Disclaimer : le monde de Harry Potter est à J.K.R. ; Alistair est à moi.

Rating : T

Personnages : le Trio d'Or, Albus, Severus, Minerva, OC.

Correctrice : Fantomette34


RàR : merci à Guest - Miss lyli ? -pour sa review !

.

Un petit chapitre de transition, avant que le Collier de Minos ne fasse son apparition et qu'une certaine Calamité Cornue ne revienne sur le devant de la scène.

Bonne lecture !


Le Collier de Minos - Il est des douleurs

.

o-O-o

.

Des cris et des larmes, pauvres et dérisoires armes,

parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent que de l'intérieur... *

.

Cet extrait de chanson moldue tournait dans la tête d'Albus Dumbledore.

Cela faisait sept jours que Voldemort avait attaqué l'école, sept jours qu'il les avait piégés, lui et les Professeurs, dans un Labyrinthe qui absorbait leur Magie, sept jours qu'ils avaient cru leur dernière heure venue. Et cela aurait dû advenir, s'il n'y avait pas eu - littéralement - intervention divine.

Arès, le Dieu de la Guerre, avait frappé le Seigneur des Ténèbres d'un coup de l'Epée de Godric Gryffondor.

La lame empoisonnée n'aurait peut-être pas suffi à l'occire, mais la rage du fils de Zeus, et sa puissance, explosèrent le corps du Mage noir.

Et pas que...

Depuis des années, Albus suspectait Voldemort d'avoir utilisé une Magie des plus noires pour produire des Horcruxes, ces fragments détachés de l'âme, suite à un meurtre, et liés à des objets ou des êtres vivants. C'était la seule explication possible à sa survie, lorsqu'il avait attaqué les Potter à Halloween.

Mais le soupçonner était une chose, en avoir la confirmation une autre : des Artefacts avaient été détruits à Londres, à Gringotts, à Poudlard même. Et pour ce qui était des êtres vivants...

On retrouva morte Nagini, le Serpent du Mage Noir, au Manoir Malfoy.

Et Harry.

.

Quand il avait vu le corps inanimé du Gryffondor, le front ouvert, Dumbledore avait cru perdre l'esprit mais là aussi, le pouvoir des Dieux avait fait miracle. Juste après en avoir bu lui-même, Severus avait donné au garçon quelques gouttes du Sang de la Méduse, et Potter était revenu à la vie.

Voldemort n'était plus. Les Mangemorts capturés, le Monde Sorcier retrouvait la sérénité.

Mais pour ceux de Poudlard, ce n'était pas tout à fait exact.

D'abord les élèves : bien que l'évacuation leur ait évité combat et blessures, ils n'étaient pas indemnes de traumas. C'était la deuxième fois en moins d'un mois que leur vie avait été menacée, et pour des enfants ça faisait beaucoup.

Les Professeurs aussi payaient un tribut à l'affrontement. Sentir sa Magie s'échapper de soi, pour des Sorciers, équivalait à perdre un membre ou l'usage d'un des cinq sens, et ils ne s'en remettaient pas. Albus lui-même se traînait depuis ce jour, sans pouvoir retrouver sa puissance coutumière. S'il parvenait à gérer, ce n'était pas le cas des autres et cela posait problème, dans l'immédiat et pour le futur.

Alors il prit le Dragon par les cornes : il renvoya les élèves pour une semaine, espérant qu'un séjour en famille leur ferait le plus grand bien. Ensuite il permit aux Enseignants de partir pour le même laps de temps, lestés de Gallions que Gripsec n'avait pas mégoté (pour une fois) et il s'attaqua au coeur douloureux du problème.

Severus.

Le Maître des Potions n'était plus qu'une ombre, depuis l'affrontement. Il glissait tel un fantôme dans les couloirs, à tel point que ses apparitions effrayaient ceux qui le croisaient . Même le retour d'Elspeth n'avait pas secoué sa torpeur,

et cet état avait un nom.

Neville.

Le Gryffondor était mort sous ses yeux, le corps désintégré. A cause de cela, il n'avait pu lui donner du sang de la Méduse et le faire revenir.

Mais le pire pour lui avait été quand Augusta était venue à Poudlard. Ses habits de deuil et sa tête nue l'avaient comme giflé, affirmant la réalité qu'il aurait tant voulu nier :

Neville était mort.

Neville était mort, et son cercueil ne contenait que de la poussière.

.

Albus songeait aux relations qui s'étaient tissées ces dernières semaines entre Severus et le jeune Londubat. La venue de Zeus les avait rapprochés, Neville perdant de sa timidité et le Potionniste mettant ses sarcasmes au vestiaire. Bien sûr ni l'un ni l'autre ne l'aurait admis, même sous la menace d'un Crapaud Rose, maiiis...

l'étincelle existait.

Et aujourd'hui tout avait disparu.

.

.

Le Directeur soupira, s'assit à son bureau, prit un parchemin et se mit à écrire. Il fallait qu'il vienne plus tôt que prévu, lui seul pourrait rendre Severus aux vivants.

Il tendit la lettre cachetée à Fumseck.

"Porte-là au Bar des Louchébems, à Paris, et donne-là à son propriétaire."

Le Phénix trilla gaiement et obéit.

Bien, un problème en voie de résolution.

.

o-O-o

.

Au Terrier, le même jour.

Un Grand Duc s'engouffra dans la cuisine des Weasley, faisant sursauter la maîtresse de maison. Depuis qu'elle avait su, pour l'attaque, Molly redoutait l'arrivée du courrier, souvent porteur de mauvaises nouvelles et voir un hibou inconnu ne faisait rien pour apaiser ses craintes. Une fois que ce dernier se fut installé sur le dossier d'une chaise, elle l'observa mieux.

Il patientait sous son regard et ne semblait pas pressé de délivrer son message, à moins que...

"C'est pour moi ?"

L'animal ne broncha pas, ne tendit pas la patte, donc...

"Les enfants !" hurla-t-elle.

Une cavalcade dans les escaliers se fit entendre et l'on vit trois jeunes débouler.

"Courrier... Pour l'un de vous."

Le Trio s'approcha, et le volatile tendit la lettre vers Harry.

"Cela vient du Centre de Tri Postal Sorcier de Londres, fit ce dernier, c'est un service qui redistribue les missives adressées à des Sorciers par des Moldus, dans leur propre circuit.

- Mais qui peut encore t'écrire de ce monde-là ? s'étonna Hermione.

- Je l'ignore, mais il n'y a qu'un moyen de le savoir."

Et après avoir vérifié que la lettre était inoffensive, Harry l'ouvrit.

"Merlin, cet en-tête ! On croirait celui du Ministère.

- Non, Ron, c'est celui d'un Notaire."

.

La lecture du courrier n'apporta aucun éclaircissement.

Monsieur Harold James Potter,

Veuillez vous présenter le 9 mars à dix heures à notre étude, pour affaires vous concernant.

.

Andrew Fyfe,

de l'étude Rickman, Mackensie et Fyfe,

221 a - Baker Street

Londres

"Le 9 mars... mais c'est demain ! s'exclama le rouquin, tu vas y aller ?

- Je n'ai aucune raison de ne pas y aller.

- Dans ce cas, fit Hermione, toujours pratique, il faut demander à un Auror de t'accompagner, de nous accompagner."

Harry hocha la tête.

Sa curiosité avait été mise en éveil par les noms sur le papier. Si Rickman ne lui disait rien, Mackensie et Fyfe, par contre, éveillaient en lui comme un souvenir, un écho,

une mémoire dont il se savait l'Héritier.

...


* Extrait de Puisque tu pars, de Jean-Jacques Goldman.