Bonsoir (ou bonne nuit à cette heure?), je suis ravie de vous retrouver ! Comment allez-vous ? Bon, je tiens à tous vous remercier pour vous superbes messages d'encouragement qui me pousse à me surpasser ! Vous êtes géniaux et je suis vraiment très heureuse que mon histoire vous plaisent.
Bon, vue l'heure avancer et le fait que je sois un peu crever je ne vais pas répondre individuellement à toutes vos reviews mais sachez que je les aient toutes lues et qu'elles m'ont toutes ravies. Vraiment merci du fond du cœur.
J'espère que ce chapitre vous plaira et que la profonde détresse de Félicity est assez claire...
On se retrouve en bas ! Bonne lecture !
Chapitre 4 :
La vie de Félicity était devenue un enfer. Elle ressentait une angoisse constante, une panique omniprésente, une méfiance permanente. Elle regardait derrière son épaule lorsqu'elle allait travaillait, s'enfermait à double tour lorsqu'elle était chez elle, elle ne voyait personne et ne parlait à personne, elle bâclait son travail tant et si bien qu'elle était à deux doigt de perdre son emploi.
Bien sûr elle avait essayée de parler à la police, elle avait déposée plainte, changée de numéro, encore, de mail aussi. Elle avait augmenter la fiabilité de ses pare-feu, rivalisant avec ceux du Pentagone ou encore de l'ARGUS mais rien à faire, il finissait toujours par revenir, plus en colère, plus menaçant, plus obséquieux que jamais. Et elle ne savait plus quoi faire. Elle avait l'impression de se noyer. Elle avait essayer de se battre seule, de faire face à ce malade, mais il était plus fort qu'elle. Et elle était terrorisée.
S'en était devenue paralysant.
Le soir, après être rentrée de son travail au pas de course en changeant à chaque fois d'itinéraire, après avoir verrouillée les six cadenas sur sa porte blindée elle se roulait en boule sur son canapé et fixait le vide, attendant avec impatience que le temps passe mais il semblait toujours se moquait d'elle en durant une éternité.
Félicity s'était vite rendue compte que, finalement, elle n'avait jamais connue la peur. Jamais.
Les seules situations qui auraient pu la terrifier réellement elle était avec Oliver, et, lorsque le Justicier était à ses côtés elle n'avait peur de rien.
Mais là elle était seule, horriblement seule.
Roulée en boule sur son sofa, comptant les secondes qu'égrainaient l'horloge murale de sa cuisine, elle se rendit compte – du moins elle accepta enfin – qu'elle avait perdue pied, et que, finalement, elle se laissait aller. Elle n'avait pas vraiment prit soin d'elle d'une quelconque façon depuis qu'il avait repris contacte avec elle, un mois plus tôt. Ses racines brunes reprenaient le dessus, ses robes dépérissaient et elle avait une mine à faire peur. Elle avait pourtant toujours prit grand soin de son apparence mais franchement, dans une situation comme la sienne, à quoi bon ?
Et puis elle craignait d'attirer l'attention de son harceleur. Si elle ne faisait plus attention à elle peut-être laisserait-il tomber ?
- Ouais, bien sûr, et demain Oliver va venir frapper à ma porte avec un énorme bouquet de rose en me jurant fidélité et amour éternel et en me suppliant de lui offrir cinq enfants, grinça-t-elle sarcastique en s'allongeant sur le dos pour fixer son ennuyeux plafond.
Elle soupira et ferma les yeux.
La jeune femme s'endormit rapidement, d'un sommeil agité et tourmenté, rempli de fleurs morte, de menaces, d'ombre terrifiante qui la suivaient partout et d'appels à l'aide, et, comme chaque fois depuis un mois maintenant elle se réveilla en sursaut au bout de deux pauvres heures de sommeil, plus fatiguée encore.
Mais la jeune femme était une battante et, vaillamment elle retint ses larmes, se mordant la langue au passage, se força à avaler un petit yaourt à boire avant d'aller prendre une douche.
Du moins jusqu'à ce que son téléphone sonne.
Félicity se figea instantanément, le cœur battant la chamade, les sueurs froides et les frissons courant le long de son dos alors que son estomac sembla peser une tonne. Elle avait du mal à respirer, du mal à pensée aussi. Elle n'était plus rationnel, seulement guidée par une peur insoutenable qui lui dictait de répondre et de faire tout ce que ce gars lui voudrait puisqu'elle s'était rendue compte qu'il était beaucoup plus virulent lorsqu'elle l'ignorait et son instinct de survie qui lui hurlait de s'enfuir d'ici, de partir loin de cet enfer et de supplier Oliver de l'aider.
Plusieurs fois elle avait faillie céder à son instinct, après tout il s'agissait de l'action la plus rationnel, la plus logique et elle était, sans nul doute, quelqu'un de logique. Mais une chose en elle n'était pas logique. L'orgueil. Oliver l'avait abandonnée, n'avait pas cherché à reprendre contact, ne s'était pas excuser après servi impunément de ses sentiments et elle se serait à elle de ramper devant Monsieur Queen ? Il en était hors de question. Elle préférée se débrouiller seule plutôt que de redevenir le boulet à sa cheville.
Alors, tremblante de peur, l'adrénaline courant dans ses veines et le souffle court elle s'approcha de l'objet honni presque à reculons, priant qu'il s'agisse de 'importe qui plutôt que de ce Phobos.
Et pour la première fois de ce qui lui semblait être des siècles la chance lui sourit.
- Bonsoir John, lança-t-elle presque joyeusement.
Elle était devenue plutôt douée dans l'art de mentir à ses amis.
- Salut Fel ! Comment vas-tu ?
Il lui demandait à chaque fois qu'il appelait et, à chaque fois, elle lui mentait impunément :
- Très bien. Et toi ? Tout va bien à Starling ?
- Oui, c'est très calme, répondit-il s'en plus s'épancher sur la question, mais ce n'est pas pour parler de la pluie et du beau temps que je t'appelle, s'expliqua-t-il.
- Ah. Tu as besoin de quelque chose ?
Son ami laissa échapper un petit rire avant de continuer :
- Oui, Félicity, de toi.
- De moi ? Tu veux que je fasse des recherches ou un truc comme ça ?
- Non, en faîte, voilà le week-end prochain nous allons baptiser Sara et, Lyla et moi, aimerions que tu sois à nos côtés pour ce jour très important.
- Oh.
Félicity ne put répondre rien d'autre. C'était tellement soudain. Et puis rentrer à Starling ? Avec ses soucis ? Et Oliver ? Elle n'était pas assez forte en ce moment pour supporter ça.
- Tu sais, John, commença-t-elle, hésitante en gigotant comme si elle lui faisait face, j'ai beaucoup de travail ici et je ne sais pas si-
- Félicity, la coupa-t-il d'un ton sans appel, je voudrais que ma fille rencontre sa marraine, je voudrais que tu sois là pour la tenir dans tes bras pendant que le pasteur la bénira.
La jeune femme ne répondit rien, émue aux larmes. Elle ne s'attendait pas à ce qu'elle soit la marraine. Vraiment pas. À vrai dire elle pensait l'honneur réservé à Sara puisque la petite portait son prénom en gage de reconnaissance des parents. La jeune sœur Lance, à peine une semaine après son départ et alors que Lyla n'en était qu'au début de sa grossesse, avait sauvée la futur maman lors d'une intervention musclé de l'ARGUS, lui évitant ainsi de recevoir une balle perdue dans la poitrine. Projectile que Sara reçue tout de même dans l'épaule.
Et puis, sans parler de l'acte incroyablement héroïque de Sara, Félicity s'attendait plus ou moins à vite être oubliée et remplacée par ses anciens coéquipiers. Leur meneur avait d'ailleurs déjà commencer. Mais ce que venait de lui demander Dig lui prouvait qu'il voulait qu'elle face partie de sa famille, il voulait la garder près de lui et il lui faisait une tel confiance qu'il était voulait lui laisser sa fille !
Félicity ferma les yeux et se laissa envahir par la chaleur réconfortante que venait de lui prodiguer les mots incroyable de son ami, son frère à bien des égards. Elle se rendit compte qu'elle était frigorifiée et accueillie avec reconnaissance et soulagement l'amour qui chassait un peu le froid et la terreur de son cœur pour s'y faire une place.
- Je viendrais John, souffla-t-elle avec déférence, je te jure que je viendrais. C'est tellement... merci. Merci.
Elle savait qu'il avait remarquer les sanglots dans sa voix, et elle savait aussi qu'il fit exprès de ne rien lui demander. Il était comme ça. Patient et prévenant.
- Tu es comme une sœur pour moi Félicity et je ne m'imagine confier la vie de ma petite fille à personne d'autre que ma sœur.
- Merci.
Il raccrocha et elle tomba a sol, se laissant aller aux larmes pour la premières fois depuis de longues semaines. Mais ce n'était pas la peur qui la faisait pleurer cette fois-ci. C'était l'espoir. L'espoir que tout s'améliore un jour, bientôt, pour qu'elle puisse aimer et gâtée sa filleul comme elle le méritait.
Cette petite fille de cinq mois, qu'elle n'avait jamais vue qu'au travers de photo venait de lui donner l'envie, et la force pour se battre. Pour se relever et faire en sorte que cela cesse.
Pour Sara mais aussi et surtout pour elle.
Félicity ne se roulerait plus en boule. C'était fini.
Voilà ! Fini ! Alors ? J'espère que ça vous à plu. Sara n'est pas morte ici puisque j'ai besoin d'elle pour la suite. J'espère que mon explication n'est pas trop rocambolesque. En tout cas je pense que la suite sera peut-être un peu plus joyeuse. Peut-être.
Merci beaucoup !
