Tueur à Gages

Chapitre 3

Auteur : Lovy-San (alias moi)

Genre :OOC/UA/Romance/Action/Lemon/Lime

Disclaimer : Malgré toutes mes revendication, les personnages ne m'appartiennent pas...

Mot de l'auteur : Enfin la suite mes camarades ! Et aussi le p'tit lemon pour la route, j'espère (comme toujours) que aurez une agréable lecture ^^ Enjoy ! :)


- Montre, ordonna le roux en retirant ce qui avait été un bandage provisoire.

- Ça va, t'inquiète...

Réponse complétement contredite par son avant bras écarlate. Le roux soupira et appuya sur les épaules d'Itachi pour qu'il s'assoit sur le lit puis alla dans la pièce adjointe chercher un linge propre, du désinfectant et un rouleau de bandage. Quand il passa le linge alcoolisé sur le bras d'Itachi, le brun se dégagea vivement.

- Je t'ai dit que ça va aller...

Le roux ne pas répondit et lui saisit fortement l'avant bras et posa la compresse sur la plaie, malgré Itachi qui de dandinait silencieusement en grimaçant comme un enfant. Pein eut néanmoins un léger ricanement devant les mimiques de son amant.

- Ça pique, hein ?

- Hn...

- Tu n'es pas très bavard, ce soir.

- Cet enfoiré a faillit m'avoir, répondit Iachi. J'ai eu de la chance qu'il se casse la gueule au dernier moment.

Il savait que Pein l'écoutait attentivement même s'il semblait absorbé par le bandage qu'il confectionnait. Une fois le pansement achevé, il fit un nœud et tira dessus pour vérifier sa solidité après quoi il repartit ranger le linge taché pendant qu'Itachi pliait et dépliait le bras pour faire circuler le sang.

S'asseyant plus confortablement sur le lit, il retira bottes, jambières et gants et déposa son sabre contre le lit. Il tira sa lame du fourreau, s'assit en tailleur et entreprit d'en aiguiser la lame pendant que le roux revenait et se déshabillait pour se coucher. Itachi s'étonna.

- Tu vas te coucher ?

- J'ai mangé en route, avec Konan.

Itachi hocha la tête et il retourna à sa tâche. Le bruit de la lame lissée par la pierre calmait le brun.

Ses mains bougeaient toutes seules alors que son esprit divaguait. Pein posa une main sur la sienne et Itachi revint sur terre. Il remit la lame dans son fourreau, rangea ses affaires et commença à se déshabiller à son tour quand il sentit les mains du roux glisser sous son haut, l'aidant à le retirer. Pein se pencha alors sur le brun, obligeant celui-ci à s'allonger sur le lit. Le roux s'assit à califourchon et l'immobilisa fermement en saisissant ses poignets pour les retenir au-dessus du brun qu'il désirait tant.

Itachi se laissait faire. C'était une habitude maintenant. Non pas qu'il s'en lassait, mais à force les gestes se faisaient mécaniquement, semblables à des chorégraphies répétées encore et encore. C'est pourquoi le chef de l'Akatsuki fut surpris quand le brun enserra de ses jambes fines les hanches musclées de son amant. De même, il lui agrippa le cou et l'attira brusquement dans un baiser passionné. Malgré l'audace dont le brun faisait part, l'autre se délectait qu'il prenne pour une fois les devants.

Avec souplesse, Pein se dégagea de l'emprise de son amant qui se redressa sur ses coudes, une expression ébahie sur le visage. Alors, le roux le retourna et se rassit sur lui, parsemant son corps de baisers brûlants pendant que sa main gauche se glissait sous le torse du brun, jouant avec ses muscles alors que l'autre tentait de déboucler la ceinture. La tâche était dure, Itachi étant couché sur le ventre. Celui-ci se redressa en gloussant.

- Eh, tu fais quoi ? demanda Pein alors que l'autre se levait.

- Je t'aide, gloussa le brun en débouclant sa ceinture, laissant tomber son pantalon noir, se retrouvant uniquement en boxer.

- Ça te fais rire ?

Le brun hocha la tête en souriant. Il jouait avec le feu mais le roux semblait être à son aise. Tant qu'il n'était pas de mauvaise humeur, Itachi pouvait toujours le provoquer un petit peu. Poussant le jeu encore plus loin, il écarta les bras en restant sur place, souriant provoquement.

- Allez, viens ! Je t'attend...

A la fois frustré et amusé, Pein scruta les yeux du brun. Il les voyait pétillants, malicieux, un regard qu'il avait très rarement vu chez Itachi. De plus, son arrogance habituelle était teintée d'une touche d'impétuosité qui fit monter encore plus le désir du roux. Il lui semblait que le pression qui se faisait dans son bas-ventre allait le faire exploser. C'est pourquoi il usa de toutes la force de ses jambes pour bondir hors du lit et plaquer le brun contre la commode la plus proche de la grande chambre.

Tout en s'attaquant au cou de l'autre, il passa ses main entre ses jambes pour les lui écarter, remontant et descendant sur les cuisses pâles dénudées, allant même jusqu'à glisser une main dans le caleçon d'Itachi pour y taquiner son membre durcit par le plaisir. Alors qu'il se sentait presque fondre sous ses caresses et ses baisers fiévreux, Itachi se crispa quand le chef de l'Akatsuki lui saisit l'arrière des cuisses pour le soulever et le déposer sur la commode.

Le roux alla même jusqu'à entrer dans son jeu ; il se plaça entre les cuisses ouvertes du brun, lui saisit fermement les hanches et commença à onduler contre lui, frottant leur membre dressés l'un contre l'autre. Itachi, qui avait passé ses mains derrière le cou de son amant, rejeta la tête en arrière dans un gémissement de plaisir et entra lui aussi dans la danse sauvage du roux qui se pencha encore pour lui dévorer les lèvres.

- Pein... souffla le brun entre deux baisers.

Le roux était satisfait de l'effet qu'il lui produisait mais lui aussi n'en pouvait plus. Il retira rapidement son caleçon ainsi que celui d'Itachi. Celui-ci s'allongea sur la commode et enserra de nouveau la puissante taille du chef de l'Akatsuki avec ses longues jambes pâle. Il planta un regard lourd de sens dans celui de Pein qui leva un sourcil.

- Tu ne veux pas que je te prépare ?

- Non, souffla l'Uchiwa, son visage rougit par le désir.

Il serra plus fort les hanches de son amant qui n'attendit pas une seconde de plus pour entrer en lui, se frayant un chemin dans son intimité. Le brun se crispa sous la douleur et il agrippa vivement les rebords de la commode, son arrogance lui interdisant de pleurer. Peu à peu, la douleur reflua et Pein commença à bouger très lentement, prenant un rythme millénaire pour qu'Itachi s'habitue à sa présence en lui.

Puis, à un moment, Itachi se mit lui aussi à bouger vers son amant, donnant plus de poussée aux vas-et-viens de Pein qui augmenta la cadence. Ses coups de reins se faisant plus rapprochés, il saisit fermement les cuisses du brun qui cria lorsqu'il toucha sa prostate et posa ses jambes blanches tendues à la verticale contre le torse de Pein. Haletants, les deux hommes bougeaient au même rythme et la chambre fut emplie de leur râles alors que tout leur corps était parcouru de délicieux frissons d'extase.

Le besoin de se libérer se faisait plus urgent pour les deux et leur plaisir ne cessait de croitre aux mouvement de Pein qui toucha plusieurs fois encore la prostate du brun qui continuait de crier et qui se mit à se tortiller, se sentant proche de la jouissance. Soupirs, gémissements, et cris de plaisirs se mêlaient chez les deux hommes ne faisant plus qu'un. Bientôt, l'extase fut à son summum et les deux amants se libérèrent dans un même cri de plaisir.

Quand il eut assez de force pour se redresser, Pein décolla son torse de celui d'Itachi et les deux hommes se regardèrent. Les pommettes rougies par l'excitation, les yeux voilés par les vestiges de l'orgasme encore présent dans leurs corps et la fine pellicule de sueur sur leur peau ; ils étaient semblables à la luxure elle-même.

Itachi essaya de se relever mais ses jambes étaient en coton et il du se retenir au cou de Pein pour ne pas tomber.

- Tu n'es plus aussi téméraire que tout à l'heure, lui fit remarquer le roux avec l'ombre d'un sourire sur ses lèvres.

Puis les deux hommes rejoignirent le lit et se couchèrent. La pièce fut maintenant seulement emplie de leur respiration quand Itachi éteignit la lumière et s'allongea sur le côté contre son amant. Mais il ne s'endormit pas tout de suite. Comment le pouvait-il avec le comportement étrange de Pein qui s'amuser à jouer avec ses cheveux, chose qu'il ne le faisait jamais auparavant ? Après un long moment, il succomba enfin au sommeil... avant que son ventre se mette à gargouiller.

Avec un juron il se releva et enfila ses affaires à la vas-vite avant de quitter la chambre sans un mot de plus. Refaisant le même chemin en sens inverse, il se traina jusqu'aux cuisines où il trouva Sasori en train de surveiller une poêle. Autour de la table étaient assis Hidan, Deidara, Kakuzu qui refaisait ses comptes et Konan qui jouait avec une grenouille en papier qu'elle venait de finir. Itachi prit un chaise et s'assit a califourchon dessus, le torse appuyé contre le dossier. Hidan se leva immédiatement et lui saisit son bras bandé.

- Aïe ! Lâche-moi !

- Elle est pas si grande que ça, ta plaie ?

- Si, cet enfoiré m'a taillé tout l'avant-bras. Je comprends pourquoi tu l'as viré, Sasori, il était vraiment dangereux.

Deidara s'immicia dans la conversation, un sourire sadique sur le visage.

- Ouais, c'est dommage qu'il t'aie fais bobo. T'as pleuré dans les bras du boss ?

- Non, j'y ais fait autre chose, figure-toi, répliqua Itachi sur le même ton.

Hidan siffla pour rompre la tension qui venait juste de s'installer. Il décida de changer de sujet...

- T'as fait gaffe à ses mouvements ? C'est ce que Pein nous à tous enseigné, il y a toujours une faiblesse dedans, personnellement je ne l'ai jamais fait et je commence à le regretter...

- Oui mais ce n'était pas facile, il bougeait bien, quand même.

Sans se retourner, Sasori commenta :

- Orochimaru avait un excellant jeu de jambes, donc il pouvait manier son sabre avec aisance et tranquillité. Je me demande comment tu as réussit à le tuer.

- Eh bien, j'y ai pas fait gaffe d'abord, mais quand il donnait un coup de botte, il avait tendance à trop s'appuyer sur sa hanche.

- Hm. Mais tu as fait comment ?

- Je l'ai fait reculé en terrain accidenté. Mais il était vachement doué, il a en a mis du temps avant de se casser la gueule !

- Hm. Pas mal.

Deidara se pencha sur la table.

- Dommage qu'il t'ai pas abîmé ta sale gueule d'ange au passage.

Cette fois-ci Hidan craqua : il se releva brusquement, les bras tendus vers le ciel.

- Jashin-sama pourquoi il faut toujours qu'ils s'engueulent pour des histoires de cul !

Tout le monde se tut pendant qu'il faisait son cirque. Il n'était pas rare qu'Hidan exprime l'opinion générale de façon à bien mettre en avantage les tensions qui régnaient. Même si tout le monde connaissait le froid qu'il y avait entre Itachi et Deidara, tout le monde se taisait ; on en parlait pas... Mais là...

Hidan continuait son manège.

- T'es quand même un enfoiré, Deidara, je suis désolé mais c'est vrai ! Tu clames haut et fort que tu es bien avec le marionnettiste mais dès que le boss s'approche trop de notre grand brun, tu tape une crise de jalousie ! Merde, moi j'en ai ma claque de ces histoires de ménages ! Est-ce qu'Itachi t'emmerde parce que tu es avec notre deuxième beau gosse de la bande – à part moi et Kaku ?

Le rouquin et Kakuzu ouvrirent la bouche pour répliquer mais le masochiste n'avait pas finit.

- Non, il le fait pas, et pourtant, il est encore avec lui ! Alors tu le laisses tranquille, il te répond pas et on peut passer notre temps à faire autre chose qu'a vous empêcher de vous sauter dessus !

- Je te permet pas de me parler comme ça ! cria le blond. Tu ne sais rien alors va te faire foutre !

- Je sais rien ; c'est possible, mais moi au moins je n'étale pas ma merde partout !

Hidan laissa un ses paroles flotter un moment dans l'air pendant que tout le monde se taisait. Une fois qu'il fut sur que le blond avait comprit, il se tourna vers Sasori.

- Bon, c'est quand qu'on mange ? J'ai faim moi !

- T'as toujours faim ! lança Itachi en retrouvant le sourire d'un coup.

- Ouais mais j'ai bien bossé aujourd'hui !

- Tu parles, intervint Deidara, t'as rien fait d'autre qu'essayer de me couper les cheveux avec tes ciseaux !

- Et j'ai réussit ! s'exclama Hidan en sortant une poignée de mèches blondes d'un pan de sa cape tout en riant aux éclats.

Deidara passa la main dans ses cheveux et remarqua qu'en effet ils étaient plus court sur le côté droit.

- Salaud ! Comment t'as fait, je t'ai même pas vu !

- Il l'a fait pendant que tu dormais, déclara Sasori en commençant à mettre la table.

- Vous étiez tous au courant ?

Kakuzu, Hidan et Sasori sourirent en même temps, répondant à la question du blond qui mit aussitôt les poings sur ses fines hanches.

- C'est une conspiration ! Rend-les moi !

- Tu vas en faire quoi ?

Le blond ne répondit faisant éclater de rire Itachi. Contre toute attente, le blond eut un sourire gêné.

- Eh, tu ressemble à Pein, comme ça !

Deidara haussa un sourcil.

- Les poings sur les hanches et le regard fixe, expliqua Itachi en souriant. On dirait la tête de Pein quand on a fait une gaffe.

- Sérieux ?

- Ouais, attends, je te montre ce que ça donne quand c'est moi la victime, généralement ! fit le jashinniste.

Il se mit sur la pointe des pied, se mit les cheveux en pétard, les poings sur les hanches et bomba le torse, provocant des éclats de rire tout autour de la table :

- C'est moi Pein et j'ai une très très grosse voix !

- Et une très très grosse main pour t'arracher la tête si tu continue, lança Pein en pénétrant dans la pièce.

Les rires cessèrent immédiatement et les autres retournèrent à leurs occupations. Hidan se recoiffa en faisant un sourire innocent dont il avait le secret.

- Eyh, je rigolais !

- Moi pas, fit le chef de l'Akatsuki en lui frappant l'arrière du crâne.

- Aïeuh...

- J'aurais besoin de vous demain.

- Pour quoi ? demanda Itachi en se tournant vers le roux.

- Mission. Itachi tu pars avec Kisame pour Konoha et tu me ramène le petit blondinet. De ton côté Deidara, tu vas chercher le Kasekage de Suna avec Sasori. Comme toujours vous avez vos ordres de missions dans vos chambre avec les indications.

- Et nous ? s'enquit le Hidan.

- Vous restez ici en attendant.

- Bon, déclara Itachi en s'étirant. Je vais faire mon sac. On part quand ?

- Demain au crépuscule.

Itachi fit un signe de tête et quitta la cuisine à la recherche de son compagnon. En se tournant pour fermer la porte, il remarqua que le blond le fixait intensément. L'Uchiwa cligna des yeux et arpenta les couloirs.


Bon chapitre beaucoup plus long que les autres, ça se voit que c'est un copier-collé ^.^
Des impressions ?
Je prends ;)