Voici le chapitre 4 !

CathouxXx: Il me semble bien qu'intégrer le collier de Shane à l'histoire était une idée de Boney :)
Passons à Liz ! Liz est maladivement naïve, c'est vrai, c'est voulu et je me suis éclatée à écrire cela. C'est vraiment marrant d'avoir à décrire un personnage aussi unilatéral et pourtant assez complexe. Car complexe, Liz le sera, parole de scout !
J'avoue que si tu trouves cela un tantinet agaçant, ce n'est pas grave en soi car c'est plutôt le but ;) Liz n'est pas vraiment le genre de personnage sur lequel on s'apitoie, ou à propos duquel on pense "oh, la pauvre ! Vilain Shane !". Liz est complètement à l'ouest et franchement naïve, à tel point que ça en est déprimant. Pour l'anecdote, quand une de mes amies a lu cette fiction, la première chose qu'elle m'a dit c'est "c'est bien écrit...mais qu'est-ce qu'elle est conne, Liz !"

J'aime beaucoup jouer entre la vision de Liz et la réalité en effet, la sienne (de réalité) est tellement présente qu'elle occulte presque complètement le reste. On peut donc se demander si le Shane qu'elle dépeint est plutôt réaliste (bah oui, il était pas si terrible au début de la saison 1), ou qu'elle fabule tellement que ça en est dangereux.
On peut quand avoir une petite idée de l'avenir de leur relation. Shane est clairement obsédé par Lori, autant que Liz est obsédée par Shane. Dans ces conditions il est difficile d'envisager une relation sincère et durable entre les deux, du moins pas dans l'immédiat. On peut tout de même s'attendre à beaucoup de quiproquo, et beaucoup de désillusions ;)

Je savais que cette scène te plairait :) T'es la reine des anti-Lori ! J'aime beaucoup le côté extrême du caractère de Liz. D'un coté, elle idolâtre totalement Shane,et de l'autre elle déteste cordialement les femmes, sans trop les connaitre d'ailleurs. Tout est blanc ou noir dans son esprit, et cette vison est totalement en décalage avec le monde moderne, encore plus ce nouveau monde, qui est tout en nuances de gris.

Un grand Merci à TheBoneyKingOfNowhere, qui, en plus de m'avoir relu et corrigé, m'a donné l'idée du titre de ce chapitre.

Bref, je me tais, et je vous laisse profiter ;)

Chapitre 4: Les paradis artificiels

Liz était dans un autre monde. Elle flottait librement, au gré de ses envies, libérée de toutes les lois de la physique. Elle ne ressentait plus de douleur, de peine, d'angoisse, toutes ces sensations si bassement humaines; elle ne ressentait plus qu'une euphorie sans limites. Elle n'était pas heureuse c'était encore un sentiment terrestre et elle n'appartenait plus au monde, non, elle n'était…rien. Ce fut le seul mot qui lui vint à esprit. Plus rien ne la contrariait, plus rien ne lui faisait du mal. Elle avait atteint…un autre monde, un monde qui n'en était plus vraiment un. Elle ne sentait plus son corps. Enfin, plus vraiment. Une enveloppe charnelle était toujours là, bien en place, mais elle ne ressemblait en rien au corps humain. Si elle le voulait, Liz pouvait étendre son bras jusqu'à l'infini, toucher les étoiles de ses doigts, caresser le voile bleuté qui flottait dans le ciel, qui l'avait toujours intriguée quand elle était petite. Plus rien n'avait de prise sur elle, elle était immatérielle, inconsistante.

Elle sentit le poids sur sa main ouverte se faire plus présent, plus pressant, et elle eut l'impression que l'objet passait à travers sa peau, s'échappant à sa poigne. Un bruit étouffé la tira de son état onirique, et elle tourna machinalement la tête, surprise lorsqu'elle sentit, douloureusement, son cou se tordre trop violemment. Elle ne vit tout d'abord rien hormis le bord du canapé sur lequel elle avait échoué, et se souleva doucement, reprenant petit à petit conscience de son être. Sa tête tournait, elle avait encore l'impression de voler et elle dut se tenir à l'accoudoir pour ne pas chuter en avant. Interloquée, elle observa la bouteille de whisky qui roulait lentement sur la moquette grise, le liquide ambré s'écoulant par à-coups du goulot, créant une flaque d'alcool sur le tapis jusque-là immaculé. Fascinée, Lizzy regarda le liquide s'enfuir comme la vie quittant un corps, trouvant l'image, bien que funeste, étrangement poétique.

Elle ne songea même pas à ramasser la bouteille, et replaça juste la tête de façon à continuer d'admirer cette vision. La mort était belle. Ce moment, où la dernière lueur de vie quittait les yeux d'une personne, était magique. Immortel. C'était une libération, un instant unique où l'on pouvait voir l'âme du mourant rejoindre l'immensité, se confondre avec ses congénères, devenant une partie d'un tout. Un tout, où la solitude n'existait plus, où le manque venait à disparaître, où l'on ne se sentait plus jamais rejeté. La mort était le début de la vie, d'une autre vie, tellement, tellement mieux que la vie terrestre.

L'arrivée des rôdeurs, en plus de la menace omniprésente qu'ils représentaient dans leurs vies, avaient ôté toute mort aux vivants. Les humains étaient peut-être terrassés par la morsure, mais ils revenaient, sous forme de cadavres ambulants, et même lorsqu'ils venaient à succomber, face aux coups des survivants, Liz ne voyait jamais cette lueur quitter leur regard. Leur regard était mort, et depuis bien longtemps. Il fallait tuer un être vivant, humain, d'une balle dans la tête pour voir cette lueur. C'était le seul moyen.

Et il fallait que cet homme soit encore un peu vivant, aussi. Il fallait qu'il ait gardé quelque chose d'humain dans le regard, cette sorte d'étincelle qui le reliait à la vie. C'était cette étincelle qui permettait aux hommes de survivre. C'était elle qui les rendait si terrifiés à l'idée de mourir, c'était à cause d'elle qu'ils s'accrochaient si désespérément à leur misérable existence. Cette étincelle avait déjà quitté le regard de beaucoup des survivants. Celui d'Andrea, pour commencer, celui de Jacqui aussi, celui de Jenner. Lizzy l'avait tout de suite vu lorsqu'elle avait rencontré le scientifique, quelques heures plus tôt. Elle avait vu son regard, son regard si inexpressif qui s'était pour un court instant rempli d'un éclat de stupeur en voyant le groupe, affamé, terrifié mais en vie, de survivants à qui il avait ouvert la porte du CDC. Cette lueur n'avait cependant pas tardé à disparaître, laissant son regard dans le néant le plus absolu. Plus aucun espoir ne réussissait à survivre dans de tels yeux.

Tout le monde avait pris le geste de Jenner comme un signe du destin, le signe que la chance leur souriait enfin. Le CDC était encore opérationnel, cela voulait dire que tout n'était pas perdu, n'est-ce pas ? Des scientifiques étaient en train de chercher un vaccin en ce moment même et ils allaient bientôt trouver. Peut-être même avaient-ils déjà trouvé. Mais Liz avait su, au moment où elle avait croisé le regard de Jenner, qu'il n'en était rien. Jenner était tout aussi perdu qu'elle. Il ne savait strictement rien.

Il évita à plusieurs reprises les questions des survivants concernant le CDC, et ce qui s'y était passé. Il les manipula habilement pour leur faire oublier jusqu'au but même de leur voyage ici, en leur promettant à la place un festin culinaire. Les survivants, qui n'avaient rien avalé depuis plus de vingt-quatre heures, ne se firent pas prier pour oublier toutes leurs questions et suivre docilement l'étrange homme jusqu'à une sorte de réfectoire donnant sur des cuisines. Là, il leur servit le plus incroyable des repas pour des hommes et des femmes qui n'avaient pas vu la couleur d'une fourchette ou d'une vraie assiette depuis plus de trois mois.

Liz avait profité avec les autres de la pause imprévue mais bien méritée offerte par leur hôte. A plusieurs reprises, elle vit le regard de Jenner plongé dans le vide, ce regard mort, mais elle ne dit rien, préférant garder pour elle ses inquiétudes. Elle ne le faisait pas par bonté d'âme envers le reste du groupe, elle n'en avait strictement rien à foutre qu'ils se sentent bien ou non, non, tout ce qui l'intéressait était le grand sourire arboré par Shane. Il était heureux, il buvait, plus que de raison, il rigolait avec les autres, et par deux fois il lui adressa l'un de ses sourires dont il avait le secret. Aux yeux de Lizzy, cela n'avait pas de prix. Elle préférait aller dans le sens de tout le monde en faisant l'autruche juste pour voir encore un peu ce Shane qu'elle aimait tant. Un Shane qui n'était pas sans arrêt sur ses gardes, qui riait et souriait, et blaguait, et buvait, et…s'amusait. Elle aimait le voir s'amuser.

Lorsque la petite fête s'était finie, lorsque Shane s'était enfin décidé à jouer cartes sur table comme Liz savait qu'il le ferait – elle n'avait attendu que cela, cet instant de flottement après qu'il eut parlé, où tous se taisaient pour l'écouter – les survivants s'étaient séparés, certains allant prendre une douche, d'autres dérobant une bouteille dans l'espoir de finir de se détruire tout seuls. Liz avait avisé une bouteille de scotch, qui avait le don de lui brûler l'œsophage dès qu'elle en buvait, et l'avait doucement subtilisée, se trouvant une pièce dans laquelle elle pourrait se bourrer la gueule.

Elizabeth n'avait jamais été une grosse buveuse. A dire vrai, l'alcool l'avait toujours rebutée. C'était pour les faibles l'alcool, ceux qui n'avaient pas la force d'affronter le monde réel. Elle y avait pris gout au contact de Shane. Shane buvait, souvent. Et Liz aimait lorsqu'il buvait. Il était encore plus attirant lorsqu'il était bourré, il dégageait alors une sorte d'aura d'hormones qui rendait Liz complètement folle de lui. Alors Liz s'était dit qu'elle aussi, elle pourrait être irrésistible sous l'emprise de l'alcool. Et elle espérait bien plaire à Shane ce soir…

La porte s'ouvrit, et Liz tenta de focaliser ses yeux sur le battant. Elle vit entrer une ombre, et fronça les sourcils, se redressant sur le sofa. Malgré son ébriété, son cœur se mit à battre plus fort dans sa poitrine. Shane... Il était débout, appuyé contre la porte refermée, la tête dodelinant de gauche à droite comme s'il cherchait à se repérer. Il était saoul, lui aussi. Saoul, et plus sexy que jamais. Le sang de Liz s'échauffa lorsqu'elle contempla sa tenue. Sa chemise était ouverte, dévoilant son torse lisse qui brillait de mille feux sous la lumière artificielle. Elle crut défaillir lorsqu'elle vit le pendentif qu'elle lui avait offert rouler lentement sur son épiderme, suivant ses mouvements saccadés. Il était magnifique. Et il était à elle.

Il passa une main sur son visage, en profitant pour boire une autre gorgée de la bouteille de Scotch qu'il tenait. Il fit une grimace lorsque l'alcool brûla sa gorge, mais se lécha tout de même les lèvres, passant sa langue autour de sa bouche, dans un geste que Liz trouva bien trop érotique pour son propre cœur. Il la cherchait, il la testait, c'était évident pour elle. Il la voulait, il la désirait, et Liz dut prendre une profonde inspiration pour se calmer. Enfin, il leva les yeux vers elle la regarda et une sourire étrange fendit son visage. Il était…carnassier. Ce fut le seul mot qui lui vint à l'esprit. Il était le chasseur, et elle était sa proie, il était dangereux, imprévisible, fort : Liz l'adorait comme ça. Il était enfin la personne qu'il était vraiment, il ne se cachait plus derrière de faux sourires, de fausses manœuvres, il était lui, au complet, en vrai, en grand. Il était beau. Dieu qu'il était beau.

Il fit un pas en avant, tituba, se rattrapa à la bibliothèque qui bordait le mur près de la porte. Une partie de la bouteille se renversa et goutta sur la main qui la tenait par le goulot. Liz vit Shane froncer les sourcils, comme si la sensation de froid sur sa peau avait mis du temps à parvenir au cerveau. Puis il observa la bouteille, son épiderme mouillé, et changea de main, en profitant pour sécher l'alcool sur le revers de sa chemise. De là où elle était, Liz pouvait sentir l'odeur du scotch qui émanait de Shane. A moins que ce ne soit celle de sa propre bouteille qui échouait, à présent vide, sur le tapis.

Il s'approcha encore, jusqu'à ce que Liz puisse apercevoir les contours de son visage. Ce fut là qu'elle remarqua. Sur le bord de sa joue, trois coupures, parfaitement parallèles, tranchaient dans la barbe de trois jours, partant de son menton pour s'enfuir en direction de son oreille. On aurait dit…des griffures, mais Liz trouva l'idée absurde. Qui pourrait lui en vouloir au point de le griffer ? L'alcool aidant, elle oublia rapidement le détail, et reporta son attention sur le torse de Shane, largement visible. Shane s'exhibait. Liz aimait ça. Elle n'était pas du genre à se mettre en avant, à forcer le contact et était heureuse que ce soit Shane qui fasse le premier pas. Arrivé près d'elle, Shane se pencha, brusquement, envoyant des décharges dans le ventre de Liz. Il n'était qu'à quelques centimètres d'elle et la fixait d'un air brouillé, presque absent, mais Liz n'y vit que de l'amour, une pure tendresse, et s'avança à son tour vers l'homme qui l'aimait. Elle entendit vaguement le bruit de la bouteille rencontrant le paquet, et l'instant d'après Shane était contre elle, sa tête enfouie dans son cou, respirant fortement.

Liz crut qu'elle allait imploser. Il était là, enfin, à elle, tout contre elle, sien, complètement, entièrement. Il n'y avait plus de Lori, ni d'Andrea, c'était elle qu'il venait voir. Elle ! C'était leur moment, leur instant, leur union, la plus sacrée de toute, où ils ne feraient plus qu'un, où ils seraient deux âmes sœurs ne devenant plus qu'une. Deux personnes pour une âme.

Les mains de Shane, rugueuses, se faufilèrent sous le t-shirt de Liz, au niveau de son ventre. Elle gémit. Elle se sentait déjà si bien… Il était impensable qu'il lui donne autant de plaisir juste en la touchant légèrement, pourtant c'était le cas. Ses cellules explosaient au fur et à mesure que la peau de Shane entrait en contact avec la sienne, elle se consumait, librement. Les doigts s'attardèrent sur ses seins, les prenant en main férocement, telle une caresse céleste. La langue de Shane vint taquiner son cou, passant et repassant rageusement sur la peau humidifiée, tandis que la pression sur ses seins devenaient plus forte, plus brusque, comme si Shane voulait pénétrer son être de ses mains, creuser sa peau, pour atteindre son cœur. C'était magique.

Il la lâcha, laissant le temps à Liz de reprendre ses esprits, et tenta de déboutonner son pantalon. Liz fronça les sourcils, voulut ralentir la cadence, mais Shane s'acharnait après le système de fermeture, la griffant au passage lorsqu'une de ses mains ripa sur la peau recouvrant son abdomen. Liz sourit, attendrie. Il était tellement impatient de se fondre en elle, de ne former plus qu'un, qu'il ne prenait pas son temps. Ce n'était pas grave. Le plus important était l'acte en lui-même, pas les fioritures. Celles-ci viendraient après, Liz n'en doutait pas. Elle avait déjà vu Shane et Lori baiser au campement, lorsqu'ils croyaient que personne ne les voyait. Elle avait vu les doigts de Shane disparaître sous la culotte de Lori, sa langue la rejoindre, elle avait vu le plaisir dans les yeux de Lori, le plaisir qu'elle ressentirait bientôt.

Alors, avec tout l'amour du monde, Liz descendit ses mains pour venir en aide à Shane, dézippant son jeans. Aussitôt, Shane saisit les deux pans du tissu et les baissa, si brusquement que Lizzy eut peur qu'il les déchire. Mais il savait ce qu'il faisait, il n'était pas débutant et l'habit lui fut enlevé en toute douceur, envoyé au sol dans un violent geste du bras. Sa culotte subit le même sort, et tout à coup tout devint plus réel pour Liz. Ils allaient le faire. Ils allaient vraiment le faire. Shane allait lui appartenir. Enfin. Elle allait avoir quelqu'un avec elle, pour toujours. Il ne l'abandonnerait jamais. Ce fut alors elle qui ressentit cette même hâte qui secouait son futur amant. Avec anticipation, elle le vit déboutonner son propre pantalon, l'ôter, en faire de même avec son caleçon noir, libérant son membre durci. L'esprit de Liz vacilla. Il allait rentrer en elle…

Elle n'eut pas le temps de penser à autre chose. Shane s'était affalé sur elle, tout contre elle, leurs cœurs battant à l'unisson sous leur peau. Elle eut à peine le temps de réaliser que Shane la pénétrait, longuement, d'une seule poussée. C'était…étrange. Pas désagréable, elle ne pouvait pas dire ça de leur première fois, non, c'était…différent de ce à quoi elle s'était attendu. Shane bougea, vite, fort, et Liz s'agrippa à ses épaules, nicha sa tête dans son cou et gémit bruyamment lorsqu'une poussée plus profonde la fit tressaillir. Shane s'arrêta aussi vite qu'il avait commencé et haleta, son corps frissonnant. Ses muscles semblèrent lâcher tous en même temps et il pesa de tout son poids sur la poitrine de Liz. Elle réalisa que c'était fini. Ils avaient fusionné.

Liz sourit lorsqu'elle sentit un baiser être planté sur sa clavicule, doux comme un vol de papillon, et elle passa ses bras dans le dos de Shane, frottant sa peau tremblante. Elle resta immobile un long moment, savourant l'instant, retenant son amant contre elle. C'était magique, de savoir qu'ils venaient de partager quelque chose d'unique, quelque chose de vrai, quelque chose qui les lierait à jamais. Elle inspira, profondément, de cet air dans lequel flottait encore les odeurs du moment qu'ils venaient de partager. L'air semblait chargé de cette énergie charnelle, sensuelle, les enveloppant, les gardant l'un contre l'autre. Liz aurait voulu rester dans cette position une éternité encore, nichée au creux des bras forts et suants de Shane, respirant son parfum si masculin, caressant sa peau si attractive, se plongeant toute entière dans son corps.

Puis un son la tira de son état de béatitude. Un ronflement, qui résonna contre sa peau et envoya une décharge de plaisir le long de son dos. Elle bougea un peu la tête de façon à apercevoir le visage de Shane. Il s'était endormi, tout contre elle. Un sourire plein de tendresse étira ses lèvres. Lui aussi était bien contre elle, tellement bien que Morphée n'avait mis que quelques secondes pour s'emparer de lui. Il se sentait à sa place avec elle, comme elle se sentait à sa place avec lui. Complémentaires. Unis. Une seule et unique personne. Elle pensa un instant à rester là toute la nuit, espérant qu'ils finiraient par se fondre l'un dans l'autre, à tel point qu'ils ne puissent plus se séparer une fois le matin venu, mais le poids de Shane sur elle commença à être désagréable, il était lourd, tout en muscles, et sa poitrine appuyait douloureusement sur ses seins. Elle nicha encore une fois son visage dans la nuque de Shane, le serrant fortement contre elle, puis, résignée, le poussa d'elle, doucement, le laissant rejoindre le canapé. Dérangé dans son sommeil, il grogna, fronça les sourcils, et ouvrit un œil juste le temps de se repositionner sur le canapé et de se rendormir. Liz l'observa faire, attendrie. Il ne savait pas à quel point il était mignon. Elle passa une main dans ses cheveux et fit le tour de la pièce, à la recherche d'un matelas pour elle. Shane avait pris toute la place, mais ce n'était pas grave, tout ce qui comptait pour Liz était qu'il soit bien. Il lui avait donné tellement de plaisir….

Elle fouilla rapidement la pièce, et, faisant chou blanc, se décida à dormir par terre. Elle avait connu pire, non ? Elle récupéra sa veste, jetée dans un coin plus tôt, et elle la roula en boule, la plaçant à côté du canapé au même niveau que la tête de Shane. Elle s'assit, déposa un dernier baiser sur la joue de Shane, et se coucha, l'esprit léger.

Rien de mal ne pourrait lui arriver, désormais…

A suivre...