bloqué à l'arrière de sa tête.
- En fait, j'en ai fait un à l'arcade. Mais oui, nous l'avons fait, et nous allions le refaire puisque tu poses la question et oui, nous jouons la sécurité. D'autres questions ? Demanda-t-il avec espièglerie.
Derek entendit le reniflement du shérif.
" Je n'ai vraiment pas besoin de ces images en tête, je dois pouvoir regarder Derek dans les yeux dimanche, tu sais ! " Soupira-t-il bruyamment et Derek étouffa son grognement de rire.
- T'avais qu'à pas demander !
Stiles s'arrêta et regarda Derek quelques secondes.
- Et tu ne veux probablement pas savoir que je câline Derek si près qu'il est capable d'entendre toute la conversation.
Derek tressaillit et laissa sa tête retomber en arrière.
- Fuck me, marmonna-t-il alors même que le shérif jurait contre son fils mesquin.
Stiles rit.
- Non, mais ça ne saurait tarder.
Puis il raccrocha en ricanant avant de laisser tomber son téléphone sur le sol, s'attaquant de nouveau à la bouche du tatoueur.
- J'en peux plus d'attendre pour te prendre, quand est-ce que j'pourrais ? J'ai b'soin d'être en toi...
Il attaqua de nouveau la bouche de Derek sans lui laisser le temps de répondre.
- Euh... Arriva-t-il enfin à souffler en s'éloignant. Dimanche ? Après le déjeuner ? Tu pourras sortir, pas juste après mais plus tard, comme la dernière fois ? Comme ça, je pourrais bosser un peu et toi aussi.
- Bon, c'est un rencard, un autre j'veux dire. Tu viens toujours Mercredi ? Demanda Stiles en se nichant contre sa poitrine.
- Ouais, pour le moment, je n'ai pas de clients tardifs mais ça pourrait changer. Je te tiendrais au courant.
Derek enlaça Stiles alors qu'ils se blottissaient tous deux silencieusement l'un contre l'autre.
- Comment ça va aujourd'hui ? Pas de douleur ? Demanda le tatoueur tranquillement après un temps.
- Non, tu m'avais bien préparé, je n'ai pas eu mal une seule fois, répondit le jeune homme en se frottant contre la queue de Derek tout en parlant. J'aimerais que tu me prennes encore, juste pour ton plaisir.
Gémissant, Derek hocha vivement la tête. Il ouvrit son jean et Stiles libéra sa queue.
- Lubrifiant, marmonna-t-il en faisant un geste, mais le jeune homme secoua la tête.
- Tu m'as préparé au-delà du commun des mortels, juste baise-moi, putain, dit-il en reposant ses paumes sur l'arrière des cuisses du tatoueur derrière lui pour soulever ses hanches.
Plaçant sa queue contre son trou, Derek s'arrêta et regarda Stiles alors qu'il le fixait.
- Une condition.
Il attrapa les hanches du jeune homme, les maintenant fermement pour l'empêcher de s'empaler seul sur son membre.
- Putain, mais quoi encore ?! S'énerva presque Stiles, lui arrachant un sourire.
- Tu te douche en rentrant, je ne veux pas que tu attrapes une infection qui pourrait retarder la chirurgie, dit-il en anticipant la protestation de Stiles.
- Promis, lui répondit le jeune homme en hochant vivement la tête.
Derek hocha lui aussi la tête et se repositionna. Stiles glissa doucement le long de son membre avec un gémissement faisant écho au sien.
- Dieu, t'es plus que prêt... Marmonna-t-il en se sentant enveloppé dans la chaleur moite de Stiles. Et on joue pas la sécurité, comme on l'a promis à son père. Fait chier, s'exclama-t-il.
D'une voix ferme, Stiles l'appela, le surprenant soudainement.
- Je suis clean, j'étais vierge, tu t'souviens ? Et je sais que t'es clean aussi, tu dois l'être avec le boulot que tu fais, le département de la santé vous vérifie trop souvent pour que tu ne le sois pas, tu pourrais pas pratiquer autrement. Et je sais que tu n'aurais pas oublier un préservatif si tu avais des doutes pour l'un de nous deux, ok ?
Stiles lâcha ses cuisses en posa ses mains en coupe sur son visage, ses doigts caressant doucement son début de barbe. Derek secoua la tête en signe de résignation.
- Je ne te caches pas que j'adore baiser sans, et je compte pas aller voir ailleurs. Mais si tu le fais, j'espère que tu y penseras, dit Derek en commençant à pousser.
Mais Stiles le stoppa.
- Pourquoi tu dis ça ?
Confus, Derek le regarda.
- ... Dis quoi ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils, essayant de se rappeler ce qu'il avait dit et qui avait pu le déranger.
- Que si je baise avec quelqu'un d'autre, je devrais penser à porter un préservatif. Pourquoi est-ce que je baiserais avec quelqu'un d'autre ? Est-ce qu'on est pas ensemble ? Je veux dire, j'ai dit à Scott tout à l'heure que t'étais enfin mon petit-ami, pour l'amour du ciel !
Stiles se retira de la queue de Derek et le fixa, amer.
- Pourquoi est-ce que tu crois que je vais aller voir ailleurs ? Que je ne te serais pas fidèle ? Parce que je fonctionne pas de cette manière Derek, mais si tu penses le contraire, alors je crois qu'on en a terminé, putain.
Il attrapa ses affaires alors que Derek tentait de réaliser ce qui venait de se passer.
Se redressant, il se rhabilla. Il savait qu'il devait dire quelque chose, mais il n'avait pas de réponse aux questions de Stiles. Parce que, honnêtement ? Il s'était imaginé que le jeune homme allait aller voir ailleurs. Il n'avait jamais été avec quelqu'un qui faisait autrement.
Depuis la psycho'bitch, à chaque fois qu'il commençait à sortir avec quelqu'un, ils trouvaient toujours quelqu'un d'autre à côté. A chaque fois, ils jouaient sur les deux tableaux pour choisir inévitablement l'autre personne.
Après tout, ce n'était pas comme s'il avait une personnalité brillante. Même s'il avait calmé son côté grossier, il possédait toujours un humour obtus et sarcastique à l'extrême pour les autres, alors que lui pensait simplement dire la vérité.
À l'âge vénérable de vingt-deux ans, Derek avait - pensait-il alors - tiré un trait définitif sur les relations amoureuses. Jusqu'à ce que, à l'âge de vingt-trois ans, il rencontre Stiles. Stiles, qui lui avait donné de l'espoir, qui l'avait fait rêvé de nouveau. Il était jeune bien sûr, mais de quelques années seulement. Et maintenant, à vingt-quatre ans, il laissait filer sa chance d'avoir une nouvelle relation.
Mais de nouveau, il lui donnait de l'espoir là où Derek n'avait jamais rien eu d'autre que de la noirceur jusqu'alors. Derek se laissa tomber dans son fauteuil et ferma les yeux, mettant sa tête dans ses mains en posant ses coudes sur ses genoux.
Il attendait patiemment que Stiles s'en aille, mais il n'entendait rien d'autre mise à part son cœur battant un peu trop fort à ses oreilles. Fermant les yeux, il se vautra dans son chagrin. Une immense douleur qu'il n'avait jamais ressenti pour quelqu'un, la sensation de perdre Stiles était bien plus douloureuse que toutes ses tentatives infructueuses de relations combinées.
- Merde, marmonna-t-il tranquillement à lui-même.
Il ouvrit les yeux et regarda le sol. Il se passa un moment avant qu'il ne réalise qu'il était en train de fixer les baskets de Stiles. Il releva les yeux pour voir le jeune homme assis sur une chaise, à cheval avec ses bras croisé sur le dossier, regardant Derek en silence.
- On doit parler de ce qui vient de se passer, hein, lui dit-il doucement.
Derek ne répondit pas en le regardant.
- Pourquoi tu es encore là ? Demanda-t-il plutôt calmement.
Roulant des yeux, Stiles lui répondit.
- Parce que j'ai des sentiments pour toi, espèce d'idiot, dit-il d'un ton sarcastique. Je ne sais pas pour toi, mais je ne fuis pas les gens auxquels je tiens, même quand se sont des idiots, surtout s'ils ont de bonnes raisons de l'être.
Fronçant les sourcils, Derek réalisa que Stiles venait de l'insulter. Mais c'était quelque chose dont il avait l'habitude. Il se rendit compte qu'il devait dire quelque chose, mais il n'avait strictement aucune idée de ce qu'il devait dire. Alors, il resta silencieux. Stiles soupira.
- On en parlera quand tu viendras diner Mercredi soir, ok ?
- Je viens toujours dîner ? Tu es sûr que c'est une bonne idée ? Demanda Derek en regardant le jeune homme.
- Je suis sûr, on a besoin de parler avant d'aller plus loin, parce qu'on va aller plus loin, n'en doute pas, clarifia-t-il. Papa sera en service, donc il ne sera pas à la maison même jusqu'à tard dans la nuit ; on aura un peu d'intimité et tout l'endroit pour crier, expliqua-t-il avec une légère rougeur.
- Est-ce une image ? Je ne suis pas bon avec ça, hésita Derek.
Stiles renifla avant de lui répondre.
- Non ce n'est pas un euphémisme, je m'attends bien à ce que tu me fasses hurler, dur et fort.
Il se leva et repoussa la chaise. Derek fronça les sourcils en réalisant que Stiles avait nettoyé la table et essuyé le sol.
- Euh, d'accord. Je... J'apporte le dessert ? Interrogea-t-il, ne sachant pas vraiment si Stiles était sérieux au sujet du dîner.
- C'est parfait, dit celui-ci en poussant ses mains dans ses poches pour en sortir ses clés. Je te vois donc Mercredi soir, disons... Sept heures, sauf si tu as un client ?
Derek hocha la tête.
- Bon... J'y vais.
Stiles s'éloigna. Derek ne put que le regarder passer.
Nettoyant la salle de pierçage avant qu'il ne parte, Derek attrapa le kit de soin post piercings que Stiles avait oublié et alla le déposer au poste de police pour que le Shérif le prenne pour son fils.
Il était bien heureux que l'homme de loi soit sur le terrain à ce moment-là, l'empêchant donc de lui parler.
(1) Alors... Je ne suis pas sûre de moi, mais je pense que l'auteur place Beacon Hills près de Boston ( en vrai, c'est le nom d'un quartier de Boston ), Boston qui a beaucoup d'endroit portant le nom de Metropolis ( = Métropole ), par exemple la cathédrale orthodoxe grecque, une rue qui s'appelle Metropolis... Bref, je pense que c'est un jeu de mot qui tombe à l'eau en français, malheureusement. Si vous avez une meilleure explication, je vous en prie, prévenez moi :)
RÉPONSES AUX REVIEWS :
Flo : Eh oui, c'est chaud ;)
Bah naaaan, j'avais pas d'écrit à posté pour cet été, dooonc pouf ! Je suis contente que cette trad te convienne, je suis très contente ! Ahahaha x) Mes notes, et encore, t'a pas lu celle que Mag m'a laissé x) Ouiii, va falloir qu'on se voit avant que tu partes ! :O Tu pars longtemps ? Tu pars ... définitivement ? :O
N'oubliez pas d'aller laisser un petit mot à l'auteure ! Ça lui fera sûrement très plaisir ! Même en français, utiliser des mots simples que google trad pourra retranscrire le plus simplement possible ^^
A la prochaine !
xoxo, 'Win
